Algerie : chronique de la violence









Mise à jour : 3 janvier 2008
©Pascal Holenweg, Geneve, 2008


Chronique de la violence 1991-1998

Terrorisme, banditisme et répression au fil des jours

Les émeutes de 2001 en Kabylie
Chronique des groupes armés


Cliquez ici pour souscrire a notre liste de diffusion (informations, débats) sur l'Algérie

"Le terrorisme naît de la solitude, de l'idée qu'il n'y a plus de recours, que les murs sans fenêtres sont trop épais, qu'il faut les faire sauter"
(Albert Camus)

(Reuters 22.3.2005) Selon le Premier ministre Ouyahia, 17'000 membres de groupes armés islamistes ont été tués par les forces de sécurité algériennes de 1992 à mars 2006.

(Liberté, L'Actualité, El Watan 27.10.2002) Selon le général Maïza, chef d'état-major de la Ière Région militaire, le nombre de victimes du "terrorisme" en Algérie de 1992 à 2000 serait de 37'000 personnes tuées et 30'500 blessées. Ces chiffres, sensiblement plus bas que ceux évoqués par la plupart des autres sources (y compris le président Bouteflika, qui évoquait il y a deux ans le chiffre de 100'000 morts) ne comprendraient pas les membres, réels ou supposés, des groupes armés tués par les forces de sécurité (15'200 selon le général Maïza) ni évidemment les civils tués par ces mêmes forces de sécurité. Pour le général, le "pic de nuisance" des "actes terroristes" a été atteint en 1996, lorsque les groupes armés s'en sont pris "aux populations dans les zones semi-urbaines ainsi que dans les faux barrages, commettant des massacres collectifs".

(MAOL 9.5, AFP 11.5.2002) Selon le MAOL (Mouvement algérien des officiers libres), le nombre de victimes de la violence en Algérie depuis dix ans "tourne autour des deux cent cinquante mille".

De 1992 à 1994, 128 attentats à la bombe ont été enregistrés.
En 1995, 1096 attentats à la bombe fait 176 morts et 778 blessés.
En 1996, 922 attentats à la bombe ont fait 324 morts et 1697 blessés.
En 1997, 1385 attentats à la bombe ont fait 259 morts et 1126 blessés.
En 1998, 2864 attentats à la bombe ont fait 575 morts et 2289 blessés.
En 1999, 1346 attentats à la bombe ont fait 226 morts et 1120 blessés.
En 2000, 559 attentats à la bombe ont fait 240 morts et 941 blessés.
En 2001, 245 attentats à la bombe ont fait 72 morts et 494 blessés.

(Quotidien d'Oran 25.10.2000) De 1994 a mi-2000, date de leur création, les gardes communales auraient eu 1207 de leurs membres tués et 2025 blessés.

Selon Habib Souaidia, le nombre de morts de janvier 1992 à la mi-1995 a été d'environ 50'000, dont plus de 40'000 civils, dont le plus grand nombre auraient été tués par les forces de sécurité. Pendant ces trois ans et demi, les forces de sécurité auraient perdu 4000 hommes et les groupes islamistes armés environ 2000.

(AFP 27.6.99) Le président Bouteflika a déclaré le 26 juin à Crans-Montana que la violence en Algérie avait fait 100'000 morts depuis 1992, ce qui correspond aux estimations des ONG mais dément les chiffres officiels donnés jusque là par les autorités algériennes, qui s'en tenaient à 30'000 tués. Depuis l'élection d'Abdelaziz Bouteflika, mi-avril, plus de 250 civils et militaires auraient été tués. (Canard Enchaîné 21.6.2000, CSSI) Selon le "Canard Enchaîné", le président Bouteflika, répondant à une question posée lors d'une rencontre "en petit comité", le 16 juin, avec "la fine fleur de la presse française" (Jean-Pierre Elkabbach, Catherine Nay, Michèle Cotta, Bernard Guetta, Hervé Bourges, notamment), aurait déclaré que "le bilan du terrorisme n'est pas de 100'000 morts, comme lui-même l'avait dit, "mais de 150'000", ajoutant que "les services de sécurité n'aiment guère que j'en parle".

(Reuters 22.1, AFP 23.1) Le Premier ministre Ahmed Ouyahia a déclaré le 21 janvier 1998 que la violence avait fait 26'653 morts ("civils ou membres des forces de sécurité", sans compter donc les membres des groupes armés islamistes ou réputés tels), et environ 21'500 blessés, de 1992 à 1997. C'était la première fois depuis janvier 1992 que le gouvernement algérien avançait un bilan chiffré du conflit. Selon le Premier ministre, qui s'exprimait au Parlement lors d'une séance extraordinaire, le nombre d'attaques terroristes a fortement diminué depuis 1995 et les chiffres donnés par les milieux diplomatiques étrangers et les organisations internationales des droits de l'Homme (de 65'000 à 120'000 morts selon les sources) sont exagérés.

(DW, Le Matin du Maroc 26.2) Le Président Bouteflika a évalué, dans un discours devant des cadres de la centrale syndicale UGTA, à 150'000 le nombre des victimes du "terrorisme" en Algérie depuis 1992, et à 30 milliards de dollars le coût des dégâts sur les infrastructures économiques et sociales. Le dernier bilan évoqué par le président Bouteflika date de plusieurs années, et faisait état de 100'000 morts et de 20 milliards de dollars de dégâts.

(Le Quotidien d'Oran 3.11.2003) Selon le ministère français des Affaires étrangères, qui se base sur les informations publiées dans la presse algérienne, 634 personnes (dont 163 civils, 190 membres des forces de sécurité et 282 terroristes présumés) ont été tuées en Algérie dans le premier semestre 2003 dans des actes de violence impliquant des groupes armés ou les forces de sécurité. Pour 2002, les chiffres donnés par le Quai d'Orsay sont de 1562 personnes tuées, dont 633 civils, 278 membres des forfces de sécurité et 651 terroristes présumés; pour 2001, de 2238 tués, dont 769 civils, 381 membres des forces de sécurité et 1088 terroristes présumés; pour 2000, de 2920 tués, dont 1103 civils, 640 membres des forces de sécurité et 1177 terroristes présumés.

(Liberté 14.1.2002) Selon un bilan officiel établi par la wilaya de Blida, Plus de 3000 personnes y ont été victimes du terrorisme en dix ans (1981-1991), 187 équipements publics ont été détruits (essentiellement des écoles), 490 installations de voies de communication (ponts, gués etc...) endommagés ou rendus inutilisables, une soixantaine d'entreprises publiques ou privées détruites et 2000 logements saccagés. Le montant des dégâts de cette décennie de violence est estimé à plusieurs milliards de dinars.

En 1994, 142 enseignants, 350 syndicalistes (dont 22 dirigeants) et 84 hommes du culte musulman ont été assassinés.

De 1994 au 15 août 1996, 19 religieux chrétiens, dont 15 Français, ont été tués.

De 1992 à la mi-1996, 149 magistrats et membres du personnel de la Justice ont été assassinés.

De mai 1993 à la mi-1996, une soixantaine de journalistes et plus d'une vingtaine d'employés et de cadres d'entreprises de presse ont été assassinés.

Du 1er octobre 1993 au 7 janvier 2001, 129 étrangers ont été assassinés (dont 41 Français et plus d'une dizaine d'Italiens)

Selon Abdennour Ali Yahia, président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme, la violence politique aurait fait en Algérie depuis 1992 entre 80'000 et 100'000 morts.


Les principaux attentats visant des personnalités politiques

29 juin 1992
Assassinat à Annaba du Chef de l'Etat, 
Mohammed Boudiaf

14 mars 1993
Assassinat à Alger de Hafid Senhadri, 
membre du Conseil consultatif national. 
Plusieurs membres du CCN, puis du CNT 
qui a pris sa suite) seront assassinés.

16 mars 1993
Assassinat dans les environs d'Alger de 
Djilalli Lyabès, ancien ministre 
de l'Enseignement supérieur.

21 août 1993
Assassinat à Alger de Kasdi Merbah, ancien Premier ministre
et ex-chef de la Sécurité militaire.

février 1994
Assassinat de l'ex-maire (FIS) de Lakhdaria.

28 septembre 1995
Assassinat à Alger de l'ancien ministre de l'Intérieur,
Aboubakr Belkaid.

4 novembre 1995
Assassinat à Alger de Embarek Mahiou, membre de la
direction du Front des Forces Socialistes.

4 mai 1996
Assassinat dans la banlieue d'Alger de Mohammed Hardi,
ancien ministre de l'Intérieur.

28 janvier 1997
Assassinat à Alger du Secrétaire général de l'UGTA,
Abdelhak Benhamouda


Chronique de la violence

De 1991 à 1997

Les émeutes de 2001, 2002 et 2003 en Kabylie et ailleurs

1999

1er-2 janvier Une famille nomade d'éleveurs de bétail de 22 personnes a été massacrée par un groupe armé à Oued el-Atchane, près d'El Bayadh. Les corps de trois personnes enlevées à El-Hassania, dans la région d'Aïn Defla, ont été retrouvés dans la même région. 3 janvier Les forces de sécurité "combinées" (armée, police, milices) assiègent une centaine d'islamistes armés dans la forêt de Tafrent, dans la région d'Aïn Defla. Des hélicoptères de combat ont bombardé la forêt et une quarantaine d'islamistes armés auraient été abattus. 4 janvier Un soldat a été tué par de présumés islamistes armés dans le secteur de Koléa. 5 janvier Trois personnes (dont un garde communal et un enfant de neuf ans) ont été tuées à Oued El Abtal, dans la région de Mascara, lors d'une attaque attribuée à un "groupe terroriste". Un membre de la milice anti-islamiste locale de Kerdjan, dans la région de Sétif, a été tué. 6 janvier Dix islamistes armés auraient été tués lors de la destruction de leur refuge dans les monts d'El Kaddous, près de Tlemcen, par les forces de sécurité. Trois présumés islamistes armés ont été abattus à Bou Messaoud, près d'Aïn Defla, dans une embuscad tendue par la gendarmerie et les gardes communaux. Un présumé islamiste armé a été tué à Tazoult, près de Batna par les forces de sécurité. 6-7 janvier Cinq membres de la milice anti-islamiste locale ("patriotes) ont été tués dans une embuscade tendue à Haouch Tourbi, dans la commune d'Ahmeur El Aïn, près d'Oued Djer. 7 janvier Trois membres de la milice anti-islamiste (Groupe de légitime défense) de Medjdel, dans la région de M'sila, ont été assassinés à la hache. 7-8 janvier Un soldat a été tué dans un attentat à la bombe au passage d'une patrouille militaire à Bordj Tahar, dans la région de Jijel. L'armée a ensuite déclenché une opération de ratissage lors de laquelle au moins deux islamistes armés auraient été abattus. 8 janvier Trois personnes ont été assassinées à un "faux barrage" tendu à Aomar, dans la région de Bouira. Dans la même région, un jeune soldat a été assassiné. Trois personnes ont été assassinées à un "faux barrage" dressé à Bouroumi, près de Mouzaïa, dans la région de Blida. 9 janvier Trois personnes ont été tuées à un "faux barrage" tendu à Lakhdaria. Un homme venant de terminer son service militaire a été abattu à Bechloul, près de Bouira. Deux présumés islamistes armés ont été abattus à Chevalley (Alger). Un policier a été abattu au marché Clauzel, à Alger. Deux membres de la milice anti-islamiste locale ont été tués à Krakib, dans la périphérie de Bouira, lors d'une embuscade tendue par un GIA. 10 janvier Neuf islamistes armés ont été abattus par les forces de sécurité dans deux opérations distinctes, à Chlef (trois tués) et Chorfa, dans la région de Mascara (six tués). Un garde communal a été tué dans un attentat à la bombe à Ouled Belfhodil, près de Bouira. Quatre personnes ont été enlevées dans un douar voisin. 11-12 janvier Six personnes, toutes de la même famille, dont deux adolescentes, ont été massacrées et mutilées par un groupe armé à Theniet Ben Djellal, dans la commune de Ridane, près de Bouira. 13 janvier Un islamiste armé a été abattu à Constantine par les forces de sécurité. 14 janvier Le chef de la milice anti-islamiste locale ("patriotes") d'Aïn Beida a été abattu. 15 janvier Un attentat à la bombe a fait au moins un mort à Tiaret. 16 janvier Un membre de la milice anti-islamiste locale ("patriotes") de la région d'Aït Messaoud (Kabylie) a été abattu près de Tizi Ghenif, dans la région de Tizi Ouzou, par un groupe armé- Quatre bergers ont été assassinés au Douar Hamzat, dans la région d'Aïn Defla, par un groupe armé. 16-17 janvier Sept militaires ont été tués près de Tagtemp, à Tiaret, dans une embuscade tendue par un groupe armé. Deux personnes ont été assassinées à Bouaïche, près de Bouria, après avoir été interceptée par un "faux barrage". Un garde communal a été tué à Sendjas, près de Chlef, par un groupe armé, lors d'une embuscade. 17 janvier De quatre à neuf militaires (selon les sources) ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à un convoi de l'armée à Mazer, près de Tigzirt entre Tizi Ouzou et Dellys. Neuf islamistes armés ont été tués ensuitelors d'un accrochage. 17-18 janvier Deux jeunes hommes ont été abattus à Tazrout par un GIA de la région. Quatre "patriotes" (membres de la milice anti-islamiste locale) ont été tués lors d'un accrochage avec un groupe armé à Boufarik, dans la Mitidja. 18 janvier Deux gardes communaux ont été tués sur le col de Chréa, près de Beni Ali, dans la région de Blida, après avoir été interceptés par un "faux barrage". Deux militaires ont été tués dans un attentat à la bombe à Moussadek, dans la région de Chlef. 18-19 janvier Deux membres de la milice anti-islamiste de Boufarik ont été égorgés. 20 janvier Deux personnes (une viellle femme et une fillette) ont été tuées dans un attentat à la bombe commis dans le cimetière de Sidi Bouadjena, à Moussadek, dans la région de Chlef. 21-22 janvier 4 membres de la milice anti-islamiste locale (GLD) et une personne de 62 ans ont été abattues par un groupe armé à Sidi el Kebir, dans la région de Blida. 22-23 janvier Deux jeunes gens voyageant à bord d'un taxi ont été assassinés par un groupe armé qui avait dressé un "faux barrage" à Rodha, en Kabylie. 24 janvier De 3 à 19 islamistes armés, selon les sources, auraient été tués dans une offensive de l'armée dans les monts de Mirzana et de Sidi Ali Bounab. En outre,lLes forces de sécurité mènent depuis le 22 janvier une opération contre un GIA retranché dans la forêt de Beni Amrane et une dizaine d'islamistes armés auraient été tués. 26 janvier Sept personnes (un chauffeur de taxi et ses six passagers) ont été égorgées par un groupe armé à un "faux barrage" près de Lakhdaria 27 janvier Sept militaires ont été tués dans une embuscade entre Oued Essalem et Kenanda, près de Relizane. 27-29 janvier Deux islamistes armés auraient été tués à Bab Ezzouar, dans la banlieue d'Alger, deux autres (dont une femme) à Ouled Yaïch, près de Blida, deux le 28 à Tadmaït (Kabylie) et sept le 27 près de Kadiria, dans la région de Lakhdaria. 28 janvier Au moins un militaire été tué dans une embuscade tendue par plusieurs dizaine d'islamistes armés à Beni Rached, près de Gouraya, dans la région de Tipaza. Deux islamistes armés ont été tués dans l'affrontement. 29 janvier Quinze islamistes armés auraient été abattus dans les maquis de Belefgaâ, dans la région de Tiaret, trois à Mizrana (Kabylie) et deux à Dergana (Algérois). 29-30 janvier Cinq personnes (des enfants et des adolescents qui gardaient des moutons) ont été assassinées à Bekhaitia, dans la région de Chlef) par un groupe armé. 30 janvier Un paysan a été égorgé à Lektab, dans la commune d'Ouled Fares (région de Chlef). Deux islamistes armés ont été abattus à Smiha, près de Dellys, lors d'une embuscade tendue par des gardes communaux. 31 janvier Deux présumés islamistes armés ont été abattus par des gardes communaux près de Rahouia, dans la région de Tiaret. Une quarantaine d'islamistes armés auraient été abattus dans la région de Bouira à l'issue d'une vaste opération ayant duré une douzaine de jours et s'étant terminée fin janvier, entre Draâ El Mizan, Lakhdaria et le sud-est de la wilaya de Boumerdès. 1er fevrier Quatorze personnes ont été massacrées à El Merdja et six personnes à Saharidj, deux localités de la commune de Sidi Abderrahmane, près de Ténès, dans la région de Chlef, par un ou plusieurs groupes armés. La plupart des victimes, de jeunes bergers dont une dizaine d'enfants et d'adolescents, ont été égorgées. Au moins trois femmes ont été enlevées par les auteurs des massacres. Une quarantaine de présumés islamistes armés auraient été abattus dans la région de Bouira. Leur base aurait été prise d'assaut par plus de 1400 soldats soutenus par de l'artillerie lourde et des hélicoptères d'attaque. Quatre présumés islamistes armés ont été abattus lors d'un accrochage avec les forces de sécurité à Oued Slam, dans la région de Rélizane. 1-2 fevrier Un policier à la retraite a été assassiné dans la banlieue d'Annaba. 6-7 fevrier Sept personnes ont été massacrées par des inconnus armés à El Gheicha, dans la région de Laghouat. 8 fevrier Un présumé islamiste armé a été abattu lors d'un accrochage avec les forces de sécurité à Alaouache, près de M'chedallah. 9 fevrier Un charnier a été découvert par les forces de sécurité dans un puit désaffecté à Ouled Allel, dans la Mitidja. Le puit contiendrait des dizaines de corps. 12 fevrier Six islamistes armés auraient été abattus lors d'une l'opération de ratissage contre le maquis de Sidi Ali Bounab, dans la région de Draâ El Mizan. 13 fevrier Deux islamistes armés auraient été abattus à Lakhdaria, par une patrouille militaire. 20 fevrier Un charnier contenant 70 corps aurait été découvert près d'Oued Allel, dans la banlieue d'Alger. 23 fevrier Un attentat à la bombe a fait au moins trois morts à Khemis Miliana. Trois "terroristes" auraient été abattus par les forces de sécurité à Aït Chelmoun, près de Tadjmaït (Kabylie). 25-26 fevrier Neuf personnes, toutes membres d'une même famille (dont quatre femmes et quatre enfants) ont été massacrées par de présumés islamistes armés à Barbouche, dans la région d'Aïn Defla. Onze gardes communaux et un militaire ont été tués dans des actions conduites par des groupes armés présumés islamistes à Drag, près de Médéa. Une dizaine de villageois ont été elevés par les assaillants. 27 fevrier Deux présumés islamistes armés ont été abattus par l'armée entre Bouhanifia et Sidi Bel Abbès, dans un ratissage de la forêt de Stamboul. Un garde communal et un militaire ont été tués à Dellys. 1er mars Une personne (un sexagénaire) a été assassiné à Chlef et un milicien anti-islamiste ("patriote") abattu à un "faux barrage" près de Bouira. 2-3 mars Cinq jeunes gens ont été assassinés à Skikda. Deux voyageurs ont été assassinés à Larbatache (Fondouk). 3 mars L'un des auteurs présumés de l'assassinat de Matoub Lounès, Mahjeddine Boudjenah, qui serait l'"émir" du GIA de Hassan Hattab pour Tizi Ouzou, a été abattu par les forces de sécurité près de Oued Aïssi, dans la région de Tizi Ouzou. 3-4 mars Sept personnes dont deux membres de la garde communale ont été massacrées après avoir été interceptées par un "faux barrage" à Sidi Rached, dans la région de Tipaza. 4 mars Trois bergers ont été assassinés dans les montagnes de Sidi Ameur. 5 mars Trois islamistes armés ont été abattus dans la région de Chlef. 6 mars Six bergers ont été massacrés à Taougrite, dans la région de Chlef. Les corps de quatre bergers ont été retrouvés près de l'Oued Taria, dans la région de Saïda. 7 mars Seize militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un GIA entre Bordj Oukhriss et Souk El Ghozlane, près de Bouira, dans une zone d'implantation du GIA de Hassan Hattab. Au moins un membre du GIA a été abattu dans l'affrontement. Un homme a été égorgé à un "faux barrage" près de M'chedellah (Maillot) 8 mars Un islamiste armé a été abattu lors d'une opération de ratissage menée dans la région de Refafsa, près de Mascara. 8-9 mars Le directeur de l'administration et des finances de Constantine, L. Abdelwaheb, a été abattu. 9 mars Un attentat à la bombe près d'une école a fait au moins trois morts, dont un enfant, à Khemis Meliana, dans la région d'Aïn Defla. Un islamiste armé a été abattu lors d'une opération de ratissage à El Ghanicha, près de Bordj Menaïel. Trois islamistes armés ont été abattus dans un ratissage mené près de Moulay Slissen, dans la forêt d'El Mihrta, près de Sidi Bel Abbès. 10 mars

(Le Matin 11.3) Deux militaires ont été tués dans le djebel Stamboul et deux autres à Djabaïli, dans la région de Mascara. Cinq bergers ou bûcherons ont été tués à Krachiche, près de Tiaret. Deux islamistes armés ont été abattus à Alger par les services de sécurité, place Mauretania. 10-11 mars Un homme a été assassiné à Tebessa par un groupe armé. Trois membres d'une même famille (un homme, son fils de 2 ans et sa fille de 10 mois) ont été assassinés par un groupe armé, qui a enlevé la mère de famille, à Sidi Abdelkader, près d'El Khemis. Quatre personnes ont été assassinées à un "faux barrage" à Bouharoun, dans la région de Tipaza, après l'interception d'une ambulance, dont les deux occupants ont été égorgés. 11 mars Un ancien garde communal a été égorgé à un "faux barrage" entre Draâ El-Mizan et Isser, dans la région de Tizi Ouzou. Un homme, membre du RCD, a été assassiné à Aomar, dans la région de Bouira. Un islamiste armé a été abattu à Sidi Mabrouk par les forces de sécurité. 12-13 mars Six personnes, dont trois enfants, ont été assassinées par un groupe armé à Attatba, près d'El Affroun. Deux personnes ont été enlevées. 14 mars Deux militaires et un membre de la milice anti-islamiste locale ("patriote"), par ailleurs vice-président de l'APC (Conseil municipal) de Souk el Khemis, ont été tués, et onze soldats et "patriotes" blessés lors d'un accrochage avec un GIA près d'El Djeridat et Aïn Bessam, dans la région de Bouira. Un membre du GIA a été tué dans l'accrochage. Selon "Le Matin", il s'agirait de l'"émir" régional" du GIA, Mohammed Yarari. Trois islamistes armés auraient été abattus à Annaba, et trois autres à Médéa. 15 mars Six personnes ont été égorgées et mutilées, puis brûlées, et une jeune fille de 16 ans enlevée, lors de l'attaque par un GIA du village de Sidi El-Kebir, près de Blida. Selon des habitants, les victimes étaient toutes membres de familles de miliciens anti-islamistes ("patriotes"). 16 mars Un homme a été assassiné par balles à El Mkadid, près d'Aomar. 16-17 mars Deux jeunes ont été assassinés après avoir été enlevés, à Didouche Mourad, dans la région de Constantine, par un groupe armé. 18 mars Dix personnes, dont un adolescent, un policier et un garde communal, ont été massacrées à Mouilah, près d'El Khemis,dans la région d'Aïn Defla, lors de l'interception de trois taxis par un "faux barrage". Deux femmes ont été enlevées. Deux membres d'un GIA ont été abattus pat les forces de sécurité dans la forêt de Bouksir lors d'un ratissage. 18-19 mars Dix personnes ont été massacrées #224; un faux barrage à Bordj Bir Khaled, dans la région d'Aïn Defla, par un groupe armé, et deux femmes ont été enlevées. Selon des habitants de Aïn Défla, au moins deux membres des forces de sécurité figurent parmi les victimes. 19 mars Une personne a été assassinée à un "faux barrage" à la sortie de Lakhdaria, dans la région de Bouira. 20 mars Deux militaires ont été tués dans l'explosion d'une bombe au passage d'un convoi militaire près d'El Aouana, dans la wilaya de Jijel. Quatre agriculteurs ont été égorgés à un «faux barrage» sur la route entre Frenda et Takhemert, dans la région de Tiaret 20-21 mars Trois commerçants ont été tués à un "faux barrage" sur une route nationale, à Ain Mâabed, près de Djelfa. Trois islamistes armés ont été tués dans une embuscade des forces de écurité à Attatba, près de Tipaza. Un islamiste armé a été abattu à Bou Ismail (ex-Castiglione). Quatre islamistes armés ont été tués par l'armée dans les monts d'El-Aouana, près de Jijel. 21 mars Un islamiste armé a été tué à Adni, près de Tizi-ouzou, alors qu'il s'apprêtait à commmettre un attentat. 19-22 mars Des troupes d'élite de l'armée algérienne ont abattu 46 islamistes armés dans une opération de ratissage déclenchée dans la région de Bouira à la suite du meurtre de 17 soldats, tombés dans une embuscade au début du mois. 22 mars Huit islamistes armés ont été tués dans les monts deTimezrit, près de Bordj-Ménaiel. Ils auraient fait partie du GIA de Hassan Hattab. 23-24 mars Neuf personnes membres de deux familles (dont une mère et ses deux enfants de 2 et 3 ans) ont été assassinées dans le village de Bouamrous, près de Blida. Deux jeunes femmes ont été enlevées. 24 mars Deux personnes, dont un sous-officier de marine, ont été assassinées à un "faux barrage" entre Tagdemt et Tiaret. 25 mars Quatre personnes ont été tuées à Chabet Lahdar, près de Tiaret, dans une embuscade tendue par un groupe armé à un convoi de véhicules privés transportant des personnes se rendant à un marché aux bestiaux. 25-27 mars 18 islamistes armés auraient été abattus par les forces de sécurité dans une opération de ratissage en cours depuis trois semaines dans la région de Bouira, entre Bordj-Khriss et Sour el Ghozlane. 12 islamistes armés auraient été abattus dans les régions de Thénia et Timezrit, près de Boumerdès. 28 mars Deux des principaux lieutenants de Hassan Hattab, chef du "Groupe salafiste pour la prédication et le combat", auraient été abattus par les force de sécurité dans un accrochage dans la forêt de Magtaâ Kheira, dans la région de Tipaza. Les deux responsables islamistes abattus seraient Mourad Haddad, alias Khalid, et un certain "Salim". Au moins trois islamistes armés auraient été abattus dans le massif de Tazerout, près de Draâ El Mizan, où sévit le GIA de Saïd Mekkaoui. 29 mars Un attentat à la bombe a fait un mort (un enfant) dans un cimetière d'El Hsasna, dans la région de Saïda. 30-31 mars Trois voyageurs ont été assassinés à un "faux barrage" entre Hatatba et Sidi Rached, dans la région de Tipaza. Les forces de sécurité (armée, police et milice anti-islamiste locale) ont déclenché une opération contre le GIA responsable de l'embuscade. Douze islamistes armés, deux militaires et un milicien auraient trouvé la mort dans des affrontements à Sidi M'hammed Ben Aïch, près du "Tombeau de la Chrétienne". 31 mars Un policier a été tué par un GIA après que l'autobus qui les transportait ait été arrêté à Cheikh Elaft, dans la région de Bouira. Un islamiste armé a été tué à El Attaf, dans la région d'Aïn Defla. 2-3 avril Deux islamistes armés auraient été abattus près d'Afir, dans la périphérie de Dellys, lors d'une embuscade tendue par l'armée. Un troisième islamiste armé aurait été abattu à Khemis el Kechna. 3-4 avril De sept à quinze (selon les sources) militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un GIA dans le hameau de Melaha, près de Blida. Les renforts militaires appelés à la rescousse après l'embuscade auraient abattu de sept à dix-sept (selon les sources) islamistes armés. 4 avril Un islamiste armé a été abattu lors d'un accrochage à Aït Mansour, dans la région de Bouira, entre de présumés membres du GIA de Hassan Hattab et un groupe de miliciens ("patriotes". Huit islamistes armés auraient été tués dans les derniers jours dans une importante opération de ratissage engagée dans la région de Tebessa. Trois bergers ont été égorgés dans la région de Sidi bel Abbès. Une patrouille militaire a abattu un islamiste armé à Aït Romana, près de Blida. 19 islamistes armés ont été tués lors d'une opération de l'armée sur les monts de Hamman Melouane, dans la région de Blida. Parmi les islamistes tués figure, selon les services de sécurité, Abdelkader Rahmouni (Abou Souraka), bras droit d'Antar Zouabri. 7 avril Un enseignant à l'Université de Bejaïa, Sadi Djaâtri, a été assassiné dans l'enceinte de l'Université. 9 avril Un islamiste armé a été abattu dans un ratissage opété par les forces de sécurité près d'Ighil Azougagh, dans la région de Drâ Ben Khedda. 9-10 avril Quatre militaires ont été abattus dans une embuscade tendue par un groupe armé dans une forêt près de Chlef. 10 avril Deux jeunes hommes ont été assassinés par un groupe armé à Constantine, dans le quartier de Ben Tellis. Les deux victimes venaient d'achever leur service militaire. Un militaire et un policier ont été blessés dans des embuscades tendues par des groupes armés à Kadiria et Draa-El Mizan. 11 avril Un homme a été assassiné à Boghni, dans la région de Tizi Ouzou. 12 avril Deux islamistes armés ont été abattus à Ouled Yaïch près de Blida par les forces de sécurité alors qu'ils s'apprêtaient à commettre un attentat. 12-13 avril De dix à treize personnes, selon les sources, ont été assassinées à un "faux barrage" tendu à Guergour, près de Zelamta,dans la région de Mascara. Le groupe armé auteur de l'embuscade a également enlevé quatre ou cinq personnes. 14-15 avril Deux personnes (un couple d'octogénaires) ont été assassinées à Titi-Oucheikh, dans la région d'Aïn Defla. 15 avril Quatre personnes ont été tuées dans un attentat à la bombe à Taouerga, au passage d'un véhicule transportant des gendarmes et des civils allant voter à l'élection présidentielle. Un présumé islamiste armé a été abattu par les forces de sécurité près de Mascara. 16 avril Un attentat à la bombe a tué une personne à Hizer, près de Bouira. 16-17 avril Trois présumés islamistes armés ont été abattus par les forces de sécurité à Tipaza.

(El Watan 21.4) Un homme a été assassiné à Tenina par de présumés islamistes armés le 17 avril.

18 avril 14 membres du GIA d'Antar Zouabri auraient été tués dans une opération des forces de sécurité contre l'une de ses bases dans les monts de Timixi, près de Saïda. 18-19 avril Cinq personnes ont été égorgées à Ouled Brahim, dans la région de Médéa, par un groupe armé de vingt à trente personnes. Cinq membres du groupe armé et un soldat ont été tués dans la fusillade qui a suivi l'attaque, puis l'intervention des forces de sécurité. 19 avril Quatre présumés islamistes armés auraient été tués dans la région de Sfisef, près de Sidi Belabès, dans une opération des forces de sécurité. Quatre membres du GIA "Katibat El Tabat" ont été abattus dans la forêt d'Aïn Aden (région de Sidi Bel Abbès), lors d'une opération de ratissage. Un militant du RCD, membre de la milice anti-islamiste (GLD) d'Iboudrarène a été assassiné lors d'un "faux barrage" à Takhoukht (Kabylie.) Un garde communal a été assassiné à Kerkra, près de Skikda. L'accrochage qui a suivi a fait deux morts (un présumé islamiste armé et un civil. 21 avril Deux gardes communaux ont été blessées dans un attentat à la bombe commis à Sidi Youssef, près de Saïda. 22 avril Cinq éleveurs de Sidi Naâmane, dans la région d'Aïn Defla, ont été massacrés à la hache et décapités. 23 avril Cinq bergers, dont un enfant de dix ans et un adolescent de quatorze ans, ont été égorgés et mutilés par un groupe armé à Aïn Lechiakh. 25 avril Deux présumés islamistes armés ont été abattus à Alger, près de la mosquée Errahma, dans un bref affrontement avec les forces de sécurité. 26 avril Deux personnes (une septuagénaire et une enfant de six ans) ont été assassinées à Aïn Benian, dans la région de Khemis Miliana. Un soldat a été tué et un autre blessé dans l'explosion d'une mine dans le maquis de Maâmoura, dans la région de Saïda. Un garde communal a été tué dans un accrochage avec un groupe armé à Ouled Saber, près de Dellys. Quatre membres d'une même famille -le père, la mère, le fils et une parente- ont été égorgés par un groupe armé à Tazgich (ou Tizrich), près de Tiaret. Deux personnes ont été tuées dans l'explosion d'une bombe artisanale sur la route près de Laouidja, dans la région de Laghouat Un garde communal a été assassiné à Afir, dans la région de Boumerdès. 26-27 avril Cinq personnes ont été assassinées à Tizrich, dans la région de Ksar Chellala, par un groupe armé. 27 avril Deux islamistes armés ont été tués dans le massif du Fergoug, près de Relizane. Un attentat à la bombe à fait un mort à El Aouidja, près d'Aflou, dans la région de Laghouat. 28 avril Cinq islamistes armés ont été abattus dans la région de Ksar Chellala Un islamiste armé a été abattu lors d'un ratissage opéré par les forces de sécurité près de Hessasna, dans la région de Saïda, et un autre à Aflou, dans la réfion de Laghouat. 1-2 mai Neuf personnes (six enfants, deux hommes et une femme) membres de familles de bergers, ont été massacrées et quatre femmes, dont deux jeunes filles de 14 et 16 ans, ont été enlevées par un GIA au douar Ghasmi dans la région de Tiaret. 2 mai Cinq militaires et deux gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue par un GIA probablement affilié aux GIA de Hassan Hattab à El Ansar près de Tadmait, dans la région de Tizi Ouzou. 8 mai Cinq islamistes armés auraient été abattus lors d'une importante opération des forces de sécurité contre les maquis islamistes de Sidi Ali Bounab, tenus par le "Groupe salafiste pour la prédication et le combat" de Hassan Hattab. 9 mai Trois militaires ont été tués et un grièvement blessé dans un attentat à la bombe au passage de leur véhicule à Texenna, près de Jijel. 12 présumés islamistes armés auraient été abattus lors d'une importante opération des forces de sécurité dans le massif de Sidi Ali Bounab, qui surplombe Tadmaït (Kabylie). 11 mai Un charnier aurait été découvert par les forces de sécurité à Haouch Volloni (Fallony), près de Larbâa. Une cinquantaine de corps y seraient enterrés. Une fosse commune a en outre été découverte près de Sidi Djilali, dans la région de Tlemcen, comprenant les corps d'au moins cinq femmes, probablement enlevées dans le village de Khelil en juillet 1998. Une opération de ratissage menée dans la région a enfin permis de découvrir un cimetière où étaient inhumés des corps de présumés islamistes armés, probablement abattus lors d'une opération des forces de sécurité en qoût 1998. Trois corps en état de décomposition avancée ont été retrouvée dans une ferme à Tlayhia, dans la banlieue sud-ouest d'Alger des Eucalyptus. 13 mai Deux présumés islamistes armés ont été abattus à Asseblou, près de Texenna, dans la région de Jijel. 13-14 mai L'"émir" du GIA "Katiba Thabat", Temimi Mokhtar, a été abattu par les forces de sécurité et plusieurs de ses hommes blessés dans la région de Stamboul, lors d'une embuscade tendue par l'armée. 15 mai Cinq militaires ont été tués dans un attentat à la bombe au passage de leur véhicule entre OUled Taffer et Hamza près de Jijel. Deux membres de la milice anti-islamiste locale de Lahdjedjena, près d'Aïn El Biya, ont été assassinés par un GIA. 16-19 mai Sept islamistes armés auraient été abattus lors d'une opération des forces de sécurité dans le secteur d'Iferhounène (Kabylie) et quatre autres tués, d'un ratissage aux abords de la forêt de Belefgâa, dans la région de Tiaret. Huit "terroristes" ont été abattus lors du ratissage de la région du col de Tirourda, dans le Djurdjura, par les forces de sécurité. 17 mai Deux jeunes hommes ont été grièvement blessés dans un attentat à la bombe à Oued Zéboudj, près d'Aïn Defla. 18-19 mai Sept personnes, dont six enfants, ont été massacrées par de présumés islamistes armés à Béni Souka (Bekkar), dans la région de Médéa. Trois jeunes filles, dont la plus jeune a 12 ans, ont été enlevées. Les corps de deux présumés islamistes armés ont été retrouvés à Djrah, dans la région de Bouzegza. 19 mai Une personne aurait été tuée, et une vingtaine blessées dans un attentat à la bombe commis devant un cinéma de Bab-el-Oued. Les corps décapités de 18 personnes (dont des femmes et des enfants) ont été découverts à Chbika, près de Djelfa, dans une fosse commune. Il pourrait s'agir des victimes d'un massacre perpétré en 1998, lors d'un mariage. Deux paysans ont été assassinés, puis décapités, par de présumés islamistes armés près de la forêt de Toumiat, dans la région de Sidi Bel Abbes. 21-22 mai Dix personnes ont été tuées lors de l'attaque par un GIA d'une vingtaine de membres d'un hameau proche du douar d'Aïn Mouleb, près de Si Mahdjoub, dans la région de Médéa. 23-24 mai Quatre personnes, membres de deux familles, ont été égorgées, mutilées et décapitées à Fedj Moussa, près de Skikda. 24-25 mai Une "incursion terroriste" a fait sept morts (trois habitants et quatre assaillants) dans le hameau de Rouaissia, près de Berrouaghia, dans la région de Médéa. 25 mai Un berger a été égorgé, ses trois fils enlevés et son troupeau volé par un GIA retranché dans une forêt de la région de Médéa. Un attentat à la la bombe a fait, selon les sources, de un à trois morts à Alger, près du Commissariat central. L'explosion de deux bombes artisanales placées sur une route menant de Hassasna à Aïn Lahdjar, dans la région de Saïda, a fait un mort (civil). Un présumé "terroriste" a été abattu à El-Khemis, dans la région d'Aïn Defla. Un attentat à la bombe a fait un mort (un adolescent) sur la plage Kouâli, à Tipaza. Deux hommes ont été assassinés près du douar Esserhane, dans la région de Tipaza, lors de l'interception de leur véhicule par un "faux barrage". 19 islamistes armés, dont plusieurs "émirs", ont été abattus lors de deux grandes opérations menées par l'armée dans les régions de Biskra et de Batna. 27 mai L'"émir" d'un GIA de la région de Thénia, Rachid Boutiche, alias Abou Houdheifa, a été abattu, ainsi que l'un de ses lieutenants, par les forces de sécurité lors d'une opération contre le maquis islamiste de Mahrène. 29 mai Une adolescente a été abattue par un policier à la Bridja, près de Staouéli. 30 mai Un attentat au colis piégé a fait au moins un mort à Bouzareah, dans la périphérie d'Alger. Six membres d'une milice anti-islamiste locale (groupe d'autodéfense) ont été tués dans une embuscade tendue par de présumés islamistes armés à Had Sahari, près d'Aïn Oussera, dans la région de Djelfa. 31 mai Les corps de 7 présumés "terroristes" ont été retrouvés par les forces de sécurité après une opération de ratissage menée dans les monts de Ouastili, dans la région de Batna, opération dont le bilan total se monterait à 24 ou 25 islamistes armés abattus (aucun bilan des pertes dans les rangs des forces de sécurité n'est disponible). Neuf membres d'un GIA auraient été abattus dans une opération de ratissage menée par les forces de sécurité depuis la mi-mai à Sidi Selhane, près de Bouinan, dans la région de Blida. Une personne a été tuée dans un attentat à la bombe à Dir El-Hessien, près de Boualem. 1er juin Deux présumés islamistes armés ont été abattus le par l'armée dans le Djebel Ouastili, près de Batna, lors d'une opération de ratissage. 2 juin Trois femmes ont été assassinées par balles à Lâalam, près de Béjaïa, par un groupe armé qui a aussi kidnappé un jeune homme. Deux femmes ont été assassinées et un vieillard enlevé à Iamaren, dans la région de Bejaïa, aux limites de la wilaya de Sétif, par un groupe armé Deux paysans sexagénaires ont été assassinés à Béni Amrane, près de Miliana, par un groupe armé Un garde communal et un civil ont été tués dans la région de Chlef. Un présumé islamiste armé a été abattu près de Hassi el Ghella, dans la région d'Aïn Temouchent. 3 juin Deux hommes ont été assassinés à Kosni, près de Nadora, dans la région de Tiaret 4 juin Un officier de l'armée à la retraite a été assassiné à Aïn Beïda, dans la région d'Oum el Bouaghi. 4-5 juin 22 personnes (19 selon les services de sécurité), dont quatre femmes, sept enfants et un bébé, toutes de la même famille (Hadj Mokhtar), ont été massacrées et un jeune homme enlevé à Sidi Ahmed Drouni, près de Bou Hanifia, dans la région de Mascara, fief des GIA de l'ouest. 6 juin Cinq personnes, dont deux "patriotes" (membres de la milice antiislamiste locale) ont été tuées à un "faux barrage" près de Birtouta. 8-9 juin Trois islamistes armés, dont l'"émir" Adda Mohammed, alias "Nouh", chef d'un GIA de Tiaret, ont été abattus lors d'une opération de l'armée à Aouket Rahab, dans la région de Tiaret. Sept islamistes armés ont été abattus lors d'une opération de ratissage déclenchée par l'armée à Ouastili dans la région de Batna, contre le GIA de l'"émir" Sahraoui, qui aurait perdu 34 membres depuis lée début du ratissage. 9 juin Un homme a été assassiné à Constantine par de présumés islamistes armés. 10-11 juin Au moins 14 personnes ont été massacrées et deux jeunes filles enlevées à Sidi Naâmane, dans la région de Médéa. Toutes les victimes faisaient partie de la même famille. 16 juin Quatre militaires auraient été tués dans un attentat à la bombe près de Keddara, dans la région de Boumerdès, et trois membres du groupe armé responsable de l'attentat, dont l'"émir" Chaouch Omar, alias Abou Khaled, adjoint de "Dichou", émir des GIA de Hassan Hattab, auraient ensuite été abattus par les forces de sécurité. 17 juin Deux présumés "terroristes" ont été abattus par les forces de sécurité à Kouba. 18-19 juin Un présumé islamiste armé a été tué près de Damous, dans la région de Tipaza, par les forces de sécurité. 19 juin Quatre membres de la garde communale ont été tués à Ighzer Oumezian, près de M'chedallah, dans l'explosion d'une bombe artisanale à leur passage. 20 juin Deux personnes (une personne âgée et le chauffeur du véhicule) ont été tuées dans une embuscade tendue à leur véhicule à Aït Saâdallah, entre Tiama et Erraguène. 21-22 juin Un jeune homme a été assassiné à Mechta Safia Ezzergua, près de Guelma, par de présumés islamistes armés, vraisemblablement pour le "punir" d'avoir fait son service militaire. 23 juin Un islamiste armé a été abattu à la suite d'une embuscade tendue par un GIA près de Sfisef. 24 juin Lors d'une opération de ratissage déclenchée par les forces de sécurité dans la région de Tlemcen, l'"émir" de la katibat El-Khadra (GIA-Zouabri), Sebdou, aurait été abattu à Tafsra, près de Beni Snous. Trois personnes ont été tuées à Constantine par de présumés islamistes armés. L'"émir" d'un GIA de Sfisef, actif entre Bouhanifia, Sfisef et Sidi Bel-Abbès, Mohammed Sarno, a été abattu par les forces de sécurité dans une opération de ratissage. 24-25 juin Un civil armé, vraisemblablement un milicien anti-islamiste ("patriote") a été assassiné à Tiguemounine, près de Tizi Ouzou. 25 juin Un "patriote" (milicien anti-islamiste) a été abattu à Tiguemoumine (Kabylie) par un groupe armé. 26 juin Le cadavre d'un homme mutilé a été retrouvé près d'Aïn Bessem. 27 juin Un soldat a été tué dans une embuscade tendue près d'El Aouana par un GIA, qui a également eu un tué dans ses rangs, et serait dirigé par l'"émir" Makhlouf, un ancien gendarme. Un policier a été assassiné à Tala Athmane, dans la région de Tizi Ouzou, par un groupe armé présumé islamiste qui rackettait les consommateurs d'un café 30 juin-1er juillet Trois présumés islamistes armés, dont un émir local, ont été abattus dans la forêt de Belefgâa, dans la région de Tiaret. 1er juillet Un civil a été tué par un groupe armé près d'Annaba. Selon des habitants du quartier, une centaine de jeunes élèves de l'Académie militaire de Cherchell, armés de gourdins et de couteaux ont attaqué un quartier de la ville, blessant des habitants, dont au moins deux jeunes filles, et saccageant des magasins et des habitations 3 juillet Un attentat à la bombe a fait au moins trois morts (dont deux fillettes, sur une plage d'Aïn Tagouraït, près d'Attatba. Un paysan a été tué dans l'explosion d'une bombe placée dans son champ à Djebahia, près de Bouira. Deux islamistes armés, l'un membre de l'AIS et l'autre d'un GIA, ont été tués dans un affrontement entre AIS et GIA dans la forêt de Fergoug, près de Mascara. 4 juillet De quatre à six militaires ont été tués dans une embuscade tendue à Tifraouane, près d'El Aouana, dans la région de Jijel, par un GIA. Un homme a été enlevé, torturé puis assassiné le 4 juillet entre Aïn Barbar et Chetaïbi, dans la région d'Annaba. Dans la même région et à peu près à la même date, un "terroriste" a été abattu à Chabbia, un jeune ayant récemment fait son service national a été assassiné à Aïn Berda et deux hommes égorgés à Chahoui, dans la région d'El Tarf. 5 juillet Quatre présumés islamistes armés qui avaient tenté une incursion dans le hameau d'Azaza, près de Tebessa, ont été abattus par les forces de sécurité. 8 juillet Deux membres des forces de sécurité ont été abattus à Dellys par trois membres présumés d'un groupe armé. Un garde communal a été tué dans un accrochage avec un GIA à Ouled Aïssa. 8-9 juillet Deux "terroristes" ont été abattus par les forces de sécurité près de Zaouïa, dans la région de Dellys. 9-10 juillet Un homme a été assassiné à Zentout, près de Souk el Tenine, dans la région de Béjaïa, par un groupe armé. 11 juillet Un islamiste armé "repenti" qui s'était rendu aux autorités en 1995 et avait bénéficié de la loi de "rahma" (clémence) a été assassiné par balles à Relizane. Un "patriote" (membre de la milice anti-islamiste locale) a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé à Sidi Djilali, près de Tlemcen. 11-12 juillet Au moins quatre islamistes armés, membres du "Groupe salafiste pour la prédication et le combat" de "Dichou", ont été abattus lors d'opérations de ratissages entamées après une tentative d'attaque par un GIA d'un village de la région d'Oued el Khal. 13 juillet Un présumé islamiste armé a été abattu à Sidi Djilali, dans la région de Tlemcen. 13-14 juillet Deux personnes ont été tuées dans l'explosion de deux bombes dans la région de Larbâa. Un "patriote" (membre de la milice anti-islamiste locale) a été tué près de Sidi Djilani, dans la region de Tlemcen. Une opération de ratissage menée par l'armée et les "GLD" (milices anti-islamistes locales) dans les monts de Guerrouche (résion de Jijel) a été marquée par un accrochage faisant deux morts (un soldat et un milicien). 14 juillet Deux islamistes armés présumés ont été abattus à Sidi Naâmane, dans la région de Tizi Ouzou, près du village de Bordj Sebaou. 19 juillet Un officier de police a été assassiné à Tizi Ouzou 19-20 juillet Neuf personnes ont été assassinées à Sidi Rabie, près de Médéa. 26 juillet Cinq personnes ont été tuées dans deux attentats imputés aux islamistes armés, à Djelfa et Bouira. 30 juillet Sept membres de la milice anti-islamiste locale (GLD) ont été tués dans un attentat à la bombe à El-Mlihia, dans la région de Djelfa. Un policier a été tué dans l'attaque d'un commissariat à Boghni, dans la région de Tizi Ouzou. 1er aout Au moins dix militaires ont été tués (quatorze selon certaines "sources) dans un attentat à la bombe au passage d'un véhicule militaire entre Batna et Aïn Touta. Un jeune homme venant d'accomplir son service militaire a été égorgé le 1er août à El Milia par un groupe armé. 2 aout Trois enfants de quatre à six ans ont été tués au Douar Banetou, près de Mascara, lors de l'explosion d'un obus de 60 mm datant de la Guerre d'Algérie. 2-3 aout Une personne a été assassinée à Bouguirat, entre Abou el Hassen et Ghebal, dans la région de Chlef, par un groupe armé non identifié. 3 aout Un membre de la milice anti-islamiste locale (GLD) de Taourirt, près d'Aït Mansour, dans la région de Bouira, a été abattu par un groupe armé. Deux gendarmes ont été enlevés et égorgés à Tidjelabine, près de Thénia, dans la région de Boumerdès.
3-4 aout Onze présumés islamistes armés auraient été abattus par les unités de l'armée dans une opération menée sur les monts de Ousatili, dans la région de Batna. Selon "El Watan", quatre "émirs" du GSPC de Hassan Hattab figureraient parmi les islamistes abattus. 4 aout Un groupe armé a abattu neuf personnes à Tidjelabine en attasquant un marché automobile se tenant à l'entrée de la ville. Un jeune homme a été égorgé à Ouled el Hadj, près de Bouira. 5 aout Au moins six personnes ont été tuées dans un attentat à la bombe sur un marché de Hassi Bahbah, dans la région de Djelfa. Un membre de la Garde républicaine a été égorgé à Tidjelabine, dans la région de Boumerdès, par un groupe armé. 6 aout Un homme a été assassiné à un faux barrage dressé au col de Tirourda, près d'Aïn El Hammam, dans la région de Tizi Ouzou. 6-7 aout Un attentat à la bombe devant un immeuble a fait deux morts (un couple) à Boufarik. Deux présumés islamistes armés ont été tués lors d'un accrochage à Oum Arbaïn, près de Bouira. 8 aout Un policier a été assassiné à Dellys par un groupe armé. Un militaire a été tué à Leghia, près de Bouira, dans l'explosion d'une bombe au passage d'un camion militaire. Un militaire en permission a été égorgé à un "faux barrage" sur la route nationale 5 Un militaire a été tué dans un attentat contre un barrage de l'armée, à Smiha. 9 aout Sept bergers ont été assassinés par des groupes armés dans les régions de Boumerdès et d'Aïn Defla : quatre à Aïn Soltane, près d'Aïn Defla, et trois à Bouberak, dans la région de Boumerdès. Un attentat à la bombe commis à Alger, avenue Pasteur, a fait au moins trois morts. 9-10 aout De huit à dix militaires, selon les sources, ont été tués dans l'attaque de leur campement, par un groupe armé présumé islamiste près d'Alwa Bwaman, dans la région de Boumerdès. 10 aout Deux militaires et un garde communal ont été tués à Ouled Aïssa, en Kabylie. Un membre de la milice anti-islamiste locale (GLD) et un appelé du contingent ont été tué dans la région de Chlef. Trois personnes ont été tuées par balles par un groupe armé à Telagh, dans la région de Sidi Bel Abbès. Le corps d'une femme égorgée a été retrouvé à Djelfa Un paysan a été abattu par balles à Médéa. 10-11 aout Trois ou quatre militaires, selon les sources, ont été tués dans une embuscade tendue entre Baghlia et Naciria. 12-13 aout Deux commerçants ont été égorgés dans leur magasin, dans la Casbah d'Alger. 13 aout Un attentat à la bombe au passage d'un convoi funèbre se dirigeant vers le cimetière Sid Ahmed, dans la périphérie de Tebessa, a fait quatre morts. Un "patriote" (membre de la milice anti-islamiste locale) a été assassiné entre Chabet El Ameur et Timezrit, près de Bordj Menaïel. 14 aout Un attentat à la bombe au passage d'une patrouille militaire entre El Aardja et Benouali, près de Cap Djenet, dans la région de Boumerdès, a tué un militaire. 14-15 aout Vingt-neuf personnes ont été massacrées par un groupe armé à un "faux barrage" à Bouaich, près de Beni Ounif, dans la région de Bechar. 10 femmes, dont une adolescente, ont été enlevées. Trois des victimes du massacre ont été égorgées, les 26 autres tuées par balles. 15 aout Cinq soldats ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à une patrouille militaire dans la région de Boumerdès. Dans les quinze premiers jours d'août, au moins 100 personnes, dont 27 militaires, ont été tuées dans des attaques et des attentats attribués aux groupes islamistes. 16-17 aout Une personne a été tuée à un "faux barrage" à Gaagaa, dans la région de Tebessa. Un militaire a été tué à un faux barrage à Bouira. 17 aout Les cadavres de trois hommes, tués depuis une dizaine de jours, égorgés et ligotés, ont été découverts près de Bechar. Cinq personnes ont été tuées dans un attentat à la bombe au passage d'un taxi à Marsat, dans la région de Tebessa. 18 aout Deux présumés islamistes armés qui avaient pris en otage une famille dans le quartier des Planteurs, à Oran, ont été abattus par les forces de sécurité. 18-19 aout Un jeune militaire a été retrouvé assassiné à Aïn Bessam, dans la même région. 19 aout Un jeune homme a été assassiné à El Adjiba, dans la région de Bouira. personne a été tuée à l'arme blanche à Oued Roumane, deux autres à El Guelta et une personne a été enlevée à Sidi Ali, le tout dans la région de Ténès. 19-20 aout Une femme a été égorgée et une jeune fille de 24 ans enlevée à Sidi Ali, près deTénès, dans la région de Chlef. Quatre personnes, dont deux femmes, ont été assassinées à un "faux barrage" à Boufarik, près de la gare d'El Khroub. Un homme a été assassiné à Ali Boudhar, près de Si Mustapha, dans la région de Boumerdès.
20-21 aout 17 personnes, dont au moins cinq enfants (quatorze selon certaines sources) et quatre femmes, ont été massacrées à Ouezra, près de Médéa, par un groupe armé 21 aout Sept "patriotes" (membres de la milice anti-islamiste locale) ont été tués près de Lakhdaria, au cours d'une embuscade tendue par un groupe armé sur la RN 5, et d'un attentat à la bombe à l'entrée de Lakhdaria. 21-22 aout Quatre jeunes hommes ont été exécutés dans un bidonville de Constantine par un groupe armé d'une dizaine de membres. Deux policiers ont été tués dans deux attentats commis dans à Dellys et Collo. 23 aout Un "terroriste" a été abattu par les services de sécurité à Tadmaït, dans la région de Tizi Ouzou. Un gendarme a été tué dans l'explosion d'une bombe enfouie dans une piste de la région de Hassasna, près de Saïda. 23-24 aout Deux gardes communaux ont été abattus dans une embuscade tendue par un groupe armé à Azrou, près de Dellys. 24 aout Une femme et ses deux enfants ont été massacrés à Béni Saf par leur mari et père des enfants, membre de la milice anti-islamiste locale. Le motif du crime est crapuleux Un homme a été retrouvé égorgé à El Guelta, dans la région de Ténès. 25 aout Un attentat à la bombe dans un bus a fait, selon les sources, trois ou quatre morts sur la route de la Chiffa, à hauteur de Sidi el Madani, entre Médéa et Blida. Un homme a été assassiné à un "faux barrage" sur la route de Béni Douala, dans la région de Tizi Ouzou. 25-26 aout Un homme, membre de la milice anti-islamiste locale ("patriotes") a été assassiné à Tabia, près de Maaded. 26 aout Un attentat à la bombe a fait deux morts (dont une femme de 91 ans) à El Khemis, près du mausolée Sidi Maâmar. 28-19 aout Quatre personnes ont été assassinées lors d'une incursion d'un GIA dans le village de Aïssaouia, dans la région de Tablat. 30 aout Trois militaires et deux islamistes armés ont été tués dans un accrochage au Djebel Karsout, entre Saïda et Mascara, où l'armée encercle un GIA. Un berger a été assassiné à Chlef. 1er septembre Un berger a été retrouvé égorgé près de Sidi Abderrahmane, dans la région de Ténès. 3 septembre Un attentat à l'explosif a fait deux morts à Mouley El Arbi (Wagram). Une embuscade tendue par un GIA à des soldats en mission de reconnaissance a fait deux morts parmi les militaires, à Tikdja, dans la région de Bouira. 4 septembre De trois à neuf personnes, selon les sources, ont été tuées à un "faux barrage" routier érigé par un GIA près de Draa el Mizan, en Kabylie. Un ratissage déclenché après le massacre par les forces de sécurité dans la forêt de Boumahnia aurait abouti à la mort de quatre islamistes armés les 5 et 6 septembre. Un accrochage entre des "patriotes" (milices anti-islamistes) et des islamistes armés a fait sept morts (deux "patriotes" et cinq islamistes) à M'Chedellah, dans la région de Bouira, où l'armée a lancé une opération de ratissage lors de laquelle neuf autres islamistes auraient été abattus. 5 septembre Un policier a été retrouvé égorgé à Essamar, près de Relizane. Un "patriote" a été tué dans un accrochage avec un GIA dans la région de Sidi Bel Abbes. 7 septembre Un ancien garde communal a été assassiné à Taouarga, dans la région de Boumerdès, par un groupe armé. 8 septembre Un gendarme a été tué par un groupe armé à Draâ el Mizan, dans la région de Tizi Ouzou. Quatre militaires, dont deux officiers, et un "repenti" (islamiste armé s'étant rendu aux autorités) ont été tués à Khemis el Khechna, dans un attentat à la bombe. 8-9 septembre Quatre militaires, dont un capitaine, ont été tués dans une embuscade tendue à un convoi de militaires et de policiers, à Oued-Boughiel, près d'El-Attaf, dans la région d'Aïn Defla. 9-10 septembre Sept personnes, membres de la même famille, ont été massacrées par un groupe armé à Hassi Bahbah, près de Djelfa, selon "Essahafa" 10 septembre Deux islamistes armés ont été abattus dans une opération de ratissage menée par les forces de sécurité dans la région de Stamboul. 12-13 septembre Trois personnes, des commerçants selon certaines sources, des agriculteurs selon d'autres, ont été assassinées à Attatba, dans la région de Tipaza, lors d'un "faux barrage". 15 septembre Deux personnes ont été assassinées à un "faux barrage" tendu par un GIA à El Aouana, dans la région de Jijel. Un jeune homme a été assassiné dans son commerce de Bab el Oued. Un homme a été brûlé vif au lance-flamme à Aït Ouaâbane, près de Tizi Ouzou. par un groupe armé d'une quinzaine de personnes. 16 septembre Le président de l'APC (Maire) de Sidi Bayazid, dans la région de Djelfa, Bachir Toumi, a été tué dans un attentat à la bombe. 18-19 septembre 17 islamistes armés auraient été tués au cours d'une opération (avec artillerie et hélicoptères) des forces de sécurité à Aïn Qadouz, dans la région de Mascara 20 septembre Deux gardes communaux ont été tués dans un attentat à la bombe commis par un GIA affilié au GSPC de Hassan Hattab, à Sellala, près de Kadiria, dans la région de Bouira. 21 septembre Une vaste opération de ratissage a été déclenchée par les forces de sécurité dans les monts d'El Maïn et de Tiberkanine, dans la région d'Aïn Defla. Deux islamistes armés auraient été abattus. 21-22 septembre Deux jeunes hommes ont été assassinés à Zouitna, près de Chahna, dans la région de Jijel, par un GIA de 14 membres, dirigé par un ancien parachutiste. 22 septembre Trois islamistes armés auraient été tués dans des oppérations de l'armée en Kabylie, dans les régions de Ouadhias, Iferhounène et Drâa el Mizan. Trois islamistes armés auraient été tuiés dans des opérations des forces de sécurité dans la région de Djelfa. 22-23 septembre Deux présumés "terroristes" ont été abattus par un détachement de militaires au douar Brarat, près de Dellys, alors qu'ils se rendaient au village pour se ravitailler. 24 septembre Le deuxième vice-président de la commune de Larbaâ a été tué dans l'explosion d'une mine artisanale entre Sfiet et Larbâa. Cinq personnes ont été assassinées dans la forêt d'Attatba, dans la région de Tipaza, par un groupe armé. 26 septembre Deux policiers, dont un commissaire, ont été abattus à la sortie de Tebessa, alors qu'ils intervenaient contre un groupe armé qui tentait un hold up contre une station-service. 26-27 septembre Un islamiste armé a été abattu à Djimla, dans la région de Jijel, alors qu'un GIA tentait une attaque contre une mechtah au pied du mont Bouazza. 27 septembre Un attentat à la bombe à Beni Mahboub, à la sortie d'El Milia a fait un mort. 28 septembre Sept personnes ont été assassinées à un "faux barrage" dressé par un GIA dans la périphérie de Berrouaghia. Un jeune homme, membre de la milice locale d'El Aouana, a été assassiné par un groupe armé à la cité Arbir, près d'El Aouana. 29 septembre L'imam de Bord Menaïel, cheikh Ahmed, âgé de 98 ans, a été assassiné par un groupe armé, alors qu'il quittait la mosquée. 29-30 septembre Un commerçant de Tebessa a été assassiné, sans que l'on sache s'il s'agit d'un crime crapuleux ou d'un acte terroriste. 30 septembre Un ancien adjoint au maire (nommé) de Chlef, Zoubir Belmoulay, a été assassiné après avoir été enlevé à El-Hassania. Un homme a été abattu lors de l'interception de son véhicule par un "faux barrage" à Drmala, près de Sidi Abderrahmane, dans la région de Ténès 3 octobre Cinq personnes (dont une enfant et une adolescente), toutes membres de la même famille, ont été égorgées à Hassi Bahbah, dans la région de Djelfa. Quatre policiers ont trouvé la mort dans un attentat à la bombe près des Issers, dans la région de Boumerdès. Quatre islamistes armés auraient été abattus près de la forêt de Stambouil, dans la région de Mascara, lors d'une opération de ratissage des forces de sécurité, 4 octobre Un commerçant a été assassiné à Chettia, près de Chlef, par un groupe armé. Une jeune femme a été tuée dans l'explosion d'une bombe au douar Achiba, près du col de Benchicao, dans la région de Médéa. 4-5 octobre Trois membres de l'AIS se rendant coupable de racket de la population locale auraient été abattus près du douar Echarra, dans la région de Relizane, dans une embuscade tendue par les forces de sécurité. 6-7 octobre Un garde communal et son épouse ont été assassinés à Afir, dans la région de Dellys. Un "terroriste" a été abattu par les services de sécurité à Makouda, dans une ambuscade tendue par la police communale. 7 octobre Un colonel de la marine et un officier des douanes ont été assassinés à Timizart Leghbar, près de Tizi Ouzou, par un groupe armé. Trois personnes ont été tuées à un "faux barrage" tendu pat un groupe armé dans les gorges de la Chiffa, en Kabylie. 7-8 octobre Huit personnes, toutes de la même famille, dont cinq enfants, ont été massacrées à l'arme blanche à Douaouda, dans la région de Tipaza. 8 octobre Deux personnes ont été assassinées (dont un ex-garde communal) et une a disparu lors de l'interception de deux bus par un "faux barrage" près de Boghni, en Kabylie. 9 octobre Deux présumés islamistes armés ont été abattus entre El Biar et Ben Aknoun, à Alger, par les services de sécurité. 9-10 octobre Un homme a été assassiné par balles à El Wali,près de Sidi Akkacha. 10 octobre Un "patriote" (membre de la milice anti-islamiste locale) a été abattu par un groupe armé à Oued Sehari (ou Esshari), près d'Arrib, dans la région d'Aïn Defla. 11 octobre Le corps d'un autre jeune berger assassiné a été découvert à Sidi Abdelghani, dans la région de Tiaret. 12 octobre Deux présumés "terroristes" ont été anattus à Kouacem, près de Lardjem, dans la région de Tissemsilt. 13 octobre Un jeune berger a été assassiné à Faïdja, dans la région de Tiaret. 14 octobre Deux présumés terroristes, et/ou à racketteurs, ont été abattus ( dans une embuscade tendue par des "patriotes" (miliciens anti-islamistes) à Bocca Ramlia, près de Chlef. 19 octobre Quatre présumés "terroristes" ont été abattus à Tagrara, près de Lardjem, dans la région de Tissemsilt, dans une embuscade tendue par la milice locale renforcée par l'armée. 14 novembre Six paysans ont été massacrés près de Médéa. 15 novembre 19 villageois (dont 13 enfants) de Ouled Djilali-Benyahia, dans la région de Chlef, ont été massacrés. 16 novembre Un policier a été assassiné près de Chlef. 18 novembre Deux personnes ont été égorgées par un groupe armé à Sidi Akacha, dans la région de Chlef. 20 novembre De quinze à vingt personnes ont été tuées à un faux barrage dressé par un groupe armé sur la route de la Chiffa, près de Blida. Une collégienne a été tuée dans un attentat à la bombe contre un bus scolaire, près de Tamerdjit, dans la région de Béjaïa 21-22 novembre Un homme et trois de ses enfants ont été assassinés à l'arme blanche, et son épouse enlevée, par un groupe armé près de Sougueur, dans la région de Tiaret. Les victimes faisaient partie d'une famille de nomades. 22 novembre

Abdelkader Hachani Abdelkader Hachani, "numéro trois" du FIS, président du Bureau exécutif national provisoire et principal dirigeant du Front en liberté, a été assassiné le 22 novembre à Bab el Oued. Il a été atteint de deux balles dans la tête alors qu'il se trouvait dans la salle d'attente d'une clinique dentaire. Le président Bouteflika a qualifié l'assassinat de tentative des "forces du mal et de la trahison", des "ennemis de la concorde civile, de la concorde nationale et de la réconciliation nationale" de torpiller ses efforts de paix. L'Instance exécutive du FIS à l'étranger, dirigée par Rabah Kébir, et qui avait soutenu la démarche de "concorde nationale" d'Abdelaziz Bouteflika, qualifie de "lâche et criminel" l'attentat commis contre Abdelkader Hachani et exige des autorités qu'elles ouvrent "une enquête sérieuse et rapide" sur cet assassinat, dont elle attribue la responsabilités aux "milieux éradicateurs".Pour sa part, l'aile "radicale" du FIS (le Conseil de Coordination, dirigé par Ahmed Zaoui), dénonce la "coïncidence" de l'assassinat de Hachani et de "l'amplification dans le discours de l'éradication employé par Abdelaziz Bouteflika contre tous ceux qui n'adhèrent pas à la politique exclusivement sécuritaire du régime militaire algérien". Le CC-FIS affirme qu'Abdelkader Hachani avait été sommé par les services spéciaux, trois semaines avant son assassinat, de "renoncer à sa critique de la loi dite de la concorde civile et à sa revendication d'une solution politique globale à la tragédie algérienne", et qu'il était l'objet de multiples "mesures de harcèlement", en étant notamment poursuivis par les services spéciaux "dans tous ses déplacements". Le quotidien "Libération" rapporte qu'en avril 1999, le général Médiène, chef des services spéciaux, confiait qu'il considérait Hachani comme "le seul chef islamiste réellement dangereux". Dans l'ensemble, la presse algérienne accuse le 23 novembre les GIA d'Antar Zouabri et/ou le GSPC de Hassan Hattab d'être responsables de l'attentat, mais le "Mouvement algérien des officiers libres" (MAOL) a affirmé le 22 novembre depuis Madrid que "cet acte lâche" était un "message sanglant de la part des généraux à tous ceux qui espéraient une solution politique en Algérie".

23-24 novembre Deux membres des "groupes de légitime défense" armés par les autorités contre les islamistes ont été abattus près de Keddara 26 novembre Un membre de la milice anti-islamiste de Sidi Akacha ("patriotes") a été tué dans l'explosion d'une bombe artisanale, dans la forêt de Haroul, alors qu'il participait à un ratissage organisé après l'assassinat de deux personnes. 27 novembre Dix personnes (dont deux femmes, quatre enfants et un militaire)ont été massacrées à un "faux barrage" tenu par une quinzaine d'hommes portant des tenues de "patriotes" près de Boufarik. Un policier a été tué à la Grande Poste, à Alger, par deux hommes armés. 28 novembre Un "patriote" (membre de la milice anti-islamiste locale) a été tué à Ouled Sly, dans la région de Chlef, par un groupe armé. Dessin de Dilem, Dix-neuf personnes ont été massacrées (mitraillées dans leurs véhicules privés ou un autobus, certaines achevées à la hache) à un "faux barrage" à Messisa, près de Boumedfaa, entre Blida et Aïn Defla, sur la RN4 Alger-Oran. Trois gardes communaux ont été tués par un groupe armé aux "Deux Bassins", dans la région de Tablat. Le groupe armé a fait exploser le poste de la Garde communale. 30 novembre Deux personnes ont été tuées dans l'explosion d'une bombe à Beni Merzoug, dans la région de Chlef. 1er decembre 3 militaires ont été tués dans une embuscade tendue par le GSPC de Hassan Hattab, à Sahel Boubarak, dans la région de Dellys. 2 decembre Onze personnes (toute une famille de nomades, y compris les femmes, les enfants et les vieillards) ont été massacrées dans leur campement à Sidi Makhlef, près de Laghouat. 2-3 decembre 16 islamistes armés, dont trois "émirs", ont été tués (quatorze dans un accrochage, deux autres le lendemain) les 2 et 3 décembre dans une opération de ratissage déclenchée par les forces de sécurité à Chorafa, dans la région de Chlef. 3 decembre Un jeune homme a été assassiné dans le quartier Echaly, à Constantine. Un attentat à la bombe près de la mosquée de Dellys a fait un mort (un policier). Après cet attentat, de graves incidents sont survenus : pendant trois heures, des gendarmes et des policiers ont passé à tabac des centaines de personnes, non impliquées dans l'attentat et qui étaient rentrées chez elles, dans les quartiers de Bordj Fnar, El Kous et de la Cité, après la prière. Ces violences policières ont fait des dizaines de blessés, évacués vers les hôpitaux, et un mort, décédé le 6 décembre des suites de ses blessures à l'hôpital d'Aïn Naâdja. 4 decembre Deux militaires et un "patriote" (membre de la milice locale) ont été grièvement blessés ou tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Boumehni, près de Draâ el Mizan. Deux membres du groupe armé auraient été tués. Quatre "terroristes" auraient été abattus par les forces de sécurité à Tissemsilt, et un cinqiuième dans la forêt de Stamboul, dans la région de Mascara. 4-5 decembre Deux présumés islamistes armés ont été abattus par les services de sécurité près de Djebahia, dans la région de Bouira, dans une embuscade. 5 decembre Deux personnes, un policier et un militaire, ont été tuées dans l'interception d'un bus par un "faux barrage" entre Boukhadra et El-Aouinet, dans la région de Tebessa. Un membre du "GLD" (milice anti-islamiste armée par les autorités) de Keddara a été abattu à Keddara. Un jeune policier a été abattu dans le quartier d'Oued el Had, à Constantine. 5-6 decembre Cinq personnes ont été tuées lors d'une incursion d'un groupe armé dans le quartier populaire de Dardara, à Khemis Miliana. 11 decembre Quinze personnes, dont deux enfants et une femme, ont été massacrées à un "faux barrage" établi par un groupe armé à Sidi Madani, entre Blida et Médéa, sur la route de la Chiffa. 12 decembre Cinq militaires ont été tués dans un accrochage avec un groupe armé lors d'un ratissage opéré par l'armée près de Hammam Righa, dans la région d'Aïn Defla. Deux membres du groupe armé ont également été tués. Un présumé "terroriste" a été abattu au centre ville de Draâ el Mizan. 14 decembre Onze militaires ont été tués près de Chlef, dans une embuscade tendue par un groupe armé. 16 decembre Quinze personnes ont été massacrées, la plupart à la hache et au couteau, à Lampar, près de Bou Ismaïl (Castiglione), à la sortie de la mosquée. 24 decembre Au moins 28 personnes ont été massacrées à un "faux barrage" sur la route Alger-Oran, près de Khemis Miliana. 28 decembre Une famille de nomades de 6 personnes (une femme et cinq enfants), a été massacrée par un groupe armé à Tadjemount, près d'Aïn Mahdi. Un homme a été tué dans une embuscade entre Benaka et Aïn Baâbed, dans la région de Djelfa. 28-29 decembre Quatre présumés "terroristes" ont été abattus dans une embuscade tendue par les forces de sécurité à un groupe armé entre Koléa et Bou Ismaïl, dans la région de Tipaza. 31 decembre Au moins quatre personnes ont été tuées dans un attentat à la bombe au centre de Tlemcen 31 decembre-1er janvier Un officier de police a été assassiné à Aomar, dans la région de Bouira, lors de l'attaque par un groupe armé d'un café d'une cité du centre ville.

2000

2 janvier Deux militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Senanine, près de Sidi Daoud. 2-3 janvier Cinq personnes (dont une femme enceinte, une personne âgée et un enfant) ont été tuées à El Amaria, près de Médéa, par un groupe armé d'une dizaine de membres, qui a en outre enlevé une jeune fille.

3-4 janvier bouismai.jpg

Sept personnes ont été tuées et quinze blessées dans le mitraillage par un groupe armé d'un café du douar Medjar (ou Nedjar) M'hamed (Haouch Garnane, ou Germain), près de Bou Haroun, entre Aïn Tagouraït et Bou Ismaïl, dans la nuit du 3 au 4 janvier. Les forces de sécurité ne sont intervenues que deux heures après avoir été contactées, alors qu'elles n'étaient qu'à un quart d'heure du lieu de la fusillade.

4 janvier Les corps de deux membres de la milice anti-islamiste locale (GLD) ont été retrouvés, égorgés dans la région d'Annaba. Ils avaient été enlevés la veille, après être tombés dans une embuscade tendue par un groupe armé à Ingerbar Un militaire, quatre gardes communaux et un membre du groupe de légitime défense local ont été tués dans un accrochage entre un groupe armé de 150 membres, qui serait commandé par Antar Zouabri en personne, et forces de sécurité à Taoulla (ou Oued Douana), près de Sidi Ali Mellal dans la région de Tiaret. Une vaste opération de ratissage a été engagée ensuite par les forces de sécurité autour de Gouassem, entre Tissemsilt, Tiaret et Relizane, et plusieurs "terroristes" abattus. Six personnes (des nomades) ont été égorgées par un groupe armé à Medjedel, dans la région de M'sila L'"émir" d'un GIA local d'En-Gaâda, Aïssa, aurait été abattu au début du mois dans une embuscade tendue par les services de sécurité entre Aflou et Laghouat. 6 janvier Deux gardes communaux ont été abattus dans une embuscade tendue à Corso, dans la région de Boumerdès, par un GIA qui serait dirigé par un certain "Chebab", et affilié au GSPC de Hassan Hattab. 6-7 janvier Trois présumés "terroristes" ont été abattus par des "patriotes" ( milice anti-islamiste locale) à Flafla, dans la région de Harchoune. 7 janvier Le corps d'un jeune homme d'une vingtaine d'années, égorgé, a été découvert à la périphérie de Medea. 7-8 janvier Un présumé islamiste armé a été abattu à Chahibet, près de Sidi Daoud, dans la région de Boumerdès. 8 janvier Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par les forces de sécurité à Louza, près de Telagh, dans la région de Sidi Bel Abbes, lors d'un accrochage. 10 janvier Un attentat à la bombe a fait un mort à Tafala, près d'El Omaria, dans la région de Médéa 10-11 janvier Un militaire a été tué dans l'attaque au mortier artisanal d'un détachement de l'ANP à Ouled Chiba, près de Sidi Daoud. 12 janvier Deux personnes, dont un ancien garde communal, ont été assassinées à Kerdanti, entre Drean et Besbes, dans la région d'El-Tarf, par le GIA de l'"ömir" Mohamed Lamine Megata Un berger de 17 ans a été retrouvé égorgé le 13 janvier près de M'ghila, dans la région de Tiaret, Il avait disparu depuis 24 heures. 13-14 janvier Aoudjit Bourguiba, alias Abou Oussama, un imam qui servait de médiateur entre Hassan Hattab, chef du GSPC, et l'armée, a été assassiné à El Adjiba, sur ordre de Hattab lui-même selon la presse algéroise. Abou Oussama avait négocié précédemment la reddition d'une cinquantaine de membres du GSPC dans les wilayas de Bouira, Boumerdès et Tizi Ouzou. 14 janvier Quatre gardes communaux ont été assassinés à Aïn Tarek 15 janvier Un policier a été abattu à El Eulma par un groupe armé, dont les trois membres ont ensuite été abattus lors d'un affrontement de plusieurs heures avec les forces de sécurité Deux militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé du GSPC près de Mazer, entre Tigzirt et Dellys. Deux personnes ont été tuées à un "faux barrage" au douar Halouia, dans la région de Blida, par un groupe armé. 16 janvier Trois islamistes armés ont étéabattus lors d'opérations de ratissage déclenchées par les forces de sécurité dans la région de Aïn El Hammam, en Kabylie. 17 janvier Un attentat à la bombe a fait un blessé à Tagouraya, près de Hassasnas, dans la région de Blida. 18 janvier Quatre militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un GIA de la "katibat El Ahoual" à Oued R'hiou, dans la région de Relizane. 19-20 janvier 12 islamistes armés, membres du GSPC, auraient été abattus dans une embuscade tendue par l'armée dans le maquis de Sidi Ali Bounab, entre Naciria et Tadmaït, dans la région de Tizi Ouzou.


tuerie.gif

De violents combats entre l'armée, appuyée par des troupes héliportées et de l'artillerie lourde, et une cinquantaine d'islamistes armés de la "katibat El Ahoual" (des GIA-Zouabri), commandés par Kada Benchiba ont fait au moins 57 morts entre le 18 et le 22 janvier près de Bourabka, dans la région de Relizane : selon les chiffres officiels, 25 militaires et 32 islamistes armés ont été tués, le bilan des tués étant selon "El Watan" et "Le Matin" de 25 militaires, 15 islamistes armés -dont une femme- et une vingtaine de civils, peut-être les membres des familles des islamistes armés massacrés par eux lors de leur retraite. "La tentative de neutraliser le groupe terroriste réfugié dans une casemate a vite tourné au cauchemar", écrit "Le Matin". Les affrontements étaient toujours en cours le 22 janvier, et des renforts militaires ont été acheminés dans la région.

D'importants renforts militaires de troupes, de blandés et d'armements lourds ont été acheminés le 23 janvier dans le village d'Ammi Moussa, près de Relizane, où selon la presse algérienne, une offensive des forces de sécurité aurait abouti à l'élimination d'une septantaine d'islamistes armés, après que la veille une trentaine de membres des GIA du secteur aient déjà été abattus. "Le Matin" annonce que 102 islamistes armés et 25 soldats ont été tués depuis le début de l'offensive dans l'Ouarsenis, où environ 300 islamistes armés (environ cent selon "Liberté" ) des GIA-Zouabri tiendraient tête depuis une semaine aux forces régulière engagées dans l'offensive "Seif El-Hadjadj" depuis le 18 janvier. Citant un officier de l'armée, "Liberté" écrit que "l'opération risque de durer".

Au moins 49 islamistes armés auraient été tués et 22 arrêtés par les forces de sécurité depuis le début de l'opération "Seif El-Hadjadj", le 19 janvier, dans la région de Relizane, selon "El Khabar". "Le Matin" et "El Watan" annoncent qu'une douzaine de "terroristes" ont été abattus dans la nuit du 25 au 26 janvier à Besnes, dans la forêrt de Bouroukba, et que le nombre total d'islamistes armés de la "katibat El Ahoual" abattus atteindrait 52. L'opération des forces de sécurité engagerait près de 5000 soldats appuyés par plusieurs centaines de gardes communaux et de miliciens des GLD, ainsi que par des hélicoptères. Une vaste opération de ratissage a en outre été déclenchée à Khemis Miliana pour "neutraliser" un GIA

22 janvier Deux policiers (un policier et un garde communal ont été tués à un "faux barrage" dressé à Kadiria, dans la région de Lakhdaria, par un groupe armé habillé en tenues de policiers. Lors du ratissage qui a suivi, les forces de sécurité ont découvert quatre cadavres en état de décomposition. 24 janvier De présumés islamistes armés déguisés en militaires ont massacré de onze à treize personnes selon les sources (dont au moins six femmes et une adolescente) et en ont enlevé au moins trois autres (des jeunes filles) à un "faux barrage" tendu à Ouled Douaïche (ou Ouled Benchâabane), près de Miliana, dans la région d'Aïn Defla. Les victimes du massacre étaient toutes employées au Centre d'assistance aux enfants handicapés de Sidi Medjahed 25 janvier Deux soldats (et, selon "Le Matin", un employé de la perison d'El Harrach) ont été abattus à un "faux barrage" tendu par un groupe armé habillé de tenues militaires et dirigé selon "Le Matin" par Boualem Hamza, près du douar Taza, près de Beni Amranel, dans la région de Boumerdès. 26 janvier Deux militaires ont été tués dans une attaque menée par un GIA à Bouchetata, dans la région de Skikda 27 janvier Un policier a été tué dans une embuscade tendue par de présumés islamistes armés à Thenia, près de Boumerdès. L'accrochage qui a suivi, entre le groupe armé et les renforts des forces de sécurité, aurait abouti a la "neutralisation de plusieurs terroristes. Les corps de trois personnes, enlevées le 19 janvier à Lelmaya, dans la région de Laghouat, ont été retrouvés décapités à Kef El-Melh, dans la même région. Une ancienne combattante de la guerre d'indépendance a été victime d'un attentat à Larbaâ Nath Irathen, dans le Djurdjura, et a succombé à ses blessures. 28-29 janvier Un membre du "Groupe de légitime défense" (milice anti-islamiste) de Timezrit, dans la région de Tizi Ouzou, a été enlevé retrouvé égorgé au milieu du village. 29 janvier Une embuscade tendue à des militaires à Tala Toughrast, près de Mazer, entre Tigzirt et Dellys, a fait deux morts, dont au moins un soldat. Un soldat en faction près du pont de Sidi Nâmane, dans la région de Tizi Ouzou, a été tué par des éléments armés circulant à bord d'un véhicule. Un attentat à la bombe au passage d'une patrouille de gardes communaux à Tagdempt, dans la périphérie de Dellys, a tué l'un d'eux. Un policier a été assassiné par des hommes armés qui ont investi leur domicile à Bordj El Kiffan (Alger) Huit présumés islamistes armés ont été tués par les forces de sécurité dans le village de Zaouia (ouest), selon "Liberté" 29-30 janvier Onze membres de la garde communale d'Arris, dans la région de Batna, ont été tués, et quatre enlevés lors de l'attaque de leur caserne par le groupe du GSPC dirigé par Abderrezak. 3 fevrier Un garde communal a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé à Khemis el Khechna. 5 fevrier Trois personnes ont été enlevées à un "faux barrage" près de Bounouh, dans la région de Tizi Ouzou, après avoir refusé de se laisser racketter. 5-6 fevrier Vingt-trois islamistes armés auraient été tués par l'armée à Oued Safione, près de Sidi Ben Abbes. Une autre opération a été menée par l'armée dans le triangle Relizane-Tiaret-Tissemsilt, contre un groupe armé retranché dans le maquis de Gouassem. Selon certaines sources, cette offensive militaire aurait fait plus d'une centaine de morts dans les rangs islamistes depuis son déclenchement, le 18 janvier. 6 fevrier Quatre membres d'un groupe armé et un soldat ont été tués dans un accrochage au douar El Amra, dans la région d'Aïn Defla. 7 fevrier Deux gardes communaux ont été tués dans un attentat à la bombe à Houch Boudella, dans la périphérie de Médéa. Un homme a été égorgé à Tiqentarth Tabarkant, près de Boghni, dans la région de Tizi Ouzou. 9 fevrier Plusieurs présumés "terroristes" ont été abattus dans une opération de ratissage menée par les forces de sécurité à Merine, dans la région de Sidi Bel Abbès. Trois personnes ont été tuées le 9 février à Tipaza-Village par des membres d'un groupe armé. Sept personnes, dont trois gardes communaux, ont été tuées dans une embuscade tendue par un groupe armé à Lazharia, près de Remka, dans la région de Tissemsilt, où se déroule deèuis trois semaines une offensive des forces de sécurité qui aurait fait 150 morts dans les rangs des groupes islamistes. 9-10 fevrier Un homme a été assassiné dans la cité Oued El-Hadd, à Constantine. 10 fevrier Sept personnes ont été massacrées à un "faux barrage" é à Hammam Salahine, près de Berrouaghia, par un groupe armé d'une dizaine d'hommes. Un jeune homme a été abattu lors de l'attaque, par un groupe armé pour une opération de racket et de vol de produits alimentaire, de la mecha de Ras El-Bour, à la périphérie de Ben Jadjis, dans la région de Jijel. 11 fevrier Cinq personnes (un bébé de huit mois, un enfant de quatre ans, une adolescente de quinze ans, une femme et un homme), ont été massacrées par de présumés islamistes armés à Sidi Brahim, dans la région de Medea. 12 fevrier Un officier de l'armée a été assassiné à la périphérie de Tizi Ouzou, alors qu'il négociait la reddition d'un groupe armé du GSPC de Hassan Hattab. Un homme a été découvert assassiné à l'arme blanche dans la zone industrielle de Bouira. 13 fevrier Deux soldats ont été tués dans l'explosion d'une bombe au passage d'un camion militaire à Tafala, près d'El Omaria, dans la région de Medea. 13-14 fevrier Un jeune homme a été assassiné à Bordj Thar, dans la région de Jijel, après l'attaque du village par un GIA. 14 fevrier Seize personnes ont été massacrées, dont au moins un enfant, trois femmes et un vieillard, à un "faux barrage" dressé à la sortie de Khemis Miliana, dans la région d'Aïn Defla. En un an, 59 personnes ont été tuées dans la région. Un violent accrochage entre un groupe armé et les services de sécurité à Tala Bounane, dans la région de Tizi Ouzou, a fait au moins un mort dans les rangs du groupe armé. Le responsable de la sécurité du campus universitaire de Tizi Ouzou, un ancien gendarme, a été abattu par un commando armé de quatre personnes, devant le portail de l'université. L'un des membres du commando aurait été abattu par les forces de sécurité. Un brigadier de police a été assassiné dans un bus entre El-Khroub et Constantine, par deux hommes.

Selon un décompte établi à partir des informations données par la presse algérienne, près de 250 personnes, dont une centaine d'islamistes armés, ont été tuées en Algérie depuis le 13 janvier, date d'expiration (du moins théoriquement) de la loi sur la concorde civile. En moins d'une semaine, du 9 au 14 février, au moins 75 personnes (dont au moins 38 civils et 26 islamistes armés) ont été victimes d'attentats, d'embuscades, de "faux barrages", d'assassinats.ou d'affrontements entre les groupes armés et les forces de sécurité.

15 fevrier Un jeune homme a été égorgé par un groupe armé à Fouakes, près de Sig, dans la région de Mascara. 18 fevrier Les corps de six membres de la même famille de bergers, dont deux enfants de quatre et six ans, ont été retrouvée égorgés le 19 février par les services de sécurité à Ammi Moussa, près de Relizane. Les victimes avaient été kidnappées la veille avec une septième personne, une jeune femme de 22 ans, qui n'a pas été retrouvée. 19 fevrier Deux personnes, membres de la milice anti-islamiste locale ("patriotes") de Khemis el Khechna, ont été assassinées à la sortie de la ville par un groupe armé 20 fevrier Deux bergers sont portés disparus dans la daïra de Gdyel, près d'Oran. Un jeune agriculteur a été tué par l'explosion d'une bombe à Tarzoulz, près de Ténès. 21 fevrier Un jeune berger a été retrouvé égorgé à Mocta Douz, près de Mohammadia. Un attentat à la bombe a fait un mort à Lehdeb, à la périphérie de Bechar. Les corps de quatre femmes, trois calcinées et la quatrième décapitée, ont été retrouvés près d'Aflou, dans la wilaya de Laghouat. 22 fevrier Un officier de police a été assassiné à Tizi Ouzou par un groupe armé. Un attentat à la bombe a fait un mort dans le cimetière de Berradjaâ, à Youssoufia, dans la région de Tissemsilt. 23 fevrier Un "patriote" (membre de la milice anti-islamiste localée) de Beni M'sili, la région de Bejaïa, a été assassiné. 24 fevrier Six jeunes bergers, âgés de 15 à 21 ans, ont été mutilés et égorgés par un groupe armé à Chréa, près de Ben Allel, dans la région de Miliana. Trois gardes communaux ont été tués à un "faux barrage" dressé par un groupe armé près de la Chiffa, au sud d'Alger. Une personne a été tuée dans un attentat à la bombe à Djebel Khenfer, dans la région de Hassasna (Saïda). Un ex-islamiste armé "repenti" a été assassiné, et un autre enlevé, près de Zedine, dans la région d'Aïn Defla. 25 fevrier Deux personnes, dont un policier, ont été tuées entre Gdyel et Negria, près d'Arzew, à un "faux barrage" dressé par un groupe armé Un homme a été tué au cimetière de Youssoufia, près de Tissemsilt, dans un attentat à la bombe. 26 fevrier Cinq bergers (un vieil homme et quatre jeunes filles âgées de 10 à 25 ans) ont été égorgés à Kheraret, près de Remka, dans la région de Relizane. Une sixième personne (un homme de 60 ans) a été enlevée par le groupe armé auteur du massacre. 27 fevrier Un jeune garçon de 12 ans a été tué dans l'explosion d'une bombe enfouie dans la chaussée près de Moussadek, dans la région de Chlef. Un commerçant a été assassiné là Bab Ezzouar, dans la périphérie d'Alger. 28 fevrier


Massacre à Daâyet Barkat, le 28 février (Reuters, AP 28.2, Liberté, Le Matin 29.2) Au moins vingt personnes (dont un bébé, trois enfants, huit femmes et cinq adolescents) ont été massacrées, et trois (des femmes) enlevées par un groupe armé, dans le village de Daâyet Barkat, près de Brezina, dans la région d'El Bayadh.

29 fevrier-1er mars De douze à vingt-trois (selon les sources) islamistes armés auraient été abattus dans une opération lancée le 28 février par l'armée, appuyée les "groupes de légitime défense" (milices anti-islamistes locales) et des hélicoptères de combat contre le groupe armé supposé être l'auteur du massacre du 27 février. Les corps décapités de quatre personnes ont été découverts par les militaires. 1er mars Un employé de la Sonatrach a été assassiné à Larbâa. 1-2 mars Trois personnes ont été tuées dans l'attaque par un groupe armé, au douar de Gheraïbiya, près de Médéa. 2 mars Deux personnes ont été tuées à un "faux barrage" dressé à El Kandouri, près de Bou Ismaïl, dans la région deTipaza, par un groupe armé. Quatre personnes, toutes de la même famille, ont été assassinées à Ouled Sidi Brahim, dans la région de Médéa, par un groupe armé. 2-3 mars Dix personnes ont été massacrées à Souhane, près de Larbâa, dans l'attaque de leur maison par un groupe armé. Les dix victimes faisaient partie de la même famille, celle d'un homme d'affaire (qui figure au nombre des victimes) 5 mars Un homme d'environ 65 ans a été découvert mort dans le quartier de Stafilia, à Larbâa, quartier où résident de nombreux "amnistiée" de l'AIS. Un garde communal a été assassiné à Souk El-Thenine, près de Maätkas, en Kabylie. Le corps d'un homme originaire de Sidi Tiffour a été découvert à Brezina, décapité. Il aurait été enlevé avec trois femmes, par le groupe armé responsable du massacre de Daâyat Barkat (26 morts).

(AFP 3.3, Reuters 4.3) Depuis la fin de l'application de la loi sur la "concorde civile", le 13 janvier, au moins 380 personnes (dont une centaine de présumés islamistes armés) ont été tuées en Algérie dans des opérations policières, militaires ou des actions de groupes armés, selon les bilans établis par la presse et les autorités.


6 mars
Deux militaires et un civil (le maire d'Aïn Bessam, dans la wilaya de Bouira) ont été tués 
dans l'attaque d'un hôtel de Boghni par un groupe armé.

6-7 mars
Quatorze islamistes armés auraient été tués par les forces de sécurité 
dans deux opérations distinctes, l'une menée près de Metlili, 
dans la région de Ghardaïa (trois morts le 6, cinq le 7), l'autre au centre d'Oran, 
où six éléments du groupe armé de l'"émir" Taha 
ont été abattus le 7 après le siège de l'appartement dans lequel ils étaient 
réfugiés, dans le quartier Saint-Pierre.

7 mars
Un garde communal a été tué et deux militaires blessés dans l'explosion d'une bombe 
au passage d'une patrouille près d'El Arbaâtache, dans la région de Boumerdès.

Deux membres de la milice anti-islamiste locale ("patriotes") ont été tués 
dans l'explosion d'une bombe à Hassi Ziane, près de Bordj El-Mahache, dans la région de Djelfa. 

Un policier en faction devant l'ambassade du Sénégal a été abattu 
par un groupe armé.

Un affrontement entre un groupe islamiste armé irrédentiste de plus de cinquante membres 
et des ex-membres de l'AIS a provoqué la mort d'un islamiste armé et d'un "tréviste" 
à El-Kerma, près de Tiberkanine, dans la région d'Aïn Defla.
 
9 mars
Un jeune berger a été tué dans l'explosion d'une bombe à la sortie d'Ammi Moussa, 
près de Relizane.

11 mars
Un policier a été assassiné à Hlalmia, dans la région de Boumerdès, 
et le corps d'un membre du groupe de "légitime défense" (GLD, milice locale) 
de Boudouaou a été retrouvé au bord de l'autoroute d'Alger, jeté du haut d'un pont.

12 mars
Un présumé "terroriste" du GSPC a été abattu par les services de sécurité 
à Boumahni, dans la région de Drâa El Mizan.

Un jeune homme de 17 ans a été tué dans un attentat à la bombe 
commis sur le marché d'Abou El Hassen, près de Chlef. 

12-13 mars
Trois personnes, dont un membre de la milice anti-islamiste ("patriotes") de Benchaâbane, 
ont été assassinées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé 
entre Boufarik et Benchaâbane.

Une personne a été tuée par balles par un groupe armé à Oued El Aneb, dans la région d'Annaba.

Quatre soldats tués dans des affrontements avec des islamistes armés ont été inhumés 
à Oran ou dans sa région les 12 au 13 mars : un soldat tué dans la région de Lakhdaria 
lors d'une opération de ratissage menée quelques jours auparavant, 
un soldat tué dans la région de Tissemsilt, et deux soldats dont on ne sait 
où et quand ils ont été tués.

(AP 14.3) Depuis le 13 janvier, date de l'expiration de la loi sur la concorde civile, près de 380 personnes ont été tuées dans des violences en Algérie, selon un décompte partiel établi à partir des informations de la presse privée.

13 mars Quatre militaires ont été tués dans une embuscade tendue près de Draâ El Mizan (Kabylie) par un groupe armé d'une centaine d'hommes. Selon "Liberté", ce serait au contraire l'armée qui sâpprêtait à tendre une embuscade au groupe armé, et qui aurait été surprise par l'arrivée plus tôt que prévu de ce dernier. Un membre de la "kaitbat El Forkane" a été abattu le 13 mars dans une opération des forces de sécurité près de Hammam Bouhadjar, dans la région d'Aïn Temouchent. 13-14 mars Un présumé islamiste armé a été abattu à Bouhenni, dans la région de Sig. Quatre membres de la "katibat Ethabat" ont été abattus dans une opération ratissage menée par les forces de sécurité dans les monts Bousilas, près d'Aïn Fekkan. Un soldat a été assassiné à un "faux barrage" dressé par un groupe armé près d'El Adjiba, dans la région de Bouira. 14 mars Cinq personnes ont été tuées à un faux barrage entre Boufarik et Benchaâbane. Un homme a été décapité à Takhoukht, dans la région de Tizi Ouzou.

14-15 mars Quatre personnes, toutes de la même famille, dont un vieillard, ont été assassinées à Draâ-Smar, dans la région de Médéa, par un groupe armé Onze personnes, dont six enfants et une jeune fille, ont été massacrées à l'arme blanche et par balles dans le hameau de Drimine, à Chaiba, près de Khemisti, par un groupe armé. 15 mars Un membre de la milice anti-islamiste locale ("patriotes) a été abattu lors d'une embuscade tendue par un groupe armé à Ouled Sida, près de Khemis Miliana, Un "patriote" a été abattu à Oued Djemaâ 16 mars Une enseignante a été tuée à un "faux barrage" tendu près de Baghlia. Un jeune appelé a été assassiné et un homme kidnappé près d'El Adjiba, dans la région de Bouira, à un "faux barrage" tendu par un groupe armé. Un attentat à la bombe dans un cimetière, à Mechraâ Sfa, dans la région de Tiaret, a fait un mort. 18 mars Un militaire a été tué dans un attentat à la bombe entre Oued Djemaâ et Draïgue, près de Khemis Miliana, par un groupe armé. 19 mars Un "patriote" (membre de la milice anti-islamiste locale) a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé à Asselbou, près de Texenna. L'"émir" de la "Katibat jound Allah", responsable présumée du massacre de 22 nomades en février à l'est de Brezina, aurait été abattu avec six ou sept de ses hommes à Hssassine, près de Metlili, lors d'une opération des forces de sécueité, lors de laquelle au moins un soldat aurait également trouvé la mort. Quinze ou seize autres membres du groupe armé auraient été abattus dans les premiers jours de l'opération des forces de sécurité. 20 mars Deux hommes (deux bergers) ont été assassinés par balles le à Morghade, près de Sidi Ahmed, dans la région de Saïda, par de présumés islamistes armés qui se sont emparés de leur troupeau. Trois personnes (deux femmes et un homme) ont été assassinées, et une femme enlevée, dans l'attaque de la localité de Dar Chouyoukh, au nord de Djelfa. 21 mars Six personnes, dont un soldat et quatre membres des groupes de légitime défense (GLD) armée par les autorités, ont été tuées dans des embuscades tendues par des groupes armés à Grouma, près de Lakhdaria, dans la région de Bouira (quatre GLD et un GIA tués) et dans la montagne de Theleth, dans la même région (un soldat tué). 23 mars Six membres d'un groupe armé ont été abattus dans une opération des forces de sécurité sur les hauteurs de Lakhdaria, opération déclenchée pour retrouver les auteurs de l'embuscade qui a coûté la vie le 21 mars à quatre membres des groupes de légitime défense locaux. Sept islamistes armés ont été abattus lors d'une offensive lancée par l'armée dans la région de Tebessa. 23-24 mars Deux islamistes armés ont été abattus dans un ratissage opéré par les forces de sécurité dans la région de Boumerdès. Trois personnes (une femme et deux enfants) ont été tuées dans un attentat à la bombe commis à Hassi Bahbah, selon "El Youm". 25-26 mars Six membres d'un GIA ont été abattus entre Laghouat et El Bayadh 26 mars Un présumé "terroriste" a été abattu le 26 mars au Figuier, à la périphérie de Boumerdès. 27 mars Six personnes ont été tuées à Guergour, dans la région de Tissemsilt, dans l'explosion d'une bombe au passage d'un tracteur. Un "patriote" (milicien anti-islamiste) de Tircine, près de Hasasna, dans la région de Saïda, a été assassiné alors qu'il assurait la protection de travaux de réfection de l'adduction d'eau potable.

(AP 29.3, Reuters, AP 1.4) Un charnier comprenant plusieurs dizaines (une cinquantaine, selon "Le Matin") de cadavres a été mis à jour le 27 mars lors d'une opération de ratissage dans la région de Tiaret, dans la forêt de Teximi. Les corps seraient ceux de personnes enlevées depuis 1994 par les GIA, qui avaient à l'époque multiplié les attentats et les enlèvements dans la région. Un autre fosse commune a été découverte, selon "El Khabar", dans les forêts autour de Boumerdès. Elle contiendrait les corps de 21 islamistes armés victimes de combats entre groupes rivaux ou d'accrochages avec l'armée. En outre, les corps d'un sous-préfet et de trois militaires auraient été retrouvés dans les forges de Lakhdaria. Ils avaient été enlevés il y a plusieurs mois à de "faux barrages" dressés par des groupes armés. Enfin, 13 cadavres auraient été retrouvés dans un puit désaffecté dans les montagnes de l'Oued El-Abtal, dans la région de Mascara, selon "Liberté", et nouveaux deux cadavres retrouvés enterrés dans la forêt de Teximi.

28 mars Un garde communal a été assassiné à Aït Yahia Moussa, dans la région de Tizi Ouzou. Un jeune berger a été tué dans l'explosion d'ne bombe à Chefka, près de Maâmara, dans la région de Jijel. Un militaire a sauté sur une mine près d'Aïn Adden, dans la région de Sidi Bel Abbes. 29 mars Quatre bergers ont été assassinés à Sidi Naâmane, dans la région de Médéa, par des hommes armés en treillis militaires qui ont volé une partie du cheptel de leurs victimes. 30-31 mars Un homme de 70 ans a été retrouvé mort, calciné, dans son gourbi à Maâtkas, en Kabylie 31 mars Trois membres d'un groupe armé (la katibat "El Ahoual", selon "Le Matin") ont été abattus par les forces de sécurité lors d'un ratissage de la forêt d'El Hassania, près de Chlef.

(Libre Algérie 10.4) Les services de sécurité ont dévouvert deux charniers au début du mois d'avril dans l'ouest, entre Mascara et Tiraret d'une part, sur les monts de Tiaret d'autre part, où une dizaine de cadavres en décomposition ont été retrouvés.


1er avril
Trois membres d'un groupe armé et un soldat de l'armée ont été tués 
lors d'un accrochage de plusieurs heures avec un groupe islamiste d'une dizaine d'éléments, 
près de Ben Allal, dans la région d'Aïn Defla.

Deux membres d'un groupe armé qui a attaqué le commissariat de police de Bir El Ater, 
près de la frontière tunisienne, ont été abattus par les policiers.

2 avril
Quatre gardes communaux et un membre du groupe de "légitime défense" local 
ont été tués à Mérine, près de Sidi Bel Abbes, 
par un groupe armé à un "faux barrage".

3 avril
Deux gardes communaux ont été tués 233;s dans l'explosion d'une bombe artisanale 
à Ouled Haddadj, dans la région de Boumerdès.

Un membre de la milice anti-islamiste locale ("patriotes") a été tué 
dans l'explosion d'une bombe à Zaoulama, dans la région de Tlemcen. 

Trois bergers et une partie de leur troupeau ont été enlevés par un groupe armé 
à Lourida, près de Djemâa Ouled Cheikh, dans la région d'Aïn Defla.

4 avril
Deux personnes ont été tuées dans un attentat à la bombe 
sur un marché d'El-Heranefa, dans la région de Chlef.

Six bergers ont été assassinés à Hannacha, près de la forêt de Mezaïa, 
dans la région de Médéa. 

Sept bergers ont été assassinés à l'arme blanche par un groupe armé 
à Ouled Djillali, dans la région de Chlef. 

5 avril
Un homme a été assassiné à Tenira, dans la région de Sidi Bel Abbès. 

Trois membres du groupe de "légitime défense" (GLD, milice anti-islamiste) 
ont été tués dans l'explosion d'une bombe à Telagh, dans la région de Sidi Bel Abbès

6 avril
Cinq personnes ont été tuées dans plusieurs attaques perpétrées 
à Médéa, dans les quartiers Batti (4 morts, un blessé) et Chelaala (un mort, deux blessés).

6-7 ou 8 avril
Un "repenti" de l'AIS (ou, selon certaines sources, un membre du GSPC de Hassah Hattab 
soupçonné de vouloir se rendre)a été tué à leur domicile à Tidjelabine, 
dans la région de Boumerdès.

9 avril
Un membre présumé du GSPC a été abattu dans une embuscade tendue 
par l'armée à Saharidji, près de M'chedellah, dans la région de Bouira

9-13 avril
Six islamistes armés auraient été abattus dans des opérations de ratissage 
déclenchées dans les régions de Tebessa (trois morts), Laghouat (deux morts)  et Aflou (un mort).

11 avril
Trois militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé 
à Tala Ou Mimoun, près de Tigzirt.

Trois jeunes bergers ont été assassinés à Sidi Abderrahmane, 
près de Chlef, par un groupe armé.

12-13 avril
Un présumé "terroriste" a été abattu à Constantine, par les forces de sécurité.

13 avril
Un groupe armé a ouvert le feu sur un marché à Hattatba, près de Tipaza, 
après avoir tendu un "faux barrage" à l'entrée de la ville, 
puis en se repliant a encore ouvert le feu sur les occupants d'un véhicule 
et abattu une personne croisant leur chemin, tuant au total douze ou treize personnes .

Trois bergers (une viellle femme et deux jeunes hommes) ont été découverts égorgés 
à Aïn Kermane, près d'Aïn Soltane, dans la région d'Aïn Defla. 

(AFP 13.4, AP 14.4, Le Matin 15.4) En trois mois, depuis la fin de l'application "théorique" de la loi sur la concorde civile, plus de 500 civils et militaires ont été tués par les groupes armés, et plus d'une centaine d'islamistes armés par les forces de sécurité, selon les bilans les plus modérés, d'autres bilans faisant état de près de 800 tués.


14 avril
Un présumé islamiste armé a été abattu par l'armée 
entre Aidi Ali Bounab et Timezrit, dans la région de Boumerdès.

15 avril
Un présumé "terroriste" a été abattu à la sortie de Tizi Ouzou 
par les forces de sécurité.

16 avril
Un membre d'un groupe armé a été tué par sa propre bombe dans la forêt de Rabta, 
entre Aomar et Kadiria. 

A Kadiria, un groupe armé a donné l'assaut à un cantonnement 
de gardes communaux. 
Un garde communal a été tu&#.

Un soldat aurait été tu&# dans une embuscade entre Draâ el Mizan et Kadiria. 

entre le 16 et le 18 avril
Un homme a été assassiné entre Ogaz et Rass El-Raïn Amirouche, dans la région de Mascara. 

18 avril
Un "repenti" de l'AIS a été assassiné dans le hameau de Benchoud, 
ès de Dellys, alors qu'il rendait visite à sa famille. 

Trois bergers, tous de la même famille, dont une fillette de 12 ans, ont été égorgés 
près de Djebel Saïdi, dans la région de Chlef. 

Un lieutenant de gendarmerie a été tué à un "faux barrage" 
tendu par un groupe armé au Pont Noir, près de Boghni.

18 au 20 avril
Sept à neuf douaniers (sept douaniers et deux "délégués", selon "Le Matin") 
patrouillant dans le secteur désertique d'El Agreb, au sud de Hassi Messaoud (Sahara) 
ont été abattus et égorgés, probablement le 18 avril,  dans une embuscade 
et leurs corps retrouvés le 20 avril près de Hassi el-Kaci, armes et uniformes volés. 
Les autorités ignoraient au moment où elles ont rendu l'information publique, le 22 avril, 
si les meurtriers sont des islamistes armés ou des contrebandiers.
Une soixantaine de cadres et d'agents des douanes ont été assassinés en Algérie depuis 1992. 

19 avril
Une femme a été assassinée et sa fille de 20 ans enlevée à Dahamnia, 
près d'El Marsa, dans la région de Chlef.

Deux hommes ont été tués à la sortie de Tizi Ouzou, dans des "conditions obscures" 
selon "Le Matin", et après avoir été délestés d'une importante somme d'argent.

20 avril
Trois membres d'un groupe armé d'une vingtaine d'éléments ont été tués 
dans une embuscade tendue par l'armée et la garde communale près du douar Teffaha, 
dans le massif de Stamboul, à l'est de Sidi Bel Abbes.

Deux militaires ont été assassinés à un "faux barrage" 
tendu par un groupe armé dans la région de Lakhdaria. 

20 ou 21 avril
Quatre gardes communaux ont été tués dans l'attaque par un groupe armé 
de leur poste au douar Bouliat, dans la région de Tebessa, à la frontière tunisienne.

Le corps décapité d'un homme de 27 ans a été retrouvé le 21 avril 
près de son domicile à Beni MBechir, près de Skikda.

21 avril
Huit personnes de 18 à 30 ans ont été massacrées par un groupe armé 
au douar Ouled Salam, dans la région de Batna. 

22 avril
Trois membres d'un groupe armé ont été abattus par la police après une longue filature, 
à Bordj el-Kiffan (banlieue est d'Alger). 

24 avril
Trois présumés membres du GSPC projetant, selon la presse, de commettre des attentats à Alger, 
ont été abattus à Rouiba par les forces de sécurité. 

Un policier et un militaire ont été abattus à un "faux barrage" 
tendu sur la route Batna-Kenchela.
Une opération de ratissage a ensuite été lancée par les forces de sécurité, 
lors de laquelle un groupe armé a été isolé, et quatre de ses membres abattus. 

Deux gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue  par un groupe armé à Sfisfa, 
près d'El Aouana, dans la région de Jijel. Dans l'affrontement, un membre du groupe armé 
a également été tué.

Les forces de sécurité ont découvert les corps de sept présumés "terroristes" 
és sur le mont Stamboul, dans la région de Mascara. 

25 avril
Deux "patriotes" ont été tués dans une ambuscade tendue par un groupe armé 
de la katibat "El Ahoual" près d'Attatba, dans la région de Tipaza. 

Deux bergers été enlevés près de Mohammadia, dans la région de Mascara, 
et retrouvés mutilés et égorgés dans la forêt de Fergoug.

Quatre bergers ont été enlevés, avec une partie de leur bétail, 
par un groupe armé près de Guertoufa, dans la région de Tiaret. 
Les corps de trois d'entre eux ont été retrouvés, égorgés.

25-26 avril
Un accrochage a opposé dans la nuit du 25 au 26 avril un "important groupe terroriste", 
qui serait l'auteur de l'enlèvement des bergers,  à de gendarmes. Quatre "terroristes" 
auraient été abattus dans les maquis de Mechraâ-Sfa, près d'El Helailia. 

Dix éléments d'un groupe armé ont été tués dans une opération 
déclenchée par les forces de sécurité, dans la nuit du 25 au 26 avril, 
à Mokrani, près de Bouira. 

26 avril
L'explosion d'une bombe au passage d'une voiture fait un mort à Bordj Emir Khaled, 
près d'Aïn Defla. Toutes les victimes dont partie de la même famille.

27-28 avril
Un islamiste armé a été abattu près de Gouraya, dans la région de Tipaza, 
dans une embuscade tendue par l'armée.

Un homme a été assassiné à Sebt, dans la région d'Azzaba, par un groupe armé. 29 avril Cinq éléments d'un groupe armé ont été tués, dans un accrochage avec les forces de sécurité au douar Beni Dahmane, près de Thenia. 29-30 avril Deux "repentis" de l'AIS ont été abattus à Oujdana, dans la région de Jijel, par un groupe armé d'une dizaine de membres. 30 avril Trois islamistes armés ont été abattus par l'armée à Djerah, entre Beni Amrane et Keddara. Parmi les trois personnes abattues se trouverait l'"émir" Noui, de la phalange "El Arkam" du GSPC, bras droit d'Akacha, l'un des lieutenants de Hassan Hattab. Trois islamistes armés auraient été abattus dans un violent accrochage avec les militaires dans la périphérie de Boumerdès ès un attentat à la bombe. Fin avril, date indéterminée Deux militaires ont été tués lors d'une opération de ratissage menée par les forces de sécurité sur le mont Asfor, à la frontière marocaine contre un GIA d'une soixantaine de membres, protégés par des champs de mines. 1er mai Neuf personnes, dont huit enfants et adolescents de moins de 16 ans, ont été enlevées à Zrayeg, dans la région de Tissemsilt, par un groupe armé. Deux gendarmes ont été assassinés à Dellys par un groupe armé de quatre personnes. Deux soldats ont été tués dans l'explosion de plusieurs mines sur le mont Asfor, à la frontière algéro-marocaine, alors qu'ils étaient en opération de ratissage. 2 mai Un policier municipal a été assassiné à Sahel Bouberak, dans la région de Dellys. Deux bergers ont été retrouvés morts à Chenayène, près de Djebahia, dans la région de Bouira. Ils avaient été enlevés la veille par un groupe armé. 2-3 mai Sept membres d'un autre groupe armé ont été tués près de Soul ek Khemis, dans une opération lancée après l'assassinat de deux bergers. 3 mai Trois femmes membres d'un groupe armé ont été abattues par l'armée à Ighzer Oumenchar, dans la région de Tamalaht. Les corps de deux hommes ont été découverts dans une opération de ratissage menés dans la région de Tamelaht, près de Bouira. Le corps d'un membre d'un groupe armé a été découvert à Djebahia, dans la région de Souk el Khemis. Le corps d'un présumé islamiste armé, porteur d'un émetteur radio, a été retrouvé près de Ben Hartoun, dans la région de Bouira. Il aurait été abattu deux semaines auparavant lors d'une opération militaire.


De 19 à 30 personnes, selon les sources, ont été massacrées, et à peu près autant blessées, dont au moins 10 grièvement, le 3 mai à un "faux barrage" dressé par un groupe armé d'une vingtaine d'hommes à Atalli, près de Hamdania, dans les gorges de la Chifa (entre Blida et Médéa), secteur pourtant sous haute surveillance militaire. Les victimes (parmi lesquelles beaucoup d'étudiantes et d'étudiants) se trouvaient dans un autobus et deux voitures particulières. L'autobus a été jeté dans un ravin et incendié par le groupe armé, qui a achevé des blessés à l'arme blanche. Ce massacre s'est produit alors qu'une délégation d'Amnesty International se trouve en Algérie depuis le 2 mai pour enquêter sur les massacres et les disparitions de civils. Le ministre de la Solidarité nationale, Djamel Ould Abbè, rendant visite aux rescapés du massacre, s'éest écrié "Montrez les photos à Amnesty et dites-leur voilà qui tue qui !", faisant allusion aux doutes fréquemment exprimés par Amnesty sur les auteurs réels de certains massacres. Le ministre a ajouté qu'"avec cette tuerie, Amnesty International a eu sa ration alimentaire"... Une opération de ratissage a été lancée rapidement par les forces de sécurité.

5 mai Quatorze membres de la katibat "El Khadra", des GIA ont été abattus dans un assaut lancé par l'armée contre leur base du Djebel Asfour, dans la région de Tlemcen, au terme d'une opération qui s'est achevée le 5 mai et aurait bénéficié de la coopération de l'armée marocaine, qui aurait empêché les islamistes armés de se réfugier de l'autre côté de la frontière. De dix à vingt (selon les bilans) membres de la Da'wa wal Djihad ont également été tués dans une opération de ratissage déclenchée le 27 avril dans la région de Bouira. 5-6 mai Un islamiste armé "repenti" a été assassiné à son domicile, près de Bouira. 6 mai Les dépouilles de neuf personnes (un instituteur, ses cinq enfants et trois proches) ont été découvertes par un "groupe de légitime défense" (milice locale) dans une maison abandonnée d'Ezraïk, près de Tissemsilt. Les victimes, égorgées, avaient disparu le 1er mai alors qu'elles se rendaient à Zrayeg, leur village natal, abandonné par ses habitants à cause des incursions de groupes armés. 7 mai Quatre gardes communaux ont été tués dans un accrochage avec un groupe armé à Tizi Oune, dans la région d'AïnDefla 8 mai Le gardien d'un domaine agricole, a été assassiné près de Khemis Miliana par un groupe armé. Un membre du "groupe de légitime défense" local, ainsi que son fils et sa fille, ont été assassinés à Souk El Had, dans la région de Relizane. L'un des membres du groupe armé auteur de l'attaque a été abattu. Un attentat à la bombe au passage d'une patrouille militaire a tué un soldat au douar Djebaïlia, dans la région de Mascara, lors d'une opération de ratissage. 9 mai Quatre très jeunes bergers, âgés de 8 à 12 ans, ont été assassinés par balles près de Medea Un garde communal a été tué dans une embuscade au mortier et à la bombe tendue à une patrouille de gardes communaux par un groupe armé à Aïn Bahria Legatat, près de Boumerdès 10 mai Cinq "terroristes" ont été abattus dans une embuscade tendue par l'armée et des "patriotes" (miliciens locaux) à Belefgâa. 11 mai Deux gendarmes ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé dans le douar El Youssoufi, près de Théniet El Had, dans la région de Tissemsilt. Six personnes ont été tuées dans une embuscade tendue le 11 mai à la sortie d'El Khemis. Un jeune homme a été tué dans l'explosion d'une bombe placée à un point d'eau, entre Khemis Miliala et Aïn Soltane. 12-13 mai Une opération de ratissage menée depuis le 9 mai à Belefgâa, dans la région de Tiaret, aurait quant à elle abouti à la mort de sept "terroristes". 13 mai Un homme a été tué dans un attentat à la bombe près de Dellys. 14 mai Cinq personnes ont été tuées par balles dans l'attaque par un groupe armé composé d'hommes habillés en tenues militaires d'un café du quartier de la Cadat, à El-Khemis. 14 ou 15 mai Une femme de 65 ans a été tuée dans l'explosion d'une bombe à Beni Amrane, près d'Aïn Soltane et d'El Khemis. 15 mai Un adolescent de 16 ans a été tué dans l'explosion d'une bombe près de Doui-Thabet, dans la région de Saïda. 16 mai Une dizaine de présumés "terroristes" ont été abattus dans une opération de ratissage menée sur les massifs de Sidi Khelil et du Djebel Asfour à Sidi Yahia, dans la région de Tlemcen. Un policier a été assassiné à un "faux barrage" entre Aomar et Draâ El Mizan. Un membre d'un groupe armé a été abattu dans une opération de ratissage dans le massif forestier de Mizab. 17 mai Une dizaine d'éléments d'un groupe armé auraient été tués sur les massifs de Sidi Khalil et du Djebel Asfour, dans la région de Tlemcen, lors d'une opération de ratissage que les forces de sécurité poursuivaient le 17 mai. Trois personnes ont été assassinées (brûlées vives dans leur véhicule incendié) à un "faux barrage" tendu sur la route de Mohammadia (ouest). Quatre membres d'une même famille (trois enfants de 5 à 12 ans et leur père) ont été retrouvés égorgés à leur domicile de Sig. La mère de famille et sa fille de 16 ans ont été enlevées. La mère de famille a été retrouvée le 20 mai, égorgée. 17-18 mai Un poste de la garde nationale (gendarmerie) tunisienne a été attaqué par un groupe armé fort d'une vingtaine de membres, venu du territoire algérien, ont annoncé les autorités tunisiennes. Selon l'agence officielle tunisienne PAP, les affrontements ont fait trois morts du côté du groupe armé qui serait affilié au GSPC de Hassan Hattab sous le nom de "Al Hajez" (l'obstacle). 18 mai Un chauffeur de camion a été abattu par un garde communal à Baghlia. Après une brève convocation à la gendarmerie, le garde communal a été remis en liberté, et son arme lui a été restituée. 18-19 mai Trois soldats ont été tués dans une embuscade à El Milia, près de Jijel, alors qu'ils rentraient d'une opération de ratissage. Six soldats ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à El Hattag, entre Collo et El Milia. Deux membres du groupe armé ont été tués dans l'affrontement. 18 ou 19 mai Un présumé "terroriste" a été abattu dans un ratissage des forces de sécurité autour de Sebdou, dans la région de Tlemcen. Un présumé "terroriste" a été abattu dans un ratissage opéré dans les forêts d'Aïn Berda, dans la région d'Annaba. 19-20 mai présumé "terroriste" a été abattu dans une embuscade tendue par les forces de sécurité (gendarmerie, "patriotes" et garde communale) à La Somade, près d'Iboudrarène, dans la région de Tizi Ouzou. 20 mai Une fillette de 8 ans a été tuée dans une "incursion terroriste" à Saïd Abid, dans la périphérie de Bouira. Un berger a été enlevé avec son troupeau à El-Adjina. Trois personnes ont été tuées (deux femmes, un adolescent) par des "patriotes" ivres (membre de la milice locale, GLD) le 20 mai à Tircine, près de Balloul, dans la région de Saïda. 20-21 mai Deux militaires ont été tués dans l'attaque par un groupe armé d'une quarantaine de membres d'un poste militaire à Haloufa, près d'Imekhlef, dans la région de Tizi Ouzou et de Boumerdès Un membre du groupe armé aurait été abattu. 21 mai Un homme de 69 ans a été retrouvé assassiné à Zehamta, près de Hachem, dans la région de Mascara. 22-23 mai Un membre de la milice anti-islamiste locale (GLD) a été tué dans la nuit du 22 au 23 mai dans une embuscade tendue par un groupe armé à Kaf El Hname, dans la région de Chlef. Trois personnes (les gardiens d'un chantier) ont été assassinées par un groupe armé d'une dizaine de membres à Berrouaghia, dans la région de Médéa. 24 mai Sept soldats ont été tués le 24 mai dans une embuscade tendue contre un convoi militaire par des éléments du GSPC à Kahla, près de Larbaâtache, dans la région de Boumerdès. 24-25 mai Deux membres d'un groupe armé ont été abattu par la gendarmerie près de Tebessa. Un homme a été assassiné et décapité à un "faux barrage" tendu entre B'chara et M'sila. 25 mai Trois personnes ont été assassinées à un "faux barrage" dressé par un groupe armé sur la route de Remka à Ammi Moussa, dans la région de Relizane. Un automobiliste a été enlevé à un "faux barrage" tendu à Maâdid, près de M'sila, et a été retrouvé décapité à quelques kilomètres de là. 27 mai Quatre personnes (des militaires ou des membres du groupe armé ont été tuées dans un accrochage survenu entre l'armée et un groupe armé à Drâa-Taouil, près de Bordj-Abdelkader, dans la région de Tissemsilt. Quatre bergers, dont un septuagénaire, ont été égorgés par un groupe armé à la lisière de la forêt de Tizi Ouchir, près de Miliana. Un ancien maire de Sidi Amar, dans la région d'Annaba, a été assassiné à son domicile de Hdjar-Diss. Selon le Quotidien d'Oran, il ne s'agirait pas d'un assassinat commis par un groupe armé islamiste, mais d'un meurtre commis à "l'ombre de la mafia des marchés publics", et la victime aurait été abattue pour que ne soit pas communiqué "un volumineux dossier qu'elle s'apprêtait à remettre à certains titres de la presse". Deux civils ont été assassinés à un "faux barrage" tendu entre Draâ Smar et Medea par un groupe armé qui serait affilié au GSPC.


tibihrin.gif Cinq personnes, toutes de la même famille, dont trois enfants, ont été massacrées à l'arme blanche dans la nuit du 27 au 28 mai à Draâ Smar près de Tibhirine, non loin du monastère trappiste de Notre Dame d'Afrique, dans la région de Médéa.

28 mai Cinq membres d'un groupe armé d'environ 25 membres, qui ferait partie de "Daoua oual Djihad", auraient été abattus par les forces de sécurité dans un affrontement survenu lors de l'attaque de la base du groupe, dans les montagnes de Hassasna, dans la région de Saïda. Trois militaires ont été tués 233; dans l'explosion d'une bombe au passage de leur patrouille, à Beni Fergane, près d'El Milia, dans la région de Jijel. 29 mai Le premier vice-président de l'Assemblée populaire communale (Conseil municipal) d'Aomar, élu FLN, a été abattu à Aomar, dans la région de Bouira. 29-30 mai Une femme de 60 ans et deux de ses enfants, âgés de 12 et 13 ans, ont été tués par un groupe armé dà Ouled Tayeb, près de Remka, dans la région de Relizane. Les agresseurs ont enlevé deux femmes, de la même famille. 30 mai Un militaire a été tué dans une embuscade tendue à Ifri Tamert, près de Mazer, entre Dellys et Tigzirt. Un membre du groupe aurait été abattu ", dans l'opération de ratissage qui a suivi. 30-31 mai Une pharmacie a été attaquée par un groupe armé à Arzew. Le vendeur de la pharmacie a été ssassiné. Une dizaine de membres du GSPC de Hassan Hattab auraient été tués dans les derniers jours de mai lors de la prise d'assaut de leur base, dans la région de Boumerdès, selon "El Khabar". "Liberté" évoque pour sa part bilan de 10 membres du GSPC abattus dans une opération militaire que le quotidien date des 30 et 31 mai, à Boubarek. Selon "El Khabar", cinq policiers auraient été tués dans les affrontements. Fin mai 20 membres d'un groupe armé ont été tué et un autre arrêté, selon les sources, lors d'une opération de l'armée déclenchée dans la région de Sidi Saoud. 1er juin Deux gardes communaux ont été tués par un groupe armé à Hammar Bensaber, près de Ssisef, dans la région de Sidi Bel Abbès 1er-2 juin Sept personnes ont été massacrées près de Gdyel, dans l'Oranais, par un groupe armé. Quelques heures plus tard, dans la même région, entre Gdyel et Oran, deux personnes ont été assassinées à un "faux barrage" dressé sur la route nationale. Un membre d'un groupe armé a été tué dans une embuscade tendue par l'armée à Djouahra, près d'Aïn Defla. Début juin L'ancien maire de Sidi Amar, dans la région d'Annaba, assassiné au début du mois de juin, aurait été tué par son fils ainé, et non par un groupe armé. 2-3 juin Deux personnes ont été assassinées à un "faux barrage" tendu entre Gdyel et Oran. 3-4 juin Un paysan a été assassiné à Aïn Ben Beïda, dans la région de Guelma. 4 juin Deux personnes ont été assassinées à un "faux barrage" tendu entre Sidi Lakdhar et Benallel, dans la région de Miliana. 5-6 juin Un jeune vendeur de cigarettes a été assassiné à Laghouat. 6 juin Quatre gardes communaux ont été assassinés par un groupe armé à Tarik Ibn Ziad (ouest), dans une embuscade, suivie d'une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité. Un membre présumé d'un groupe armé a été abattu à Ghabet Sahmania, près de Khemis El Khechna, par une patrouille militaire. 9 juin Un islamiste armé présumé a été abattu à Maâla, près de Lakhdaria, par un membre du GLD local. 9-10 juin Un jeune homme a été assassiné à Bechkira, dans la commune de Bechloul, près de Bouira, par un groupe armé. 11 juin Les corps de deux gardiens d'un poste relais de téléphonie mobile et d'un fonctionnaire des PTT ont été retrouvés à Zebiria, sur les hauteurs de Jijel. Ils ont probablement été assassiné par un groupe armé. Quatre personnes ont été égorgées à Roknia par un groupe armé ayant tendu un "faux barrage". 12 juin Deux présumés "terroristes" ont été abattus à Arzew par la police, alors qu'ils tentaient de racketter un commerçant. 14 juin Quatre membres du GSPC auraient été abattus par les forces de sécurité, dans la zone limitrophe des maquis de Sidi Ali Bounab. Un présumé "terroriste" a été abattu à Gdyel, près d'Oran, par les forces de sécurité, lors d'une embuscade tendue par deux hommes armés à une patrouille de police. 15 juin Un présumé "terroriste" a été abattu dans une embuscade tendue par la garde communale à un groupe armé près de Draâ El Mizan. Un garde communal a également été tué dans l'affrontement. Deux personnes (un homme et une jeune fille) ont été tuées, dans l'explosion d'une bombe dans le douar R'mila, près de Moussadek, dans la région de Chlef. 15-16 juin Un policier et un consommateur ont été tués dans l'attaque d'un groupe armé contre un bar de Tamda, dans la région de Tizi Ouzou. 16 juin Au moins treize personnes ont été tuées, dont 3 enfants, dans un attentat à la bombe commis sur le marché de Tarik El-Oued, à Mascara. Un berger de 61 ans a été tué dans l'explosion d'une bombe à Bel-Azem, près de Lakdaria. 16-17 juin Un jeune homme a été assassiné par un groupe armé à Ouled Nabi, près de Draâ El Kaïd, dans la région de Bejaïa. 17 juin De quatorze à seize islamistes armés auraient été tués dans une vaste opération de ratissage lancée par les forces de sécurité, usant d'armes lourdes et d'hélicoptères, contre les maquis de Mizrana, Sidi Ali Bounab et Ouzeraoua, entre Boumerdès et Tizi Ouzou. 19 juin Deux islamistes armés ont été tués lors d'un accrochage avec les forces de sécurité dans la forêt d'Aït Hassan, près de Tizi Ouzou. Une personne a été tuée dans une embuscade tendue par un groupe armé à Oued Tchina, près de Ben Allel, dans la région de Milliana. 20 juin Huit personnes (de jeunes hommes et selon certaines sources des garde forestiers) ont été massacrées par un groupe armé dans une forêt où elles allaient chercher du bois, près de Mouzaïa. Les forces de sécurité auraient "neutralisé" une base islamiste armée dans la province de Djelfa et tué 14 membres du groupe armé, lors d'une offensive lancée après un attentat à la bombe ayant fait "un grand nombre de morts" dans les rangs de l'armée, quelques jours auparavant. 21 juin Un militaire en permission et deux civils ont été abattus par trois policiers en civil, vraisemblablement ivres dans le quartier Bab Zitoune (Oliviers) de Tebessa, après une altercation. 23 juin Un membre de la garde communale de Had Chekala, dans la région de Relizane, a abattu son chef de détachement à Zaboudja, dans la commune d'Aïn Tarik, à la suite d'une violente altercation. 23-24 juin Un jeune homme a été égorgé à Sig, dans la région de Mascara. 25 juin Un homme (le gardien du complexe industriel) a été assassiné lors de l'incursion d'un groupe armé dans l'usine de mercure d'Ismaïl, près d'Azzaba, dans la région de Skikda. Trois personnes ont été tuées à un "faux barrage" dressé par un groupe armé à Mnasrya, dans la région d'Oran. 26 juin Trois personnes, dont un enfant de six ans, ont été assassinées par un groupe armé ayant intercepté leur véhicule près de Bouchouaou, entre Mouzaïa et Attatba, dans la région de Blida. Deux cadavres de civils assassinés ont été retrouvés à Bougara, dans la région de Blida. Trois paysans, dont un de soixante ans, ont été assassinés à l'arme blanche à Mekadra, dans la région de Sidi Bel Abbès, par un groupe armé. Dans la même région, à Kouanine, une personne a été abattue par un groupe armé à un "faux barrage". Un homme a été tué à un "faux barrage" dressé entre Tenira et Oued Seffioune, dans la région de Sidi Bel-Abbès. Un présumé membre du GSPC de Hassan Hattab a été abattu à Sidi Naâmane, dans la région de Tizi Ouzou, dans une embuscade tendue par les services de sécurité. 27 juin Un "terroriste" a été abattu lors d'une opération de ratissage sur les hauteurs de Djebel Guerrouch, à El-Aouana, dans la région de Jijel. 28 juin Un ou deux militaires, selon les sources, ont été tués par l'explosion d'une bombe lors d'un ratissage sur le mont Stamboul, près de Bouhanifia, dans la région de Mascara. 29 juin Un jeune homme a été tué d'une rafale de Kalashinkov par un militaire près de La Calère, à Oran, après une violente altercation. à Sidi El-Houari, un enfant aurait également été tué par balles par des militaires ivres. 30 juin Un homme, membre de la milice anti-islamiste locale ("Patriotes") a été tué dans l'explosion d'une bombe enfouie dans son champ, à Alouane, entre Naciria et Bordj Menaïel. 30 juin-1er juillet 8 personnes ont été massacrées dans la cité Haï Driouèche, à la périphérie de Blida, par un groupe armé ayant attaqué une salle de loisirs pour les jeunes, puis la maison d'une famille dont trois des membres, dont une femme et un enfant, ont été abattus à la hache. Fin juin-début juillet L'une des phalanges du GSPC dans la région de Tlemcen aurait été totalement démantelée, et plusieurs de ses membres ensevelis sous des tonnes de rochers après des bombardements effectués par hélicoptères, lors d'une offensive des forces de sécurité, qui aurait fait selon "El Watan" sept morts dans les rangs du groups armé, à Beni Ghazli. Dix membres du GSPC auraient été tués dans une opération de ratissage, qui s'est étendue le 1er juillet dans le massif de Sidi Ali Bounab et dans la forêt de Mizrana. 2 juillet Un garde communal a été tué dans l'explosion d'une bombe sur le marché d'Aïn Bent Djouher, à Taourirt, dans la région de Sidi Bel Abbès. Un membre d'un groupe armé qui tentait de s'introduire dans le douar Bouassem, près de Naciria, dans la région de Boumerdès, a été abattu par des gardes communaux. 3 juillet 11 personnes ont été massacrées à la hache et au couteau à Remka, dans la région de Relizane, par un groupe armé. Les assaillants ont piégé les corps de certaines de leur victimes, qui ont explosé à l'arrivée des forces de sécurité, tuant un militaire. 3-4 juillet Six villageois et trois membres d'un groupe armé ont été tués lors d'un accrochage entre le groupe armé et le groupe de légitime défense local (GLD) à Halouiya, près de Boufarik, dans la wilaya de Blida. 4 juillet Deux policiers ont été abattus par balles à Tebessa. Les auteurs présumés de l'attentat ont été arrêtés par les forces de sécurité. Deux membres du GSPC ont été abattus et deux autres capturés par les forces de sécurité près de Beni Sabber, dans la région de Dellys, où une opération de ratissage se poursuit depuis plus d'un mois. Selon "Le Matin", le bilan de cette opération serait d'une quarantaine de "terroristes" tués et d'au moins quinze morts dans les rangs de l'armée. Selon "Liberté", 17 "terroristes" ont été "neutralisés" dans une opération de ratissage lancée le 30 mai dans la région de Mizrana, près de Tigzirt, dans la région de Tizi Ouzou. Neuf personnes, dont trois enfants et une personne âgée ont été massacrées à l'arme blanche à Meriout, près du douar Bekoucha, sur les hauteurs d'Aïn Tagouraït (Bérard), dans la région de Tipaza, par un groupe armé d'une dizaine de membres. Deux des victimes du massacres faisaient partie de la milice locale ("Patriotes"). 4-5 juillet Deux policiers et un civil ont été assassinés à Senia, à la périphérie de Tiaret. 6 juillet Cinq personnes ont été tuées dans l'attaque par un groupe armé d'un bar clandestin d'El Khemis. 7 juillet Un présumé membre du GSPC a été abattu à Tassadort, dans la région de Tizi Ouzou, dans une embuscade tendue par les forces de sécurité. Une adolescente de 13 ans a été tuée dans l'explosion d'une bombe artisanale à Abou El Hassène, dans la région de Chlef Un jeune berger a été retrouvé égorgé et mutilé près de Hassassba (Magenta), dans la région de Sidi Bel Abbès. Il avait été enlevé la veille par un groupe armé qui s'était emparé d'une partie de son troupeau. Deux membres d'un groupe armé et un civil ont été tués à Sig lors d'un affrontement de quatre heures. Quatre personnes, membres de la même famille (le père, la mère et deux enfants) ont ét. retrouvées le 13 juilletassassinées à l'arme blanche dans leur villa, dans le quartier de Petit Lac à Oran. Les corps étaient en état de décomposition, le massacre remonterait donc à plusieurs jours, probablement autour du 7 juillet. 8 juillet Trois bergers (deux femmes d'une soixantaine d'années et un enfant de 12 ans) ont été retrouvés égorgés au-dessus d'Aïn Hamadi, dans la région de Chlef (Le quotidien "Le Matin" annonce que deux femmes et un enfant ont été tués dans l'explosion d'une bombe) Un berger de 15 ans a été retrouvé égorgé près des monts de Djebel Oulteme, dans la région de Boussaâda. Deux attentats à la bombe commis à Keddara, dans la région de Boumerdès, ont fait quatre morts (trois agents de sécurité d'une graniterie et un soldat. Selon "La Tribune", l'opération de ratissage menée depuis juin dans la forêt de Mizrana, dans la région de Dellys, aurait abouti à la mort de 20 membres du GSPC. Trois bergers ont été découverts égorgés et sept autres ont étéenlevés par un groupe armé près du douar d'Ouled Si Ahmed, dans la région de Tissemsilt. 8-9 juillet Huit ou neuf personnes ont été massacrées à Haouch Jordane, dans la région de Tipaza, par un groupe armé d'une dizaine de membres, qui, quelques heures auparavant, avait tué trois personnes, brûlées vives dans leur voiture à un faux barrage tendu à Hameur El-Aïn. Deux membres du "groupe de légitime défense" local ont été abattus lors de l'incursion d'un groupe armé dans le faubourg d'El-Malaabâ, à Tissemsilt. Un jeune homme a été enlevé et égorgé à Aïn Alem, près d'El Tarf, par un groupe armé. 9 juillet Une embuscade tendue à Kebaba, dans la région de Jijel par un groupe armé a fait quatre morts (le maire de la commune d'Erraguene, un militaire, un garde communal et un civil). Deux personnes ont été égorgées à Oued El Abtail, dans la région de Mascara. 10 juillet Un jeune homme a été tué dans l'explosion d'une bombe artisanale près de Merine, dans la région de Sidi Bel-Abbes. 11 juillet Sept militaire ont été tués dans une embuscade tendue sur le mont du Dokkanne, près de Tebessa, à proximité de la frontière tunisienne. Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par la police à Drâa Ben Khedda, dans la région de Tizi Ouzou. 11-12 juillet Quatre jeunes conscrits récemment démobilisés ont été assassinés à l'arme blanche près de Souk El Had, dans la région de Boumerdès, et cinq personnes, dont un officier de l'armée, ont été enlevées, à un "faux barrage" dressé par un groupe armé. Six jeunes campeurs originaires de Médéa ont été massacrés par un groupe armé sur une plage d'El Beldj, près de Tipasa. 12 juillet Un soldat a été tué dans l'explosion d'une bombe au passage d'un convoi militaire à Mazer, près de Tigzirt, dans la région de Tizi Ouzou. Quatre présumés islamistes armés, membres selon "Liberté" de la "phalange El Houda", active dans le Djurdjura, ont été abattus à Tala Rana, près de M'Chedellah, dans un accrochage avec une patrouille de l'armée. 12-13 juillet Deux policiers ont été tués 233;s dans une embuscade tendue par des éléments du GSPC à Zemmouri, près de Boumerdès. Deux présumés islamistes armés ont été abattus à la sortie de Chlef. 13 juillet Un employé communal (militant du FLN. selon "Le Matin")de Taglaït, dans la région de Bordj Bou Arreridj, a été abattu dans une embuscade tendue à Ouled Chellakh. 14 juillet Trois gendarmes et un garde communal ont été tués, à Temmanar (ou Tamanart) , près de Collo, dans une embuscade tendue par un groupe d'une vingtaine de membres du GSPC. Selon "El Watan", qui ne confirme pas cette information, l'accrochage ayant suivi aurait fait une dizaine de tués dans les rangs du groupe armé. Selon d'autres sources, ce sont huit militaires qui ont été tués dans la nuit du 14-15 juillet dans une embuscade tendue à leur patrouille par un groupe armé d'une trentaine de membres à El Batha, près de Collo. 15-16 juillet Un couple a été assassiné à son domicile à El Mazraâ, dans la région de Tebessa, par un groupe armé. 16 juillet Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe près d'Essamouma, dans la région de Telagh, au sud de Sidi Bel Abbes, alors que l'armée procédait à un ratissage. Un garde communal a été assassiné par un groupe armé près d'El Ogla El Malha, dans la région de Tebessa. Neuf personnes, dont deux ou trois femmes et deux enfants, ont été abattues à un "faux barrage" tendu entre Nador et Hadjout, près de Tipasa, par un groupe armé vâtu de tenues militaires . 17-18 juillet Six personnes, dont trois femmes et deux enfants, la sixième personne étant, selon certaines sources, un handicapé mental, ont été tuées par un groupe armé à Hamdania, près de Blida. Deux gardes communaux ont été abattus dans une embuscade tendue par un groupe armé à Zogagha, près de Keddara, dans la région de Boumerdès. L'un des membres du groupe armé aurait été abattu par les gardes communaux. 18-19 juillet Deux militaires ont été tués dans l'explosion d'une bombe à leur passage, à El Khayata, près d'El Tenira, dans la région de Sidi Bel Abbes. Deux membres d'un groupe armé ont été abattus à Tala Rana, près de Saharidj (à l'est de Bouira), dans une embuscade tendue par l'armée et la milice locale. Un islamiste armé a été abattu par les forces de sécurité à Sidi Ali, dans la région de Mascara. 19-20 juillet Cinq personnes d'une même famille, dont trois enfants, ont été assassinées dans le quartier Merdjechekir de Medea par un groupe armé qui a incendié la maison, avec les victimes à l'intérieur. Un homme a été tué dans l'explosion d'une bombe à El Omaria, dans la région de Medea, le 19 ou le 20 juillet. 20 juillet Trois personnes ont été tuées entre Oued Slama et Ben Omar, près de Larbaâ, à un "faux barrage" tendu par un groupe armé de quatre personnes, vêtu de tenues militaires. 20-21 juillet Quatre personnes, dont une femme, ont été égorgées à Djendel, dans la région de Skikda. Deux éléments d'un groupe armé ont été abattus par les forces de sécurité près du mont Tamdrara, dans la région de Chlef. 21 juillet Deux islamistes armés ont été abattus à Saharidj dans une embuscade tendue par l'armée. Cinq personnes ont été égorgées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Guellalza et Ras-El-Aïn, dans la région de Mascara. Trois militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Oued Soudan (Oued Essoudène), près d'Azzaba, dans la région de Skikda. Cinq personnes ont été tuées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Ras-El Aïn Amirouche, près de Sig, dans la région de Mascara. 21-22 juillet Vingt-cinq ou Vingt-huit (selon les sources) membres du GSPC de Hassan Hattab auraient été abattus dans un ratissage opéré par les forces de sécurité dans le massif de Collo, dans la région d' Ouled Attia, ratissage qui s'est terminé le 22 juillet. 22 juillet Deux gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Aït Ouarzedine, près de Sidi Ali Bounab, sur les hauteurs de Tadmaït, dans la région de Tizi Ouzou. Un membre de la milice locale a été tué dans l'explosion d'une bombe artisanalade à Lakhdaria. 22-23 juillet Un agriculteur a été assassiné à El-Mekkia, dans la région d'El Tarf, par un groupe armé. Une jeune fille de 15 ans a été tuée pour avoir refusé de suivre un groupe armé qui voulait l'enlever, et son père tué (ou blessé grièvement)lors de l'incursion du groupe armé à la périphérie de Médéa, alors que les victimes revenaient d'un mariage. 24-25 juillet Trois personnes ont été assassinées à Tiaret. 25-26 juillet Un adolescent et un vieillard ont été assassinés près de Tamjrit, dans la région de Bejaïa. 26-27 juillet Deux personnes (deux bergers) ont été tuées lors de l'attaque par un groupe armé d'un groupe de 4 bergers pres du douar El M Rariche, à El Hranfa, près de Chlef. 27 juillet Deux hommes (deux chasseurs) ont été assassinés à Djebel Hallouf, près de Guelma, par un groupe armé. Les corps de trois jeunes hommes tués par balles ont été retrouvés dans l'oued Sebaou, entre Tamda et Qahra, dans la région de Tizi Ouzou. Trois personnes, dont un adolescent de 15 ans et un septuagénaire, ont été assassinées à Laalem, dans la région de Saïda, par un groupe armé de cinq membres. 27-28 juillet Huit personnes (membres d'une même famille de nomades), dont deux bébés, ont été massacrées à la périphérie de Tiaret, par un groupe armé de sept membres, qui a enlevé une jeune femme avant de s'enfuir. 29 juillet Une femme et ses deux enfants ont ete assassines a un faux barrage dresse par un groupe arme sur la route de Oued El Alleug, pres de Blida. Un "patriote" (civil arme) a ete tue a Legata pres de Boumerdes par un groupe armé. 3-4 aout Six jeunes gens, âgés de 14 à 18 ans, ont été massacrés pendant une fête de mariage à Ouled Yaich, dans la région de Blida, par un groupe armé de quatre personnes. Quatre personnes (un père et une mère de famille et leurs deux enfants) ont été massacrées à Medea par un groupe armé. 4 aout Deux personnes (un jeune homme et sa soeur de 14 ans) ont été égorgées à Fraydia, entre Bouharoun et Attaba, par un groupe armé de six à huit membres. 11 aout Quatre membres d'une même famille, parmi lesquels trois enfants âgés de 18 mois à 14 ans, ont été tués lors d'une embuscade tendue par un groupe armé sur la route près d'El-Aouana, dans la région de Jijel. 15 aout Un membre de la milice locale (GLD) a été tué lors d'un accrochage avec un groupe armé (qui serait, selon "Le Matin", celui des "Talibans", affilié aux GIA). 17 aout Un policier a été tué par balles dans le quartier Miramar à Oran, lors d'une violente altercation avec un autre membre des services de sécurité, qui l'a abattu à bout portant pour des raisons inconnues, et a finalement été arrêté. Un homme (selon "El Watan" : un fournisseur en produits alimentaires de la garde communale) a été assassiné à un faux barrage dressé par un groupe armé composé d'une quinzaine d'individus, près de la localité de M'chedallah (40km à l'est de Bouira). Le chef de la patrouille de la garde communale qui s'était lancée à la poursuite du groupe armé a également été tué, dans l'explosion d'une bombe artisanale. Un jeune homme a été tué par balles à un faux barrage tendu par un groupe armé entre Dramchi et Boukram (70km à l'ouest de Bouira) alors qu'il tentait de le forcer. Deux islamistes armés ont été tués lors d'une opération de ratissage menée par l'armée à Sidi Makhlouf, près de Aïn Bessem (160km à l'est d'Alger). 18 aout L'armée a lancé le 18 août une opération de ratissage dans les provinces d'Aïn Defla et Chlef. Quelque 300 membres présumés de la katibat Al Aoual (escadron de la terreur) auraient été encerclés par l'armée, et au moins 23 d'entre eux auraient été abattus. Au moins quatre (sept, selon "Le Matin") gardes communaux ont été également tués, dont six au lieu-dit El-Maïn, entre Aïn Defla et Chlef. Deux soldats et un garde communal ont été tués par un groupe armé qui leur a tendu une embuscade à Amedjoudh, entre Tizi-Ouzou et Beni Zmenzer à 130km à l'est d'Alger. 19-20 aout Trois islamistes armés ont été tués à Haïzer, dans la région de Bouira, au cours d'une opération de ratissage menée par les forces de sécurité sur le versant du Djurdjura. 22 aout Six ou sept islamistes armés auraient été tués dans une offensive de l'armée, appuyée par des hélicoptères, près de Zemmoura, dans la région de Relizane. Un jeune homme a été abattu près de la cité Redouane, à la périphérie de Sig, par deux hommes armés. 22-23 aout Cinq islamistes armés ont été abattus par des forces de sécurité près de Zemmoura, dans la région de Jijel. 23 aout Un jeune homme a été abattu par trois hommes armés à Hai Redouane, dans la forêt de Stamboul, près d'Oran. 24 aout Deux militaires, un gendarme et un islamiste armé ont été tués dans l'attaque d'un postesé de contrôle du groupe de légitime défense (GLD, milice locale) situé dans la commune de Lakhdaria. Un militaire a été tué à El Merdj, entre Hamza et El Korn, dans la région d'El Alouana, dans l'explosion d'une bombe artisanale. 27 aout Un enfant de 12 ans a été tué dans l'explosion d'une bombe artisanale à la périphérie de Bouira. 28 aout Un homme d'une cinquantaine d'années a été assassiné à Draâ Labiod, près de Berrouaghia. 31 aout-1er septembre Un jeune homme a été assassiné à Dmina, près de Taher, dans la région de Jijel, par un groupe armé d'une ditaine de membres qui a fait irruption dans une fête de mariage. 2-3 septembre Deux personnes ont été assassinées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Sidi Yahia et Mouzaïa, dans la région de Blida. Un jeune homme venant d'accomplir son service national a été enlevé par un groupe armé à Oued el Berd, au nord de Sétif. 4 septembre Deux "patriotes" (membre de la milice locale) ont été assassinés, à un "faux barrage" tendu par des islamistes armés à Tiguemoumin, sur la route de Zaknoun, dans les Ouacifs, près de Tizi Ouzou Un garde communal a été tué à Mazer, près de Tigzirt, dans la région de Tizi Ouzou, dans l'explosion d'une bombe artisanale. Un fonctionnaire a été retrouvé égorgé et décapité entre Corso et Beni Amrane, dans la région de Boumerdès. Un ancien garde communal a été assassiné à Adafel, près d'El Aouana, dans la région de Jijel, par un groupe armé. 4-5 septembre L'un des principaux adjoints de Hassan Hattab, "émir" du GSPC", Hamid Mouffok, aurait été abattu au cours d'une opération militaire sur le col de Tizi Kollal, près de Bouira. Un autre membre du groupe de Mouffok aurait également été abattu, 5-6 septembre Quatre personnes ont été assassinées à Semar, près d'El-Hoceïnia (El Hassania), dans la région d'Aïn Defla, lors de l'attaque par un groupe armé du domicile d'un "patriote" (milicien local) qu'ils ont tué, avec sa femme et deux de ses filles, avant d'enlever sa troisième fille. 6-7 septembre Un islamiste armé "repenti" qui s'était livré aux autorités quatre jours auparavant a été assassiné devant son domicile à Tebessa. 7 septembre Un islamiste armé a été tué lors d'un accrochage avec une patrouille de l'armée à Tirmitine, près de Bordj Menaïel. 8-9 septembre Trois personnes ont été assassinées à Ouled Belhasna, près de Mohammadia, dans la région de Mascara, lors d'une attaque par un groupe armé. 9 septembre Deux gardes communaux ont été égorgés à un faux barrage dressé par des islamistes armées entre Hidoussa et Merouana, près de Batna. 9-10 septembre Un islamiste armé, lieutenant de l'"émir" Megata, a été abatu lors d'une opération de la gendarmerie, de l'armée, des gardes communaux et des milices locales lancée contre un groupe armé près de Drean, dans la région d'El Tarf. Une personne a été tuée par balle à Sig, alors qu'un groupe armé venait s'approvisionner dans une épicerie.

11 septembre Un islamiste armé a été abattu dans la Forêt de Fargoug, près de Mascara, lors d'une opération de ratissage de l'armée, appuyée par des hélicoptères. 13 septembre Une jeune comédienne de 21 ans, Menad El Hadja, est décédée des suites de son immolation par son frère cadet, qui, le 18 août, à Mostaganem, pour la punir d'une activité qu'il jugeait "haram", contraire aux règles religieuses, l'avait aspergée d'essence et l'avait transformée en torche vivante. 15 septembre Deux membres présumés du GSPC ont été abattus à Leghaoui, dans la région de Dellys, lors d'une opération de ratissage menée par les forces de sécurité. 16 septembre Un gendarme a été tué par un groupe armé à Aghedir, près d'Azaouen, dans la région de Jijel. 17 septembre Un jeune homme qui venait de finir son service militaire a été assassiné à Ath Mansour, près deTaourit, dans la région de Bouira, par un groupe armé qui a fait irruption dans un café pour fouiller et racketter les consommateurs. 18 septembre Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe au passage d'un convoi militaire, à Tizi Ghenif, près de Tizi Ouzou. Cinq islamistes armés ont été abattus dans le Djebel Bouanif, près de Batna, dans un accrochage avec les militaires qui les encerclaient. 18-19 septembre Cinq personnes ont été tuées par un groupe armé de trois personnes, dans un quartier périphérique de Bou Ismaïl, dans la région de Tipaza. Les victimes sont toutes des travailleurs au noir d'un atelier de confection clandestin originaires (comme le propriétaire de l'atelier) de Tablat, dans la région de Médéa. 19 septembre De source militaire, on a annoncé que cinq islamistes armés et deux membres des milices anti-islamistes locales ("patriotes") ont été tués à Drean, dans la région d'El Tarf, lors d'une opération de l'armée encerclant le groupe armé de l'"émir" Megata. Un gendarme et un garde communal ont été assassinés à Benchoud, près de Dellys, alors qu'ils regagnaient leur cantonnement. 19-20 septembre Deux islamistes armés ont été tués dans les monts d'Oussilas, dans la région de Mascara, lors d'une embuscade tendue par l'armée.

20 septembre Six personnes, trois femmes et trois enfants allant chercher de l'eau, ont été tuées dans une embuscade tendue par un groupe armé près d'une source d'eau, à la périphérie de Hamam Righa, dans les montagnes du Zaccar, près d'Aïn Defla. Deux soldats ont été tués et quatre blessés dans l'explosion d'une bombe à Beni Amrane, près de Boumerdès, non loin d'un lycée. Le corps d'un berger de 82 ans, mutilé, a été retrouvé près d'Ouled Bah, dans la région de Mascara. 21 septembre Treize personnes ont été massacrées lors d'une fête de mariage à Haouch Bichelin, dans la Chiffa, près de Blida. L'"émir" Megata du GSPC aurait été abattu, avec sept de ses hommes, dont le mufti de son groupe, Soltani, lors d'une opération des forces de sécurité dans la région de Dréan (wilaya d'El-Tarf). 21-22 septembre Sept personnes, toutes de la même famille, dont un bébé, deux enfants en bas âge, deux femmes et un vieillard, ont été tuées à Marbouni, près de Bougara (Rovigo), dans la région de Blida, par un groupe armé. Un "patriote" (milicien) a été abattu à Meftah (Rivet, dans la région de Blida. 22 septembre Cinq personnes ont été massacrées (mutilées, égorgées) à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à l'entrée de Hatatba, entre Berbessa et Oued El Alleug, dans la région de Tipaza. Le groupe armé a enlevé une jeune femme dont le corps a été retrouvé le 24 septembre près du lieu du massacre. La jeune femme avait été violée, mutilée et égorgée. Trois personnes ont été assassinées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Ouled Yaïche, à l'entrée de Blida. 22 ou 23 septembre Un membre présumé d'un groupe armé a été abattu dans une embuscade tendue par des miliciens locaux à Moulay Slissene, dans la région de Sidi Bel Abbes. 23 septembre Le corps d'un homme ligoté avec du fil de fer a été repêché dans le port de Bouharoun, dans la wilaya de Tipaza. Un homme a été tué à Chaiba, près d'Attatba, dans l'explosion d'une bombe. Un militaire a été tué dans un attentat à la bombe au passage d'un camion militaire, à Hmazat, dans la région d'Aïn Defla. 23-24 septembre Un agriculteur de 60 ans a été égorgé par des inconnus, qui ont détruit sa demeure et volé son troupeau. 24 septembre Un "patriote" (milicien) a été tué par un groupe armé à Boulerbah, près d'Aomar, dans la région de Bouira. Les deux hommes gardaient un oléoduc. 26-27 septembre Un jeune policier a été assassiné, égorgé, dans la région de Merouana. 28-29 septembre L'attaque par un groupe armé du siège de la police communale de Beni Aïssi, à Amerzi, près de Tizi Ouzou, a fait huit morts au sein dela Garde communale. Des renforts militaires sont ensuite tombés dans une embuscade à Tighzert, près d'Ighil Hamou, embuscade qui a fait un mort au sein des militaires. Les cinq membres d'une famille (le père, la mère et leurs trois enfants de 8 à 12 ans) ont été massacrés par un groupe armé à Tipasa, où le père était surveillant dans une entreprise de travaux publics.

29 septembre Le corps, égorgé, d'un berger d'une trentaine d'années a été retrouvé à proximité de Takhemanet, près de Frenda, dans la région de Tiaret. Son troupeau a été emporté par ses assassins qui. 30 septembre Les corps de trois femmes enlevées au printemps 1996 par un groupe armé sévissant dans la région de Blida ont été retrouvés dans la forêt de Thilana, dans la région de Blida. Fin septembre Un jeune homme, chauffeur de taxi, a été retrouvé décapité le 2 octobre à la périphérie de Sig, dans la région de Mascara. Il avait disparu cinq jours auparavant. 1er-2 octobre Sept personnes, toutes de la même famille, ont été massacrées à Benchicao, près de Medea, par un groupe armé, dont l'un des membres a été abattu par le chef de la famille agressée, ou par les forces de sécurité. En se repliant dans les montagnes de Benchicao, le groupe armé a abattu deux autres personnes, un homme qui gardait son troupeau et le gardien d'un vignoble. 2 octobre Un policier a été assassiné à Boghni (Kabylie) par deux hommes armées. < Un policier a été tué à un "faux barrage" tendu près de Tlioua, dans la wilaya de Mascara, par un groupe armé en de tenue militaire. Les corps de deux personnes ont été découverts à Chender, entre Naciria et Bordj Menaïel, dans la wilaya de Boumerdès. Ils portaient des impacts de balles et avaient les membres attachés. 2-3 octobre Quatorze personnes d'une même famille, celle d'un ouvrier agricole, ont été massacrées à la hache, au couteau et par balles par un groupe armé à Ouled Amrane, près de Khemis Miliana dans la région d'Aïn Defla) Parmi les victimes, on compte, selon les sources, cinq ou six femmes et quatre ou cinq enfants. Un présumé "terroriste" a été abattu le 2 ou le 3 octobre par des membres du groupe de légitime défense (milice locale) selon "El Watan", des chasseurs selon "Liberté", à Sidi Moumen, près de Souk Ahras. 3 octobre Dix militaires ont été tués dans ume embuscade tendue par un groupe armé à Bissi, entre Azzaba et Skikda. Deux militaires ont été tués à Aïn Tarik, près de Remka, dans la région de Relizane dans l'explosion d'une bombe au passage d'un convoi militaire. 3-4 octobre Deux hommes ont été tués par un groupe armé à Athri, près de Larbaâ Nath Irathen : le premier le 3 octobre, alors qu'il était parti à la chasse, le second, son cousin, le lendemain dans un accrochage avec le groupe armé alors qu'avec un groupe d'habitants de la commune il était parti à la recherche du premier. 4 octobre Deux "patriotes" (miliciens locaux) de Larbaa Nath Irathen ont été tués dans un accrochage avec un groupe armé à Aït Atelli, près de Larbaa Nath Irathen. 4-5 octobre Un officier de police judiciaire a été tué à Larbâa, dans une embuscade tendue à une patrouille de la police. 5 octobre Un groupe armé de six membres aurait été éliminé, par l'armée à Tala Guilef, dans le Djurdjura (Kabylie). Ce groupe serait l'auteur de l'attaque du casernement de la garde communale d'Ath Aïssa (neuf morts). Un soldat a été tué dans l'explosion d'une bombe au passage d'un convoi militaire entre Bouhinoun et Ath Zmenzer, en Kabylie. Un autre soldat a été tué dans une embuscade tendue peu après, non loin du lieu de l'explosion, par un groupe armé, qui a perdu deux hommes dans l'accrochage qui a suivi. Le chef de la garde communale d'Ouled Aissa a été assassiné à Ouled Aissa par un groupe armé. Deux civils ont été assassinés par un groupe armé à Médéa. Les victimes appartenaient toutes à la même famille. 7 octobre Six personnes (un groupe de bergers, dont deux septuagénaires et une jeune femme) ont été assassinées (égorgées et mutilées à la hache et au couteau) et deux autres (deux adolescentes) enlevées à Ben Hareth, sur les hauteurs de Talassa, dans la région de Chlef, par un groupe armé. L'une des deux adolescentes a été retrouvée le lendemain égorgée, dans une forêt proche. Deux bergers ont été assassinés à Rkob, près de Mellakou, dans la région de Tiaret, par un groupe armé. Le conducteur d'un camion transportant du sable a été tué après que son véhicule ait sauté sur une bombe à Ammi Moussa, dans la région de Relizane. Un jeune homme a été abattu par un groupe armé qui tendait un "faux barrage"sur le route de Sétif. 9 octobre Trois militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Sidi Rached, près de Tipaza. 10 octobre Une mère et ses cinq enfants ont été retrouvés égorgés à Zemoura, dans la région de Relizane. Le père, un milicien local, a disparu deux jours auparavant. Deux pompiers ont été assassinés dans une embuscade, après avoir répondu à une fausse alerte à Laghouat, le 10 octobre. Un groupe armé de trente à quarante membres, appartenant à la "katibat El Ahouel", serait encerclé par l'armée depuis le 8 octobre dans le massif de Tiberkanine, près d'Aïn Defla. 13 personnes auraient été tuées dans les combats opposant le groupe armé et les forces de sécurité. Le corps d'un homme d'une quarantaine d'années a été découvert près de Boghni par la gendarmerie, et un deuxième corps, en état de décomposition avancée, découvert par la Protection civile près de Tala Amara, dans la région de Tizi Ouzou. 10-11 octobre Plusieurs militaires auraient été tués et d'autres blessés dans l'attaque de leur casernement à Mizrana par un groupe armé du GSPC, qui aurait lui aussi subi des pertes. 11 octobre Un jeune homme a été abattu par un "patriote" (milicien local) d'Ouled Benhamia, près de Mascara, qui l'avait surpris en train de cueillir des olives. 12 octobre Cinq jeunes bergers âgée de 14 à 17 ans ont été massacrés par un groupe armé vêtu de treillis militaires, à Djebabra, près de Hamman Righa, dans la région d'Aïn Defla. Un soldat a été tué dans l'explosion d'une bombe au passage d'une patrouille à Aït Allaoua. Un policier a été abattu à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Aïn Oulmème et Ras el Oued, dans la région de Setif. Trois présumés islamistes armés, dont un "émir" ont été abattus lors d'une embuscade tendue par la gendarmerie à Oued Antar Guentis, près de Tebessa. Un islamiste armé a été tué lors d'une opération de l'armée à El Fiadh, près de Bordj Menaïel. 12-13 octobre Six membres d'une même famille, dont trois enfants et un nouveau-né, ont été massacrés par un groupe armé dans un chalet de Chréa, près de Blida. 13 octobre Deux personnes ont été égorgées dans un douar proche d'Henchir Toumghani, dans la région d'Oum el Boughni. 13-14 octobre Un membre des forces de sécurité a été tué dans un accrochage avec un groupe armé à Berrahmoune, près de Corso, dans la région de Boumerdès. 14 octobre Cinq ou six personnes (des camionneurs) ont été massacrées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Aïn el Melh, entre Benchicao et Berrouaghia. 14-15 octobre Douze personnes, issues de deux familles, dont cinq fillettes et deux femmes âgées, ont été massacrées et deux jeunes filles enlevées dans un douar proche d'Ouzra, dans la région de Médéa, par un groupe armé d'une dizaine de personnes, qui aurait ensuite, pendant sa retraite, massacré six autres personnes, des paysans, au sud d'Ouzra. Les corps des six paysans ont été retrouvés près de Benchicao. 15 octobre Un homme, membre de la milice locale, a été tué dans un attentat à la bombe à Atir, près de Dellys. 16 octobre Un berger de 45 ans a été retrouvé égorgé, à Benmal, près de Takhemaret, dans la région de Tiaret. De deux à quatre personnes ont été assassinées par un groupe armé en tenue militaire, qui a selon certaines sources mitraillé la foule des fidèles sortant de la mosquée d'El Adjiba, près de Bouira, à la fin de la prière du soir, et selon d'autres sources "sélectionné" quatre fidèles pour les fusiller ensuite. 17 octobre Deux militaires ont été tués au passage de leur véhicule sur une bombe à Ghar Tin, près de Zardaza, dans la région de Skikda. 18 octobre Deux corps non identifiés ont été découverts le 18 octobre dans une zone encerclée par l'armée, la garde communale et les milices locales, entre Baâta et Boucherahil, et dans laquelle se trouverait un groupe armé. Deux gardes communaux ont été assassinés le 18 octobre à Dellys par de présumés islamistes armés, qui ont fait exploser une bombe devant le siège de la Garde communale avant d'ouvrir le feu sur les gardes. Un membre d'un "Groupe de légitime défense" a été abattu à Chabeur el Ameur, à l'ouest d'Alger. 18-19 octobre Douze personnes, dont des femmes, cinq enfants et adolescents et des personnes âgées, ont été massacrées à Abou el Hassan, dans la région de Chlef, par un groupe armé, qui a également enlevé une jeune fille de 18 ans. 19 octobre Un présumé islamiste armé a été abattu près de Tebessa par l'armée. 19-20 octobre Cinq membres d'un groupe armé et un civil ont été tués dans un accrochage entre les forces de sécurité et le groupe armé à Khemis et Khechna. 20 octobre Trois membres d'un groupe armé ont été abattus dans un accrochage près de Mestah, à l'est d'Alger, par l'armée. Un présumé "terroriste" a été abattu entre Bouderbala et Boukram, dans la région de Lakhdaria, par des "patriotes" (miliciens locaux). Un homme a été assassiné et sa femme enlevée à Nouflia, dans la région de Tiaret, dans une embuscade tendue par un groupe armé. Un homme a été assassiné à M'laoua, dans la région de Bouira, par un groupe armé de quatre personnes. 21-23 octobre Quatre ou cinq présumés "terroristes" ont été abattus par les forces de sécurité près d'Ouled Mimoun, dans la région de Tlemcen, lors d'une offensive militaire. "El Watan" indique pour sa part un bilan de "neuf terroristes abattus sur les monts d'El Kadouss dans la nuit du 21 au 22, et quatre les jours précédents dans les djebels Mizab, dans la région de Beni Snouss. 22 octobre Un militaire a été tué dans une attaque par un groupe armé à Tala Bounane, dans la région de Tizi Ouzou. 23-24 octobre Un policier a été assassiné (poignardé) à Tizi Ouzou. La piste d'un crime crapuleux semble probable. Un chauffeur de taxi a été assassiné à l'arme blanche et mutilé, près du douar Sefafha, près de Ghaumri, dans la région de Mascara. 24 octobre Trois personnes ont été tuées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Berrouaghia et Beni Slimane. Huit membres d'une même famille de fermiers ont été massacrés à Boumaiza, dans la région de Tiaret, par un groupe armé. Deux présumés islamistes armés ont été abattus à Oued Kadous, près de Tlemcen, dans un accrochage avec les forces de sécurité. 25 octobre Sept personnes, dont un nouveau-né, deux enfants et une personne âgée, ont été massacrées à l'arme blanche et achevées par balles par un groupe armé dans le quartier populaire de Bati, à Médéa. Trois personnes ont été tuées à un "faux barrage" dressé à Châabat-Zitoun, dans la région de Médéa, par un groupe armé. Deux cadavres en état avancé de décomposition ont été découverts à Ouaguenoun, entre Tamda et Djebla, dans la région de ^Tizi Ouzou. 25-26 octobre Le fils d'un milicien local ("Patriote") a été abattu, et son père blessé, lors de l'attaque du domicile familial par un groupe armé à Ouled El Guenoun, dans la région de Mascara. Sept membre d'un groupe armé auraient été tués "dans le courant de la semaine" à Fouara, dans la région de Tissemsilt, dans une opération menée par l'armée. 28 octobre Un chauffeur de bus, par ailleurs membre de la milice locale ("Patriotes"), aurait été tué par une bombe placée sous son siège, à Oudjana, près de Taher, dans la région de Jijel. 29 octobre Un présumé "terroriste" a été abattu à Timizert, près d'Al Aouana, dans la région de Jijel, dans une embuscade tendue par les forces de sécurité. 29-30 octobre Deux passagers d'une voiture, un homme et une femme, ont été brûlés vifs dans leur véhicule après que celui-ci ait été stoppé par un "faux barrage" tendu par un groupe armé de quatre personnes portant des tenues militaires, à Dar el Cantina, près de Tenes, dans la région de Chlef. Un homme de 60 ans a été tué dans l'attaque de leur domicile par un groupe armé, à Aïn Chekh, à la périphérie de Médéa. 30 octobre Un présumé islamiste armé a été abattu par les militaires près du Djebel Bouziri, dans la région de Sig. Il s'agirait d'un "émir" d'un GIA de l'ouest, Kada Bououla, proche d'Antar Zouabri. Un officier de l'armée a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé à Djoualil, près de Meftah. 30-31 octobre Un jeune homme a été abattu par balles par le frère d'un policier communal, à la suite d'une querelle qui l'a opposé à un groupe de jeunes, sur lequel il a déchargé son fusil. 31 octobre Deux présumés islamistes armés ont été abattus à la sortie de Jijel par l'armée. Un membre d'un "groupe de légitime défense" local a été tué par balles par de présumés islamistes armés, alors qu'il surveillait des vergers de l'Oued Tolba, près de Tiaret. 31 octobre-1er novembre Deux gardes forestiers ont été assassinés (décapités) à Bouderbala, près de Kadiria (Palestro), dans la région de Lakhdaria, par un groupe armé. 1er novembre Un restaurateur a été assassiné à coups de couteau à Aomar, dans la région de Lakhdaria. Une personne été accidentellement tuée par une balle perdue tirée par des militaires lors d'un ratissage effectué à Fremda, dans la région de Tiaret. 2 novembre Un militaire a été tué dans un attentat commis contre des pylônes de haute tension près de Hammah Righa. 2-3 novembre Quatre jeunes ouvriers agricoles ont été massacrés à l'arme blanche par un groupe armé à Ahmer el Ain dans la région de Tipaza. 3 novembre Deux militaires et un membre de la milice locale (GLD) ont été tués à Taâlassa, dans la région de Chlef, lors d'un accrochage avec un groupe armé d'une vingtaine d'éléments. De trois à neuf des membres du groupe armé auraient également été abattus, et deux jeunes filles enlevées 3-4 novembre Six membres d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade tendue par les forces de sécurité au douar Sidi Abelhadi, près de Mossadek, dans la région de Ténès. 4 novembre Un officier supérieur de l'ANP a été tué à Taâlassa, dans la région de Chlef dans l'explosion d'une bombe. Un officier de l'armée a été assassiné à l'arme blanche à Annaba. Les corps en état de décomposition avancée de deux hommes, mutilés et placés dans des sacs en plastique, ont été découverts sur le mon Stamboul, près de Sig. 5 novembre Un policier a été tué à Kouba, à Alger, par deux jeunes hommes en voiture. Un berger de 24 ans a été égorgé après avoir été enlevé à Oued Rich, dans la région d'Annaba, par un groupe armé de cinq personnes. 5-6 novembre Deux hommes (deux frères) ont été assassinés à Aïn Kechera, dans la région de Skikda 6 novembre Un policier a abattu six personnes (son épouse, trois de ses enfants et deux enfants d'une voisine) avant de se suicider en jetant sa voiture contre un camion à Aïn Bouchakin, près de Tiaret 6-7 novembre Deux présumés islamistes armés ont été abattus dans un affrontement entre l'armée et un groupe armé au pied des monts Lalla Moussaâd, su sud de Lakhdaria. 7 novembre Un militaire a été tué à Tizi n'Kouillal, dans la région de Bouira, dans l'explosion d'une bombe alors que les militaires effctuaient un ratissage. 7-8 novembre Un homme a été assassiné par balles à Boghni. 8 novembre Le corps d'un homme de 37 ans a été retrouvé dans le quartier de Ben Aknoun, sur les hauteurs d'Alger. 8-9 novembre Deux "patriotes" (membres de la milice locale) ont été assassinés à Tifelfel, près de Taghit, dans la région d'Arris, par un groupe armé d'une dizaine d'éléments. 9 novembre Deux présumés "terroristes" ont été abattus à l'issue d'une opération de ratissage de l'armée autour d'Haouch Messaoudi, près d'El Hamdania, dans la région de Médéa. 10 novembre Trois gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé entre El Hassania et Rouina, dans la région d'Aïn Defla. Un homme a été retrouvé égorgé près de la cité Hai el Badr, à la périphérie de Tiaret. Un militaire a été tué à Ath Mansour, près de Taourirt, dans la région de Bouira, à un "faux barrage" tenu par des hommes portant des uniformes militaires. 11-12 novembre Trois militaires auraient été assassinés à un "faux barrage" tendu par un groupe armé près de Bechloul, entre Bouira et Beni Mansour. 12 novembre Cinq présumés "terroristes" ont été abattus dans la forêt de Zemra, dans la région de Boussaâda (wilaya de M'Sila), après avoir été encerclés par l'armée. Un présumé "terroriste" a été abattu à Ouled Djelloul, dans la région de Bordj Bou Arreridj, par les forces de sécurité. 12-13 novembre Trois personnes (des paysans) ont été assassinées et une femme enlevée par un groupe armé à la sortie de Boufarik. 13-14 novembre Un "patriote" (milicien local) du groupe de Boualem El Makhfi a été grièvement blessé lors d'affrontements avec un groupe armé près de Bouzegza, dans la région de Lakhdaria, et est mort de ses blessures le 18 novembre. 14 novembre Deux jeunes bergers de huit et douze ans ont été enlevés entre Remka et Souk El Had, dans la région de Relizane, par un groupe armé 15 novembre Deux membres d'un groupe armé d'une quarantaine de membres ont été tué dans un accrochage près d'El Hassania, dans la région d'Aïn Defla. 16-17 novembre Deux présumés islamistes armés ont été abattus lors d'une opération de ratissage dans la zone de Kaf Tiour. 17 novembre Quatre personnes, toutes de la même famille (dont deux enfants selon certaines sources, deux jeunes femmes selon d'autres) ont été tuées dans l'explosion d'une bombe à Ouzra, dans la région de Médéa. Huit présumés islamistes armés auraient été abattus dans un ratissage déclenché dans l'Ouarsenis, près de Malaab dans la région de Relizane, contre un groupe armé qui détiendrait des enfants et des jeunes femmes. 20 novembre Une personne a été tuée dans un attentat à la bombe à Sig, dans la région d'Oran. 20-21 novembre Dix ou onze personnes, dont huit de la famille d'un policier, dont un enfant de dix ans et une jeune fille de 16 ans, ont été massacrées par un groupe armé dont les membres étaient habillés en militaires, à Haouch Es Saboun, près de Bou Ismaïl. L'un des assaillants a été abattu par le policier. 21 novembre Huit à dix bergers et/ou paysans (selon les sources), dont une femme de 64 ou 67 ans et un enfant de 11 ans, ont été massacrés à l'arme blanche au douar Dhamnia, dans la région de Ténès (wilaya de Chlef)par un groupe armé, qui a en outre enlevé une jeune fille, que l'on a retrouvé égorgée le lendemain. 23 novembre Trois présumés islamistes armés ont été tués par les forces de sécurité dans une offensive déclenchée dans la région de Djelfa. Un islamiste armé "repenti" et son oncle ont été assassinés à Chlef par un groupe armé. Un homme a été retrouvé décapité à Thouilila, près de Hassi Bahbah, dans la région de Djelfa. Deux soldats ont été tués près de Tilouine, entre Kadiria et Lakhdaria, dans une embuscade au mortier artisanal ("heb heb") tendue par un groupe armé. 26 novembre Un présumé "terroriste" a été abattu à Draâ Ben Khedda. Trois gendarmes et un garde communal ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé près de Derrag, dans la région de Medea. 28 novembre Deux policiers ont été tués à Baghlia,dans la région de Boumerdès, dans un attentat à la bombe au passage de leur patrouille. 28-29 novembre Un policier a été tué à Naciria, dans la région de Boumerdès, dans une embuscade. Un membre du groupe armé a été abattu par la police. 29 novembre Deux présumés islamistes armés ont été tués dans une opération des forces de sécurité contre les maquis des monts de Merchicha et de Takharat, près de Thenia. 29-30 novembre deux personnes ont été tuées dans une double attaque contre deux postes de la garde communale, à la sortie de Taourirth. 30 novembre Le corps d'un jeune homme égorgé a été retrouvé près de Benchikao, dans la région de Medea. 1er decembre L'ancien Maire d'El-Bouni, près d'Annaba, a été assassiné à l'arme blanche le 1er décembre. 2 decembre Une personne a été tuée, probablement le 2 décembre, près de Sidi Naâmane, dans la région de Médéa, par un groupe armé. Un berger de 40 ans a été assassiné près du douar Merachda, à OUled Daïd, dans la région de Berroughia. 2-3 decembre Trois jeunes gens ont été assassinés à Dumez, près de Berrouaghia, dans la région de Medea, par un groupe armé dont les membres étaient en tenue militaire. 3 decembre Quatre personnes (des conscrits de l'armée) ont été assassinées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Tilatou, entre Barika et Aïn Touta, dans la région de Batna. Le corps d'un membre d'un groupe armé tué dans une opération de ratissage de l'armée a été retrouvé dans les montagnes surplombant Tebessa. Trois membres dus "groupes de légitime défense" locaux ont été abattus près de Boudouaou, à un "faux barrage" dressé par un groupe armé. Quatre personnes, dont un enfant de 11 ans, ont été abattues à Boutrifis, au centre de Djelfa, par un groupe armé qui a ouvert le feu sur la foule sortant de la mosquée. 4 decembre Au moins deux membres (cinq selon "La Tribune") d'un groupe islamiste armé et au moins trois membres des "groupes de légitime défense" locaux, ont été tués dans une offensive des forces de sécurité contre un groupe armé, encerclé dans la forêt d'Oued Romane, près de Ténès, dans la région de Chlef, depuis le 4 décembre. 5 decembre Trois personnes, dont un enfant de cinq ans, ont été tuées à Tiaret, dans une explosion qui a ravagé un immeuble de la cité Mohamed-Djahlane (Avenir). L'origine de l'explosion (fuite de gaz ou attentat) était encore inconnue le lendemain. 6 decembre Un automobiliste a été mitraillé à mort par un groupe armé à Bouira. Le corps d'un jeune homme, mutilé et égorgé a été retrouvé par les services de sécurité à Benchicao, dans la région de Medea. 6-7 decembre Une personne (le chargé de la sécurité de la municipalité de Bounouh, dans la région de Drâa El-Mizan) a été abattue à un "faux barrage" tendu à Frikat, près de Drâa el Mizan, par un groupe arm&#. Un membre du "groupe de légitime défense" (milice locale) a été abattu dans la nuit du 6 et 7 décembre aux portes de Bouira. 7 decembre Deux personnes (des civils) ont été tuées à Taourirt, dans la région de Bouira, dans une attaque menée par un groupe armé. 7-8 decembre Quatre membres d'un groupe armé ont été abattus dans une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité près du mont Zaâdla, dans la région de Chlef. 8 decembre Un homme a été assassiné par balles dans un café au centre de Kerkera, dans la région de Skikda. 8-9 decembre Deux présumés islamistes armés ont été abattus au cours de deux opérations distinctes des forces de l'ordre à la périphérie de Boumerdès et de Dellys Trois gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Gaâda Hamra, près de Boghar, dans la région de Ksar El Boukhari. 9 decembre Un garde communal a été assassiné à Tablat, lors d'une attaque d'un groupe armé. Trois gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Boghar. Un jeune civil Algérien, "trabendiste", a été tué à Beni Boussaïd par les soldats ou des garde-frontières marocains postés sur la frontière pour empêcher le passage de contrebandiers et de groupes armés. 9-10 decembre Un policier a été tué par un groupe armé d'une dizaine d'éléments, à Ichihène, près de Bechloul, dans la région de Bouira. Un policier a été assassiné à Bordj Ménaïel, par trois hommes qui ont pris la fuite. Un membre de la milice locale (GLD) a été abattu à Oued Maâmar, près de Larbaâtache, dans la région de Boumerdès, par un groupe armé. 10 decembre Un garde communal a été tué dans l'attaque d'une caserne de la Garde communale de Souk El-Thenine, dans la région de Tizi Ouzou, par un groupe armé. Cinq soldats ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé, dont un des membres a également été tué, à une unité de l'armée, dans l'Ouarsenis, près de Tissemsilt. Un milicien local a été abattu à un "faux barrage" près de Chabet El Ameur. Trois soldat et un milicien local ont été tués dans un affrontement avec un groupe armé d'une trentaine d'éléments, au Ravin, dans la région d'Aïn Defla. Un membre du groupe armé a également été tué. 11 decembre Cinq militaires ont été tués dans l'attaque par un groupe armé d'un poste militaire à Sidi M'hand Sadi, près de Mizrana, dans la région de Tigzirt. Un membre du groupe armé (probablement du GSPC) a également été tué. Deux présumés islamistes armés ont été tués dans un ratissage mené par les forces de sécurité à Oued Messaouda, près de Kobat Chorfa, dans la région de Chlef. Un présumé islamiste armé a été abattu par la police dans le maquis de Belhasnet, près de Tidjelabine, dans la région de Boumerdès. 11-12 decembre Un garde communal a été abattu à Oued El-Maïz, près de Guelma, par un groupe de trois hommes armés. Deux présumés "terroristes" ont été abattus par les forces de sécurité à El Abadel, près de Beni Bouateb, dans la région de Chlef. 12 decembre Cinq militaires ont été tués dans une embuscade dans le massif de Stamboul, près de Mascara. Un milicien local ("patriote") a été assassiné près de Bouchetata, dans la région de Skikda, par un groupe armé attaquant une patrouille de la milice locale. Neuf gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue à Bordj Thar, dans la région de Jijel, par un groupe armé. L'embuscade a eu lieu alors que l'armée bombardait le maquis, dans le cadre d'une offensive d'envergure lancée entre Collo et Jijel, offensive qui aurait fait 19 morts dans les rangs des groupes armés. 13 decembre Douze militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé près de Ksar El-Boukhari, dans la région de Médéa. Six membres du groupe armé ont également été tués dans l'affrontement. Deux gardes communaux ont été tués à Ath si Youcef (Kabylie) par un groupe armé. Un policier et un milicien local ont été assassinés à Chlef par un groupe armé, dans deux attentats distincts. 15-16 decembre Un garde communal a été tué à Afir, dans la région de Dellys, par trois hommes armés. 16-17 decembre Un policier a été assassiné à Hay Zeboudj, à Chlef, par un groupe armé. Au moins quinze (et jusqu'à 19, selon les sources) lycéens et un agent de sécurité du lycée technique de Médéa ont été massacrés par un groupe armé qui a attaqué le lycée. Un islamiste armé (l'"émir" Bouchène Malek, dit Tarek) a été abattu à Ouled Guergour, près de Tizi Ouzou. 17 decembre Un civil a été tué à un "faux barrage" dressé près de Tigzight. Cinq personnes ont été tuées, mitraillées par un groupe armé, dans la cité Boutane, à Khemis Miliana. 17-18 decembre Huit personnes, dont trois femmes et plusieurs enfants, ont été tuées et achevées à l'arme blanche par un groupe armé à Oued Chellif, près de Khemis Miliana. 18 personnes, dont une majorité de jeunes, ont été massacrées à un "faux barrage" tendu à un minibus près de Tenes, dans la région de Chlef. 18 decembre Cinq personnes, dont deux enfants, ont été massacrées à Sidi N'Hil, dans la région d'Aïn Defla, par un groupe armé. Un membre de la milice locale (ou un garde communal) a été tué à Ouled Messaoud, près de Medea, dans l'attaque d'un poste de surveillance de la Garde communale. Un jeune homme venant de terminer son service national a été assassiné à la hache par un groupe armé, à Tirmitine, près de Tizi Ouzou.

Deux civils ont été assassinés par un groupe armé dans la région d'Annaba. 18-19 decembre De 22 à 28 personnes, dont au moins 14 enfants et cinq femmes, ont été massacrées au douar de Tifelas, à Ouled Mahieddine, près de Ténès par un groupe armé. Les victimes appartiennent à trois familles pauvres. Le groupe armé auteur du massacre a en outre enlevé deux jeunes femmes de 24 ans. 19 decembre Une personne a été tuée dans un attentat à la bombe commis sur le marché hebdomadaire de Laghouat. 19 decembre Un ancien islamiste armé "repenti" a été assassiné à l'arme blanche à Tizi Ouzou. Huit gardes communaux et membres des "groupes de légitime défense" (milices locales) ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à El Hassi, dans la région de Relizane. Un officier de marine a été assassiné à l'arme blanche au centre de Jijel Un enseignant a été retrouvé égorgé à Erragène, dans la région de Jijel. Son frère a également été assassiné. Leur refus de payer la dîme exigée par les groupes armés serait à l'origine de leur assassinat. Un membre de la milice locale a été assassiné dans une embuscade tendue par un groupe armé entre Merada et Ghebala, dans la région de Jijel. 19-20 decembre Un accrochage entre un groupe armé et les forces de sécurité a fait un nombre indéterminé de morts au sein du groupe armé à Harrouza, dans la région de Tizi Ouzou, lors d'une opération de ratissage engagée par l'armée entre le pont de Bejaïa et Sidi Naâmane. Cinq personnes, toutes de la même famille, ont été massacrées, au douar Hellil, à Djendel, près d'El Khemis, dans la région d'Aïn Defla. Un "patriote" (membre de la milice locale) a été tué à Beni Yadjic, près de Texenna, dans un accrochage accidentel entre des soldats et groupe de miliciens. 20 decembre Un attentat à la bombe dans un bus a fait deux morts au centre de Tiaret. Deux personnes ont été tuées dans un attentat à la bombe contre un fourgon transportant des passagers, à Tiaret. 20-24 decembre Un ratissage sur les hauteurs de Z'kak, près de Larbaâ, aurait abouti à la mort de trois membres du groupe du GSPC dirigé par Abderazak, dit "le para". 21 decembre Un garde communal a été assassiné à El Anceur, près de Jijel. Le corps d'un jeune homme égorgé a été découvert à Ouled Aïssa, dans la région de Boumerdès. 21-23 decembre Sept membres d'un groupe armé encerclé par les forces de sécurité ont été abattus à Tiberkanine, dans la région d'Aïn Defla, dans un affrontement où deux pompiers, deux militaires et un policier ont également trouvé la mort. 22 decembre Une femme a été tuée dans l'explosion d'une bombe enfouie dans un cimetière à Sidi Youcef, près de Ténès. Une jeune chanteuse de 23 ans, Sihem Echaouiya, a été égorgée dans l'attaque d'une discothèque de Berrahal par un groupe armé. 22-23 decembre Trois personnes, de la même famille ont été assassinées par un groupe armé au douar Hamelit, près de Bougara, sur les hauteurs de Blida. Une jeune fille aurait été enlevée. Il est cependant possible que deux attaques différentes aient eu lieu, l'une contre une famille de Merbouni, dans la commune de Boughara, attaque ayant fait trois morts, l'autre attaque la nuit précédente contre une famille de Hamelit, à la périphérie de Blida, (deux morts) 23 decembre Un commerçant a été assassiné entre El-Adjiba et Ighrame, près de Bouira. La victime pourrait avoir été assassiné par des "terroristes", par des racketteurs ou par un groupe mafieux. Deux civils ont été tués à Ouled Aich, dans la région de Blida. Un membre de la milice locale et son fils ont été assassinés à Oued Selsla, près de Bouchetata, dans la région de Skikda, par un groupe armé. Sept membres d'un groupe armé ont été abattus dans le douar Skakra, près d'El Attaf, dans la région d'Aïn Defla, par les forces de sécurité qui ont libéré trois ou quatre personnes prises en otages par le groupe armé. Un policier a été tué. 23-24 decembre Un jeune homme, tenancier d'une salle de jeux à Ouled Djemâa, près d'El Khemis, a été assassiné par un groupe armé. Un jeune homme a été assassiné par un groupe armé à Mechta Bouhama, près de Guelma, par un groupe armé. Deux présumés "terroristes" ont été abattus dans un accrochage entre un groupe armé et les forces de sécurité, renforcées des milices locales, entre Tagdemt et Mechraâ-Sfa, près de Tiaret.

(AP 25.12) Un membre de la milice locale (GLD) a été tué par balles le 24 décembre près de son domicile, à Lakhdaria.

24-25 decembre Un membre de la milice locale a été assassiné à Lakhdaria, près de Bouira, par un groupe armé. Quatre gardes communaux ont été tués, et deux enlevés, à M'dila, près de Tebessa, dans une embuscade tendue à leur véhicule par un groupe armé.

26 decembre Un garde communal a été tué à Oued Z'mout, près de Khenchela, dans l'attaque par un groupe armé du poste de la garde communale affecté à la surveillance d'un gazoduc. 26-27 decembre Un membre de la milice locale a été tué à El Kalaâ, près de Jijel, dans un accrochage avec un groupe armé du GSPC. 27 decembre Le chef d'un groupe armé actif dans la région de Tiaret, Othmane Hadji, et un policier, ont été tués dans une embuscade tendue par les forces de sécurité près du cimetière de la "Cité des 248 logements ", à Tiaret. 29 decembre Deux présumés islamistes armés ont été abattus par les forces de sécurité ou la garde communale à Gouaourou, près de Sidi Bouzid, dans la région de Djelfa, lors d'une opération de ratissage. 29-30 decembre Un paysan a été assassiné à Sidi Lakhdar, près d'Aïn Defla, par un groupe armé. 30 decembre Deux bergers ont été égorgés par un groupe armé à Sidi Bouzid, dans la région de Djelfa. Un homme, son fils et un voisin ont été égorgés à Laghouat par un groupe armé. 30-31 decembre Un officier de l'armée et un agent de la Sonelgaz ont été tués dans l'explosion de deux bombes à Maâla, près de Lakhdaria. La première bombe a tué l'agent de la Sonelgaz, la seconde a explosé au passage d'un convoi militaire dépêché sur place et tué l'officier. 31 decembre Cinq personnes, dont quatre enfants de 6 à 11 ans, ont été assassinées dans une attaque perpétrée par un groupe armé à Djelfa, dans le quartier Boutrefis, contre une épicerie. 31 decembre-1er janvier Deux jeunes hommes ont été égorgés à Beniz Zid, près de Collo, par un groupe armé d'une dizaine de membres. Trois "terroristes" ont été abattus à une date indéterminée par les forces de sécurité lors d'une opération militaire menée dans le massif forestier entre M'sila et Djelfa. Ces trois membres d'un groupe armé affilié aux GIA d'Antar Zouabri s'ajouteraient à au moins huit autres abattus depuis le début de l'opération. Les forces de sécurité auraient tué une trentaine de combattants islamistes dans deux opérations distinctes, à des dates non précisées, à Djelfa (dix tués) et Relizane (vingt tués).
2001

1er janvier Un journaliste de l'hebdomadaire arabe "Hebdorama" (information générale) a été retrouvé assassiné à Oran. L'assassinat aurait eu lieu le jour de l'Aïd, le corps n'ayant été retrouvé que plusieurs jours plus tard. un islamiste armé a été tué près de Boumerdès dans une embuscade tendue par des gardes communaux. 1-2 janvier Un chauffeur de taxi a été assassiné à Laghouat. 2 janvier Un présumé "terroriste", soupçonné d'avoir participé le 31 décembre à un massacre de civils à Boutrefis (Djelfa) a été abattu à Hassi Salah, dans la région de Djelfa, lors d'un ratissage par les forces de sécurité 3 janvier Trois personnes, toutes de la même famille, ont été égorgées à Bordj Senouci, à la périphérie de Laghouat, par un groupe armé. Onze militaires ont été tués dans une embuscade tendue à leur convoi à Teniat Larbaâ, dans la région de Batna. 3-4 janvier Trois présumés islamistes armés ont été tués au Djebel Tafrane, près de Tiaret, dans une opération des forces de sécurité, annoncée le 5 par un communiqué officiel. Un quatrième "terroriste" a été abattu le 4 janvier. 4 janvier Un adolescent de 16 ans a été égorgé à Hjar Eddis, dans la région d'Annaba, par un groupe armé. Quinze membres du GSPC auraient été abattus par les forces de sécurité dans une opération contre le maquis de Sidi Ali Bounab, près de Tizi Ouzou. Dix membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération de l'armée et des milices locales près d'El Ancer, dans la région de Jijel. 5-6 janvier Une femme grièvement blessée dans un attentat à la bombe commis à Tiaret est décédée des suites de ses blessures. 6 janvier Deux membres d'un groupe armé ont été abattus dans le djebel Bahrara, au nord de Djelfa, ou dans le djebel El Gaâda, près de Dar Chioukh, dans la même région. Le corps d'un gardien de l'université de Chlef a été découvert, probablement tué par balles, dans l'enceinte de l'établissement. 7 janvier Les corps de deux jeunes filles de 22 et 18 ans, torturées puis égorgées, ont été retrouvés à Moussadek, dans la région de Chlef. Elles avaient été enlevées lors d'un massacre perpetré le 18 décembre à Tifelas, près de Ténès. Quatre (voire six, selon certaines sources) Russes travaillant pour l'entreprise de production d'engrais Asmidal, et partis chercher des champignons, ont été égorgés dans la forêt d'Edough, près d'Oued el Aneb, dans la région d'Annaba. Un militaire a été tué lors d'un ratissage à Zerrouba, dans la région de Skikda. 8 janvier Cinq présumés "terroristes" ont été abattus dans une opération de ratissage menée par les forces de sécurité à Hassi Ouzina, dans la région de Djelfa. Deux militaires, dont un officier, ont été tués à Chréa, dans la région de Blida. 8-9 janvier Deux civils ont été assassinés à Tassadane Hadada, dans la région de Mila. 9 janvier Un ancien fotballeur (de la JSK, de 1945 à 1956), Tayeb Hannachi, a été assassiné à Tizi Ouzou à l'arme blanche. 10 janvier Un garde communal a été assassiné à Ouled Lalam, dans la région de Kadiria, dans une embuscade tendue par deux hommes. 11-12 janvier Deux militaires circulant en taxi ont été assassinés à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Berrahmoune, près de Corso. Un militaire a été assassiné à Draâ Zman, entre Boudouaou et Keddara, dans la région d'Alger, à un "faux barrage" tendu par un groupe armé d'une quinzaine de membres, habillés en tenue militaire, et qui appartiendraient au GSPC. Deux militaires, dont un commandant, ont été assassinés à la fin de la semaine écoulé à un "faux barrage" dressé par un groupe armé sur la route de Chréa, dans la région de Blida. 12-13 janvier Un jeune homme de 17 ans a été tué par les forces de sécurité à Idjeur, dans la région de Tizi Ouzou. La victime aurait été prise pour un "terroriste". 13-14 janvier De cinq à sept personnes, dont une mère et ses quatre enfants, ont été massacrées par un groupe armé dans le quartier El Koutab de Médéa. Quatre personnes, toutes de la même famille, dont une mère et son bébé, ont été massacrées à El-Djedr, près de Laghouat. Un membre du GSPC, qui aurait été en passe de créer un groupe armé à Constantine, a été abattu par l'armée "il y a quelques jours" à Kahf Lakhal, à la périphérie de Constantine. 14-15 janvier Sept membres d'un groupe armé ont été tués par les forces de sécurité à Oued el Djerdane, à la limites des wilayas de Jijel, Skikda et Constantine. 15 janvier Quatre adolescents et un enfant de dix ans ont été tués à Tamesguida, près de Médéa, dans l'attaque par un groupe armé d'une salle de jeux. 16-17 janvier Douze personnes (des civils, dont un adolescent de 15 ans) ont été tuées à un "faux barrage" tendu entre Khemis Miliana et Sidi Lakhdar, par un groupe armé dont les membres étaient vêtus de tenues militaires. 17 janvier Un membre d'un groupe armé a été abattu à Tafrane, près de Mechra Sfa, dans la région de Tiaret, par l'armée. 18 janvier 24 personnes, dont deux septuagénaire, ont été massacrées par un groupe armé dans un hameau du massif du Dahra, entre Chlef et Mostaganem. 17 personnes (deux adultes et quinze adolescents) ont été massacrées sur place, et sept autres enlevées et massacrées un peu plus loin. Les victimes sont des éleveurs, des bergers, des charbonniers et des membres de leurs familles. Deux soldats ont été tués à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Kadiria et Tizi Ghenif. Les membres du groupe armé étaient habillés de tenues militaires. Un membre d'un groupe armé a été abattu dans la forêt de Bahara, près de Djelfa, par les forces de sécurité. Les corps de deux présumés "terroristes" ont été exhumés par les forces de sécurité lors d'un ratissage entrepris sur le mont Beni Snouss, dans la région de Tlemcen. Il pourrait s'agir de deux membres d'un groupe armé, mortellement blessés lors d'un ratissage effectué en novembre dernier. 19 janvier Deux personnes (un homme et sa fillette) ont été tuées dans un attentat à la bombe à Afouzer, près de Chefka, dans la région de Jijel. 19-20 janvier Onze personnes, toutes de la même famille, dont un sexagénaire, trois femmes et cinq enfants ont été massacrées lors d'une attaque d'un groupe armé à El Ansar, à la périphérie de Médéa. 20 janvier

(El Khabar, Liberté 22.1) Trois bergers (un sexagénaire et deux enfants) ont été assassinés à l'arme blanche par un groupe armé de huit membres, à Ksar Chellala, dans la région de Tiaret. 21 janvier Un berger a été tué dans l'explosion d'une bombe artisanale à Boumalah, près de Bouchtata, dans la région de Skikda. 22 janvier Sept personnes (dont, selon les sources, une ou deux femme et deux ou trois enfants) ont été égorgées et une jeune fille enlevée par un groupe armé d'une dizaine de membres au Douar Ouled Belkacem, à Aïn Soltane, dans la région d'Aïn Defla. 22-23 janvier Un garde communal et un membre d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage à Bendaoued, près de Relizane. 23 janvier Un garde communal s'est suicidé à Mechraâ Sfa, dans la région de Tiaret, en se servant de sa propre arme. Deux islamistes armés ont été tués à El Hosseinia, près d'Aïn Defla, lors d'une embuscade tendue par les forces de sécurité. 23-24 janvier Quatre personnes (deux jeunes militaires en permission et deux jeunes hommes ayant fait leur service militaire) ont été assassinées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Laoutaya, dans la région de Biskra. Un policier et un gendarme ont été assassinés par un groupe de trois hommes armés à Lakhdaria, dans la région de Bouira. Un membre d'un groupe armé a été abattu dans une embuscade tendue par la milice locale dans la forêt de Menoura, dans la région de Khemis Miliana. 24 janvier Le corps d'une femme décapitée et démembrée a été retrouvé près de Tiaret. Il s'agirait d'une femme enlevée récemment non loin de là par un groupe armé. 27-28 janvier Vingt-quatre ou vingt-cinq personnes, selon les sources, dont cinq femmes et 16 enfants et adolescents, ainsi qu'un couple de septuagénaires, ont été massacrées au douar Guetaïbia, à Oued Fares, dans la région de Chlef, par un groupe armé. Une jeune fille a été enlevée et deux adolescentes violées avant d'être égorgées. Les victimes appartiennent à deux familles. 28 janvier Un chauffeur de taxi a été retrouvé égorgé à Ouadhias, dans la région de Tizi Ouzou 30-31 janvier Quatre présumés "terroristes" ont été abattus lors d'une opération de ratissage à Medjdel, dans la région de M'Sila. 31 janvier Un lycéen de 17 ans a été tué d'un coup de couteau dans une rixe à la sortie d'un lycée de Tipasa. Une personne a été égorgée à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Aïn Barbara et Seraïdi, dans la région d'Annaba. 31 janvier-1er fevrier Un garde communal a été tué dans l'attaque par un groupe armé d'une caserne de la Garde communale de Djebel Boutaleb, entre Setif et M'Sila. Un membre du groupe armé a également été tué. 2 fevrier Un présumé "terroriste" a été abattu dans un accrochage avec l'armée à Corso, dans la région de Boumerdès. Un enfant de dix ans a été égorgé à son domicile à Ouled Yaïch, dans la région de Blida, et son frère de 18 ans a disparu. La famille accuse "les terroristes islamistes" de l'assassinat et du kidnapping, les services de sécurité n'excluent pas que le grand frère, toxicomane en état de manque, ait assassiné son petit frère pour l'empêché de dénoncer à ses parents un vol qu'il était en train de commettre. Prenant ensuite la fuite, il aurait par deux fois tenté de se suicider, avant de se rendre à la gendarmerie, et d'être finalement interné à l'hôpital. psychiatrique 2-3 fevrier un homme a été assassiné par balle dans la région de Tebessa. 4 fevrier Trois membres d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage avec les forces de sécurité dans la zone d'El-Gour, dans la région de Tlemcen Un berger a été égorgé à Tabînet, près de Larbâa. 5 fevrier Deux cadavres de "terroristes originaires l'un de Saïda et l'autre de Mascara" auraient été découverts lors d'un ratissage déclenché par les forces de sécurité dans les monts de Mizab et de Sidi Snoussi, dans la région de Tlemcen. Quatre présumés "terroristes" ont été tués dans une embuscade tendue par l'armée à Igharviyen, près de Tadmaït. Une petite fille de 2 ans a été égorgée à Boufarik par un ancien "patriote" (milicien local) souffrant de troubles psychiatriques. 5-6 fevrier Un homme de 55 ou 65 ans a été assassiné à l'arme blanche, selon certaines sources près de Bordj Menaïel, selon d'autres à Leghicha, dans la région de Boumerdès. Un groupe de six "terroristes" a été "neutralisé" à une date inconnue par les forces de sécurité lors d'un ratissage à Djebel Lazreg, près de Sidi Makhlouf, dans la région de Laghouat, a annoncé un communiqué des forces de sécurité. 6 fevrier Un jeune homme de 24 ans a été enlevé et égorgé près de Babor, dans la région de Sétif. Quatre présumés islamistes armés ont été tués dans la forêt de Sidi Ali Bounab, près de Tizi Ouzou, dans une embuscade tendue par les forces de sécurité, qui ont bombardé le maquis à l'artillerie. Huit "terroristes" auraient été "neutralisés" à Tizi Ghenif, près de Kaddiria, dans le ratissage par les forces de sécurité. 7 fevrier Six présumés islamistes armés ont été tués dans un ratissage engagé par l'armée à Sidi Makhlouf, près de Laghouat. Six présumés islamistes armés auraient été tués dans la région de Médéa au cours d'un ratissage mené par les forces de xécurité. 8 fevrier Sept bergers (dont cinq adolescents et une vieille dame) ont été égorgés près de Mainiss, dans la région de Tenes. Quatre personnes ont été assassinées et une cinquième enlevée par un groupe armé de cinq membres au marché de voitures de Tidjelabine, près de Boumerdès. Les victimes auraient refusé de se laisser racketter, et auraient été abattues pour cela. 8-9 fevrier Le "cerveau" présumé de l'attaque, pendant le dernier Ramadan, d'une discothèque de Berrahal, attaque qui avait coûté la vie à la chanteuse Silem, se serait suicidé en se jetant d'un pont, selon certaines sources évoquées par "Le Quotidien d'Oran", alors que d'autres sources le donnaient pour arrêté et écroué avec trois complices. 10 fevrier Deux jeunes hommes ayant accompli leur service national ont été tués à Bouchetata, dans la région de Skikda.


Au moins 27 personnes, dont 12 enfants et adolescents, un bébé de six mois, huit femmes et un vieillard, ont été massacrées, au moins une personne grièvement blessée (selon certains témoignages, les agresseurs lui auraient arraché les yeux), et une adolescente enlevée (et retrouvée le lendemain assassinés) à Chettara, près de Berrouaghia, dans la région de Médéa le 10 février, par un groupe armé d'une quinzaine de membres, portant des tenues de gardes communaux selon certains témoignages, . Les auteurs du massacre se sont attaqués à six familles habitant le bidonville de Chorfa. Le groupe armé a réussi a prendre la fuite sans subir de pertes, malgré un accrochage avec la police. Le secteur est l'un de ceux où les GIA d'Antar Zouabri sont actifs. Le commissaire de police du secteur a expliqué que si les habitants n'avaient pas d'armes pour se défendre, c'est que l'autorisation ne leur avait pas été donnée "parce qu'ils habitent dans des constructions illicites sans aucune commodité".


Un jeune homme a été tué par des balles perdues (selon "Le Matin") 
lors d'une embuscade tendue par un groupe armé à une patrouille de police à Sour Brou, 
à la périphérie de Dellys.

11 fevrier
Un ancien "émir" de l'AIS au bénéfice de la loi sur la concorde civile 
après avoir rendu les armes, Merad Ali,  a été assassiné à Souk Ahras, 
par un membre de la milice locale selon certains témoignages. Plusieurs milliers de personnes, jusqu'à 20'000 selon certaines estimations, 
voire plus de 100'000 selon le Conseil de coordination du FIS, ont accompagné 
à Souk Ahras le 12 février les funérailles d'Ali Merad.

Deux habitants de la région de Gurebes, près d'Azzaba, dans la région de Skikda, 
ont été assassinés, et deux autres enlevés.

13 fevrier
Six membres d'un groupe armé et deux membres des forces de sécurité 
ont été tués dans un accrochage survenu dans la région de Sidi Bel Abbès, 
lors d'un ratissage déclenché par les forces de sécurité.

14 fevrier
Deux bergers ont été assassinés à Sidi Nemdil, près d'Aïn Farrah, 
dans la région de Mascara, par un groupe armé de sept membres.

Une personne a été tuée et une autre enlevée à un "faux barrage" 
tendu par un groupe armé dans la région de Thenia.

14-15 fevrier
L'"émir" du GSPC Abderrazak, dit "le Para", l'un des adjoints de Hassan Hattab, 
aurait été tué avec quatre de ses hopmmes par les forces de sécurité 
dans le Djebel Boutaleb, entre M'sila et Sétif. Cette information n'a cependant pas été confirmée.

15-16 fevrier
Treize soldats et six membres d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage 
près de Sidi Bel-Abbes, après une embuscade tendue par le groupe armé aux militaires 
en opération de ratissage. Selon d'autres sources, Quatre membres d'un groupe armé d'une centaine de membres 
ont été abattus dans une offensive lancée par l'armée entre Sidi M'barek et Taoudmout, 
dans la région de Sidi Bel Abbès, offensive qui aurait au total fait douze ou treize morts 
dans les rangs des islamistes armés et plusieurs militaires tués.  
En outre que, "selon des sources sécuritaires", 18 membres des GIA-Zouabri 
auraient abattus dans une grotte des monts de Collo, à une date inconnue. 
Selon d'autres sources encore, deux gendarmes et treize militaires ont été tués dans le ratissage, 
qui aurait également fait 41 morts dans les rangs des groupes armés, 
dont un "émir", Ouhady Bouziane. 

19 fevrier
Six membres d'un groupe armé d'une vingtaine de membres, qui s'apprêtait à attaquer 
le marché hebdomadaire de Sfisef, près de Sidi Bel Abbès, ont été tués, 
ainsi que deux soldats, dans un accrochage opposant des unités de l'armée au groupe armé.

19-20 fevrier
Onze membres de la "phalange des Talibans" ont été tués 
par les forces de sécurité dans la région de Jijel. 

22 fevrier
Au moins un soldat a été tué dans l'explosion d'une bombe au passage de sa patrouille 
à Tikiouache, près de Boghni.

23 fevrier
Treize membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération de ratissage 
lancée par l'armée dans les environs d'Oum Drou, à la périphérie de Chlef.

19 membres de la katibat "El Ahoual" des GIA-Zouabri auraient été tués 
par les forces de sécurité, qui ont fait usage à d'hélicoptères de combat,  
dans la région d'Aïn Defla.

Dans la région de Mascara, huit autres membres des GIA auraient été tués 
par l'armée, après qu'ils aient assassiné deux bergers. 

Un militaire (un capitaine) a été tué dans une embuscade tendue au passage d'une patrouille 
à Sidi Daoud, dans la région de Boumerdès.

24 fevrier
Trois personnes ont été tuées dans un attentat à la bombe à Laghouat.

24-25 fevrier
Six présumés "terroristes" ont été tués dans un ratissage 
engagé par l'armée autour du douar Ouled Ali, près de Harour, dans la région de Khemis El Khechna. 

25 fevrier
Deux bergers ont été assassinés à Sidi Bakhti, dans la région de Tiaret, 
par un groupe armé.

Selon le "Mouvement algérien des officiers libres" (MAOL), qui l'annonce 
dans un communiqué daté du 26 février et signé du "colonel Baali Ali", 
47 officiers détenus dans des cellules souterraines de la caserne de Boughar, 
entre Médéa et Ksar el Boukhari, auraient été massacrés 
"par un commando spécial rattaché à la DRS (Sécurité militaire) 
et dépêché sur les lieux par les généraux Mohammed Lamari et Mohamed Mediene". 
Le MAOL annonce que parmi les victimes figurent le colonel Rachid Sediki et le commandant Djamel Bahri. 
Un "haut responsable" de l'armée algérienne a démenti 
auprès du journal londonien "El Hayat" qu'un tel massacre ait eu lieu.

25-26 fevrier
Six personnes, des paysans selon "El Khabar", ont été assassinées à l'arme blanche 
à Sidi Yahia, près de Cheffa, dans la région de Blida. 

26 fevrier
Un militaire a été tué dans un attentat à la bombe commis à Remka, 
près de Relizane, au passage d'un convoi militaire. 

Un garde communal s'est ou a été tué d'une balle dans la tête 
à Tikdja, près de Bouira. 

27 fevrier
Un milicien local d'Oued Zhor, à une centaine de kilomètres de Collo, 
a été abattu par un groupe armé, à un "faux barrage" tendu sur la route d'El-Milaya.

27-28 fevrier
Un homme de 26 ans a été assassiné par balles à Azzaba.

Huit membres d'une même famille, dont quatre enfants et deux adolescents,  
ont été massacrés (tués par balle puis mutilés à l'arme blanche) 
à Bouharoun, dans la région de Tipaza, par un groupe armé de quatre personnes, 
en tenue de parachutistes selon un témoin. 

28 fevrier
Deux hommes ont été tués à Tarsat et à Machat, dans la région de Jijel.

2 mars
Quatre bergers ont été assassinés à l'arme blanche à Tegdempt, 
dans la région de Mechraâ-Sfa (wilaya de Tiaret), dans deux attaques commises 
l'une à Es Sedra, l'autre à El Azouania.  

Un ancien militaire, devenu garde communal, a été assassiné par un groupe armé, 
à son domicile à Aïn Delia, entre Berrahal et Annaba.

2-3 mars
Un présumé islamiste armé a été abattu près de Kaouas, 
dans la région de Jijel, dans une embuscade tendue par la garde communale et la milice locale.

Neuf présumés islamistes armés ont été tués les 2 et 3 mars : 
trois à Aïn Defla, trois à Djelfa, trois à Boumerdes alors qu'ils attaquaient 
un commissariat de police.

4 mars
Un couple de retraité a été assassiné par balles à son domicile 
à Koléa. L'homme était un élu municipal RND de la ville, et son épouse, 
d'origine française, une ancien directrice d'école primaire. 

Six hommes de 23 à 35 ans ont été égorgés à Djenane El-Anab, 
près de Béni Béchir, dans la région de Skikda, par un groupe armé d'une vingtaine 
(ou d'une quarantaine, selon les sources) de membres vêtus de tenues militaires. 

?
Deux personnes ont été égorgées à un "faux barrage" 
tendu à Ouled Sbaâ, entre Seriama et Mensoura, dans la région de Batna. 

7 mars
Un adjudant de l'armée et un pompier ont été assassinés (égorgés) 
par un groupe armé, le premier à Oued Mansour près de Collo, le second à Zourek, 
près de Zitouni, dans la même région. Une opération de ratissage 
a été lancée par les forces de sécurité pour retrouver les 
membres du groupe armé, qui ont été encerclés à Ouled Attia. 
Sept membres du groupe armé, dont l'"émir" Touikar, auraient été abattus 
entre le 8 et le 11 mars).

L'Imam de la mosquée de Dergana, à Bordj El Kiffan, Dridi Toufik,  a été assassiné 
par un groupe armé, alors qu'il regagnait son domicile. 

Deux jeunes hommes (un commerçant et un vendeur de cigarettes) ont été assassinés 
à Mechraâ Sfa, dans la région de Tiaret, par trois hommes armés. 

Un membre de la milice locale a été tué dans la région de Skikda.

7-8 mars
Une cinquantaine d'islamistes armés (dont une douzaine d'"émirs") 
auraient été éliminés dans une vaste opération militaire 
contre le maquis de Boutaleb, dans la région de Sétif.

?
Deux islamistes armés "repentis" (qui s'étaient rendus aux autorités) 
ont été enlevés et exécutés, après avoir été torturés, 
par un GIA, dans la première semaine de mars, à Assertou, près de Texenna, dans la région de Jijel. 

8 mars
Huit membres d'un groupe armé ont été tués à El Adjiba, 
dans la région de Bouira, dans une opération militaire.

9 mars
Un "émir" du GSPC a été abattu par les services de sécurité 
à Tadmait. 

70 présumés membres du GSPC auraient été tués par l'armée 
dans une mine des monts de Boutaleb, dans la région de Sétif (300 km au sud d'Alger), 
où ils s'étaient réfugiés. 

Deux soldats ont été tués à Oued Soudène, dans la région de Skikda, 
en sautant sur un champ de mines après y avoir été attirés par un groupe armé.

9-10 mars
Un commerçant a été assassiné dans une embuscade tendue par un groupe armé 
à Bougâa, dans la région de Setif.

10 mars
Un jeune lycéen de 18 ans a été tué dans l'attaque du véhicule 
qui le transportait, à Allouane, près de Haïzer, dans la région de Bouira. 

Une dizaine de membre d'un ou plusieurs groupes armés auraient été abattus
dans une opération de ratissage menée dans le djebel Wastili, près de Batna. 

Cinq bergers, âgés de 17 à 60 ans, ont été assassinés 
à l'arme blanche à Sidi Mansour, dans la région de Ouargla, par un groupe armé.

Trois présumés islamistes armés ont été abattus par les forces de sécurité 
près de Djelfa.

Cinq personnes (bergers et/ou paysans, âgés de 20 à 66 ans) ont été massacrées 
à Sidi Djemil, près d'Aïn Ben Beîda, dans la région d'El Tarf, 
par un groupe armé d'une quinzaine de personnes.  

Sept islamistes armés ont été tués près d'Ouled Attia, dans la région de Collo. 

11-12 mars
Deux membres de la milice locale de Kherrata (80 km à l'est d'Alger) ont été tués 
dans l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule.

12 mars
Deux policiers ont été abattus par un groupe armé à Aïn El Hammam, 
à 150 km à l'est d'Alger. 

Un civil a été assassiné à Sidi El Hosni, près de Tiaret, 
et un islamiste armé abattu par l'armée.

Sept personnes, dont trois enfants, ont été massacrées par un groupe armé, 
dont plusieurs membres étaient en tenues militaires, à Haouch Batti, 
à la périphérie de Médéa.

Huit personnes, toutes de la même famille de paysans, dont cinq adolescentes et jeunes femmes 
de 15 à 25 ans, ont été massacrées (à l'arme à feu) par un groupe armé 
d'une douzaine d'hommes à Beni Mouimen, près d' El Affroun, dans la Mitidja.  

12-13 mars
Onze personnes, toutes de la même famille, dont deux enfants, un bébé, et un vielllard, 
ont été massacrées (la plupart égorgées) à Haouch Rabta Djelloul (Haouch Colombert), 
près de Tipaza, par un groupe armé de cinq ou sept personnes.

13-14 mars
Un milicien local a été tué à Aghezar, près d'Outel Taffar, 
dans la région de Jijel, par un groupe armé.

14 mars
13 islamistes armés ont été tués par l'armée dans deux grottes 
où ils s'étaient réfugiés, près de Ouled Attia, dans la région de Collo.

14-15 mars
Quatre personnes d'une même famille, dont deux enfants de quatre et six ans, 
ont été assassinées à Boumedfâa, près d'Aïn Defla, 
par un groupe armé qui a investi les habitations d'un quartier isolé. 

Neuf islamistes armés auraient été abattus par l'armée dans la forêt de Timexi, 
dans la région de Mascara, selon "Liberté".

16 mars
Un policier et six ou sept miliciens locaux ont été abattus par un groupe armé à Aomar, près de Bouira. 

Un présumé "terroriste" a été abattu à El-Hadria, près d'El-Ancer, 
dans la région de Jijel, par les forces de sécurité.

16-17 mars
Un presumé "terroriste" a été abattu dans une embuscade 
tendue par les services de sécurité à un groupe armé, près du douar Souabria, 
dans la région de Sidi Bel Abbès.

17 mars
Un policier a été tué par un groupe armé au centre de Guelma, près du commissariat.

Un gendarme de 28 ans a été tué à Aïn El-Haloufa, près d'Aïn Berda, 
dans la région d'Annaba, lors d'une opération de ratissage menée par les forces de sécurité.

17-18 mars
Deux personnes (des civils) ont été tuées dans une embuscade tendue à Oued Lahdjel, 
près de Thénia, dans la région de Boumerdès, par le GSPC. 

18 mars
Un "émir" des GIA, Selim Djellal, a été abattu près de Hammam Melouane, 
dans la région de Boufarik, dans un accrochage entre son groupe armé et la milice locale ("patriotes")

20 mars
Un jeune policier de la brigade mobile de police judiciaire (BMPJ) a abattu l'un de ses collègues 
dans l'école de police d'Ouled Aïssa, à Jijel. 

16 membres du GSPC auraient été abattus à Ouled Attia, par l'armée 
dans une opération de ratissage déclenchée avant l'Aïd, dans la région de Collo.

Quinze présumés "terroristes" ont été tués à Ouled Chebana, 
près de Taher, dans la région de Jijel, par les forces de sécurité. 

21 mars
Quatre membres du GSPC auraient été tués dans une embuscade tendue à Afir, 
près de Dellys, par les forces de sécurité.

21-22 mars
Huit personnes ont été massacrées à Zouaoui-Benaouda, à la périphérie de Koléa, 
dans la région de Tipaza, dans une attaque lancée par un groupe armé de six membres 
contre la maison d'une famille, dont sept membres ont été tués, dont une petite fille de quatre ans.

?
Deux membres d'un GIA, dont un "émir", Kaddour Taoui, dit Wassaa abou Khalil, 
ont été abattus près du douar Ndjadjaâ, dans la région de Sidi Brahim, 
dans une embuscade tendue par les forces de sécurité.

24 mars
Le fils d'un membre de la milice locale (GLD) a été assassiné à Makouda, 
en Kabylie, dans une embuscade tendue par un groupe armé. 

Un jeune homme venant d'accimplir son service national a été égorgé 
entre Taher et Emir Abdelkader, dans la région de Jijel.

25 mars
Le corps d'un homme égorgé, un agriculteur,  a été découvert à Aït Aïssa Mimoun.

Le chef de la milice locale (GLD) d'Attouche, près de Tizi Ouzou, a été abattu 
dans une embuscade tendue par un groupe armé, près de Sidi Naâmane.

Treize membres d'un groupe armé d'une vingtaine d'éléments, ont été abattus 
près de Taher, dans la  région de Jijel lors d'un ratissage entamé à la mi-mars 
après l'assassinat d'un garde communal. 
"Le Matin" fait état d'une douzaine de "terroristes" éliminés 
autour du 25 mars, dans un ratissage dans la région d'El Aouana, contre un GIA-Zouabri.

25-26 mars


(Reuters 26.3, El Watan, TG 27.3, AP, Le Matin 28.3) Douze ou treize personnes, selon les sources, dont un bébé de six mois, ont été massacrées dans la nuit du 25 au 26 mars à Bouarfa, à la périphérie de Blida, par un groupe armé. Les victimes appartenaient à cinq familles. D'entre elles, huit sont des femmes, deux sont des enfants. L'attaque a également fait quatre blessés. Après l'attaque, les autorités locales ont décidé d'armer la population.

26 mars Deux présumés "terroristes" ont été abattus par les forces de sécurité près de Tizi Ouzou, l'un au "Pont de Bougie", l'autre sur l'autre versant du mont Redjaouna. 27 mars Quinze ou seize personnes, selon les sources, appartenant à deux familles, ont été massacrées à Ben Achour, près d'Ouled Aïch, à la périphérie de Blida, par un groupe armé d'une dizaine de membres. D'entre les victimes, on compte dix enfants de deux à quatorze ans et quatre femmes. Une famille de onze personnes a été massacrées à la hache et au couteau, les quatre ou cinq autres victimes ont été tuées par balles. 27-28 mars Un membre de la garde communale a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé près d'El Manaïcha, dans la région de Mascara. 29-30 mars Cinq personnes d'une même famille, dont deux enfants ont été assassinées par un groupe armé, dans le quartier Oued Merzoug (ou Rezzoug), sur les hauteurs de Tipaza. 30-31 mars


(AFP, AP, El Khabar, El Watan, Le Matin 1.4) Cinq personnes, toutes de la même famille, dont trois enfants, ont été massacrées (égorgées) à Aïn El Agba, près de Berrouaghia, dans la nuit du 30 au 31 mars. Les victimes semblent avoir été égorgées pendant leur sommeil, et n'ont été retrouvées mortes que le matin suivant le massacre, commis apparemment par un groupe armé (mais dont personne n'a remarqué l'arrivée, la présence, les actes et le départ). Le père de famille, qui figure au nombre des victimes, est, selon "El Watan", "connu par tous comme un homme dépressif qui suivait un traitement psychiatrique".

31 mars Une femme médecin a été retrouvée assassinée dans son cabinet à Blida. 1er avril Au moins un militaire a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé à leur patrouille à Helaïmia, entre Karimia et Beni Bouattab, dans la région de Chlef. Le corps d'un homme de 66 ans, disparu depuis l'avant-veille, a été retrouvé près de Tidjelabine. 2 avril Une personne à été tuée dans une embuscade tendue à un autocar à Draâ Erich, entre Annaba et Oued El Aneb. Un civil a été tué dans une opération de l'armée dans la région de Tadmaït. 2-3 avril Deux personnes ont été assassinées à Sidi Larbi, près d'El Omaria, dans la région de Médéa, par un groupe armé. 3 avril Un membre d'un groupe armé a été abattu par l'armée à Attouche, au-dessus de Lakhdaria. 4 avril Un attentat à la bombe a tué deux soldats près de Draa el Mizan, dans la région de Tizi Ouzou. 4-5 avril Trois membres d'un groupe armé et un militaire ont été tués dans un affrontement avec les forces de sécurité à Sidi Daho, dans la région de Sidi Bel Abbès. 5 avril Cinq bergers, âgée de 12 à 63 ans, ont été égorgés dans le djebel Aouf , près de Frenda, dans la région de Tiaret, par un GIA. De quatre à six militaires, selon les sources, ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Sidi Ali Bounab, dans la région de Tizi Ouzou. Un civil aurait également été tué. Un ratissage lancé ensuite par les forces de sécurité dans la région aurait abouti à l'"élimination" de 33 membres du groupe armé. Un officier de l'armée a été tué dans un accrochage avec un groupe armé, survenu dans la zone de Oued El Khalli, lors d'une opération militaire lancée dans les forêts du sud de Médéa. 5-6 avril Deux "terroristes" ont été abattus dans la région de Tlemcen, l'un à Moulay Slissen (Aïn Tellout), l'autre à Aïn Nekrouf. 6 avril Un officier a été tué dans un accrochage avec un groupe armé, lors d'une offensive militaire lancée dans les monts de Chréa, au-dessus de Blida. Selon "El Watan", une trentaine de membres de GIA d'Antar Zouabri auraient été tués dans l'offensive, qui se poursuivait le 10 avril. 7 avril Un membre d'un groupe armé a été abattu près de Chefka, dans la région de Jijel. Un enfant de neuf ans, berger, a été assassiné et une jeune fille de 16 ans enlevée à Zemour, dans la région de Khemis Miliana, par un groupe arm&#. 8 avril Le corps d'un berger a été retrouvé à Boulanouar, près de Tiaret. La victime a été tuée par balles, puis égorgée et mutilée. Deux militaires ont été tués dans l'explosion d'une bombe au passage de leur patrouille à Hazama, près de Lakhdaria. 9 avril Le corps d'un berger de 63 ans, assassiné par balles, a été retrouvé près d'Ahnif, dans la région de Bouira. 10 avril Deux gardes communaux ont été tués dans l'explosion d'une bombe lors d'une opération de ratissage à Oued El Aneb (est). 11 avril Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par des policiers à El-Hamiz, près de Dar El Beida, dans la banlieue d'Alger. Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par des militaires dans un ratissage près de Bognhi, dans la région de Tizi Ouzou. 12 avril Quatre membres d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade tendue par des gardes communaux près de Bouira, selon "Liberté" Deux membres d'un groupe armé ont été abattus à Aïn Defla. 13 avril Deux membres de la milice locale (GLD) ont été abattus dans une embuscade tendue par un groupe armé près de Si Mustapha (à l'est d'Alger. 14 avril Trois personnes ont été assassinées à Benchicao, près de Médéa, par un groupe armé, qui a attaqué un café. Selon des témoins, le groupe armé était composé d'une dizaine d'hommes, portant la tenue de la garde communale ou de la gendarmerie. La tuerie s'est produite à moins de deux cent mètres d'un poste de la Garde communale. 15 avril Un homme d'une cinquantaine d'années, habitant du douar Idersa, près de Hassasna, dans la région de Saïda, a été retrouvé mort, décapité. 16 avril Un homme a été égorgé près de Sidi Medjahed, dans la région d'Aïn Defla. Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans un affrontement avec l'armée dans les monts de Tazrout, près d'Aomar. 16-17 avril Quatre civils, dont deux enfants, ont été tués dans deux attaques menées dans deux quartiers de Berrouaghia, par un ou deux groupes armés. Une femme été enlevé. 19 avril Un policier a été tué à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Sahel Brok, près de Figuier, dans la région de Boumerdès. Un membre de la milice locale ("patriote") a été tué à Cap Djinet, dans la région de Boumerdès, dans une embuscade tendue par un groupe armé dont un des membres a également été tué. 20-21 avril Deux présumés "terroristes" ont été abattus à Texenna, dans la région de Batna, dans une embuscade tendue par les forces de sécurité à un groupe armé. 21 avril Le corps d'un homme égorgé a été retrouvé à Boudaroua, près de Bouchegouf, dans la région de Guelma. 23 avril Deux personnes, dont un membre (ou ancien membre) de la police communale, ont été tuées par un groupe armé à Mechtras, près de Soukk el Thenine, dans la région de Tizi Ouzou 23-24 avril Deux gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé près d'Ouled Aissa Un civil a été assassiné à l'arme blanche par un groupe armé au douar Blaâdia, près de Khemis El Khechna, dans la région de Boumerdès. 25-26 avril Deux civils ont été assassinés à Bazoul, près de Taher, dans la région de Jijel, par un groupe armé. 26 avril Un milicien local ("patriote") a tué cinq personnes avant de se donner la mort le 26 avril, près de Si Lahbib, à Makhda, dans la région de Mascara. Au moins 22, et selon certaines sources jusqu'à une quarantaine, voire une soixantaine de militaires et/ou de miliciens ont été tués lors d'un violent accrochage qui aurait fait huit morts au sein du groupe armé. 26-27 avril Trois bergers (deux frères, et leur cousin) ont été égorgés à Mechraâ-Sfa. Un berger de 64 ans a été retrouvé égorgé au cimetière chrétien de Gdyel. Une offensive militaire a été déclenchée dans la zone de Tlidjène, Chréa et Ras El-Sarch, dans la région de Tebessa, contre le groupe armé d'"Abderrezak", du GSPC. Un violent accrochage a opposé autour du mont Djorf, des unités de l'armée et un important groupe armé, dont une cinquantaine de membres auraient été tués. Des informations parues dans la presse font état de plusieurs dizaines de morts au sein des forces de sécurité, dans une embuscade tendue par le groupe armé à des soldats et miliciens à Ras el Arch, le 26 avril. Le CC-FIS annonce "plus de 65 morts dans les rangs de l'armée". Un hélicoptère de combat se serait écrasé pendant les combats, avec plusieurs officiers à bord. Le CC-FIS annonce qu'un "avion a été abattu, avec de nombreux officiers à bord. 30 avril-1er mai Dix personnes ont été assassinées à un "faux barrage" tendu à Haouch Rchila, entre la Chiffa et Mouzaïa, près de Blida, par un groupe armé. 1er-2 mai Cinq personnes ont été assassinées à Ktitane, dans la région de Médéa, par un groupe armé. 6-7 mai Un gendarme et un garde communal ont été abattus à un "faux barrage" tendu près d'Aïn Lemsid, dans la région de Skikda, par un groupe armé . 7 mai Deux soldats ont été tués dans l'explosion d'une bombe au passage de leur patrouille à Naciria, dans la région de Boumerdès. Deux civils ont été tués (une mère et sa fille) dans un attentat à la bombe à Ouled Aïssa, près de Boumerdès. 9 mai Au moins huit policiers de la brigade mobile de police judiciaire (BMPJ) ont été tués à Tigzirt, dans la région de Tizi Ouzou, dans une embuscade tendue par un groupe armé. 10 mai Sept membres d'un groupe armé ont été tués par le "Groupe d'intervention rapide" (GIR) de l'armée dans les monts d'El Milia, lors d'une opération de ratissage qui a duré du 6 au 10 mai. 13 mai De huit à douze personnes, civils et membres de diverses forces de sécurité (militaires, policiers, miliciens) ont été tués dans une embuscade tendue à un "faux barrage" entre Hidoussa et Merouana, dans la région de Batna. 14 mai Un membre des forces de sécurité a été tué dans la région de Chréa, près de Jijel, dans un attentat à la bombe. 15 mai Un jeune homme de 25 ans a été tué par un policier à Chebli, près de Blida. Le policier a été inculpé d'homicide involontaire. Un policier s'est tué par balles à Tlemcen, sans que l'on sache s'il s'agit d'un accident ou d'un suicide. 17 mai Les cinq membres d'un groupe armé ont été tués à Bordj El Kiffan par les forces de sécurité Un policier de la brigade mobile de la PJ a été abattu dans une embuscade à Tizi Ghenif, en Kabylie. 17-18 mai Un membre d'un groupe armé a été abattu dans une embuscade tendue par les forces de sécurité à El Affroun. 18 mai Un militaire a été tué dans une embuscade tendue contre un convoi militaire près d'Aïn Remana, dans la région de Blida. Selon "El Khabar", l'"émir" Bouchachia, chef du groupe armé auteur de l'embuscade aurait également été abattu. Les corps de deux hommes tués de nombreux coups de couteau ont édé découverts dans la cité Buedari, à El-Bouni, près d'Annaba. 19-20 mai Un membre d'un groupe armé a été tué dans un accrochage avec les forces de sécurité à la sortie de Sétif. Six personnes (âgées de 20 à 28 ans) ont été tuées dans la mosquée de Rouafia, près d'Hérenfa, dans la région de Chlef, par un groupe armé. 21 mai Deux membres d'un groupe armé ont été abattus dans les monts de Beni Sefkel, au-dessus d'El-Aouana, dans la région de Jijel, dans une opération de ratissage menée par l'armée. 22 mai Le corps d'un berger d'une trentaine d'années a été retrouvé près du douar Ouled Daho, dans la région de Sig (wilaya de Mascara). 22-23 mai Sept personnes (six de la même famille, massacrées à l'arme blanche, et un voisin, tué par balles) ont été massacrées au douar de Zouala, près de Sabha, dans la région de Chlef, par un groupe armé, à 200 mètres d'un détachement de la garde communale. 23 mai Quatre membres d'un groupe armé ont été abattus dans une embuscade tendue par l'armée à Rous El-Ayoun, près d'Aïn Azel, entre les wilayas de Sétif et de Batna. 25 mai Trois personnes ont été assassinées par balles par un groupe armé dans un douar d'Haouch Chernouh ben Zineb, près de Mechraâ-Sfa, dans la région de Tiaret. 25-26 mai Un jeune homme de 23 ans a été brûlé vif à Sougueur, dans la région de Tiaret. Il pourrait s'agir d'un meurtre sans implication "terroriste". 26 mai Un homme d'une quarantaine d'année a été retrouvé assassiné à Annaba. 27 mai Un couple de personnes âgées a été assassiné à Aïn Tarik, dans la wilaya de Relizane, par un militaire. 29 mai Trois personnes ont été tuées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Oued Zeboudji, près d'Aïn Defla. 30 mai Six islamistes armés ont été tués dans la région de Sétif dans des opérations menéles par l'armée, à Sétif et dans les monts Boutaleb. 31 mai Un policier a été tué dans l'attaque d'un commissariat à Boghni, par un groupe armé. Deux policiers ont été abattus à Mascara par un homme armé, qui a ensuite été abattu par les forces de sécurité. Trois militaires ont été tués dans une embuscade tendue dans la zone de la forêt de Bedarna, près d'El Omaria, dans la région de Médéa. 2-3 juin Cinq personnes, toutes de la même famille (deux femmes et trois enfants, dont un d'une année) du douar Douaïdia, près de Boukadir, dans la région de Chlef, ont été massacrées par un groupe armé. Une jeune femme de 20 ans a été enlevée par les assaillants.

6 juin Six gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue à Messine (Mensiyine), près de Bordj Emir Khaled (w. Aïn Defla), par un groupe armé. Les vicitimes ont été délestées de leurs armes, égorgées et brûlées. Un islamiste armé "repenti" de 34 ans, grâcié et amnistié en décembre 99, a été assassiné à l'arme blanche à Sidi Yahia, près de Souk El Khemis (w. Bouira). Les corps de deux présumés "terroristes" ont été retrouvée entre Ouled Ben Abdelkader et Oued Sli, près de Chlef. 7 juin Une femme âgée a été tuée dans l'explosion d'une bombe artisanale à H'mimra, près de Chefka (w. Jijel). 7-8 juin Cinq personnes ont été assassinées par un groupe armé à Beni-Ounif (w. Bechar). Le massacre a été annoncé par l'agence officielle APS, sans autre précision ni sur ses auteurs, ni sur ses victimes, ni sur ses circonstances. Selon "Liberté", les cinq personnes ont été égorgées à Benziregue, près de Beni Ounif, à un "faux barrage" tendu près de la frontière marocaine. Le corps en décomposition d’une femme enlevée lors de ce faux barrage a été retrouvé le 15 juin dans la région. 9 juin Le cadavre d'un homme de 32 ans criblé de balles dans le dos a été découvert au douar El-Gaïd, dans la commune de Mamounia, près de Mascara. 9-10 juin Trois gardes communaux ont été tués dans l'attaque du siège de la garde communale d'Aït Ouarezedine, à la périphérie du maquis de Sid Ali Bounab, près de Tadmaït (w. Tizi Ouzou). L'attaque est attribuée au GSPC. Les renforts de l'armée auraient ensuite tué au moins six" membres du groupe armé et le maquis de Sidi Ali Bounab a été bombardé par l'artillerie et des hélicoptères. 11 juin Un officier de l'armée a été assassiné dans une embuscade tendue par un groupe armé entre Zouia et Maghna, près de Tlemcen. 12-13 juin Une ressortissante française a été assassinée dans son appartement à Alger. Selon les autorités, il s'agirait d'un crime crapuleux. 16 juin Le corps d'un homme a été retrouvé dans son appartemant à Mostaganem. Les circonstances de sa mort ne sont pas connues. 17 juin Un gendarme a été tué dans une embuscade tendue à une patrouille de la gendarmerie à Zaoui, entre Djimla et Benyadjis (w. Jijel). Un islamiste armé a été abattu par les forces de sécurité à Stah Qantis, dans la région de Tebessa. 17-18 juin Entre 13 et 27 militaires, selon les sources, ont été tués (dont un officier supérieur) dans une embuscade tendue par un groupe armé à Ouled Ben Abdelkader, dans la région de Chlef à un convoi militaire, qui allait selon la presse porter secours aux habitants d'un hameau attaqué par un groupe armé. 18 juin Quatre membres d'un "groupe de légitime défense" (GLD, milice locale) ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé au douar d'Oued el Had, près d'Arib, dans la région d'Aïn Defla, Un gendarme a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé dans la région de Djilma, au sud de Jijel. Une bombe a explosé au passage de deux véhicules de la gendarmerie, qui ont ensuite été mitraillés. 19 juin Un militaire a été assassiné à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Sidi Yahia et Djebahia, dans la wilaya de Bouira. 19-20 juin Un conseiller à la Cour suprême, le magistrat Abdelhamid Hedda, a été assassiné à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Djerma et Seriana, près de Batna. L'information a été donnée par l'agence officielle APS. 20 juin Un policier a été égorgé à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Aïn-Bessem et Aomar, dans la forêt d'Hellala, dans la région de Lakhdaria. Un brigadier de gendarmerie a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé d'une trentaine d'éléments près de Chetaïbi, dans la région d'Annaba. 20-21 juin Un gendarme a été tué entre Tidjelabine et Corso, dans un affrontement avec un groupe armé qui avait investi un hôtel à Tidjelabine, près de Boumerdès. 21 juin Un gendarme a été tué lors d’une embuscade tendue par un groupe armé à Guenzet (w. Sétif). 22-23 juin L'armée algérienne aurait tué au moins 20 islamistes armés dans une opération menée dans les régions montagneuses de Bourokbia et de Menkoura, dans la région de Relizane. "Le Matin" annonce que sept membres d'un groupe du GSPC de Hassan Hattab, ont été abattus le 23 juin à Kef Bouacida, près de Seraïdi. Un avion militaire MIG 21, qui se dirigeait vraisemblablement vers les lieux des combats, s’est écrasé au sol le 24 juin, entre les douars de Graînia et de Ouled-Saber. Le pilotes a pu s'éjecter et a été récupéré. Le bilan final de l’offensive militaire est, selon "Liberté" et "El Watan", de 26 islamistes armés tués et six capturés. L'opération a pris fin le 27 juin. Aucune information n'est disponible sur les pertes militaires. 23 juin Le corps d’un berger criblé de balles a été découvert dans les monts de Dejabaïlia, près de Bouhanifia dans la wilaya de Mascara. (entre le 23 et le 26 juin ?) Le cadavre d’un homme d’une quarantaine d’années a été découvert à l’entrée de la ville de Aïn Soltane, près de Bordj Bou-Arréridj. Sept islamistes armés ont été abattus dans une opération de ratissage de l'armée algérienne appuyée par des hélicoptères de combat dans la région d'Annaba, selon la presse. 26 juin Trois islamistes armés et deux gardes communaux ont été tués dans un accrochage à El-Annasser, près de Selma, dans la région de Jijel. Une patrouille de la garde communale est tombée dans une embuscade tendue par un groupe armé. Une opération de ratissage a été déclenchée par les forces de sécurité. 26-27 juin Six personnes (un homme, un adolescent, deux enfants et un bébé), toutes de la même famille de nomades originaires de la région de Djelfa, ont été massacrées à Zoubiria, près de Berrouaghia, (w.Médéa). Une femme de 38 ans et sa fille de 14 ans ont été enlevées par le groupe armé. (entre le 26 et le 19 juin ?) Un garde communal de Béni Chbana, près de Béni Ouartilane, a abattu d'un coup de feu, à une date et dans des circonstances non précisées, un homme de 23 ans. 29 juin Six personnes (cinq femmes, égorgées, et un homme, tué par balles) ont été assassinées dans l'attaque de la discothèque d'un hôtel par un groupe armé (dont les membres étaient vêtus d'uniformes de l'armée, de la gendarmerie ou de la garde communale, selon les sources)à Bekkaria, près de Tébessa, à la frontière tunisienne. Les cinq jeunes femmes égorgées l'ont été après avoir été enlevées. 30 juin Une femme a été retrouvée morte dans un logement en construction, à la périphérie de Béchar. Elle avait été poignardée et égorgée. 3 juillet Un paysan, membre de la milice locale, a été assassiné par un groupe armé à Benchiba Chelia, près de Tenira (w. Sidi Bel-Abbès). date inconnue Un soldat a été tué dans l'explosion d'une mine, lors d'une opération de ratissage menée par l'armée en début de semaine dans les maquis d'El Gaâda, dans la région de Laghouat. 4-5 juillet Deux personnes ont été assassinées et deux autres enlevées, dont le sénateur RND Mohamed Boudiar, à un "faux barrage" tendu par un groupe armé d'une vingtaine de membre en tenues de gendarmes et de gardes communaux, à Oum Ali, près de Tebessa. Selon le quotidien "En-Nasr", le groupe armé qui a enlevé le Sénateur exigerait une rançon de 200 millions de DA (20 mios FF, 5 mios FS) pour sa libération. 5 juillet Dix ou onze personnes dont une femme et un enfant, et un gendarme, ont été massacrées à Ouzra, près de Médéa, à un "faux barrage" tendu par un groupe armé d'une dizaine de membres en tenues de gendarmes. 5-6 juillet Un membre d'un groupe armé a été tué dans un accrochage avec les forces de sécurité à El-Fouara, près de Marsat, dans la région de Tebessa. 6-7 juillet Seize personnes, dont un Palestinien de 30 ans résidant à Annaba, ont été massacrées à Sidi Lakhdar, près de Khemis Miliana, dans la région d'Aïn Defla, à un "faux barrage" tendu par un groupe armé d'une dizaine de membres vêtus, selon certains témoignages, d'uniformes de la gendarmerie. Une femme aurait été enlevée par le groupe armé. 8-9 juillet Un membre de la milice locale (GLD) a abattu, par erreur selon les premières informations, son propre père à Tida, dans la région de Tiaret. 9-10 juillet Cinq ou six personnes, toutes de la même famille de nomades, dont un enfant de cinq ans, ont été massacrées à Oued Lilli (w.Tiaret) par un groupe armé. Une jeune fille de 17 ans a été enlevée. 10 juillet Un homme a été assassiné à l'arme blanche par un groupe armé à Knaoua (w. Skikda). 13 juillet Un milicien local "Patriote" a été assassiné et décapité près d'El Omaria, dans la région de Médéa, par un groupe armé. 13-14 juillet Deux jeunes hommes ont été abattus "par erreur" par des militaires à Khemis Miliana, alors qu'ils traversaient un verger. Les militaires, qui tendaient une embuscade à un groupe armé, les auraient pris pour des membres du groupe armé. 14 juillet Onze personnes ont été massacrées à la kalachnikov et à la hache, dont un vieillard, trois enfants et au moins deux femmes, à Hameur El Aïn, près de Tipasa, par un groupe armé d'une dizaine de membres vêtus de tenues militaires. date inconnue Un accrochage, dont le "Quotidien d'Oran" qui l'annonce ne donne pas la date précise, entre un groupe de contrebandiers et des garde-frontières a fait quatre morts au sein de ces derniers, entre Tamanrasset et Bordj Badji Mokhtar. 16-17 juillet Douze personnes, dont au moins une femme, une adolescente et trois enfants, ont été massacrées par un groupe armé à Berrouaghia, dans la région de Medea. 18-19 juillet Sept personnes ont été assassinées par un groupe armé à Boumefdaa, dans la région d'Aïn Defla. 20 juillet Un jeune homme a été abattu à Aïn Sidi Cherif (Mostaganem) lors d'une altercation, dans un début clandestin d'alcool, entre cinq consommateurs, dont un policier et un milicien local, et des habitants du voisinage dérangés par le bruit. 21 juillet Un présumé "terroriste" a été abattu par les forces de sécurité dans une embuscade tendue à Merine (w. Sidi Bel Abbes). 21-22 juillet L'"émir" d'un GIA, Djaghout Messaoud, a été abattu par les forces de sécurité à Guelma, lors d'une fusillade. 22 juillet Un milicien local ("patriote") a été abattu par un groupe armé à Berkouka (ou Afir), près de Maâtkas (w. Tizi Ouzou). 22-23 juillet Sept personnes, dont deux femmes et deux enfants, ont été massacrées par un groupe armé à Bouharoun, près de Tipaza. Les victimes appartenaient à la même famille. 24-25 juillet Deux personnes ont été assassinées à Tipaza, dans l'attaque du complexe touristique "Tipaza-Village" par un groupe armé 25-26 juillet Un islamiste armé reconverti en milicien local (GLD) après avoir bénéficié de l'amnistie de janvier 2000 a tué, en état d'ébriété deux personnes à Timeghras (w. Tizi Ouzou), après quoi il a (re)pris le maquis. 26-27 juillet Une femme vivant seule avec sa fille de quatre ans a été assassinée, et la petite fille grièvement blessée par un adolescent et pour des motifs crapuleux. 28 juillet Deux hommes ont été tués à Dhahra (w. Chlef), par des coups de feu tirés depuis le domicile du Maire (RND), vraisemblablement par le Maire lui-même, sur des manifestants qui avait procédé à la fermeture symbolique de la municipalité en exigeant le départ d'élus "irresponsables" et "incompétents". 27-28 juillet Un juge d'instruction et une personne l'accompagnant ont été assassinés à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Henchir-Toumghani (w. Oum El-Bouaghi) Dix ou onze personnes, selon les sources, dont trois adolescents, ont été massacrées par un groupe armé d'une dizaine à une quinzaine d'éléments portant des uniformes militaires, à Haouch El-Guaâda, près de Mouzaïa (w. Blida. 28 juillet Le corps d'un homme d'une trentaine d'années a été découvert à El-Koudia (w. Tlemcen), poignardé et le crâne fracassé. Dans la wilaya de Mascara, à Oued El Abtal, le corps d'un homme d'une cinquantaine d'années, membre de la milice locale, a également été découvert, tué d'une seule balle. 30 juillet Un soldat a été tué à Bouaidel, près d'Ammal (w. Boumerdès), dans un attentat à la bombe au passage d'un détachement militaire en mission de reconnaissance. Deux personnes, dont un élu municipal de Kadiria, ont été tuées à Thaliouine, près de Lakhdaria et de Bouira, dans l'attaque par un groupe armé d'un site protégé par une société de gardiennage -dont les victimes étaient les employés. date inconnue Deux policiers ont été tués par balles à Theniet El-Had (w. Tissemsilt) lors d'une patrouille, par un groupe armé. 1er aout Deux militaires ont été tués dans une embuscade tendue à leur patrouille à El Ardja, entre Cap Djinet et Bordj Menaïel (w. Boumerdès). 3 aout Le corps d'un présumé islamiste armé a été retrouvé à Sidi M'ghit, dans la région de Boumerdès, L'homme aurait été tué par l'explosion de sa propre bombe. 4 aout Le chef du service régional de lutte contre les stupéfiants de Tlemcen a été tué le 4 août par un officier de police du même service, qui s'est ensuite suicidé. 5 aout Un gendarme a été tué, dans un attentat à la bombe à El Hssasna, près de Saïda. 5-6 aout Quatre bergers, âgés de 13 à 64 ans, ont été tués à Ghrous, près de Mascara. Leur bétail a été volé. 10 aout Cinq personnes, d'une même famille, dont deux enfants et deux adolescents, ont été massacrées au douar Ouled Djillali, près de Sabha, dans la région de Chlef, par un groupe armé de sept membres habillés de tenues militaires. 10-11 aout Un homme a été tué près de Keddara par un groupe armé d'une dizaine de membres, vêtus de tenues militaires. 11 aout Un membre de la milice locale (GLD) a été abattu par deux hommes armés près d'El Aouana, dans la région de Jijel. Dans la même région, un agriculteur octogénaire a été tué à El Guelta. 11-12 aout Quatre personnes, d'une même famille, ont été assassinées à Ouled Allala, près de Boukadir, dans la région de Chlef. 12 aout Dix-sept paysans de 18 à 40 ans ont été massacrés à un "faux barrage" tendu à Ouled Bouaza, dans la région de Relizane, par un groupe armé dont plusieurs membres, sinon tous, étaient en uniformes militaires. 14 aout Un homme de 32 ans a été abattu à Tiaret par un policier après une altercation provoquée par les ébats amoureux du policier et de son amie sous les fenêtres de la victime. 17 aout Un garde communal a été assassiné entre Boghni et Mechtras par un groupe armé. 20 aout Un jeune homme a été tué à Karfala, près de Kadiria (w. Bouira), dans l'explosion d'une bombe enfouie sous un sentier emprunté par les forces de sécurité. 21 aout Deux personnes ont été tuées à Drâa El Had, dans la région de Jijel, dans l'explosion d'une bombe suivi du motraillage des agents de sécurité d'une entreprise publique. 22 aout De neuf (selon un premier bilan) à dix-neuf (selon un bilan ultérieur) personnes ont été massacrées, de trois à cinq autres blessées et deux jeunes filles enlevées, entre Hassine et Mohammedia, dans la région de Mascara, à un "faux barrage" tendu par un groupe armé dont les membres étaient habillés en parachutistes. Le corps de l'une des jeunes filles enlevées a été retrouvé par l'armée le 30 août à Djebel Bouziri, près de Sig. 24 aout Un jeune homme, employé dans une société de gardiennage, a été assassiné à Kadiria par trois hommes armés, qui l'ont abattu à bout portant dans un café. 26-27 aout Sept personnes, toutes de la même famille, ont été assassinées à coups de feu et à l'arme blanche, dont deux femmes, un adolescent et un bébé, au douar El Houana (ou Houala) , près de Sidi M'Barek, dans la région de Mascara.

28 aout Deux militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé dans la région de Hamza (w. Jijel). Deux agents de la Sonelgaz ont été tués dans l'explosion d'une bombe alors qu'ils réparaient un pylône de haute tension, à Lakhdaria, dans la région de Bouira. Un garde communal a été tué à Relizane, dans un échange de coups de feu entre des hommes armés et la garde communale. 28-29 aout Un gendarme et un policier ont été assassinés à Merkouna, entre Batna et Khenchela, à un "faux barrage" tendu par un groupe armé dont les membres étaient habillés de tenues militaires. Deux personnes (deux miliciens locaux, selon "El Watan") ont été tuées dans l'explosion d'une bombe à Kadiria. Deux miliciens locaux ("patriotes") ont été abattus dans un quartier périphérique de Lakhdaria, dans la région de Bouira, par un groupe armé. 29 aout Deux militaires et trois miliciens ont été tués dans un accrochage avec un groupe armé à Tigrine, près d'Azzefoun (w. Tizi Ouzou), alors que l'armée effectuait un ratissage. 31 aout Cinq personnes, d'une même famille,(dont une petite fille de quatre ans, deux adolescentes et une femme) revenant d'un mariage, ont été égorgées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Ras El-Aïn Amirouche (w. Mascara). Le groupe armé, dont les membres portaient des tenues militaires, a également enlevé une jeune fille de 16 ans. Six personnes ont été massacrées à un "faux barrage" tendu près de Theniet El Abed (w. Batna) par un groupe armé de 25 à 30 membres 1er septembre Huit personnes, dont quatre femmes, ont été découvertes assassinées à leur domicile, à Sonatiba, à la périphérie de Tiaret. Les huit personnes ont été tuées dans la nuit à l'arme blanche. El Watan" évoque l'hypothèse d'un acte relevant de la violence "purificatrice" comme celle qui s'est manifestée récemment à Hassi Messaoud, où des femmes seules accusées de prostitution ont été victimes d'un véritable pogrom le 15 juillet. 1er-2 septembre Cinq personnes, toutes de la même famille ont été massacrées à leur domicile au douar El Bayadha, près de Lazharia (w. Tissemsilt), par un groupe armé. 2 septembre Deux jeunes hommes ont été enlevés et assassinés à Bouraoui Beljadef dans la région de Jijel, par un groupe armé d'une dizaine de membres qui a investi la localité et volé couvertures et produits alimentaires. 2-3 septembre Sept personnes (des campeurs) ont été massacrées, dont une jeune fille de 16 ans, dans une attaque menée par un groupe armé d'une quinzaine de membres portant des uniformes de gendarmes ou de militaires, sur une plage de Seraïdi, près d'Annaba. 4 septembre Au moins sept personnes (neuf selon "El Watan") ont été tuées, la plupart par balles, dans l'attaque par un groupe armé du complexe touristique du Mazafran, à Zeralda, près d'Alger. Selon certains témoins, quatre des personnes abattues étaient des militaires. 5 septembre Un garde communal a été tué dans un attentat au marché de gros du quartier des Eucalyptus, à Alger. 7 septembre Une personne a été assassinée à son domicile au douar Boukerai, près de Boumerdes, par un groupe armé. Un garde communal a été mortellement blessé dans l'explosion d'une bombe au passage de sa patrouille, à Frahna (w. Tebessa). 8 septembre Dix ou onze personnes ont été tuées à l'arme automatique par un groupe armé dans un quartier populaire d'Arzew, près d'Oran. 9 septembre Un militaire a été tué à Oulbane, près de Kadiria, dans l'explosion d'une bombe artisanale. Quatre militaires ont été tués et quatre autres enlevés dans la région d'El Amar (w. Batna), par un groupe armé. 10 septembre Trois gardes communaux de Boughedir, près de Jijel, ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé. Un membre du groupe armé a été abattu par l'armée après l'embuscade, dans une opération de ratissage. Deux personnes (un "repenti" des GIA et sa fille) ont été abattues à El Aouana (w. Jijel) par un groupe armé. Deux policiers surveillant un centre d'examen du baccalauréat à Tizi Ouzou ont été abattus par un groupe armé. 13 septembre L'explosion d'un camion piégé à Taourirt, dans la région de Bouira, a causé la mort de son conducteur. 13-14 septembre Sept personnes, dont un adolescent, ont été assassinées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Granine, près de Bethiouia (w. Oran), à moins d'un kilomètre d'un barrage de la gendarmerie. 15-16 septembre 4 jeunes hommes, dont trois de la même famille, ont été assassinés par un groupe armé à Arib (w. Aïn Defla). Un membre ou ancien membre de la milice locale ("patriote") a été tué à Tissebilane (w. Jijel). 1-16 septembre 28 membres du GSPC, dont deux femmes, auraient été tués dans une opération de l'armée contre un groupe du GSPC, dans les monts Boukhil entre Laghouat et Djelfa. 16 septembre Un garde communal et un adolescent ont été tués à Azaouane (w. Jijel) dans l'explosion de bombes au passage de la patrouille de la garde communale. Dans l'accrochage qui a suivi l'attentat, deux membres du groupe armé responsable de l'embuscade auraient été abattus. Un policier a été assassiné à Bordj El Kiffan. Huit civils, dont un adolescent et une jeune fille, ont été tués par un groupe armé à Sig (w. Mascara). Un homme de 77 ans a été tué par un groupe armé à Chouala, près de Mendès (w.Relizane)- 17 septembre Treize membres d'un GIA ont été abattus à Bordj Taher (w. Jijel), dans une opération de ratissage des forces de sécurité. 18-19 septembre Un membre de la milice locale ("patriote") a été abattu à El-Hadaïk (w. Skikda) par un groupe armé. 19 septembre Un islamiste armé a été abattu dans un ratissage à Bentrif (w. Saïda). 20 septembre Quatre membres d'un groupe armé ont été abattus près de Bir El Ater, dans la région de Tebessa, dans une opération de ratissage lancée par l'armée dans le Djebel Labiod. Trois autres membres d'un groupe armé ont été abattus (à une date non précisée, mais dans la même semaine) dans un accrochage lors d'un autre ratissage, à Aïn en Melh, près de M'sila. Un garde communal et un milicien local (GLD) ont été tués par balles à un "faux barrage" tendu près de Meghraoua (w. Médéa) par un groupe armé. 21-22 septembre Un membre de la garde communale a été tué par une bombe artisanale dans la wilaya de Tlemcen. 22 septembre Un commerçant septuagénaire a été assassiné par balles à Thénia (w. Boumerdès), près de la mosquée, par un groupe armé. 23 septembre Un berger âgé a été assassiné à Gribissa, près d'Azzaba (w. Skikda) par un groupe armé. 25 septembre Une enfant de dix ans et une jeune femme de 23 ans, deux soeurs, ont été assassinées à Mechraâ Sfa, dans la région de Tiaret, par un groupe armé qui s'est attaqué à un regroupement de nomades. Un milicien local ("patriote" d'une cinquantaine d'années a été abattu près de Keddara (Boumerdès) par un groupe armé. 25-26 septembre Un jeune homme de 25 ans a été assassiné (égorgé et décapité) à Dridra (w. Jijel) par un groupe armé. 26-27 septembre 23 personnes ont été tuées, à la périphérie de Larbâa, par un groupe armé. Douze des victimes assistaient à un mariage, les autres ont été massacrées par le groupe armé lors de sa retraite dans les montagnes. Sept présumés "terroristes" ont été abattus, dans le courant de la semaine lors d'une opération des forces de sécurité dans la région de Bir El Atter (w. Tebessa). 28 septembre Un milicien local (GLD) a été abattu à El Ghichou, près d'Aomar, dans la région de Bouira, par un groupe armé selon certaines sources, par un ami et voisin ou un cousin d'autres sources, ou encore par un autre milicien, membre du même GLD que lui selon "El Watan". 29 septembre Deux policiers ont été tués dans une attaque lancée par un groupe armé contre un poste de police aux Issers, dans la région de Boumerdès. Le corps d'un octogénaire a été retrouvé à Sidi Abdelmoummen (w. Mascara), lardé de coups de couteaux.

29-30 septembre Deux jeunes gens ont été égorgés, après avoir été kidnappés par un groupe armé à Mechat, dans la région d'El Milia (w. Jijel). Un membre de la milice locale (GLD) a été assassiné à Beni Amrane (w. Boumerdès) par un groupe armé. 1er octobre Une personne a été tuée dans un attentat à la bombe commis dans un restaurant de Laghouat. 2 octobre Trois personnes ont été assassinées à Boubazi, près de Jijel, par un groupe armé. 3 octobre Le chef de la daïra (sous-préfet) de Sidi Aïch, Nacer Menguellat, et le procureur de la République de Bougaâ, Nacer Betache, ont été assassinés par un groupe armé (du GSPC selon "Le Jeune Indépendant") à Aghelad, près d'Addekar, dans la région de Bejaïa. 5 octobre L'imam de la mosquée de Kouba, à Annaba, a été grièvement blessé dans un attentat. 6 octobre Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe au passage d'une patrouille à Oued El Djemaâ (w. Aïn Defla). 6-7 octobre Un garde communal a été abattu près de Medjez Amar (w. Guelma), lors d'une patrouille de la garde communale. 7 octobre Un commerçant a été retrouvé égorgé dans son magasin, à Tighenif (w. Mascara). Une adolescente a été assassinée par un individu armé. 7-8 octobre Neuf membres d'un groupe armé ont été tués dans une offensive des forces de sécurité contre les maquis de Bouteka, près d'El-Milia (w. Jijel). 8 octobre Un imam a été assassiné à Maâdid, dans la région de M'Sila, après la prière du soir, dans l'enceinte de la mosquée où il prêchait. L'imam assassiné était le frère du Maire de la commune. Deux bergers, qui seraient membres de la milice locale (GLD) selon "Le Matin", ont été assassinés, par un groupe armé dont les membres portaient des tenues de soldats, près d'Oued El Abtal ou de Hachem (w. Mascara). Le groupe armé a emporté le troupeau que gardaient les bergers. Le corps d'un membre d'un groupe armé, mort depuis deux mois, a été retrouvé lors d'une opération de ratissage dans la région de Boudouaou. 11-13 octobre Plusieurs offensives ont été déclenchées par les forces de sécurité (armée et milices) contre les groupes armés du GSPC en Kabylie, notamment dans la région des Ouacifs, au pied du Djurdjura, où plusieurs "terroristes" (de deux à six selon les sources) auraient été tués. 12 octobre Un berger a été assassiné par balles par un groupe armé à Taoudmount (w. Sidi Bel Abbès). Le groupe armé s'est emparé de son troupeau. Deux membres d'un groupe armé ont été abattus près d'Aïn Melh, dans la région de M'sila, lors d'une opération de ratissage engagée par l'armée. Un jeune détenu, sous mandat de dépôt depuis le 29 septembre, s'est suicidé dans la prison de Sidi Athmane, à Mostaganem, le 12 octobre. Il avait éété arrêté sous l'accusation de "formation d'association de terroristes" après avoir tenté de voler l'arme d'un garde communal. 13 octobre Un membre de la milice locale (GLD) a été assassiné à Timizart-Loghvar, à la sortie de Tizi Ouzou, par un groupe armé de quatre hommes. Une fosse commune a été mise à jour à Chetma, près de Biskra, annonce le "Quotidien d'Oran", qui ne précise ni le nombre des corps, ni la date, ni la cause de leur décès. La fosse a été trouvée dans l'enceinte d'une zaouia. 14 octobre Deux bergers d'une soixante d'années ont été découverts égorgés à Ghabet Aouda (w. Tiaret). Onze gardes communaux ont été tués et dépouillés de leurs armes et, pour certains, de leurs uniformes, à Aïn Founisse, près de Bir El Atter (w. Tebessa) dans une embuscade attribuée au groupe du GSPC dirigé par "Abderezzak le Para". 15 octobre Un membre d'un groupe armé a été tué par la gendarmerie à Keddara, et un autre à Chefka (w. Jijel) par la garde communale. 15-16 octobre Six membres d'un groupe armé du GSPC ont été tués dans une offensive des forces de sécurité à Bouberak et Oued Djemaâ, dans la région de Dellys. Un membre d'un groupe armé a été abattu dans un accrochage avec la garde communale dans la région des Azaïls (w. Tlemcen). 16 octobre Un présumé "terroriste" a été tué dans une opération de ratissage menée par les forces de sécurité à Ghabet Aouda, près d'Aïn Hedis (w. Tiaret). 17 octobre Trois militaires ont été enlevés par un groupe armé à un "faux barrage" tendu près de Timizert, dans la région d'El Aouana (w. Jijel, et retrouvés morts, mutilés et criblés de balles, le 21 octobre. Trois membres d'un groupe du GSPC auraient été tués dans une embuscade à Echabbia, dans la région d'Annaba, par un "groupe de légitime défense" (GLD, milice locale). Deux personnes ont été assassinées à un "faux barrage" dressé par un groupe armé à la sortie de Berrouaghia. 17-18-19 octobre Quatre personnes ont été assassinées par un groupe armé près du douar El Guenoune, à Aïn Ferah (w. Mascara). L'armée a ensuite déclenché un ratissage dans la région, et lors d'un accrochage, trois membres du groupe armé et un militaire ont été tués. 21 octobre Le chef d'une brigade de gendarmerie a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé à Ouled Aïch, dans la région de Relizane. 21-22 octobre Un militaire a été assassiné à l'arme blanche près de Tizi Rached (w. Tizi Ouzou). L Les assassins auraient été arrêtés mais le mobile du crime ne serait pas encore connu. 22 octobre Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération de ratissage, dans la région de Telagh. 15 membres des GIA auraient été tués dans une opération militaire dans les monts de Tizi Ouchir, près d'Aïn Defla. 23 octobre Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération de ratissage près de Tenira (w. Sidi Bel Abbès). Un milicien local ("patriote") a été tué par balle à Bouzaréah. 23-24 octobre Un milicien local ("patriote") a tué, "par erreur" selon "Le Quotidien d'Oran", un autre milicien à Ouled Laâlam (w. Bouira), alors que le groupe de miliciens tendait une embuscade. La victime aurait été prise pour un "terroriste" par son meurtrier. Un garde communal a été tué à Ksar El Boukhari, par un groupe armé. 25 octobre Cinq membres d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade tendue par l'armée dans la forêt de Timixi, près de Mascara. 28 octobre Un membre de la milice locale ("patriotes") a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé à Iguer Ouzemmour, près de Beni Ksila (w. Bejaïa). 29-30 octobre Un membre d'un groupe armé a été abattu à El-Ouldja, près de Texenna (w. Jijel) dans une opération de ratissage déclenchée par les forces de sécurité dans la région des monts de Bouhench. 30 octobre Douze gardes communaux et le chauffeur du camion qui les transportait ont été tués à Aïn el Had, près de Mendès, dans la région de Relizane, dans une embuscade tendue par un groupe armé. Les victimes auraient été décapitées. Un "émir" du GSPC de la région de Tebessa, Aït Hadjadj Mounir, dit "Abou Zahra", a été tué par les forces de sécurité près d'Aïn Touila (w. El-Tarf), avec trois de ses hommes. 30-31 octobre Le propriétaire d'un bar restaurant de Bellouta, près de Kherrata (w. Bejaïa) a été assassiné par un groupe armé qui a investi l'établissement et racketté les clients. Deux douaniers, un policier et un sous-officier de l'armée ont été abattus à un "faux barrage" dressé à Batna, par un groupe armé. Quatre personnes ont été assassinées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé, près des monts du djebel Djerena (w. Batna). Fin octobre La presse signale plusieurs opérations de ratissage et d'encerclement des maquis islamistes dans différentes régions, à l'approche du ramadan. Des opérations de ratissage seraient menées dans les régions de Boumerdès, Relizane, Tizi Ouzou et Aèin Defla, et à proximité des bases du GSPC dans les massifs forestiers de Mizrana, à Takhoukht, Yakourène et Sidi Ali Bounab. Six membres d'un groupe du GSPC auraient été "éliminés" dans la zone des monts de Djerrah, (w. Boumerdès) et huit membres d'un autre groupe dans le maquis de Tizi Ouchir, dans la région de Khemis Miliala. 1er novembre Huit à onze membre d'un groupe armé du GSPC ont été tués dans une opération déclenchée par l'armée dans la région de Khenchela. Un chauffeur de taxi a été égorgé et un capitaine de l'armée tué par balles dans un restaurant de Tizi Ouzou, par un groupe armé de huit personnes. Un présumé "terroriste" a été abattu dans la région de Relizane par les forces de sécurité. 2 novembre Un présumé islamiste armé a été tué près de Chlef par les forces de sécurité. Un militaire a été tué à Bir El Ater, dans la région de Tébessa, lors d'un accrochage entre une unité de l'armée et un groupe armé. 3 novembre Un garde communal a été abattu dans une embuscade tendue à Legata, par un groupe armé. Un policier a été tué à Bordj Menaïel, par deux hommes armés qui ont ouvert le feu sur eux et se sont ensuite enfuis. 3-4 novembre Un militaire a été tué à un "faux barrage" tendu à Aïn Fouris, près de Bir El Ater, dans la région de Tebessa, par un groupe armé. 4-5 novembre Un jeune homme, gardien d'une ferme agricole, a été tué par un groupe armé près de Bouchetata (w. Skikda). 7 novembre Deux présumés islamistes armés ont été tués par les forces de sécurité à Oued El Aneb, dans la région d'Annaba. 8 novembre Un policier, un milicien local (GLD) et un enseignant ont été tués à Tizi Ghioul, au sud de Batna, à un "faux barrage" dressé par un groupe armé. 9 novembre Trois jeunes hommes, dont deux frères, ont été assassinés à la sortie de Boghni (w. Tizi Ouzou) par un groupe armé. 11 novembre Trois personnes ont été tuées dans une embuscade tendue à Zaouiya, entre Blida et Koléa, par un groupe armé, qui a mitraillé un minibus. 14 novembre Un militaire (un sous-officier) a été abattu près de Bouderbala (w. Bouira), à un "faux barrage" tendu par un groupe armé dont les membres portaient des treillis militaires. 15 novembre Quatre membre d'un groupe armé et un militaire ont été tués dans un affrontement entre des unités de l'armée et le groupe armé, à Ben Choud, près de Dellys. 16-17 novembre Un jeune homme, gardien d'un parking, a été abattu d'une balle dans le dos à Constantine par le procureur de la République de Chellal (w. M'sila). qui s'est constitué prisonnier et affirme qu'il s'agit d'un accident. 17 novembre Un jeune homme a été tué à coups de couteau à Batna par un autre jeune. 18 novembre Un jeune berger a été retrouvé mort, égorgé, à Neflia, près de Boukadir (w. Chlef). 20 novembre Un attentat à la bombe contre la gare routière de Tafourah, à Alger, a fait au moins 29 blessés, dont au moins cinq gravement atteints, la jambe arrachée. 21-22 novembre Un berger a été enlevé à Sidi Douma, dans la région de Saïda, par un groupe armé, et retrouvé égorgé. Deux autres bergers auraient été enlevés dans la même région. 22 novembre Quatre personnes ont été tuées à Larbaâ, à un "faux barrage" tendu par un groupe armé. Un militaire a été égorgé à Djebel Louh, dans la région d'Aïn Defla, dans une embuscade tendue le 22 novembre par un groupe armé. Un milicien local ("patriote") a été tué à Taghalimet, dans la région de Sidi Bel Abbès. Un islamiste armé "repenti" et amnistié a été tué dans la région de Jijel. 23 novembre L'"émir" Djelata Ben Khada, chef du groupe armé de la "Houmat Edaâwa Essalafia" qui sévit dans la région de Mendès, près de Relizane, a été abattu par l'armée à Oued Selan. Il était âgé de 70 ans. 24-25 novembre Deux personnes ont été assassinées par un groupe armé à Malaab (w. Tissemsilt). 25 novembre Deux hommes, agriculteurs, ont été découverts assassinés à Sebt, près de M'ghila (w. Tiaret). 30 novembre Un homme, ancien milicien local ("patriote") a été abattu à Lakhdaria par un groupe armé. Un homme a été tué à l'intérieur de la résidence d'Etat, hautement sécurités, du Sahel, à Moretti, et son corps découvert dans un bar après la rupture du jeûne. Un imam a été enlevé par un groupe armé à Tiza, près d'Amel (w. Boumerdès). 4 decembre Deux femmes, ont été assassinées et deux jeunes filles de 14 ans ont été enlevées au douar Behaïria, près de Beni Bouateb (w. Chlef). Les quatre victimes sont des bergères. Cinq personnes, dont un militaire et trois gardes communaux, ont été tuées dans l'attaque d'un hameau de la région de Beni K'sila (w. Bejaïa) par un groupe armé. Quatre gardes communaux et un civil ont été tués à Zekri Zekri, près d'Azazga (w. Tizi Ouzou) dans l'attaque du casernement de la garde par un groupe armé d'une vingtaine de membres. 4-5 decembre Un gendarme a été abattu dans une embuscade tendue par un groupe armé près de Sidi M'hamed Benaouda (w. Relizane). 5 decembre Cinq membres du GSPC ont été tués à Larbaâtache selon certaines sources, dans une embuscade tendue par des militaires et des gendarmes, à Khemis el Khechna (w. Boumerdès) selon d'autres sources. Un jeune berger a été assassiné à Chetouane (w. Chlef). Attribué dans un premier temps à un groupe armé, le crime l'a été ensuite à deux autres bergers, mûs par la volonté de s'emparer du troupeau de leur victime. 6 decembre Un membre d'un groupe armé a été tué dans un accrochage avec des militaires à Hazama, près de Lakhdaria (w. Bouira), et un autre à Hassasna (w. Saïda) dans une embuscade tendue par les forces de sécurité. Un milicien local ("patriote") a été tué à Aomar (w. Bouira) par un groupe armé. Deux cadavres en état de décomposition avancée ont été retrouvés dans la wilaya de Chlef, l'un -celui d'une jeune femme- à Boukadir, l'autre -celui d'un adolescent, porté disparu depuis le 3 décembre- à Hranfa. 6-7 decembre 17 personnes (dont six enfants, deux femmes, deux adolescentes et deux adolescents), appartenant à trois familles, ont été massacrées par un groupe armé à Aarib (w. Aïn Defla). Un homme a été tué à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Merouana (w. Batna). 7 decembre Deux ouvriers d'une carrière de Tiberkanine (w. Aïn Defla) ont été tués par un groupe armé. Le corps d'un enfant égorgé à été retrouvé dans la région d'Aïn Defla, ou, selon d'autres sources, à El Heranefa (w. Chlef. Deux personnes, dont un milicien local (GLD) ont été tuées à Haï Medjoub, à la périphérie de Saïda par un groupe armé. Un garde communal a été tué dans un attentat à la bombe à Graâ Saïda, près d'Aïn Kercha (w. Oum El-Bouaghi). Un présumé "terroriste" a été abattu à Kadiria (w. Bouira) selon certaines sources par le maire de la ville après que les présumés "terroristes" aient tiré sur lui, selon d'autres sources par les forces de sécurité. Deux personnes ont été tuées à Maâfar, dans la région de Setif, à un "faux barrage" tendu par un groupe armé, qui a abattu un automobiliste et dont l'un des membres a sauté avec sa bombe. 8 decembre Deux policiers et un civil ont été tués à Zighout Youcef, dans la région de Constantine, par un groupe armé. Deux personnes (un civil et un garde communal) ont été assassinées à Corso, dans la région de Boumerdès, par un groupe armé. 10-11 decembre

(Le Matin 11.12) Deux personnes, dont un octogénaire, ont été tuées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre El Karimia et Ouled-Ahmed (Chlef). 11-12 decembre Le tenancier d'un café, frère d'un délégué de l'aârch d'Ath Djenab, a été assassiné dans (ou devant) son café d'Agrib (Tizi Ouzou) par deux hommes armés. Un "repenti" (ancien membre d'un groupe armé s'étant rendu aux autorités) a été très grièvement blessé, voire tué, à Corso (Boumerdès) par les frères d'une victime d'un attentat commis trois jours auparavant par un groupe armé dont fairait partie le frère du "repenti". 12 decembre Le Maire d'Ouled Aïssa (Boumerdès) et l'un de ses adjoints ont été abattus par un homme armé, ou un groupe armé, dans un café. Selon certaines sources, le meurtre aurait eu lieu le 13 décembre ou dans la nuit du 13 au 14. 13 decembre Une personne a été tuée à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Ouled Allel et Boukadir (Chlef). Deux membres de la milice locale ("patriotes") ont été tués à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Aïn Touta et Ouled Aouf (Batna). 13-14 decembre De deux à cinq (selon les sources) membres de la milice locale ou de la garde communale ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Sidi Amar, près d'Oued Foda (Chlef). Quatre passagers d'un autocar ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Beni Mered (Blida). Selon certaines sources, une personne aurait également été enlevée. 14 decembre Un policier communal de Sig, disparu depuis le 4 décembre, a été retrouvé enterré près de son domicile. Deux policiers ont été assassinés à Aït Yahia Moussa, près de Draâ El Mizan (w. Tizi Ouzou) par un groupe armé. Selon certaines sources, l'attentat aurait eu lieu dans la nuit du 15 au 16 décembre à Tafoughalt. 14-15 decembre Le chef de la milice locale (GLD) de Boudjelal el Ghorf, près de Naciria (Boumerdès) a été tué à Boudjelal el Ghorf. 15 decembre Deux adolescents ont été tués dans l'explosion d'une bombe artisanale à Aït Ouabane (w. Tizi Ouzou). 15 et 16 decembre Une personne a été tuée lors d'affrontements entre El-Hamma et Djezzar, à la limite des wilayas de Sétif et de Batna, entre les membres de deux "tribus", les "Bichatta" des Adaouas et les "Selaleha" de Djezzar. 16-17 decembre Un homme a été assassiné à Tebessa, du fait, selon "El Watan", d'une "beuverie qui a dégénéré" en lapidation. 18 decembre Quatre personnes ont été tuées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Remka et Ammi Moussa (Relizane). 19 decembre Un jeune homme a été assassiné à l'arme blanche au centre-ville de Mascara. Un membre de la milice locale (GLD) a été abattu à un "faux barrage" tendu près de Guerrouma (w. Bouira) par un groupe armé. Deux gardes communaux ont été tués à El M'radj, près d'Aïn Sebt (w. Setif), dans l'attaque d'une mechta par un groupe armé. 20-21 decembre Un policier a été tué lors de l'attaque du commissariat de Cheria, dans la région de Tébessa, par un groupe armé. 21 decembre Quatorze membre d'un groupe armé auraient été tués par l'armée près de Mascara. 24 decembre Un membre de la milice locale a été abattu près de Chaâteb El Ameur, près de Boumerdès, par un groupe armé. L'"émir" local du GSPC, Kamel Zoubiri et deux de ses lieutenants ont été tués à Tizi Ouzou, par la police. 26 decembre Un membre de la milice locale de Guergour (w.Bouira) a abattu à Lakhdaria un civil avec lequel il semblait être en conflit personnel. Une embuscade a été tendue à un véhicule de transport en commun à Tiaret a fait au moins un mort parmi les passagers. Un milicien local (GLD) a été tué par un groupe armé à Sidi Lazreg, dans la région de Relizane Trois présumés islamistes armés ont été tués près de Thénia dans une opération des forces de sécurité. 27 decembre Deux personnes âgées ont été assassinées à Hadjout (w. Tipasa). Selon certaines sources, il s'agit d'un crime crapuleux. 28 decembre Au moins trois membres des forces de sécurité (un ou deux militaires, un ou deux gardes communaux ou miliciens) et deux membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération des forces de sécurité près de Tafraoui (w. Oran). Deux personnes ont été tuées à un "faux barrage" tendu dans la région de Merouana (w. Batna) par un groupe armé. 31 decembre Sept membres d'un groupe armé ont été abattus par les forces de sécurité à Collo, dans la région de Skikda, et trois autres dans les régions de Tizi Ouzou et de Boumerdès (à Châabel El-Ameur) Un gendarme, un garde communal et deux militaires ont été tués dans un accrochage avec un groupe armé près des monts de Stamboul, dans la région d'Oran, où se déroule depuis le 28 décembre une opération des forces de sécurité qui a fait au moins neuf morts, sept dans les rangs des forces de sécurité et deux dans ceux du groupe armé.

(Liberté 31.12 ( AFP 3.1.02) Environ 2000 civils (y compris les miliciens locaux) ont été tuée en 2001 par des groupes armés, estime "Liberté", qui situe les bastions des groupes armés islamistes à l'est dans le triangle Bouira-Tizi Ouzou-Boumerdès pour le GSPC de Hassan Hattab, dans certaines zones dans l'ouest pour des groupes liés au GSPC et pour "ce qui reste des GIA".

2002

1er janvier Cinq membres de la milice locale (GLD) ont été tués à Feidh El-Botma, dans la région de Djelfa, par une bombe qui a explosé au passage de leur véhicule. Un garde communal en a tué un autre lors d'une altercation à Oued Hellaba (w. Médéa), sans que les raisons de son acte ne soient clairement établies, l'accident semblant exclu. 3 janvier Un berger a été tué dans l'explosion d'une bombe artisanale à Oued Ata, près de Hamadi Krouma (w. Skikda). 4 et 5 janvier Un berger a été tué dans la région de Dhaya (w. Sidi Bel Abbès) par un groupe armé qui a volé son troupeau de 130 moutons. Trois bergers, dont un sexagénaire, ont été assassinés et deux autres enlevés entre Tagdempt et Ghartoufa, dans la région de Tiaret, par un groupe armé. "La Tribune" et "Liberté" font état de l'assassinat d'un berger et du vol de son troupeau de 300 moutons près de Rahouia, puis de l'enlèvement par le même groupe de cinq personnes près de Tiaret, trois de ces personnes, dont au moins un berger, étant retrouvées le 5 janvier égorgées et mutilées, et deux autres retrouvées dans le même état le 6 janvier à Merdjet El Aouidja. 5 janvier Un policier et un soldat (ou "deux policiers) ont été tués à un "faux barrage" dressé par un groupe armé à Mernania, près de Kadiria (w. Bouira) Un policier et cinq civils, dont une sexagénaire et une fillette de 8 ans, ont été tués dans un accrochage au centre de Médéa entre la police et un groupe armé, dont l'un des membres à également été tué dans l'affrontement. Un garde communal a été tué dans l'attaque de son cantonnement, à Dhaya, près de Sidi Bel Abbès, par un groupe armé. Deux militaires ont été tués dans l'explosion d'une bombe à Ras El-Mihad, entre Djelfa et Biskra. 6 janvier Un jeune policier s'est suicidé à Skikda, en se tirant une balle dans la tête. 7 janvier Un policier a été abattu dans un café de Mechtras, près de Boghni (w. Tizi Ouzou), par un groupe armé. 11 janvier Un homme a été enlevé et assassiné, dans une embuscade tendue par un groupe armé à un groupe de chasseurs ou à la milice locale (GLD) entre Hassasna et Maâmoura (w. Saïda). 11 ou 12 janvier Un cadre de la municipalité de Bordj Bou Arreridj a été assassiné par un chargé de sécurité de la municipalité, sans que les mobiles de l'assassinat ne soient clairs. 12 janvier Cinq personnes ont été assassinées à un "faux barrage" tendu à El Gaâda, près d'Aflou, dans la région de Laghouat, par un groupe armé. 12 ou 13 janvier Un membre de la milice locale (GLD) a été retrouvé égorgé dans le massif d'El Hassna (w. Saïda), lors d'une opération de ratissage des forces de sécurité. 13 janvier Un berger a été assassiné et un autre enlevé par un groupe armé à El Bouardia, près de Takhemaret (w. Tiaret). Deux personnes ont été assassinées dans une fusillade à Ramka, lors d'une veillée funèbre. 14-15 janvier Un homme a été assassiné à El Kerrouche, près de Frenda (w. Tiaret), par un groupe armé. 16 janvier Un berger a été assassiné par un groupe armé à Zouatine, près de Boukhadra. Un islamiste armé, qui pourrait être l'"émir" Sabes, a été abattu près de Beni Douala par l'armée. Un islamiste armé a été abattu près de Tighzert dans un accrochage entre un groupe armé et une patrouille militaire. Deux islamistes armés ont été abattus dans un accrochage, près de Sidi Naâmane. 17 janvier Deux bergers ont été enlevés avec leur troupeau de 150 moutons près de Ben Zireg, entre Bechar et Beni Ounif, par un groupe armé. 17-18 janvier Deux personnes, dont un policier, ont été tuées par un groupe armé dans un hôtel de Tala Mokrane, près de Tizi Ghenif (w. Tizi Ouzou). Le groupe armé a incendié la discothèque et le bar de l'hôtel avant de prendre la fuite. 18 janvier Un enfant de 11 ans a été tué dans l'explosion d'une bombe près de Relizane. Un policier a été tué à un "faux barrage" tendu au Pont de Kentidja, près de Boghni (w. Tizi Ouzou). 18-19 janvier Un homme a été tué par un groupe armé à Ouled Brahim, ou Ouled Salem, (w. Médéa) par un groupe armé qui attaquait leur maison. 21 janvier Un jeune homme a été assassiné à Belhadef, près d'El-Ancer (w. Jijel) par un groupe armé. Un chauffeur de taxi de Boghni a été retrouvé mort le 22 janvier à Aït Atelli, dans la région de Larbaâ Nath Irathen. Il avait été assassiné à l'arme blanche la veille. 22-23 janvier Un groupe armé d'une dizaine de membres portant des uniformes militaires a assassiné quatre personnes (une mère et ses trois filles, dont une enfant de 7 ans) à Ouzera (w. Médéa). 23 janvier Trois présumés "terroristes" ont été abattus dans deux opérations distinctes menées à Oran par la police antiterroriste. Neuf membres de groupes armés auraient été "éliminés" dans des opérations des forces de sécurité dans les régions d'Oran, Mascara et Sig. 24 janvier Deux personnes (un civil et un membre d'un groupe armé) ont été tuées dans un accrochage entre un groupe armé et les forces de sécurité à Meftah. Le groupe armé avait attaqué le domicile d'un milicien local. 25-26 janvier Un garde communal a été tué par un groupe armé à Zaaraba (ou Laâraba), près d'El-Ancer (w. Jijel). 26 janvier Un militaire a été tué dans un attentat à la bombe près d'Enchit, dans la région de Boudouaou (sud). 28 janvier Une personne a été tuée un attentat à la bombe à Laghouat. Deux membres d'un groupe armé, dont son "émir" Ahmed Safir, ont été tués dans une opération des forces de sécurité près de Relizane. Un policier et sa compagne ont été assassiné à un "faux barrage" tendu par un groupe armé dans la forêt de Bouchouaoui, près de Cheraga, dans l'Algérois. 30 janvier Une personne a été tuée dans l'explosion d'une bombe artisanale près de Sabra (w. Tlemcen. Un jeune gardien de nuit du centre des assurances sociales a été retrouvé assassiné à Gdyel (Oran), égorgé. Il s'agirait d'un crime purement crapuleux. fin janvier (date inconnue) Quinze membres du GSPC auraient été tués dans un ratissage mené par l'armée dans la région de M'sila. 1-2 fevrier Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par les forces de sécurité au douar Chouala, près de Zemoura (w. Relizane) dans une embuscade. 2 fevrier Un militaire (le commandant du secteur opérationnel de Mechraâ-Sfa, selon "Le Jeune Indépendant") a été abattu entre Mechraâ Sfa et Rahouia (w. Tiaret) par un groupe armé. 2-3 fevrier Douze personnes (des hommes) ont été tuées à un "faux barrage" tendu à El-Ghezaghza (Rezarza), près de Médéa, par un groupe armé dont les membre étaient vêtus de tenues militaires, dans un secteur d'activité des GIA-Zouabri et à une centaine de mètres d'un poste de contrôle de la gendarmerie. 3 fevrier Un garde communal a été abattu dans une embuscade tendue par un groupe armé à Afir, près de Dellys (w. Boumerdès). Trois militaires ont été tués dans l'attaque de leur cantonnement par un groupe armé, à Tagour (w. Sidi Bel Abbès). Deux "importants terroristes" ont été abattus à Djelfa par l'armée, "de source sécuritaire" 4 fevrier Une personne (un membre des services de sécurité selon "Le Matin") a été tuée dans un attentat à la bombe à Haoudh, près de Morsott. Neuf personnes ont été tuées à un "faux barrage" à Sidi Lakhdar, près d'Aïn Defla, par un groupe armé habillé de tenues militaires. Treize personnes (dont une femme et quatre enfants) ont été massacrées par balles et à l'arme blanche par un groupe armé au douar Sidi Ammar, près de Sidi Lakhdar, dans la région d'Aïn Defla. 5 fevrier Une personne a été tuée à Bin Layoun, près de Chehna (w. Jijel), dans l'explosion, les unes après les autres, de sept bombes. Trois gardes communaux ont été tués à Boukhalfa, dans la région de Tizi Ouzou, lorsque deux ou trois bombes ont explosé au passage de leur patrouille. 6-7 fevrier Deux membres d'un groupe armé ont été "éliminés" à Larbaâtache (w. Boumerdès) 7 fevrier Un membre d'un groupe armé a été abattu à Ghediwa, près de Kadiria. 8 fevrier


(AP 9.2 / Liberté, Le Matin 10.12 / Liberté 11.2 ) Les autorités algériennes ont annoncé que le chef du GIA Antar Zouabri, alias "Abou Talha" avait été abattu le 8 février à Boufarik, près d'Alger, où il était assiégé par le groupe d'intervention spécial de l'armée et la brigade mobile de la police judiciaire, dans la maison où il s'était retranché avec deux de ses hommes -qui ont également été abattus. L'un a été présenté comme Fodhil Bouteldja, artificier du GIA de Zouabri, et l'autre comme Abdelhakim Boumediene, un "repenti" ayant repris du service, et qui hébergeait son "émir". Antar Zouabri avait déjà été donné pour mort en juillet 1997. Le corps de Zouabri a été présenté à la presse et aux media. Les autorités ont annoncé qu'il avait été identifié par d'anciens membres de son GIA, ainsi que par ses empreintes digitales.

Un islamiste armé "repenti", ancien membre de l'AIS qui s'était rendu aux autorités, a été abattu au centre de Constantine par un groupe armé. 9 fevrier Le maire adjoint d'Agouni Gueghrane, près des Ouadhias, a abattu un homme avec lequel il était en conflit foncier, et s'est ensuite livré lui-même à la garde communale. 9-10 fevrier Six personnes (dont cinq de la même famille, dont un enfant de huit ans) ont été tuées à Oued El Hamel, près de Bougara (Rovigo, w. Blida), dans une embuscade tendue par un groupe armé (dont les membres étaient habillés en policiers ou en militaires. Un membre d'un groupe armé a été abattu dans la forêt de Mezrena (w. Boumerdès) dans une opération de ratissage engagée par l'armée. 12 fevrier Trois membres de la milice locale ("patriotes") ont été tués dans l'explosion d'une bombe au passage du camion qui les transportait, entre Sahel et Tabrirt, près de Ziama Mansouriah (w. Jijel). Un membre des forces de sécurité et un membre du GSPC ont été tués dans une opération des forces de sécurité contre la katiba "El Farouk" du GPSC, dans la forêt de Rabta, entre Bouira et Boumerdès. 13 fevrier Un berger a été assassiné à Doumia, près d'Attatba (w. Tipasa), par un groupe de trois personnes, qui auraient été arrêtées. Il s'agirait de voleurs de bétails qui en voulaient au troupeau de la victime. 14 fevrier Trois jeunes hommes venant de terminer leur service national ont été assassinés dans l'attaque par un groupe armé (d'une trentaine de membres) d'un café d'El Alia (w. Skikda). Après l'attaque, des centaines d'habitants d'El Alia ont fui le village pour squatter des logements vacants à Filfila. 16 fevrier Quatre membres d'un groupe armé ont été abattus lors d'une opération de ratissage lancée par l'armée à Guernici, près d'Ouessara, dans la région de Djelfa. Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe près de Kadiria et Lakhdaria, lors d'une opération lancée contre un maquis du GSPC. Un septuagénaire, ancien combattant de la guerre d'indépendance, a été assassiné par un groupe armé à Oued Lakhdar, près d'Ouled Mimoun (w. Tlemcen). 17 fevrier Un présumé islamiste armé a été abattu à El Khroub (w. Constantine) par les forces de sécurité. Un berger a été tué dans l'explosion d'une bombe à Khnifer, près d'El Hassasna (ouest) 18-19 fevrier Un paysan porté disparu a été retrouvé mort, et décapité, à Romanette (Roumanet), près d'Aïn Berbar (w. Annaba). 19 fevrier Deux jeunes hommes qui venaient de terminer leur service national, ont été égorgés à un "faux barrage" tendu à Tallaft, près d'Ouled Yahia (w. Jijel) par un groupe armé dont les membres portaient des uniformes militaires et des tenues de la garde communale. Un jeune homme de 23 ans est décédé à l'hôpital d'Oran, des suites de blessures que la famille du défunt attribuent à un passage à tabac dans les locaux du commissariat de Mohammadia (w. Mascara), et que la police attribue à un suicide. 20 fevrier Le corps d'un jeune homme enlevé par un groupe armé le 17 février a été retrouvé à Kef Lekhal, près de Constantine, égorgé. 21 fevrier Un adolescent de 14 ans a été abattu par un militaire (un sergent) à Aïn Naadja, près d'Alger, alors qu'il faisait paître son mouton près de la caserne. La nouvelle a provoqué de violentes émeutes les 21 et 22 février à Aïn Naadj. L'auteur de l'homicide, a été arrêté et placé sous mandat de dépôt, et devrait être jugé pour homicide involontaire par le tribunal militaire de Blida. Un commerçant a été abattu "par erreur" par les forces de sécurité, qui l'ont pris pour un "terroriste", à Benzerga, près de Bordj El Kiffan (Alger). Le corps inanimé d'un ressortissant italien octogénaire, portant des traces de lésions, a été découvert dans un immeuble du centre d'Oran. 21-22 fevrier Un jeune homme (un militaire, selon "Liberté") a été égorgé à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Aïn Touta (w. Batna) 22 fevrier Deux policiers ont été tués dans un attentat à la bombe à Baghlia, près de Dellys (w. Boumerdès). 23 fevrier Un membre d'un groupe armé a été abattu à Ouled Moudjahid, près d'El Maassim (w. Tissemsilt), par les forces de sécurité. 25 fevrier Trois membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération de ratissage menée par l'armée dans la région de Haïzer, près de Bouira. L'opération se poursuivait le 26 février, et s'intensifiait. 26-27 fevrier trois membre d'un groupe armé auraient été abattus dans la région de Lakhdaria, dans un ratissage. 27 fevrier Une personne a été tuée dans l'attaque d'un hameau de la région de Tissemsilt par un groupe armé. 28 fevrier Quatre passagers d'un taxi collectif ont été assassinés à un "faux barrage" dressé par un groupe armé entre Chlef et Tissemsilt. Trois membres d'un groupe armé ont été abattus dans une opération des forces de sécurité dans la forêt de Chettaba (w. Constantine). 28 fevrier-1er mars Un personne a été tuée dans l'attaque au mortier artisanal (heb heb) par un groupe armé du douar Zenia, près d'El-Melaâb (w. Tissemsilt). 1er mars Un membre d'un groupe armé a été abattu près de Sidi Lakhdar (w. Aïn Defla) lors d'une opération des forces de sécurité. 2 mars Un membre de la milice locale (GLD) qui surveillait son troupeau a été tué à Tarek Ibn Ziad, dans la région d'Aïn Defla, par un groupe armé 3 mars Deux membres d'un groupe armé ont été abattus à Sidi Ali Mellal, dans la région de Tiaret, dans une opération de ratissage menée par les forces de sécurité. Quatre membres d'un groupe armé et deux militaires ont été tués dans un affrontement à la suite d'une embuscade tendue par le groupe armé (d'une quinzaine de membres selon "La Tribune") dans le massif d'Aïn Tarik (ouest). Un membre d'un groupe armé a été tué par une patrouille de l'armée à Keddara, près de Boumerdès. ? (début mars) Douze membre d'un groupe armé du GSPC ont été abattus par les forces de sécurité dans des opérations militaires à Boutaleb, dans la région de Setif, et Djelfa. L'"émir" du GSPC de la région de Batna, Nabil Sahraoui alias "Abou Ibrahim", aurait été exécuté par (ou sur ordre de) l'"émir" Abderrezak "Le Para", l'un des lieutenants de Hassah Hattab. 4-5 mars Plusieurs journaux ("Liberté", "Le Matin") ont annoncé le 6 mars que douze gardes communaux avaient été tués dans la nuit du 4 au 5 mars dans l'attaque de leur casernement à Oum Toub, dans la région de Skikda, par un groupe armé (des GIA, selon "Liberté") d'une quinzaine à une vingtaine de membres. "El Watan" et "Le Quotidien d'Oran" n'annoncent pour leur part que deux gardes communaux blessés, et les autorités ont démenti que des gardes communaux aient été tués. Selon l'agence officielle APS, et la bilan de douze gardes tués serait une rumeur répandue par les habitants des environs. 5 mars Trois miliciens locaux ("patriotes") ont été tués à Si Mustapha, près de Zaâtra (w. Boumerdès), par un groupe armé de cinq ou six membres. 7 mars Cinqou six personnes ont été abattues à un "faux barrage" tendu près d'El Affroun, dans la région de Blida. 11 mars Un présumé islamiste armé a été abattu à Kef El-Agueb, près de Tadmaït (w. Tizi Ouzou), dans une opération de ratissage menée par les forces de sécurité. 12 mars Un garde communal a été tué dans l'explosion d'une bombe dans la région de Sétif. 13 mars

(AP 14.3) Trois personnes ont été tuées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Boumefdâa et Aïn Defla. L'"émir" Mokhtar Bemokhtar, alias Khaled Abou E-Abbes, du GIA, et cinq de ses hommes, ont été tués dans une opération héliportée de l'armée dans la région d'El Menâa. 13-14 mars Quatre ou cinq personnes ont été tuées à Nessissa, entre Oued Djir et Boumedfaâ (w. Aïn Defla) à un "faux barrage" tendu par un groupe armé d'une dizaine de membres. 15 mars Six membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération des forces de sécurité dans la région de Jijel. Un militaire a été tué près de la forêt de Bissi (w. Skikda) par un groupe armé. 15-16 mars Une jeune femme a été assassinés par balles à Ben Aknoun (Alger). Selon "Le Quotidien d'Oran", il s'agirait d'une prostituée, assassinée par des proxénètes. 16 mars Un homme a été égorgé à Batna. L'agence officielle APS qui annonce le meurtre ne précise pas à qui l'attribuer. "Le Quotidien d'Oran" annonce qu'il s'agit d'un enseignant du Coran âgé de 90 ans, assassiné par un groupe de quatre à cinq jeunes. 16-17 mars Deux personnes ont été assassinées par un groupe armé à un "faux barrage" tendu à Aïn Aissa, près de Berouaghia (w. Medea). Un membre d'un groupe armé et un militaire ont été tués à Berkouka, près de Bissi (w. Skikda) lors d'une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité depuis une semaine et ayant déjà coûté la vie à trois militaires. 19 mars Un membre d'un groupe armé du GSPC a été abattu dans une opération de ratissage lancée par l'armée entre Souk El Khemis et Djebahia (w. Bouira). Un "émir" d'un groupe armé de Constantine aurait été abattu à Constantine. 19-20 mars Six personnes, toutes de la même famille, dont une femme et une jeune fille, ont été massacrées à Souk El Had (w. Relizane), par un groupe armé, qui aurait également enlevé six autres personnes. Quatre personnes (des bûcherons ou des agriculteurs ont été assassinées et mutilées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à M'kachich, près de Lardjem (w. Tissemsilt). 20 mars Un garde communal a été abattu par un groupe armé au douar El-Araïs, près d'El Ouldja (w. Relizane). Selon les services de sécurité, le groupe armé avait auparavant enlevé (ou tenté d'enlever) sa femme et sa fille. 21-22 mars Trois militaires ont été tués près d'Oued Djemaâ (w. Aïn Defla), dans une embuscade tendue par un groupe armé. 23 mars Deux membres d'un groupe armé ont été abattus au dessus d'El Mokrani, dans une opération de ratissage lancée par l'armée entre Souk El Khemis et Djebahia (w. Bouira). 23-24 mars Trois membres d'un groupe armé dont son "émir", Hadj Ali, ont été abattus à Aïn Zaouia, entre Draâ el Mizan et Tizi Ghenif (w. Tizi Ouzou) dans une embuscade tendue par la police et l'armée. Un policier aurait également été tué dans l'accrochage. Un homme a été assassiné à son domicile d'Oran, par un groupe armé. "Le Quotidien d'Oran" annonce pour sa part l'assassinat de trois personnes (l'homme et ses deux enfants, dont une fille) au douar Chataïba, près d'Oran. Le mobile du ou des meurtre(s) n'est pas clairement établi, ni la nature du groupe armé responsable. Selon "La Tribune", la victime est un "affairiste" et le crime pourrait être lié à des affaires de trafic de kif ou de voitures volées. 24 mars Deux militaires (deux officiers, selon "Le Matin") ont été tués dans l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule dans la wilaya de Médéa, entre Berrouaghia et Ksar El Boukhari. 25-26 mars Deux miliciens locaux ("patriotes") ont été tués dans une fusillade entre deux groupes de miliciens, chacun des deux groupes ayant pris l'autre pour un groupe de "terroristes". 28 mars Deux membres d'un groupe armé du GSPC ont été abattus dans une opération des forces de sécurité dans la forêt d'Arima, à Zighoud Youcef (w. Constantine). Un membre d'un groupe armé a été abattu près de Kouacem (w. Tissemsilt) par un groupe de miliciens locaux (GLD). 29 mars Deux personnes ont été tuées dans un attentat à la bombe sur le marché d'Ouled Yaich (w. Blida). Un officier de l'armée et un garde communal ont été tués par un groupe armé dans une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité dans le Djebel Louh, à Oued Djemaâ (w. Aïn Defla). 1er avril 21 militaires et un milicien (GLD) ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Oued Safsaf, près de Sidi M'Barek, dans une zone d'implantation des GIA de Rachid Abou Tourab de la région de Saïda. Un présumé "terroriste" a été abattu par un groupe de miliciens (GLD) à Tassift, près d'El-Ancer (w. Jijel). 9 avril Deux jeunes gens ont été assassinés dans un café de Dar Omar, près de Collo (w. Skikda) par un groupe armé de sept personnes. 9-10 avril Cinq personnes, toutes de la même famille (les parents et leurs trois enfants), ont été massacrées à l'arme blanche à Lahmama, près de Miliana (w. Aïn Defla), par un groupe armé. 9 au 15 avril Cinq membres du GSPC ont été tués lors d'une opération de l'armée contre les maquis du GSPC d'Addgagh Aouragh, dans la forêt de Sidi Ali Bounab. 10 avril Deux gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé, d'une trentaine d'éléments selon "El Watan", sous les ordres de l'"émir" Souane selon "Le Matin", à Seradnia, près de Djemaa Ouled Cheikh (w. Aïn Defla). 11 avril Un milicien local (GLD), ancien vice-président de l'Assemblée populaire communale de Chetaïbi, a été abattu par un groupe armé (de six personnes selon "Le Matin") à Zaouïa, près de Chehaïbi (w. Annaba). 12 avril 14 membres d'un groupe armé (du GSPC) auraient été tués lors d'une opération de l'armée, lancée le 9 avril contre les maquis du GSPC de Sidi Ali Bounab (w. Tizi Ouzou). 13 avril L'"émir" Abou Hafs, dissident des GIA, aurait été abattu dans la région d'Aïn Defla. 13-14 avril Un jeune homme qui venait d'effectuer son service national a été enlevé dans un café, puis égorgé, à Boulguertoum près de Collo (w. Skikda) par un groupe armé. 18-19 avril Un jeune homme par un groupe armé, du GSPC selon "Le Quotidien d'Oran", à Arris (w. Batna) a été retrouvée assassiné et mutilé. 19-20 avril Sept personnes, toutes de la même famille, dont quatre enfants de 7 à 13 ans et un bébé de huit mois, ont été tuées à Hai Maarouf, près de Sidi Akacha et de Ténès (w. Chlef), par un groupe armé, vraisemblablement un GIA. Selon l'agence APS, le chef de famille était un milicien local (GLD. 20 avril Trois personnes ont été assassinées (égorgées) à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Faïdji, près de Sougueur (w. Tiaret). 20-21 avril

(El Khabar 22.4) Deux paysans ont été assassinés par un groupe armé à Bousmaïl. 21 avril Trois bergers ont été égorgés par un groupe armé à Si Abdelghani (w. Tiaret), dans une région où opèrent des GIA. 23-24 avril Seize personnes, dont huit enfants, un vieillard et quatre femmes ont été massacrées et mutilées par un groupe armé (de neuf membres, commandés par l'"émir" Ras El Kaf, selon "Le Matin") à Echebka, près de Rekbet El Hallouf, entre Sougueur et Ksar Chellala (w. Tiaret). Un membre d'un groupe armé a été abattu par la garde communale à Tamalous, dans le massif de Collo. 24 avril Deux membres d'un groupe armé du GSPC ont été tués dans une opération de l'armée contre le maquis de Sahel Boubarak. Cinq membres d'un groupe armé du GSPC auraient été tués dans la région d'Ouled Allel (w. Relizane) dans une autre opération des forces de sécurité, dans la même région. Deux militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé dans la forêt de Sidi Ali Bounab, en Kabylie. 25 avril Un ancien policier, membre de la milice locale (GLD) a été assassiné par un groupe armé à Thenia (w. Batna). Un homme a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé dans un douar proche de Meftah, dans la Mitidja. Un membre d'un groupe armé a été abattu à Tamalous, dans la région de Skikda, et un autre à Maadhid, dans la région de M'sila, par les forces de sécurité. Après trois semaines d'opérations militaires contre les maquis islamistes de Sidi Ali Bounab, où une centaine de membres de groupes armés du GSPC seraient retranchés, le bilan serait d'une quinzaine de "terroristes" et de huit militaires tués. 25-26 avril Quatre civils ont été tués à Mechrâa Sfâa (w. Tiaret), par un groupe armé, deux jours après un massacre qui avait fait seize victimes civiles. Trois militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Resfa, dans la région de Setif. 26 avril Un policier a été abattu près de son domicile près de Blida, par un groupe armé. 26-27 avril Deux personnes, dont un milicien local ("patriote") ont été tuées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé près d'el Ouasnia (w. Aïn Defla). Un policier a été abattu à Der El Beïda (Alger) par un groupe armé, du GSPC selon "Le Matin". 27 avril Un policier a été abattu par un groupe armé à Bordj El Kifan. 30 avril Au moins 19 prisonniers sont morts (13 sur place, les autres à l'hôpital) dans l'incendie de leur cellule (une salle contenant 25 détenus) de la prison de Serkadji. Les prisonniers auraient mis le feu à leurs matelas en mousse pour protester contre un incident ayant opposé les gardiens à un jeune prisonnier de 19 ans, qui avait fait une tentative de suicide après une rixe. Le lourd bilan de l'incendie serait du à la négligence des gardiens. Les victimes sont des détenus de droit commun, purgeant leur première peine, et âgés de moins de 25 ans. 4 mai Une nouvelle mutinerie dans une prison, celle d'El Harrach, a fait au moins entre vingt et trente blessés (dont quatre gardiens. Des prisonniers mineurs ont allumé un incendie dans leur cellule, où ils étaient 25 à être détenus. Selon certaines sources, cette mutinerie a été déclenchée par solidarité avec celle de la prison algéroise de Serkadji, le 30 avril. 5 mai Dans la prison de Boussouf, de construction très récente (contrairement à Serkadji et El Harrach) un incendie allumé par des détenus fait plus de 50 détenus blessés, dont 4 grièvement. 9 mai Une mutinerie de la prison de Béchar a fait 50 détenus et quatre gardiens blessés. Au total, depuis le 2 avril, les mouvements de protestation déclenchés dans les prisons algériennes ont fait une cinquantaine de morts et plus de 150 blessés.

1er mai Trois personnes, dont un directeur d'école, ont été tuées, et une jeune fille enlevée, à Sidi Abderrahmane, près de Ténès (w. Chlef), par un groupe armé. La jeune femme a été retrouvée vivante le lendemain. Le corps d'un homme égorgé a été retrouvé à Zebabdja, près d'Oued Fodda (w. Chlef). 1er-2 mai 31 personnes ont été massacrées dans deux attaques distinctes, perpétrées dans la wilaya de Tiaret par des groupes armés. La première attaque a fait 20 morts, dont un bébé, et cinq blessés à Ksar Chellala, la seconde onze morts, dont deux enfants, à Belazreg, sur les hauteurs de Tiaret à 200 mètres d'un poste de la garde communale. 2 mai Le corps d'un homme mutilé, décapité et tronçonné a été retrouvé à Annaba, dans des sacs poubelle. autour du 2 et du 3 mai 28 membres du GSPC et dix militaires auraient été tués lors d'affrontements pendant une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité dans la forêt de Sidi Ali Bounab (w. Tizi Ouzou), et qui dure depuis trois semaines. Le 3 mai, deux militaires ont été tués dans une embuscade tendue par le GSPC, et deux membres du GSPC, dont un "émir", abattus dans le même secteur, alors qu'une quinzaine de membres du GSPC auraient été tués dans le bombardement d'une grotte où ils s'étaient retranchée, à Bounab. 5 mai Quinze militaires ont été tués dans l'explosion d'une bombe, suivie d'une fusillade, au passage d'un convoi de l'armée à Tala Mimoune, près de Mazer (w. Tizi Ouzou). L'attentat a été suivi d'un accrochage entre les forces de sécurité et le groupe armé. Trois membres du groupe armé auraient été tués dans l'accrochage. Sept militaires auraient en outre été enlevés par le groupe armé. 6 mai Un milicien local ("patriote") a été tué dans un attentat à la bombe à Tizi Bouali (w. Tizi Ouzou), pendant une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité dans la forêt de Mizrana. 6-7 mai Trois personnes ont été assassinées à Ziama Mansouriah (w. Jijel) à un "faux barrage" tendu à Timiridjène, sur la route nationale reliant Jijel à Bejaïa, par un groupe armé d'une vingtaine de membres, qui a en outre racketté les voyageurs. Selon "Le Quotidien d'Oran" les trois personnes assassinées seraient un policier, un sous-officier de l'armée et un commerçant de Texenna. Un membre d'un groupe armé a été abattu à Kikeb, près d'El-Anceur (w. Jijel), dans un ratissage lancé par l'armée. 8 mai Six personnes ont été tuées dans une embuscade tendue par un groupe armé sur une route à Birtouta, près de Blida. 9 mai Cinq membres d'un groupe armé ont été abattus lors d'un ratissage lancé par les forces de sécurité dans la forêt de Mizrana, près de Tizi Ouzou. Quatre membres d'un groupe armé ont été tués dans la région de Boudouaou, et deux autres dans la région de Laghouat.

Deux policiers ont été assassinés dans le quartier Tahtouh de Médéa, par un groupe armé. 11-12 mai Quatre membres d'un groupe armé ont été abattus dans une embuscade tendue par l'armée à El-Bara, près d'Erraguène (w. Jijel). 12 mai Cinq militaires et un médecin ont été enlevés à un "faux barrage" tendu par un groupe armé (d'une vingtaine d'éléments selon "La Tribune") à Boghni (Kabylie). Un accrochage a ensuite opposé une unité militaire au groupe armé. Quatre des militaires ont été retrouvés égorgés le 14 mai, près de Mechtras, dans la même région. 13 mai Deux policiers (motards) ont été tués à Aïn Allah, sur les heuteurs d'Alger. Ils ont été mitraillés depuis une voiture. 14 mai Un membre de la garde communale de Frenda a été retrouvé assassiné à l'intérieur du siège de la garde communale. Trois policiers ont été tués à Baraki, dans l'Algérois. Un membre présumé d'un groupe armé a été abattu à El Khemis, dans la région d'Aïn Defla, par les forces de sécurité. 15 mai Au moins sept personnes ont été tuées dans un attentat à la bombe commis sur le marché de Tazmalt (w. Bejaïa). Deux membres présumés d'un groupe armé ont été abattus, par des gendarmes ou des agents de sécurité de l'université, sur le campus de l'Université de Blida alors qu'ils tentaient d'y dérober du matériel de transmission radio. Trois personnes ont été assassinées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé près de Drâa El Mizan, en Kabylie. 16 mai Deux membres d'un groupe armé ont été tués à Hameurlaïne (ouest) à un barrage de la gendarmerie. 17 mai Le corps du maire d'Emjez Edchiche (w. Skikda) a été découvert près de Beni Bechir, sur la route nationale entre Skikda et El-Harrouch. Deux membres d'un groupe armé et un militaire ont été tués à Theniet El Had, dans la région de Tissemsilt, dans un accrochage entre une patrouille militaire et le groupe armé. 18 mai Un garde communal a été tué dans une embuscade tendue à Ahnif (w. Bouira) par un groupe armé. 19-20 mai Un étudiant a été assassiné dans la cité universitaire à Tiaret. 20 mai Quatre gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé 224; El Hamra, dans la région d'Aïn Defla. Deux membres présumés d'un groupe armé ont été à Beni Merred, dans la région de Blida, après qu'ils aient ouvert le feu sur des gendarmes. Un gendarme a été tué. Selon d'autres sources, Un gendarme qui contrôlait les passagers d'une voiture ou d'un bus a été abattu à l'entrée de Blida par l'un des passagers. Deux autres passagers auraient ensuite été tués dans un échange de coups de feu avec les forces de sécurité. 20-21 mai Quatre ou cinq personnes ont été tuées (dont une fillette de deux ans) à Oued Ras, près de Sobha, dans la région de Chlef, par un groupe armé qui a en outre enlevé une jeune femme. 21 mai Dix militaires ont été tués et sept autres blessés ou enlevés, dans une embuscade tendue à leur convoi à Aïssaouia, près de Bougara, dans la région de Blida. 21-22 mai Un policier a été assassiné par balles à Batna. 22-23 mai Un militaire a été tué à un "faux barrage" tendu par un groupe armé da à Si Mustapha, près de Boumerdès. Le corps d'une femme enlevée depuis une semaine par un groupe armé a été retrouvé dans la région de Dhaya (w. Aïn Defla). 24 mai Deux membres de la milice locale ("patriotes") ont été abattus dans une embuscade dans la région de Tlemcen, alors qu'ils effectuaient un ratissage. 25 mai Un policier surveillant le ministère des Transports a été abattu à Alger. 29 mai Le chef de la garde communale de Toualbia, un garde communal et un civil ont été tués dans une embuscade tendue près de Jijel. 29-30 mai Deux islamistes armés ont été tués à Ben Haroun, dans la région de Bouira, dans une embuscade tendue par l'armée. Au moins 23 personnes, des nomades, en majorité des femmes et des enfants, dont un bébé de deux mois, ont été massacrées à Sendjas, dans la région de Chlef, par un groupe armé. 3 juin Un milicien local ("patriote") a été tué par un groupe armé à Chaâbet El Ameur, dans la région de Boumerdès. 6 juin Trois membres d'un groupe armé ont été abattus à Souk El Thenine, dans un affrontement avec les forces de sécurité. Un civil pris dans la fusillade, a été grièvement blessé et, selon certaines sources, serait mort de ses blessures. 7 juin Un policier a été abattu par un groupe armé dans un restaurant au centre d'Aïn Defla. 7-8 juin Une personne (un membre de la milice locale) a été tuée dans un attentat à la bombe à Kaïd Belarbi, dans la région de Sidi Bel Abbès. Deux personnes (un homme et son épouse) ont été tuées dans l'attaque de leur domicile à Taberent (ou Taberranet), près de Larbaâ (w. Blida), par un groupe armé. Au moins quatre personnes, dont au moins un membre de la milice locale, ont été égorgées dans le douar Louza, près de Sidi Bel Abbès par un groupe armé. Le corps d'un septuagénaire, égorgé, a été retrouvé près d'Ikhlidjène, dans la région de Larbaâ Nath Irathen. 8 juin Deux membres de la milice locale auraient été tués dans la région de Larbaâ. "El Khabar" évoque pour sa part l'assassinat, à Medjadji, à la sortie de Larbaâ, d'un couple de sexagénaires, par un groupe armé. 9 juin Deux personnes ont été tuées par un groupe armé à El Achour, dans la banlieue d'Alger, dans l'attaque par un groupe armé d'une villa occupée par une société privée de télécommunications, la SETELCOM. Les victimes sont le patron (ou un cadre supérieur), libanais, de la société et son assistante algérienne. Deux personnes ont été tuées (dont une accidentellement) et deux autres blessées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Souhane, près de Larbaâ (w. Blida). 11 juin Douze ou treize personnes ont été tuées, dont un enfant de dix ans, dans le mitraillage des passagers d'un bus par un groupe armé, à Takbou, à la périphérie de Médéa. Un soldat a été tué à Ouled Cheli, près d'El Milia, dans la région de Jijel, dans l'explosion d'une bombe au passage d'une patrouille militaire. Un "émir" du GSPC, Oka Doghmane, alias "Yasser", a été abattu par les forces de sécurité à Cherarba, dans la banlieue d'Alger. 13-14 juin Douze personnes ont été massacrées dans deux tueries distinctes vraisemblablement commises par le même groupe armé à Douera, dans la région d'Alger. Six personnes, dont deux femmes et deux enfants, ont été tuées et une blessée dans le quartier de Haï el Makam par trois hommes armés, et six autres personnes tuées une demie-heure plus tard dans le quartier Haï es Salam par un groupe d'au moins six hommes armés. 14 juin Un membre présumé d'un groupe armé a été abattu dans la zone de Chaba Oued Salem (w. Tissemsilt), dans une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité contre le groupe armé de l'"émir" Djaâfar El Afghani, de Houmat Eddaâwa Salafia. Les corps de deux présumés "terroristes" tués dans cette opération ont été retrouvés le 20 juin à Melaâb. Selon "L'Expression", l'offensive de l'armée dans la région aurait abouti à l'"élimination" d'une dizaine de "terroristes".

15 juin Un jeune homme de 24 ans a été retrouvé pendu dans sa cellule dans le commissariat central de Skikda, après avoir été arrêté pour vol de voiture. Selon la police, il s'est suicidé. 16 juin Trois membres présumés d'un groupe armé du GSPC ont été tués, dans une embuscade tendue par l'armée, à M'reghia, près de Youb (w. Saïda). Deux militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé près d'El-Aouna, dans la région de Jijel. Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par l'armée dans la vallée de Beni Snous, près de la frontière marocaine. 17 juin Les corps de deux membres présumés d'un groupe armé ont été retrouvés dans la région de Jijel, lors d'une opération de ratissage engagée par l'armée. 18 juin Deux militaires ont été tués et trois autres près de Sfisef (w. Sidi Bel Abbès) dans l'explosion d'une bombe à leur passage, lors d'une opération de ratissage. 18-19 juin Un membre de la milice locale (GLD) a été tué dans l'attaque de son douar par un groupe armé à Ouled Ben Abdelkader, dans la région de Chlef. 18-19 juin Un militaire a été tué dans un accrochage avec un groupe armé à Slalma, près de Draâ El Mizan. 19-20 juin Le gardien d'un champ de pastèques a été égorgé à Treat, près de Berrahal (w. Annaba) par un groupe armé. 20 juin Trois gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé près de Miliana, dans la région d'Aïn Defla. Selon "Liberté", le groupe armé aurait ensuite abattu un chasseur rencontré dans le secteur. 21 juin Deux personnes ont été tuées à Hammam Righa, dans la région d'Aïn Defla, dans un attentat à la bombe. Deux personnes ont été tuées, (une sexagénaire et un enfant de douze ans) à Chlef, dans un double attentat à la bombe sur un marché et dans une rue près d'un jardin public. Deux agriculteurs ont été tué dans l'explosion d'une bombe dans un champ à Irdjana, près de Beni Hbibi. 22 juin Deux policiers et un civil ont été tués dans l'attaque par un groupe armé d'une patrouille de la police, à la gare routière de Relizane Le groupe armé a ensuite été accroché par des renforts de police, et l'un de ses membres a été tué. Sept ou huit personnes, âgée de 14 à 22 ans, ont été tuées dans l'attaque par un groupe armé d'une aire de jeu à Zéralda (ouest d'Alger). Les victimes sont un groupe de jeunes garçons et de jeunes hommes qui jouaient au football, et une femme qui se trouvait à proximité. 24 juin Un colonel de l'armée, chef du DRS (Sécurité Militaire) pour le secteur de Tizi Ouzou, a été assassiné à coups de couteau à son domicile à Tizi Ouzou. Son corps a été découvert le 24 juin. 24-25 juin Six personnes ont été tuées à Benni Sennous (w.Tlemcen) par un groupe armé qui a fait exploser une bombe au passage d'une voiture et abattu ses occupants. 27 juin Deux personnes ont été tuées à Bou Ismaïl, à la périphérie d'Alger, dans l'attaque par deux hommes armés d'un bus en partance pour Koléa. Les deux victimes sont le chauffeur du bus et un passager. 28 juin Au moins 13 passagers d'un autobus, ainsi que le conducteur, ont été massacrés dans le mitraillage de l'autobus par un groupe armé aux Eucalyptus, dans la banlieue est d'Alger. Le massacre a été commis à proximité d'une caserne de la garde communale. Un présumé "terroriste" a été abattu dans une opération de ratissage engagée par l'armée dans la région de Mechat, près d'El-Milia. 29 juin Un présumé "terroriste" a été abattu dans une embuscade tendue par l'armée à Remka (w. Relizane).

(AFP 29.6) Selon un décompte partiel établi à partir des informations publiées par la presse algérienne, au moins 107 personnes ont été tuées et plus d'une centaine blessées depuis le début du mois de juin, et au moins 730 depuis le début de l'année, dans des attentats ou des affrontements armés en Algérie.

Les cartes de la violence en juin 2002 (source : algeria-interface)

1er juillet Deux policiers ont été abattus en plein centre d'Alger, devant l'école des Beaux-Arts, par un groupe de deux ou trois jeunes hommes armés. Deux présumés "terroristes" ont été "éliminés" à Aïn Touta (w. Batna) par les forces de sécurité. Selon "Le Matin", l'un des deux hommes abattus serait le chef de la katibat "El Mout" du GSPC, Abou Wahid. 1-2 juillet Un couple âgé a été assassiné par un groupe armé à Hamama, près de Miliana (w. Aïn Defla). 2-3 juillet Deux présumés "terroristes" ont été abattus dans une embuscade tendue par des militaires dans les monts de Mizab (w. Tlemcen). 3-4 juillet Deux membres d'un groupe armé du GSPC ont été tués, l'un dans une embuscade tendue par la milice locale ("patriotes") dans la forêt d'Ouled Assam, près de Kadiria (w. Bouira) l'autre dans un ratissage lancé par l'armée sur le versant est du Djurdjura. 4-5 juillet Un homme a été assassiné dans l'attaque de leur douar par un groupe armé, à Oued Chorfa (w. Aïn Defla). 5 juillet Un fonctionnaire municipal a été tué dans l'explosion d'une bombe dans un cimetière, près de Jijel, alors que s'y déroulait une cérémonie à la mémoire des combattants de l'indépendance.


5 juillet
Une cinquantaine (49 selon un bilan provisoire de source hospitalière, le 6 juillet) de personnes ont été tuées, dont deux ressortissants du Niger, et près d'une centaine blessées, dont trois sont dans un état de coma profond, dans un attentat à la bombe le 5 juillet sur un marché de Larbaâ, dans la Mitidja, trois jours après que le chef d'état-major de l'armée algérienne ait proclamé que le gouvernement avait remporté la guerre contre le terrorisme, et le jour même du quarantième anniversaire de l'indépendance algérienne.

Selon "La Tribune", l'attentat pourrait être le fait "d'anciens éléments terroristes natif de la région, qui auraient rejoint le maquis" après l'avoir dans un premier temps quitté pour bénéficier de la politique de "concorde civile". Les "repentis" de l'AIS évoquent une "déclaration de guerre" lancée par les GIA d'"Abou Tourab" aux anciens membres de l'AIS, qui "tenait" la région sous le commandement de l'"émir" Mustapha Kertali, avant de déposer les armes. Le marché sur lequel s'est produit l'attentat serait d'ailleurs un lieu habituel de rassemblement des "repentis" de l'AIS, et plusieurs d'entre eux feraient partie des victimes de l'attentat. A la suite de l'attentat, le chef de la sûreté de daïra (sous-préfecture) a été relevé de ses fonctions, et le dispositif de sécurité renforcé à Alger même.

6 juillet Un membre de la milice locale ("patriote") a été assassiné à Mehafer, dans la région de Jijel, dans une embuscade tendue par un groupe armé. 6-7 juillet Trois personnes (trois frères) ont été assassinées à l'arme blanche par un groupe armé d'une dizaine de membres lors d'une embuscade à Draâ Errich, près de Berrahal (w. Annaba). Un policier et un civil ont été assassinés à un "faux barrage" tendu à Theniet El Abed, près de Tazoult (w. Batna), par un groupe armé. 7 juillet Un militaire et un milicien local ("patrtiote") ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé lentre Sidi Daoud et Ouled Aïssa, dans la région de Boumerdès. Un garde communal a été abattu à un "faux barrage" tendu à Boumedfâa, près d'Aïn Defla, par un groupe armé. 7-8 juillet Six personnes ont été assassinées à Harbil (w. Médéa) par un groupe armé. 8 juillet Un membre d'un groupe armé a été abattu par les forces de sécurité près de Ksar El Boukhari, dans la région de Médéa, alors qu'il s'apprêtait selon la presse à déposer une bombe sur un marché. 9 juillet Dix personnes, dont quatre ou cinq enfants et deux femmes, ont été massacrées dans un quartier de Tiaret (El Malaab) par un groupe armé, de quatre à six éléments. Les victimes appartiennent à la famille d'un milicien local ("patriote") assassiné en 1993 ou 1994 dans la région de Tissemsilt. Deux membres d'un groupe armé ont été abattus à Daghamna, près d'El Aouana (w. Jijel). 10 juillet Quatre policiers ont été abattus à Gouraya, (w.Tipaza) dans une embuscade tendue par un groupe armé (fort, selon certaines sources, d'une trentaine, voire d'une quarantaine d'éléments, scindés en plusieurs groupes) à une patrouille de la police. 13 juillet Un membre présumé d'un groupe armé a été abattu par les forces de sécurité à Annaba. 13-14 juillet Six personnes, deux femmes, un adolescent et trois enfants, membres d'une même famille, ont été assassinées, par balles, par un groupe armé à Oued El Kerma, près de Miliana (w. Aïn Defla), dans une zone où sont actifs des GIA. Trois jeunes campeurs ont été assassinés à Bouharoun, près de Bou Ismaïl (w. Tipaza), par un groupe armé, dans un secteur où opèrent des GIA de Rachid Abou Tourab. 14 juillet Six militaires ont été tués par une bombe à Ouled Aïssa (w. Boumerdès). Une opération de ratissage a été lancée après l'attentat par l'armée. Le chef de la milice locale ("patriotes") a été tué près de Chekfa (w. Jijel), pendant une opération de ratissage lancée par l'armée . 15 juillet Un membre d'un groupe armé a été tué à Bechar, près de Sidi Daoud (w. Boumerdès) dans une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité après l'embuscade tendue par le groupe armé à un véhicule militaire, la veille. Autour du 15 juillet Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération des forces de sécurité à Gouraya (w. Tipasa), à une date non communiquée 15-16 juillet Sept personnes, dont cinq membres d'une même famille, dont une enfant et deux adolescentes, ont été assassinées par balles par un groupe armé dans le douar Oued Allel, près de Boukadir (w. Chlef), dans une région d'activité des GIA. 16-17 juillet Six ou sept personnes, selon les sources, ont été assassinées par un groupe armé à Médéa. 18 juillet Trois personnes ont été tuées dans l'attaque d'un bureau de poste par un groupe armé, à Miliana. Les victimes sont le receveur de la poste, un gardien et son fils. Le groupe armé a pris l'argent de la caisse et s'est enfui. Un garde communal a été tué au douar Ouled Ali, près de Chabet El Ameur, dans la région de Dellys, par un groupe armé qui a attaqué une fête de mariage. 18-19 juillet Dix personnes ont été assassinées dans l'attaque du douar Boukaat Ouled el Medjadji, près de Sobha (w. Chlef) par un groupe armé. Selon des sources sécuritaires, le groupe armé a d'abord tué quatre jeunes agriculteurs, puis un cinquième, avant de s'attaquer à une famille de cinq personnes (dont trois enfants, dont un handicapé mental). Selon des témoignages de voisins, les gendarmes auraient refusé de porter secours aux victimes de l'attaque. 19 juillet Un gendarme (chef de brigade) et un garde communal ont été tués dans une embuscade tendue à un convoi des forces de sécurité par un groupe armé à Sidi Daoud près de Dellys (w. Boumerdès), où l'armée menait une opération de ratissage. Un homme a été tué à El Flaye, près de Sidi Aïch (w. Bejaïa), dans l'attaque d'un bar par deux hommes armés cagoulés. Un militaire a été tué près de Gouraya dans l'explosion d'une bombe au passage d'une patrouille de l'armée. 20 juillet Un membre présumé d'un groupe armé a été abattu le dans la Casbah d'Alger. 20-21 juillet Sept membres présumés du GSpC ont été "éliminés" à Sidi Daoud (w. Boumerdès) lors d'une opération des forces de sécurité 21 juillet Un ou deux "terroriste"(s) a été abattu par les gendarmes à La Chiffa, près de Blida. 23 juillet Six membres du GSPC auraient été abattus par les forces de sécurité dans la région de Boumerdès. 25-26 juillet Trois personnes, dont une fillette de douze ans, ont été tuées par un groupe armé à Sidi Khaled, près de Tiaret. 26 juillet Trois membres présumés d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade tendue par les forces de sécurité dans les monts de Ramka et d'Oued Romane, dans la région de Relizane. Un journaliste de la télévision nationale algérienne, Mourad Belkacem, présentateur d'information de Canal-Algérie, a été assassiné à l'arme blanche là son domicile d'Alger. L'hypothèse du crime crapuleux est privilégiée sur celle du crime "terroriste". 27 juillet Le corps d'un éleveur (une personne agée) a été découvert, égorgé, à Chetaibi (w. Annaba). Un policier a été tué dans un attentat (une fusillade) commis par deux hommes à Dergana, près d'Alger. 28 juillet Un militaire a été tué dans une embuscade tendue à par un groupe armé à Ouled Belfodil, à la sortie de Kadiria (w. Bouira). Un milicien local ("patriote") et un civil ont été tués par deux hommes armés, à Cap Djinet (w. Boumerdès). Fin juillet Plusieurs quotidiens annoncent que l'"émir national" des GIA, Rachid Abou Tourab, a été tué avec une quinzaine de ses hommes dans une vaste opération lancée par les forces de sécurité dans la région de Blida. Les informations sont cependant contradictoires et n'ont pas été confirmées par des sources officielles. 29 juillet Un militaire (un officier) et un membre d'un groupe armé ont été tués dans un affrontement lors d'un ratissage de l'armée à Garboussa, dans la région de Zemmoura, près de Relizane. Selon "El Khabar", le membre du groupe armé abattu serait l'"émir" du HDC (Groupe pour la prédication et le combat), Salim El Afghani. 31 juillet Un garde communal a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé à une patrouille de la garde communale à Aïn El Hamra (w. Bord-Menaïel).


Carte de la violence en juillet 2002 (AFP 31.7) Plus de 160 personnes, dont au moins 30 membres de groupes armés, ont été tuées en Algérie depuis le début du mois de juillet, et près de 900 personnes, dont plus de 250 membres de groupes armées depuis le début de l'année, dans des violences impliquant les groupes armés, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par les autorités ou la presse.

fin juillet - debut aout Un membre d'un groupe armé a été tué à Gouraya (w. Tipaza) lors d'un ratissage lancé par l'armée. D'une quinzaine à une quarantaine (selon les sources) de membres de groupes armés auraient été tués lors d'un ratissage lancé par l'armée, appuyée par de l'armement lourd et des forces aériennes,dans les monts de l'Ouarsenis (w. Relizane), dans la région de Had Chekala. Selon la presse, le groupe armé attaqué par l'armée serait la "Houmat daâwa salafia", dissidente des GIA. "L'Expression" annonce la mort de l'"émir" du groupe, Sali El-Afghani. Un membre d'un groupe armé a été tué dans une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité dans les forêts de Garboussa et Taâssalt (w. Relizane). 1er aout Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe lors d'une opération de ratissage lancée par l'armée à Mettissa (w. Annaba) contre un bastion du groupe armé de "Kamoyo". 3 aout La tête et l'avant-bras d'un jeune homme, un islamiste armé "repenti" de 26 ans, ont été retrouvés près d'El-Milia. Un charnier a été découvert à Haouch-Gaïd Gacem, près de Bentalha et de Sidi Moussa, ancien fief des GIA, notamment de la katiba "El Maout". Ces charniers, situés dans deux puits, dateraient des années 94 et 95 et contiendraient plusieurs dizaines de cadavres mutilés, ceux de victimes des groupes armés (en majorité de jeunes hommes) selon les indications données par un "repenti". 4 aout Une dizaine (selon "Le Matin") ou une quinzaine (selon "Liberté") de membres du GSPC auraient été abattus, et au moins trois soldats grièvement blessés, dans une offensive lancée par l'armée contre des maquis du GSPC à Adhafal et Thelath, entre Lakhdaria et Ammal. 5 aout Deux miliciens locaux (GLD) enlevés depuis plusieurs jours ont été retrouvés morts, égorgés et carbonisés, à El Bouni, dans la région d'Annaba. 6 aout Six membres d'un groupe armé ont été tués par les forces de sécurité près d'Ammal, entre Boumerdès et Bouira. 6-7 aout Cinq personnes, toutes de la même famille, dont des enfants et un bébé, ont été assassinées près d'Ammi Moussa, dans la région de Relizane, par un groupe armé qui aurait également enlevé deux femmes. 8 aout Un membre d'un groupe armé a été abattu par l'armée près de Sidi Naâmane. 14 aout Un éleveur a été tué par un groupe armé à Aïn Benian (w. Aïn Defla) mi-aout Trois islamistes armés ont été tués au cours de deux opérations menées par l'armée dans la région de Thénia, à la mi-août. Une personne a été tuée par l'explosion d'une bombe à Khemis Miliala (w. Aïn Defla. Huit membres d'un groupe armé ont été tués à Sefioune, dans une opération de ratissage engagée par l'armée dans la région de Sidi Bel Abbès. Un membre d'un groupe armé a été abattu à dans une embuscade des forces de sécurité, entre Tamalous et Sidi Mezghiche. Huit membres d'un groupe armé, du GSPC selon plusieurs journaux, ont été tués et au moins quatre militaires grièvement blessés (certains auraient été tués) lors d'un ratissage lancé par l'armée près de la forêt Afourou, dans la wilaya de Blida. Selon "El Watan", pas moins de 71 islamistes armés auraient été tués lors des opérations des forces de sécurité lancées depuis deux mois. 15-16 aout 26 personnes ont été massacrées par un groupe armé au douar Khodr, près de Bokaat Laakakcha (w. Chlef). 19 aout Au moins seize islamistes armés (jusqu'à 19, selon "El Khabar") auraient été tués et au moins onze militaires blessés, ou certains tués dans une opération de ratissage déclenchée entre Haïzer, Ath Ouacifs et Ath Abbas, contre des groupes du GSPC comptant, selon la radio algérienne, une centaine de membres, au nombre desquels figurerait le chef du GSPC, Hassan Hattab et plusieurs de ses lieutenants. La majorité des éléments encerclés auraient toutefois pu rompre l'encerclement et s'échapper. 20 aout Un gendarme a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé à une patrouille de la gendarmerie près de Reghaïa. 21 aout Un membre d'un groupe armé (du GSPC selon une source de la gendarmerie) a été abattu à Seriana (w. Batna), dans les Aurès, lors d'un ratissage lancé par l'armée. 25-26 aout Deux personnes ont été égorgées à un "faux barrage" tendu à El Marsa (w. Chlef) par un groupe armé de quatre membres, selon "Liberté". 26 aout Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par la police au centre de Blida, lors d'un contrôle d'identité. Un agriculteur a été tué par un groupe armé à Beni Oulbène (w. Skikda). 27 aout Un militaire a été assassiné à l'arme blanche à Ténès. Un membre d'un groupe armé a été tué à un "vrai barrage" à l'entrée de Médéa. 31 aout Au moins quatre (six ou huit selon certaines sources) militaires (trois militaires et un garde communal selon "Le Quotidien d'Oran", quatre militaires et deux gardes communaux, dont le chef du détachement d'Ali Abdenour, selon "El Watan") ont été tués dans la région d'Ali Abdenour, (Bantous, w. Skikda) dans une embuscade tendue par un groupe armé lors d'opération de ratissage. Un membre du groupe armé, fort d'une trentaine de membres et affilié au GSPC selon "El Watan", a également été tué.

31 aout-1er septembre Un homme a été assassiné à Bocca Tafran, près d'Abou El Hacène (w. Chlef), par un groupe armé.


(AFP 4.9) Au moins 140 personnes, dont au moins 80 membres de groupes armés, auraient été tuées dans des violences impliquant des groupes armés au mois d'août, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par les autorités ou la presse.

1er septembre Un vieillard nonagénaire et son fils ont été égorgés et mutilés à Abou El Hacène, près de Chlef, à leur domicile, par un groupe armé. Trois personnes ont été tuées près d'un oued à Trand El Ouadi, près de Larbaâ (w. Blida) par un groupe armé. Sept membre d'un groupe armé ont été tués (ou se sont entretués) à Metassaâ, près d'Annaba. Le PDG de l'entreprise publique ENAD (détergents), Mohamed Meddour, a été tué par l'armée à Point Noir, près de Boghni, en tentant de forcer un barrage militaire qu'il a vraisemblablement pris pour un "faux barrage" tendu par un groupe armé. 2 septembre Un membre d'un groupe armé a été tué lors d'une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité à Mechtras (w. Tizi Ouzou). De vastes opérations de ratissages engagées dans toute la Kabylie, depuis plusieurs semaines auraient permis l'"élimination" d'une quarantaine de membres du GSPC. Un bombardement dans la région de Haïzer ou d'Affourou aurait fait quatre morts dans les rangs du GSPC. 2-3 septembre Trois hommes (trois frères) ont été tués dans l'attaque de leur voiture près de Tablat (w. Médéa) par un groupe armé. "El Khabar" annonce pour sa part qu'il s'agissait de deux femmes (deux soeurs). 3 septembre Au moins un militaire a été tué par une bombe lors d'un ratissage à Barkouka, près d'El Alia, dans la région de Skikda. Un policier a abattu son cousin à Dahouara, près de Guelma. Il pourrait s'agir d'un accident. Un militaire en permission a été enlevé et assassiné à Roknia, dans la région de Guelma, par trois hommes armés. Le corps d'un homme en état de décomposition a été découvert à Belkheir (w. Guelma.) 5 septembre Un milicien local (GLD) a été tué dans un accrochage avec un groupe armé à Sidi Abdelaziz (w. Jijel. Le corps carbonisé d'un policier, "disparu" depuis plusieurs jours, a été découvert à Abou El Hassen (w. Chlef) 5-6 septembre Quatre personnes, dont au moins un enfant, ont été assassinées à Sidi Abdallah, près de Boukadir, dans la région de Chlef, par un groupe armé qui a également enlevé deux jeunes filles. Trois personnes ont été assassinées à Sidi Brahim, près de Miliana, dans la région d'Aïn Defla, par un groupe armé. 6 septembre Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe entre Messaad et Touggourt (w. Djelfa). 6-7 septembre Un gendarme en civil a abattu un convive lors d'une fête de mariage, à Roknia (w. Guelma). 7 ou 8 septembre Trois militaires, dont deux officiers, qui participaient à une opération de ratissage ont été tués à Bissi, près de Collo (w. Skikda). 8 septembre Un homme a été tué dans l'explosion d'une bombe dans l'Edough (w. Annaba). Un milicien local (GLD) a été abattu à Touzaline, près de Beni Amrane, par un groupe armé. 9 septembre Deux membres d'un groupe armé ont été abattus à Chenoufa, dans la région de Messaâd, dans une opération de ratissage. 9-10 septembre Deux membres d'un groupe armé, dont un ancien milicien local (GLD), Mohamed Chelmoune, que la presse présente comme l'un des "liens" entre le GSPC et la Qaeda, ont été abattus à Boudouaou, près de Corso, (w. Boumerdès). Trois membres d'un groupe armé ont été abattus dans la forêt de Bantrous, près d'El Elia (w. Skikda) dans une opération de ratissage. Dans la wilaya de Djelfa, et à une date indéterminée, deux membres d'un groupe armé auraient été "éliminés" à Feidh El Botma. 10 septembre Une tête humaine a été retrouvée près d'une école à Babbors (w. Setif). Il pourrait s'agir de celle d'un jeune homme porté disparu depuis une semaine. Un jeune homme qui venait d'effectuer son service national a été enlevé et assassiné par un groupe armé à Beni Saïd, dans la région de Setif. 11 septembre

(AP 14.9) Un couple de sexagénaires a été enlevé et assassiné à l'arme blanche par un groupe armé à Ouled Sidi Henni, dans la région de Chlef. 12 septembre Onze personnes ont été massacrées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé sur la route de Sidi Lakhdar, dans la région d'Aïn Defla, dans une zone d'activité des GIA d'Abou Tourab. 12-13 septembre Quatre militaires ont été tués à un "faux barrage" tendu à l'entrée de Kadiria (w. Bouira) par un groupe armé qui a intercepté une ambulance transportant un soldat blessé, puis tendu une embuscade à un véhicule militaire. Cinq soldats, cinq miliciens locaux (ou gardes communaux, selon "Le Matin") et trois membres d'un groupe armé ont été tués près d'Ouled Sidi Slimane (w. Batna), dans une embuscade tendue par le groupe armé à une patrouille des forces de sécurité. 13 septembre Deux membres d'un groupe armé du GSPC ont été abattus par les militaires à Bouhaïet El Hamiz, près de Bouzezga. 14 septembre Deux corps, l'un carbonisé (celui d'un membre d'un groupe armé) et l'autre (celui d'un civil) décapité, la tête suspendue à un arbre, ont été découverts par les forces de sécurité dans forêt de Greibssa, près de Bantous (w. Skikda). Une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité dans le secteur situé entre El Alia, Ben Behir et Azzaba aurait abouti à l'"élimination" de six "terroristes". Autour du 14 septembre Un membre d'un groupe armé a été abattu à Ressfa (w. Setif). Une jeune fille a été assassinée par un groupe armé à Kelkoul (w. Sétif). 14-15 septembre Un membre d'un groupe armé a été abattu par la police au "Pont de Bougie" (w. Tizi Ouzou) Les corps de deux jeunes gens ont été découverts à Larbaâ Nath Irathen. 15 septembre

(Le Matin 16.9) Deux militaires ont été tués au cours d'une opération de ratissage lancée dans la zone de Bissi-Bentous-Filfila (w. Skikda) contre un groupe armé du GSPC, opération dont le bilan provisoire est d'au moins 18 morts, dont dix soldats et six membres d'un ou plusieurs groupes armés. Dans la région de Haïzer (w. Bouira), un ratissage entamé le 20 août aurait abouti à l'"élimination" de 19 membres du GSPC. Sur les monts de Haoura (w. Annaba), les corps de six membres d'un groupe armé, dont leur "émir", ont été retrouvés. Un membre de la milice locale (GLD) a été abattu par un groupe armé près de Corso (w. Boumerdès). 16 septembre Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par l'armée au pied du djebel Maâniche, dans la région d'El Menouar (w. Mascara), au cours d'une opération militaire qui se serait soldée au total par l'"élimination" de quinze membres d'un groupe armé, retranchés dans une grotte. Un policier a été assassiné prés de son domicile à Azeffoun (w. Tizi Ouzou). 17 septembre Trois "dangereux terroristes" ont été abattus dans leur véhicule, au centre d'Alger, par la police. Les autorités annoncent que deux des trois hommes, Boudraâ Miloud, dit "Ousssama", et Azzoug Yacine étaient des "émirs" d'un groupe armé du GSPC actif à Alger. Un militaire a été tué près de Zekri, dans la région de Yakouren (w. Tizi Ouzou), dans l'explosion d'une bombe au passage de leur convoi, suivi d'un accrochage entre un groupe armé et l'armée. 18 septembre 13 membres de groupes armés (des GIA) auraient été tués par les forces de sécurité dans les monts de Mâarif (w. Mascara). Un milicien local ("patriote") de Aïn Hamadi (w. Chlef) a été décapité par un groupe armé. Son corps a été retrouvé dans le maquis d'Oued Romane. Six membres du GSPC auraient été tués par les forces dfe sécurité dans le djebel Houara (w. Annaba). Trois membres des GIA auraient été tués par les forces de sécurité dans les monts de Guelma. 20 septembre Six membres d'un groupe armé ont été tués dans un ratissage opéré dans la wilaya de Skikda par l'armée. Une adolescente de 14 ans a été tuée, apparemment accidentellement, par un milicien local d'El Hassi (w. Relizane) lors de la célébration d'un mariage. 22 septembre Deux "émirs" de GIA ont été abattus par les forces de sécurité, a annoncé l'agence officielle APS, qui les identifie comme Moussa Sellini et Mohamed Boudraâ, alias "Ali El Khaiat". Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe, à El Gueïthna (w. Mascara). 24 septembre L'"émir" d'un groupe armé du GSPC, un certain Ghobrini, aurait été abattu à Khemis El Khechna (w. Boumerdès) par l'armée, dans une embuscade tendue au à groupe armé. 3-26 septembre Une opération de ratissage engagée par l'armée autour d'El Harrouch, à l'est de Skikda a pris fin le 26 septembre sur un bilan négatif pour l'armée, qui y avait selon "Le Jeune Indépendant" engagé 2500 hommes : 16 militaires y ont été tués, alors que le groupe armé pourchassé a eu 6 morts mais a pu s'échapper. 28 septembre Un homme d'une trentaine d'années a été retrouvé pendu à Aït Mendès, près de Boghni. 28-29 septembre Sept personnes (toutes des hommes) ont été massacrées (égorgées) par un groupe armé (d'une vingtaine de membres selon "El Watan", et portant des tenues militaires, selon "El Khabar") à Ami Moussa (w. Relizane), à 500 mètres d'un poste de la garde communale. 29 septembre Quatre membres d'un groupe armé du GSPC ont été tués dans une opération de l'armée, entre Ammal et Lakhdaria, à la limite des wilayas de Boumerdès et Bouira.


(AFP 3.10) Au moins 140 personnes ont été tuées en Algérie en septembre, et plus de 1100 depuis le début de l'année, dans des violences impliquant des groupes armés, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse et/ou les autorités.


Aïn Defla, 1er octobre 2002

1er octobre Quinze personnes (selon les sources : sept ou huit femmes, quatre ou cinq hommes, dont semble-t-il un centenaire, et de un à trois enfants), appartenant à deux ou trois familles, ont été massacrées à Oued Chorfa, près de Djendel (w. Aïn Defla), par un groupe armé portant des tenues militaires selon plusieurs témoignages, et qui s'est enfui en enlevant une femme, qui a été retrouvée morte. Le massacre a été commis à quelques centaines de mètres du siège de la brigade de gendarmerie. 2 octobre Un membre d'un groupe armé a été abattu dans une embuscade tendue par l'armée près de Mérine (w. Sidi Bel Abbès). Quatre membres d'un groupe armé ont été abattus par l'armée lors d'un ratissage dans les maquis de Beni Amrane (w. Boumerdès). 3 octobre Un candidat RND aux élections locales, a été assassiné à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Harbil (w. Médéa). Le corps d'un homme enlevé quelques jours auparavant a été retrouvé, égorgé, à Sour El Ghozlane (w. Bouira), ainsi que celui d'une femme enlevée lors du massacre d'Oued Chorfa (w. Aïn Defla), le 1er octobre. 4 octobre Cinq membres d'un groupe armé ont été tués dans un ratissage entrepris par l'armée autour des monts d'Ammi Moussa (w. Relizane). 8 octobre Le corps d'un homme pendu à un arbre a été découvert à El Hadjadj, au pied de l'Ouarsenis (w. Chlef). La victime était un enseignant, désigné pour encadrer un bureau de vote. Un homme, entrepreneur, a été assassiné à Aïn Zaouia, dans la région de Boghni par un groupe armé. 8-9 octobre Un présumé "terroriste" a été abattu à Batna. 12 octobre

(AP 15.10) Deux officiers de police ont été égorgés par un groupe armé qui avait tendu un "faux barrage" à Boumia (est). 12-13 octobre Deux hommes ont été assassinés à l'arme blanche, par un groupe armé entre Youmia et Chamra (w. Batna). 13 octobre Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par les forces de sécurité à Zabana (w.Blida). 15 octobre Une personne a été tuée (vraisemblablement un soldat, un policier ou un milicien local) dans l'explosion d'une bombe à Larbaâtache (w. Boumerdès), lors d'une opération de ratissage déclenchée par la police et la milice locale (GLD). Cinq militaires ont été tués dans l'explosion d'une bombe près de Theniet El Abed (w. Batna). 15-16 octobre Au moins treize adolescents et jeunes hommes âgés de 15 à 25 ans ont été massacrés dans la nuit du 15 au 16 octobre lors de l'attaque d'une zaouïa (école coranique) par un groupe armé à Boukaat El Hadjadj, au pied de l'Ouarsenis (w. Chlef), dans une zone d'activité des GIA de Rachid Abou Tourab. Deux personnes (deux jeunes hommes) ont été assassinées (égorgées) au douar Berchou, près d'Ouled Ben Abdelkader (w. Chlef), à un "faux barrage" tendu par un groupe armé. 17 octobre Trois membres d'un groupe armé ont été tués et deux militaires blessés ou tués, à Aïn Touta (w. Tlemcen) au cours d'un ratissage engagé par l'armée. 20 octobre Neuf membres des forces de sécurité (un policier, deux gardes communaux et six miliciens locaux GLD) ont été assassinés, et plusieurs sont portés disparus, dans une embuscade tendue à un "faux barrage" par un groupe armé à Aïn Kercha (w. Skikda). Autour du 20 octobre Deux membres d'un groupe armé ont été abattus dans un "ratissage" engagé par l'armée dans les montagnes de Chréa. 23-24 octobre Deux membres d'un groupe armé ont été tués lors d'un accrochage avec une patrouille de l'armée à Oued El Kebir, dans les monts de Gouraya (w. Tipaza). 24 octobre Trois membres d'un groupe armé ont été tués à Sahel Bouberak (w. Boumerdès) dans une embuscade tendue par les forces de sécurité. 24-25 octobre 21 personnes ont été massacrées, dont un bébé de trois mois, dans la nuit du 24 au 25 octobre à Boukadir (w. Chlef) par un groupe armé. Les victimes appartenaient à la même famille, habitant dans le douar de Boukaât Ouleb Abdallah, dans un secteur où opèrent des éléments des GIA. Trois gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Bouzina (w. Batna). 27 octobre Un "dangereux terroriste" dont l'identité n'a pas été révélée a été tué par les forces de sécurité dans la région de Chlef. 29 octobre Le chef de la Garde communale de Tazrout, près de Draa el Mizan, a été assassiné par deux hommes armés à Draâ el Mizan. Son prédécesseur avait lui aussi été abattu, en 1999. Quatre membres d'un groupe armé ont été abattus dans la région de Haouch Seghir (w. Tebessa) dans une opération des forces de sécurité, dans une zone d'activité du GSPC. 29-30 octobre Huit personnes, dont trois enfants, ont été massacrées à Boukaat Sidi Bouaissa (Sidi Akacha, w. Chlef) par un groupe armé de quatre à huit membres selon des témoins. Selon "Le Matin", deux des victimes adultes seraient membres de la milice locale (GLD), et deux autres leurs épouses. (AFP 29.10 / Jeune Indépendant, El Watan 31.10) Depuis le début du mois d'octobre, a u moins 112 personnes, dont une quinzaine de membres des forces de sécurité, ont été tuées dans des violences impliquant des groupes armés, selon un décompte partiel établi à partir des informations parues dans la presse. Dans la seule wilaya de Chlef, on dénombre au moins 180 morts depuis le début de l'année (120 en quatre mois), et dans l'ensemble du pays environ 1300 morts dans la même période.

Selon les chiffres de la Sûreté nationale, 35 bombes ont été désamorcées dans les six premiers mois de 2002.

3 novembre Trois militaires, dont unlieutenant, ont été tués dans un accrochage avec un groupe armé à Djebel Louh, près d'Oued Djemaâ, près d'Aïn Defla. Selon "El Watan", l'accrochage aurait également fait des morts dans les rangs du groupe armé. 5 novembre Un membre de la milice locale ("patriote") a été assassiné à Meftah (w. Blida) par un groupe armé 7 novembre Le corps d'un homme, gardien d'une exploitation agricole, a été découvert dans une orangeraie à la sortie de Chlef. 7-8 novembre Quatre personnes ont été tuées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Sidi Okacha (w. Chlef). Le groupe armé a mitraillé les passagers d'un bus, tuant le chauffeur du bus, un policier et deux autres passagers, tous âgés de 19 à 26 ans. 8 novembre Quatre femmes, âgées de 22 à 77 ans et toutes de la même famille, ont été assassinées par balles à Mazagran. Les services de sécurité n'écartent pas l'hypothèse d'un crime crapuleux. debut novembre Le chef d'un groupe armé, l'"émir" Oussama, a été abattu par l'armée lors d'une ambuscade, à une date en en un lieu précis non indiqué, dans la wilaya de Batna, début novembre. 12 novembre Un homme abattu dans une embuscade tendue par les forces de sécurité à un groupe armé dans la région de Merouna (w. Batna) a été identifié par les services de sécurité comme le responsable des réseaux de la Qaeda au Maghreb, Emad Abdelouahid Ahmed Alouane, alias "Abou Mohammed", ressortissant yéménite. Deux policiers ont été tués par balles dans un attentat commis par un groupe armé devant le stade de Bouira. Deux jeunes hommes ont été tués dans l'attaque d'un café du centre de Ksar El Boukhari (w. Medea) par un groupe de trois ou quatre hommes hommes armés, dans une région où sont actifs les GIA de Rachid Abou Tourab. Selon "Le Matin", le café appartenait au chef de la milice locale ("patriotes"), et l'une des deux victimes serait son fils. Le corps d'un homme d'une quarantaine d'années, égorgé, a été retrouvé près de Sidi Aldelmoumen, dans la région de Mohamadia (w. Mascara). 15-16 novembre Un garde communal en a tué un autre par balle, accidentellement selon la gendarmerie, à Tizi Ouchit, entre Aïn Torki et Aïn Beniane. 16 novembre Un policier a été tué à Azeffoun (w. Tizi Ouzou) à la sortie de son domicile, par un groupe armé. Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe lors d'un ratissage (lors duquel, à une date indéterminée, trois membres d'un groupe armé auraient été tués), dans la forêt d'Ammal, entre les wilayas de Bouira et de Boumerdès ou, selon certaines sources, dans les monts d'El Allia, près de Skikda. 17 novembre Un membre d'un groupe armé a été tué entre Miliana et El Khemis (w. Aïn Defla) dans un accrochage avec la police. 19 novembre Un militaire (un sous-officier) a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé dans la forêt de Mizrana, entre Oued Touba et Tala Mimoun (w. Tizi Ouzou), ou, selon "Le Jeune Indépendant" et "Le Matin", dans l'attaque d'un poste militaire à Tala Mimoun. 20-21 novembre Trois personnes, toutes de la même famille, (un milicien local et ses deux filles de trois et cinq ans) ont été assassinées par un groupe armé à El Ancer (w. Jijel). 21 novembre Six personnes ont été tuées dans un attentat à la bombe au passage d'un taxi entre Aïn Rich et M'sila (w. M'sila). Un policier a été assassiné par un groupe armé à Boghni (w. Tizi Ouzou) 22 novembre Trois policiers ont été tués à Dellys (w. Boumerdès) par un groupe armé. 23 novembre Neuf militaires ont été tués dans une embuscade tendue à une patrouille de l'armée par un groupe armé du GSPC à Zekri près de Timri Moussa (w. Tizi Ouzou). Un présumé "terroriste" a été abattu à Beni Snous (w. Tlemcen) et deux autres présumés "terroristes" à Sétif. Les trois hommes ont été abattus par les forces de sécurité. Un ou deux membre(s) d'un groupe armé et un militaire ont été tués à Ghedioua près de Kadiria (w. Bouira) dans une opération de ratissage déclenchée par l'armée. Un milicien local (GLD) a été abattu à Ouled Ali, près d'El Milia (w. Jijel) par un groupe armé. 23-24 novembre Un membre d'un groupe armé a été tué dans une embuscade tendue par la Garde Communale près de Collo (w. Skikda). Deux membres du GSPC ont été tués par les forces de sécurité à Hammam Beni Salah (w. Annaba). 24 novembre Un présumé "terroriste" a été abattu par les forces de sécurité à Aïn Arouch, près de Khemis el Khechna (w. Boumerdès). Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade tendue par l'armée dans les monts de Babors (w. Jijel). Deux bergers ont été tués au douar Sahel (w. Tipaza), dans l'explosion d'une bombe. Un membre de la milice locale a été tué par un groupe armé à Oued Djemaa (w. Aïn Defla). 26 novembre Quatre personnes, dont deux policiers, ont été tuées par un groupe armé à Berrouaghia (w. Médéa), devant une mosquée. 26-27 novembre Un membre d'un groupe armé a été tué à Krarib, dans une embuscade tendue par l'armée. 27 novembre Un membre d'un groupe armé du GSPC a été abattu à Rabta, près d'Aomar. Un adolescent de quinze ans a été tué dans le douar Ouled Brahim (w. Médéa) par un groupe armé. 28 novembre Un policier a été tué à Miliana, devant son domicile, par un groupe armé. Un milicien local ("patriote) a été tué à Kenar (w. JIjel), dans l'explosion d'une bombe au passage de son véhicule. 28-29 novembre Un milicien local ("patriote") a été tué à Kerkara (w. Skikda) par un groupe armé. Un homme arrêté le 29 novembre pour agression mortelle à l'arme blanche, a été retrouvé pendu dans sa cellule du commissariat de police le lendemain, à Annaba. Selon la police, il se serait suicidé. 30 novembre Un ou deux miliciens locaux ("patriotes") et deux ou trois gardes communaux ont été tués au douar Ouled Ali Bouziane, près de Chorfa (w. Mascara) par un groupe armé, qui pourrait être affilié à la "Houmat Daawa Salafia" (HDS). Trois membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité à Tadjemount (à la limite des wilayas de Tlemcen et de Sidi Bel Abbès).

(AP, AFP 30.11 / Le Matin 2.12) Plus d'une septantaine de personnes (dont une quarantaine de membres des forces de sécurité et des milices locales) ont été tuées depuis le début du Ramadan (du 6 au 30 novembre) dans des violences impliquant des groupes armés, selon un décompte partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse ou les autorités. Depuis le début novembre, ces violence ont fait au moins 80 morts. Depuis le 1er janvier, le bilan minimum s'établit à 1350 morts. 1er decembre Deux policiers qui surveillaient une mosquée au centre de Boumerdès ont été assassinés par un groupe armé. Quatre personnes ont été massacrées par un groupe armé à Ammi Moussa, dans la région de Relizane. 3 decembre Un garde communal de Sid Ghilès a été abattu dans une embuscade tendue par un groupe armé à Sidi Semiane (w. Tipaza). 4 decembre Six militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé dans la forêt de Stamboul, à Chorfa (w. Mascara). Six membres d'un groupe armé ont été tués dans ratissage à Châbet Safsaf, près de Djebaïlia (w. Mascara), le 4 décembre. Un garde communal de Sidi Ghilès (w. Tipaza) a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé. 4-5 decembre Un milicien local ("patriote") a été assassiné à Cap Djinet (w. Boumerdès).

(Le Matin 5.12) Un jeune homme a été enlevé à un "faux barrage" tendu par un groupe armé du GSPC le 5 décembre entre Aït Yahia Moussa et Maâmar (w. Tizi Ouzou).

6 decembre Trois personnes, dont un milicien local ("patriote") ont été retrouvées égorgées à Djenen Bourezg (w. Naâma). Elles auraient, selon certaines sources, été enlevées par un groupe armé le 29 novembre à Dermel, au sud de Nâama. Selon d'autres sources, il s'agirait de trois ressortissants marocains qui se livraient à la contrebande, et ont été tuées à coup de pierres, 7 decembre Trois membres d'un groupe armé ont été abattus dans une embuscade tendue par l'armée au douar Djoullalil, près de Meftah (w. Blida). L'un des trois seraient l'"émir" du GSPC pour la zone de Maftah-Larbaa, Lazarif Rabah, alias "Ibrahim". Un soldat a également été tué dans l'accrochage. Un membre d'un groupe armé a été abattu à Batna par les forces de sécurité. 7-8 decembre Un milicien local (GLD) a été assassiné par un groupe armé à Leghdioura, près de Kerkera, dans le massif de Collo. 12 decembre Un attentat à la bombe a fait quatre morts à Boukadir (w. Chlef) sur le marché de la ville. Deux membres d'un groupe armé ont été abattus dans une opération de l'armée près de Draâ El Mizan ou Draâ ben Kheda (w. Tizi Ouzou). Les corps de deux hommes, idenfitiés comme un Algérien et un Marocain, ont été retrouvés à Fathat El Hilal, près de Djeniene Bourezg (w. Naâma). 12-13 decembre Six personnes, toutes de la même famille (trois enfants et trois adultes, dont deux miliciens locaux GLD) ont été massacrées par un groupe armé à Theldja (w. Djelfa) 13 decembre Trois bergers, enlevés la veille par un groupe armé, ont été retrouvés égorgés à Sidi Baïzid (w. Djelfa). Un membre d'un groupe armé a été tué dans une opération de l'armée, lancée contre les maquis du GSPC d'Ouled Boudoukhane, entre Chabet El Ameur et Lakhdaria. 14 decembre Deux bergers, enlevés la veille, ont été retrouvés égorgés à El Anatria, près de Talassa (w. Chlef). Les tombes de sept personnes, inhumées depuis plusieurs mois, et dont "Le Quotidien d'Oran" estime qu'elles sont "vraisemblablement celles de terroristes", ont été découvertes par un berger à Reghaïa. 17 decembre Au moins onze militaires et trois miliciens locaux ("patriotes) ont été tués, et plusieurs (au moins trois) miliciens portés disparus, dans deux embuscades tendues par un groupe armé, dont l'une, suivie d'un violent accrochage, à Sidi Medjaded, près de Miliana (w. Aïn Defla), aurait fait au moins huit morts dans les rangs des militaires et deux dans ceux des miliciens. Le groupe armé aurait également subi des pertes (six tués). Un membre d'un groupe armé a été tué dans une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité dans les maquis d'Ouled Boudoukhane, entre Chabet El Ameur et Lakhdaria, à la limite des wilayas de Boumerdès et Bouira. 18 decembre Le corps d'un homme égorgé a été retrouvé à Lahfayès, près de Belkheir (w. Guelma). Deux militaires ont été tués et deux autres blessés dans une embuscade tendue par un groupe armé entre Sahel Boubarek et Sidi Daoud, dans la région de Dellys (w. Boumerdès). Un militaire et au moins sept membres d'un groupe armé auraient été tués dans une opération militaire dans les monts du Zaccar (w. Aïn Defla). 21 decembre Un jeune paysan de 28 ans a été retrrouvé mort à Ouled Bounoua, près de Cap Djinet (w. Boumerdès). 22 decembre Un homme de 73 ans a été tué par un milicien local ("patriote), qui l'aurait pris pour un "terroriste", à Dramla, près de Ténès (w. Chlef). Quatre membres présumés d'un groupe armé ont été tués par l'armée à Djebel Zerga, près de Ksar Chellala (w. Tiaret), dans une opération de ratissage, contre un groupe qui serait responsable de plusieurs massacres de civils à Ksar Chellala le 24 avril (21 morts) et début mai (16 morts) et le 13 décembre à Djebel Sahari (w. Djelfa) (6 morts). 23 decembre Un garde communal a été tué près de Beni-Millek (w. Tipaza), dans une embuscade tendue par un groupe armé. 24-25 decembre Un "émir" du GSPC, Rabah Ghobrini, a été abattu par les militaires à El Aouatef (w. Boumerdès), annonce "El Khabar". L'AFP annonce pour sa part que l'"émir" Abdelmalek Taoutaou, du GSPC, a été abattu le 25 décembre au djebel Gribsa, près d'Azzazba. 25 decembre Un militaire et deux membres d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage dans le maquis de Mellah, près de Kadiria (w. Bouira). 27 decembre Un policier a été tué au passage d'une patrouille des forces de sécurité, près de Boudouaou (w. Boumerdès), où opèrent des groupes du GSPC. 28 decembre Un milicien local a été retrouvé égorgé dans la forêt de Chabchoub, dans la région de Telagh (Sidi Bel Abbès). 30 decembre Un octogénaire qui refusait de s'acquitter de la "dîme" rackettée par un groupe armé a été assassiné au douar Ighzer El Mal, près de Guerrouma (w. Bouira). Un soldat a été tué dans l'explosion de deux bombes dans la forêt de Talghoumt, près d'Ouled Aïssa (w. Bouira).


(AFP 26.12) Plus de 80 personnes, au moins, dont une trentaine de membres de groupes armés et une vingtaine de membres des forces de sécurité, ont été tuées dans les quatre premières semaines de décembre dans des violences impliquant les groupes armés, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par les autorités ou la presse.

(AP 30.12) Selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par les autorités ou la presse, environ 1100 personnes ont été tuées en Algérie en 2002 dans des violences impliquant des groupes armés. Les forces de sécurité, tous corps confondus, ont eu 140 morts (80 militaires, 30 policiers, 25 Gardes communaux et miliciens locaux, quatre gendarmes) et 110 blessés (dont 68 militaires) dans leurs rangs.

Selon "L'Expression", 220 personnes ont été tuées en 2002 dans la seule wilaya de Chlef par des groupes armés des GIA, du GSPD et du GSPC. Le quotidien met en cause le "manque de vigilance des GLD et des gardes communaux, (l') absence d'éclairage dans les coins les plus isolés et (la) lenteur des secours". Cette violence a poussé plus de 1200 familles à quitter leur domicile.

2003
1er janvier Un homme a été égorgé à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à la sortie de Chtaibi (w. Annaba). 4 janvier Un membre présumé d'un groupe armé a été abattu à Khemis Miliana. Au moins 43 membres des forces de sécurité (dont selon certaines sources une majorité& de commandos parachutistes, et plusieurs gardes communaux ou miliciens locaux) ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Taghda, dans les Aurès (w.Batna) au passage d'un convoi de militaires et de miliciens locaux (GLD) dans une zone d'activité du GSPC. Le ratissage déclenché après l'embuscade par les forces de sécurité aurait abouti à la mort de trois membres du GSPC, le 7 janvier. 4-5 janvier Treize personnes, membres de deux familles pauvres installées depuis peu dans des gourbis, dont au moins quatre enfants, une adolescente et une femme, ont été assassinées à l'arme blanche par un groupe armé au douar Meramene (ou Ma Lamane), à Zabana (w. Blida), dans une zone où opère le GIA de Rachid Abou Tourab. Le groupe armé aurait en outre kidnappé deux jeunes filles, retrouvées mortes non loin du lieu du massacre 5 janvier Deux miliciens locaux ("patriotes") ont été retrouvés égorgés à Bouira le 5 janvier. Un militaire a été tué dans les monts d'Amoura, près d'El Khemis (Khemis Miliana) (w. Aïn Defla) dans un attentat à la bombe. Un berger a été assassiné par un groupe armé à Dahya (w. Sidi Bel Abbès). Le Maire de Chetaïbi et son premier adjoint ont été tués entre Berrahal et Chetaïbi, dans la région d'Annaba, à un "faux barrage" tendu par un groupe armé. Deux militaires ont été tués à un "faux barrage" tendu par un groupe armé près de Boulerbah (w. Bouira). 7 janvier Cinq personnes, toutes de la même famille, ont été tuées (un homme, handicapé, un adolescent, une femme et deux enfants) par un groupe armé à Douadiche, près d'Oued Sly, (w. Chlef). Au moins huit soldats ont été tués dans une embuscade tendue par le GSPC dans les maquis de Sidi Ali Bounab, en Kabylie, alors que l'armée se livrait à une opération de ratissage sur les hauteurs de Tadmaït. Trois soldats ont été tués par une bombe, cinq autres dans un affrontement à l'arme à feu qui a suivi l'attentat. Trois membres d'un groupe armé du GSPC ont été tués dans un ratissage au-dessus de Naciria et Tadmaït, dans la nuit du 8 au 9 janvier. Un soldat et un garde communal ont été tués dans un accrochage entre une patrouille de l'armée et un groupe armé entre Bouzina et Larbaa, dans la région de Batna, lors d'une opération de ratissage de l'armée. 8 janvier De sept a dix membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération de ratissage lancée par l'armée dans les monts de Ouancharis (w. Relizane). Dans la wilaya de Batna, "Liberté" annonce qu'"entre 12 et 15 terroristes ont été abattus" dans une opération de ratissage lancée autour de Theniet El-Abed. "Le Soir" annonce pour sa part que 16 "terroristes" ont été abattus dans un accrochage dans la zone limitrophe des wilayas de Kenchela et Biskra. 10 janvier Un vieillard a été assassiné par un groupe armé dans la région d'El Bayadh, parce qu'il refusait de lui fournir des couvertures et de la nourriture. Une quinzaine de membre de groupes armés auraient été abattus autour du 10 janvier par les forces de sécurité dans les Aurès, selon "Liberté". Selon "Le Quotidien d'Oran", dix membres de groupes armés ont été "éliminés" à Hammam Mentila, près d'Aïn Tarik (w. Relizane). Plus de quarante membres de groupes armés auraient été abattus par les forces de sécurité dans les grandes opérations de ratissage menées en janvier entre Batna, Biskra et Khenchela. 14 janvier Un étudiant a été assassiné dans la cité universitaire de Bouhanak, à Tlemcen, par un autre étudiant. Le meurtre serait du à la concurrence que les deux étudiants se livraient pour prendre la tête de l'union estudiantine locale, proche des islamistes). 20 janvier Deux membres d'un groupe armé et un garde communal ont été tués lors d'un accrochage dans l'Enough (w. Annaba). Un membre d'un groupe armé a été tué par les forces de sécurité à Mendès (w. Relizane). 20-21 janvier Trois membres d'un groupe armé responsable de l'assassinat, début janvier, du maire de Chetaïbi et de son adjoint, à Aïn Abdla, auraient été abattus dans un ratissage près de Chetaïbi. Huit membres d'un groupe armé (celui de l'"émir" Hassène Taoufik du GSPC) auraient été abattus et six membres des forces de sécurité sont portés disparus, dans une opération de ratissage lancée entre Semmache et Ahnif, près de M'chedellah (w. Bouira), autour du 20 janvier). 21 janvier Un militaire est mort des suites des blessures subies dans l'explosion d'une bombe, dans la forêt de Mizrana (w. Tizi Ouzou). 23 janvier Le Maire de Si Mustapha (w. Boumerdès), Hamid Hireche, a été assassiné par un groupe armé à l'entrée de son domicile. Un membre d'un groupe armé du GSPC a été abattu par les forces de sécurité à Ouled Aïssa (w. Boumerdès), lors d'un accrochage ou d'une embuscade tendue par les forces de sécurité dans la forêt de Sidi Daoud. 26-27 janvier Un membre d'un groupe armé a été abattu près de Meftah (w. Blida). 27 janvier Deux membres d'un groupe armé ont été abattus par la gendarmerie dans un ratissage, lancé dans les monts de Theniet El Abed (w. Batna). 28 janvier Deux membres d'un groupe armé ont été tués à Oued El Hamiz (Hamadi) dans une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité dans la région de Khemis El Khechna (w. Boumerdès). 28-29 janvier Un membre d'un groupe armé a été tué par des militaires, dans un ratissage, à Teffessour (w. Sidi Bel Abbès) 29 janvier Deux gardes communaux et un civil ont été tués par un groupe armé à M'kira, près de Tizi Gheniff (w. Tizi Ouzou). Le corps du député FLN (représentant l'immigration dans le nord de la France) Abdelmalek Benbara, a été découvert le 29 janvier mort dans le coffre de sa voiture, dans le huitième arrondissement de Paris, portant les traces d'un assassinat. Abdelmalek Benbara avait disparu le 9 janvier. Quatre personnes interpellées le 26 février à Nanterre (région parisienne) et à Paris dans le cadre de l'enquête sont accusées d'être les auteurs du meurtre. Les quatre personnes qui seront inculpes sont la mère, deux soeurs et un cousin de la défunte compagne du député, qui, outre son épouse, avait deux maîtresses (une en France et une en Algérie), et voulait récupérer la fille qu'il avait eu avec l'adjointe au Maire de Nanterre, abattue dans un massacre commis en mars 2002 par un déséquilibré, en plein Conseil municipal de Nanterre. Selon les premiers éléments de l'enquête, le député aurait été tué à coups de poêle à frire et de couteau, donnés successivement par la mère et une soeur de Louiza Benakli. La deuxième soeur et le cousin sont accusés de complicité. Les accusés ont avoué.


(AFP 29.1) Plus de 180 personnes, dont environ 80 membres de groupes armés, ont été tuées en janvier en Algérie, dans des violences impliquant des groupes armés, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par les autorités ou la presse.

1er fevrier Les corps de sept personnes, (trois femmes et quatre enfants, selon certaines sources, une femme, trois jeunes filles et un enfant selon d'autres) ont été découverts dans un appartement d'un quartier populaire de Sidi Bel Abbès. La police n'exclut ni ne privilégie aucune piste. Le corps décapité d'un homme a été découvert près de Oued Hmimine, dans la région de Constantine. Il s'agirait du gardien d'une ferme avicole, à Brahmia. date inconnue Deux membres d'un groupe armé ont été tués par les forces de sécurité près de Relizane. Un membre d'un grouupe armé a été abattu par les forces de sécurité dans la cité Kochida (w. Batna). 4 fevrier Un jeune homme a été retrouvé pendu dans une cellule de la gendarmerie de Tassala (w. Sidi Bel Abbès). 5 fevrier Un membre d'un groupe armé a été tué par une patrouille militaire, lors d'un accrochage près de Laghouat. 6 fevrier Trois membres d'un groupe armé (vraisemblablement du GSPC) ont été tué par l'armée dans un accrochage près de Bordj Menaïel (w. Boumerdès). Un soldat a également été tué dans l'accrochage. 7 fevrier Deux bergers ont été enlevés par un groupe armé à Remka (w. Relizane) 9 fevrier Un policier a été tué par un homme armé à El Harrach. Le cadavre d'un garde communal a été découvert à Oualdja (w. Relizane). L'homme avait été gorgé. Il aurait été enlevé fin janvier par un groupe armé. Deux policiers, membres des forces d'intervention rapide, ont été abattus à un "faux barrage" tendu à Aït Yahia Moussa, près de Draa El Mizan (w. Tizi Ouzou) par un groupe armé. "El Watan" situe l'embuscade dans la banlieue de Bouira. 10 fevrier Un jeune homme a été assassiné par un groupe armé, à un "faux barrage" tendu entre Taher et Oudjana (w. Jijel) par une quinzaine d'hommes en tenues militaires ou de la garde communale. Le corps, décapité, d'un homme a été retrouvé à Ouled El Kaid (w. Aïn Defla). Un berger a été enlevé par un groupe armé, et son corps a été retrouvé, mutilé et criblé de balles, le 11 février à Sendjas, dans l'Ouarsenis (w. Chlef). Selon "Le Quotidien d'Oran", il s'agirait d'un "repenti". 12 fevrier Deux femmes (dont une septuagénaire) ont été assassinées et une troisième enlevée par un groupe armé à Bouzghaïa (w. Chlef) Deux policiers ont été tués à un "faux barrage" tendu par un groupe armé, vraisemblablement du GSPC, à Aït Yahia Moussa (w. Tizi Ouzou). Un policier a été tué à Alger, par un homme qui se serait ensuite rendu à la police 13 fevrier Un jeune homme a été tué par deux hommes armés à Baghlia (w. Boumerdès) Un membre présumé d'un groupe armé a été abattu dans une embuscade tendue par les forces de sécurité à Beni Mezrouga (w. Boumerdès). 15 fevrier Deux gardes communaux ont été assassinés par un groupe armé, vraisemblablement du GSPC, à Tadmaït (w. Tizi Ouzou). 15-16 fevrier Un homme a été enlevé et égorgé par un groupe armé à Beni Bechir (w. Skikda). 19 fevrier Le corps d'un homme d'un trente ans a été retrouvé au centre de Bejaïa, dans une cité dont nombre de logements sont squattés. Le corps d'un homme a été retrouvé, poignardé, dans l'enceinte de la mosquée En Nasr de Taoura (Souk Ahras). 20 fevrier Trois membres d'un groupe armé ont été tués dans une opération de l'armée dans les monts d'Ouled Abdallah (w. Boumerdès) Un policier a été assassiné sur un marché à Alger, par un groupe armé de trois éléments, qui appartiendraient, selon une "source sécuritaire" au GSPC. 21 fevrier Quatre gardes communaux ont été tués à un "faux barrage" tendu par un groupe armé, dont les membres portaient des tenues militaires, entre Tougourt et Messaâd, dans la région de Ouargla. 22 fevrier Deux policiers et un civil ont été tués au centre de Draâ El Mizan (w. Tizi Ouzou) par un groupe armé de six membres. Un homme de 30 ans a été tué au centre de Batna. L'agence officielle APS, qui annonce la nouvelle, ne donne aucune indication sur les auteurs et les motifs du meurtre. 23 fevrier Un "émir" d'un groupe armé du GSPC, Hassan Taoufik, a été tué et un membre du groupe blessé (il serait ensuite mort de ses blessures) le 23 février à Bechloul, dans un affrontement avec la garde communale. Un garde communal a également été tué dans l'opération. 24 fevrier Un milicien local (GLD) a été tué par un groupe armé au douar Guetatcha, près de Theniet El Had, dans la région de Khemis Miliana 25 fevrier Douze personnes, dont deux femmes et une jeune fille, ont été tuées à un "faux barrage" tendu à une dizaine de véhicules par un groupe armé à Ahmeur El Aïn (w. Tipaza), dans une région d'activité des GIA de Rachid Abou Tourab. Selon certaines sources, les membres du groupe armé, au nombre d'une quinzaine, portaient des tenues de gendarmes, et l'une de leurs victimes serait le chef de la milice locale. Deux membres d'un groupe armé du GSPC, dont son "émir", ont été tués par la police à Bordj Menaïel (w. Boumerdès). 25-26 fevrier Au moins deux membres d'un groupe armé ont été tués dans la forêt de Beggas, près de Kadiria (w. Bouira), dans une opération des forces de sécurité. 28 fevrier Trois membres d'un groupe armé ont été tués par les forces de sécurité à Djebel Bounoukta (w. El-Bayadh), dans un accrochage.


(AFP 25.2) Au moins 60 personnes, dont une moitié de civils, ont été tuées en Algérie depuis le début février, et près de 240 depuis le début de l'année, dans des violences impliquant des groupes armés, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse ou les autorités.

2 mars Trois militaires ont été tués dans une embuscade tendue à Ouriacha, près de Naceria (w. Boumerdès), par un groupe armé (du GSPC selon "Liberté"). 4-5 mars Un ex-islamiste armé, "repenti", a été abattu par un groupe armé à Zemmouri (w. Boumerdès). 5 mars Cinq militaires ont été tués lors d'une opération de ratissage dans les monts de Djebel Labiod, près de Tebessa. Un milicien local (GLD) a été enlevé lors d'un accrochage avec un groupe armé à Oued El Abtal, dans la région de Mascara. Son corps a été retrouvé le 17 mars. 7 mars Un policier a été abattu par un groupe armé à Batna. 7-8 mars Un "émir" du GSPD (Groupe salafiste de prédication pour le Djihad), M'hamed Houti, bras droit de l'"émir national" du groupe, Abdelkader Souane, aurait selon "L'Expression" été abattu par les forces de sécurité dans la forêt d'Ouled Antar, près de Boghar (w. Médéa), lors d'un accrochage. 8 mars Un policier a tué son collègue et blessé un commissaire à El Khroub (w. Constantine), le jour même où le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni était en visite officielle dans la région. 11 mars Deux bergers, enlevés par un groupe armé, ont été retrouvés morts à Oued Zarif, près de Djenien Bourezg (w. Naâma). Un membre d'un groupe armé a été tué dans un accrochage avec les forces de sécurités dans la forêt d'El Hallouf, près d'Hassasna, dans la région de Saïda. 11-12 mars Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage avec les forces de sécurité, près de Kharouba, dans la région de Khemis El Khechna (w. Boumerdès). Deux membres d'un groupe armé ont été tué près du douar Ouled Arab, à Larbaâtache, dans une opération de l'armée. 12 mars Un membre d'un groupe armé a été tué à El Hassasna, dans la région de Saïda, dans une opération des forces de sécurité. 12-13 mars Un ou deux membre(s) d'un groupe armé a/ont été tué(s) à Aïn Aden, dans la région de Sidi Bel Abbès, dans une embuscade tendue par la garde communale ou l'armée. 13 mars Un enfant de 13 ans a été tué à Demmouche (w. Sidi Bel Abbès) dans l'explosion d'une bombe à leur passage. Selon certaines sources, il s'agirait de l'explosion d'une mine datant la Guerre d'Algérie. Un membre d'un groupe armé a été tué à Mechid, près de Boudouaou (w. Boumerdès), par l'armée. 13-14 mars "Le Matin" annonce qu'un "émir" du GSPC, Abdelhamid, chef de la katibat "Es Seddik", a été tué dans le maquis de Laouatit, lors d'une offensive de l'armée -offensive qui aurait également abouti à la mort de quatre membres du GSPC. 14 mars Un policier a été tué à Boghni (w. Tizi Ouzou) par un groupe armé. 14-15 mars Deux jeunes gens, qui venaient de terminer leur service militaire, ont été égorgés par un groupe armé à Chaâba, près de Beni Zid (w. Skikda), devant les habitants du village rassemblés par le groupe armé (d'une trentaine d'éléments selon "El Watan") pour écouter un prêche les appelant à ne pas "collaborer" avec les autorités. Selon la presse, le groupe armé disposait d'une liste de noms et a vérifié l'identité des habitants avant de désigner ses deux victimes. 16 mars Cinq membres présumés du GSPC ont été tués par l'armée lors d'un ratissage lancé dans la wilaya de Boumerdès. Deux membres d'un groupe armé ont été tués par les forces de sécurité à Haouch El Makhfi (w. Boumerdès. 16-17 mars Trois membres d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade tendue par l'armée au Douar Bellaguel, dans la région d'Aïn M'lila (w. Constantine). 18 mars Deux membres d'un groupe armé, dont selon "Le Quotidien d'Oran" et "Le Matin" son "émir", Ali Laâdjajet, du GSPC, ont été tués par l'armée lors d'un accrochage dans le djebel Hamou (w. M'sila). 18-19 mars Un membre d'un groupe armé a été abattu à Aïn Lahdjar, dans la région de Saïda, dans une embuscade tendue par l'armée. 23 mars Deux membres d'un groupe armé ont été abattus à Tizi Ouzou par la police. Un policier a été abattu au centre-ville de Reghaïa par deux hommes armés (faisant partie, selon "El Watan", du GSPC). Un officier de l'armée a été tué dans la forêt de Hammam K'sana (w. Bouira), dans un accrochage avec un groupe armé. Trois membres du groupe armé auraient également été tués dans l'affrontement. 24-15 mars Une jeune fille a été assassinée à l'arme blanche entre Dar El Beïda et Ben Aknoun (Alger). 25 mars Un enfant de treize ans a été tué à un "vrai barrage" de gendarmerie, à la sortie de Sidi Bel Abbès lorsque (selon une source officielle) le conducteur de la voiture aurait ignoré un ordre d'un gendarme de s'arrêter. 26 mars Neuf personnes, dont deux enfants, ont été massacrées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre le douar Techta et Meftah (w. Blida), dans une zone d'opération des GIA de Rachid Abou Tourab. 27 mars Huit personnes, dont un bébé et deux enfants ont été massacrées et mutilées le 27 mars dans le douar de Chtathia, près de Sidi El Abed (w. Relizane), par un groupe armé. Quatre personnes (un couple et deux voisins) ont été assassinées dans la région de la Chiffa, près de Médéa (w. Blida), dans l'attaque de leur domicile par un groupe armé d'une quinzaine de membres. 28 mars Deux personnes ont été assassinées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à la périphérie de Batna. Un membre présumé d'un groupe armé a été abattu par les forces de sécurité à Dra Ben Khedda (w. Tizi Ouzou), et un autre à Ammi Moussa (w. Relizane).

(El Khabar 17.4) Selon les forces de sécurité, 37 membres de groupes armés auraient été abattus dans les trois premiers mois de 2003 dans la wilaya de Boumerdès.

1er avril Un membre présumé d'un groupe armé a été abattu, entre Khemis El Khechna et Maftah, dans une opération des forces de sécurité. 3-4 avril Trois personnes ont été assassinées à leur domicile par un groupe armé, à Zardesas (w. Skikda) 4 avril Le corps d'un homme armé a été retrouvé à Tizi N'Ali Slimane, entre Bordj Menaïel et Naceria (w. Boumerdès). 5-6 avril Une personne a été tuée à Sidi Yahia, près de la Chiffa (w. Blida) dans une embuscade tendue par des militaires, qui ont pris les victimes pour des terroristes et les ont mitraillées. 6 avril Un membre d'un groupe armé a été tué dans une opération de la police à Alger. 6-9 avril Deux ou trois militaires et quinze ou seize membres (voire 21, selon "Le Matin") d'un groupe armé ont été tués dans une opération de ratissage lancée le 6 avril par l'armée dans le massif d'Aïn Sahraoui (w. Chlef), contre un groupe armé qui serait affilié aux GIA de Rachid Abou Tourab et qui comprendrait jusqu'à quarante éléments, selon "L'Actualité". 8 avril Sept membres de trois groupes armés distincts ont été tués dans une opération de ratissage lancée par l'armée dans le massif d'Azaghouane, près de Baghlia, d'une part, et dans l'attaque d'un bastion du GSPC à Bouberak, d'autre part (w. Boumerdès). 8-9 avril Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade tendue par l'armée et la police à la lisière de la forêt de Rabta, entre Kadiria et Omar (w. Bouira). Un civil a été tué "par erreur", en ayant été pris pour un "terroriste", par la Garde communale à Taghzout (w. Bouira). 9 avril Un brigadier de gendarmerie a été tué dans une embuscade tendue par un groupe armé à Messâd (w. Djelfa). 10 avril Quatre membres d'un groupe armé (du GSPC selon "Le Jeune Indépendant") ont été tués dans un affrontement avec les forces de sécurité à Chelkha El Harma (w. M'sila). 11-12 avril Un membre présumé d'un groupe armé a été abattu dans une embuscade tendue par les forces de sécurité près de Baghlia. 17 avril Un membre d'un groupe armé a été tué à Cap Djinet (w. Boumerdès) par une patrouille de l'armée. Une personne a été assassinée (égorgée) à son domicile par un groupe armé à Boutayeb, près d'Azzazba (w. Skikda. 17-18 avril Trois membres d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade de l'armée à Aïn Lahdjar (w. Saïda). 18 avril Deux gardes communaux ont été assassinés (égorgés) lors d'une embuscade tendue par un groupe armé près d'Oued Djemaâ (w. Aïn Defla), dans une zone d'activité des GIA. Un jeune homme (ou un enfant, selon "Le Matin") a été tué à Kaous (w. Jijel) par un groupe armé, formé de six éléments selon "La Tribune", d'une dizaine conduits par l'"émir" des GIA Bounekib Amar, alias "Pelé", selon "Le Matin". 19-20 avril De trois à cinq membres d'un groupe armé (selon les sources) ont été abattus à Belaâs, dans la région d'El Attaf, (w. Aïn Defla), dans une embuscade tendue par la garde communale. Un garde communal a également été tué dans l'accrochage. 19 avril Deux gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Oued Djemâa (w. Chlef). 21-22 avril Un membre d0un groupe armé a été abattu dans les maquis d'El-Hamri (w. Boumerdès) lors d'une opération des forces de sécurité. 22 avril Un civil (un jeune homme de 25 ans) a été tué, officiellement "accidentellement", lors d'un ratissage des forces de sécurité (miliciens locaux et militaires) à Oum Ali (w. Tebessa). Selon les forces de sécurité, la victime a été prise pour un "terroriste". 25-26 avril Un personne a été tuée (le chauffeur d'un camion) à un "faux barrage" tendu par un groupe armé (fort de dix membres, selon "Liberté") à Aïn Turki, près de Khemis Miliana (w. Aïn Defla) dans une zone où est active la katiba "Al Ahwal" des GIA. 26 avril Un berger a été tué dans l'explosion d'une bombe à Moulay Larbi, dans la région de Saïda. 27 avril Le corps d'un garde communal tué par balles a été retrouvé à Aït Merane, dans la région de Chlef. Un civil, agent de sécurité au barrage d'El Agrem, a été abattu par un groupe armé à El Kennar, dans la région de Jijel. Un membre d'un groupe armé a été tué dans une embuscade tendue par les forces de sécurité près de Toulmout, dans la région de Boumerdès. Deux membres d'un groupe armé ont été tués dans un ratissage engagé par les forces de sécurité dans les monts de Tebessa. Deux membres d'un groupe armé ont été tués par des bombes larguées par des hélicoptères dans le maquis de Sidi Daoud, dans la région de Boumerdès. 28 avril Un ancien garde communal et un membre de la milice locale ("patriotes") ont été abattus par un groupe armé (du GSPC selon "Le Quotidien d'Oran" et "Le Matin") à El Karia, entre Si-Mustapha et Zemmouri (w. Boumerdès). 28-29 avril Un septuagénaire a été égorgé par un groupe armé à Ouled Arbi, près d'El Milia (w. Jijel) 30 avril Un membre d'un groupe armé a été tué à El Ghouraira, près de Tebessa. Un policier a été tué à Koudria (w. Mascara). Un médecin a été retrouvé égorgé dans son cabinet à Oued El Abtal.


(AP 3.5) Au moins 84 personnes, dont une soixantaine de membres de groupes armés, ont été tuées en avril en Algérie, et au moins 420 personnes depuis le début de l'année, dans des violences impliquant des groupes armés, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse ou les autorités.

1er mai Six membres d'un groupe armé du GSPC ont été tués dans un ratissage lancé dans la région de Tebessa. 2 mai Un membre d'un groupe armé a été tué dans une embuscade tendue par les forces de sécurité à Assi Youcef, près de Boghni (w. Tizi Ouzou). 3-4 mai Un membre (voire, selon certaines sources, un emir) d'un groupe armé a été tué dans une opération de ratissage lancée par l'armée près de Malza et de Ténira (w. Sidi Bel Abbès). 4 mai Deux personnes ont été tuées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé dont les membres étaient vêtus de tenue militaires, à la sortie de Médéa. Un homme a été assassiné par un groupe armé dans la région de Sidi Salem (w. Mascara). Cinq ou six membres d'un groupe armé et deux militaires ont été tués près de Zemaâcha, dans un affrontement lors d'un ratissage dans la forêt de Stamboul (w. Mascara). 5 mai Un membre d'un groupe armé a été abattu par la garde communale à Tizi Ouchir, près d'Aïn Defla. 6 mai Un membre d'un groupe armé a été abattu par la police près de la gare routière de Relizane. Six militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à une patrouille de l'armée près de Kaddara (w. Boumerdès). 6-7 mai Le propriétaire d'un night club et l'une de ses employées ont été assassinés à Echatt (w. El Tarf). Selon la gendarmerie, il ne s'agirait pas d'un "acte terroriste", et selon certaines sources, l'auteur de l'assassinat "appartiendrait à un corps de sécurité". 10 mai Un "émir" du GSPC dans la région de Tizi Ouzou, Mustapha Kerrar, alias "Abou Hamza", a été abattu à Lavdhani, près d'Ouaguenoun (w. Tizi Ouzou) par les forces de sécurité, dans une embuscade. Un autre membre du groupe armé a été abattu en même temps. 11 mai Douze membres d'un groupe armé et un militaire auraient été tués dans une opération de ratissage lancée le 11 mai au sud de Relizane, dans la zone de Meknassa et Souk Essebt, contre un groupe armé (de la katibat "El Ahoual" selon "El Khabar"). 12 mai

(AFP, MAOL 14.5 / AP, AFP, La Tribune, Le Matin, L'Expression, El watan, La Tribune de Genève, Le Temps, Le Courrier, Le Monde 15.5 / AFP 16.5 / Le Temps 17.5) 17 des 32 touristes disparus depuis trois mois dans le Sahara, et dont il se confirme désormais qu'ils ont été enlevés par un groupe armé, ont été libérés dans une opération de l'armée, le 12 mai, dans la région d'Amguid, au nord de Tamanrasset, ont annoncé les autorités algériennes, après que des media autrichiens et algériens l'aient fait avant elles. L'assaut de l'armée, qui a fait usage d'hélicoptères et de roquettes, aurait fait au moins quatre morts dans les rangs du groupe armé ("El Watan" en annonçait neuf dans un premier temps), et un mort et deux blessés dans ceux de l'armée, mais les autorités algériennes ne donnent aucun bilan. Selon une otage allemande, ce n'est que parce que les prisonniers ont pu profiter des affrontements pour échapper à leurs ravisseurs qu'aucun des touristes n'a été tué. Toujours selon elle, l'armée algérienne a été mise sur la piste du lieu de détention des otages grâce aux touaregs, à qui les preneurs d'otages avaient tué ou volé des chameaux. L'opération militaire, qui n'a été confirmée par les autorités algérienne que plus de 24 heures après qu'elle se soit déroulée, et une fois que la presse autrichienne et algérienne, l'ait annoncée, a donné lieu à de violents accrochages, qui ont duré plusieurs heures, selon "El Watan", et auraient repris sporadiquement après la libération des otages.

Les 17 touristes libérés sont 10 Autrichiens, 6 Allemands et un Suédois, et ont quitté Alger le 15 mai pour leurs pays. Les autorités allemandes ont déclaré que leurs 6 ressortissants étaient "en bonne santé".

Il reste 15 touristes "disparus" (10 Allemands, 4 Suisses et un Néerlandais), très vraisemblablement détenus par le même groupe armé (ou un sous-groupe), dans la région d'Illizi, près de la frontière libyenne, et dans une zone difficile d'accès, formée de canyons et de grottes, où un important dispositif militaire a été observé, ce qui laisse supposer qu'un nouvel assaut est envisagé. Selon "El Watan", ils seraient détenus dans les monts de Tamelrik. Leur situation est rendue plus précaire par l'opération militaire qui a permis la libération du premier groupe d'otages, la presse algérienne et européenne craignant que les ravisseurs ne se vengent sur les prisonniers qu'ils détiennent encore de la mort d'au moins quatre des membres du groupe détenant les prisonniers libérés. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelaziz Belkhadem, a exprimé son "inquiétude" à propos de "l'exploitation médiatique" de cette affaire, et estimé qu'elle pourrait "gêner grandement le reste de l'action". Les autorités <allemandes ont lancé un appel pressant pour que "la vie des otages ne soit pas menacée" et les autorités suisses ont également fait part de leur inquiétude, et ont exprimé leur regret "qu'un pays" en l'ocurrence l'Autriche) ait annoncé prématurément la libération des otages du premier groupe, au risque d'annihiler l'effet de surprise et de mettre en danger la vie de ceux du deuxième groupe -à propos desquels des informations alarmistes circulent, laissant entendre que plusieurs seraient en mauvais état physique, voire décédés, ou que, alarmés par l'assaut donné par l'armée algérienne contre les ravisseurs du premier groupe, ceux du second groupe (qui pourraient disposer pour s'informer des téléphones satellitaires de leurs otages) décident de durcir les conditions de détention de leurs otages. Les autorités allemandes ont publiquement déclaré que "les 15 otages européens encore détenus dans le Sahara algérien sont dans une situation précaire". Les derniers signes de vie donnés par les touristes suisses faisant partie du groupe toujours détenu datent du 20 février. Ils se trouvaient alors à Illizi, prêts à partir pour Fadnoun.

Les autorités algériennes ont officiellement attribué l'enlèvement des touristes européens au GSPC, après avoir depuis des semaines affirmé que "toutes les hypothèses" étaient étudiées. L'identité du groupe armé auteur des enlèvements reste cependant nébuleuse. L'hypothèse la plus fréquemment avancée est celle du groupe de Mokhtar Belmokhtar, actif dans la zone frontalière avec le Mali, mais si ce groupe a passé semble-t-il une sorte d'"accord" ou d'alliance avec le GSPC, qu'il a fourni en armes et en véhicules (volés), il n'est pas un groupe armé "officiel" de l'organisation de Hassah Hattab, mais un groupe à la lisière du banditisme armé et de la guerilla.

Les circonstances même de l'enlèvement continuent d'intriguer : d'une part, la zone où étaient détenus les prisonniers du premier groupe, et où sont encore vraisemblablement détenus ceux du second groupe, n'est pas exactement celle où le groupe de Belmokhtar est le plus actif ("Le Matin" annonce même, sur la base de déclarations d'un "officier supérieur de l'armée", que le groupe de Belmokhtar s'est retiré dans "un pays voisin" depuis fin 2002), le GSPC proprement dit étant quant à lui supposé être absent du sud saharien (les autorités algériennes n'avaient en tous cas jamais officiellement admis sa présence dans cette partie du territoire), et ne s'est jamais jusqu'à présent manifesté par des attaques contre des étrangers, ni par des prises d'otages de civils, mais par des attaques contre les forces de sécurité et les milices locales; ensuite, une opération aussi lourde et aussi longue (trois mois) implique des réseaux, des moyens et une organisation dont on ne savait pas que le groupe de Belmokhtar disposait. En outre, selon les autorités algériennes, les ravisseurs avaient l'intention d'emmener leurs victimes hors de l'Algérie, et on se demande pourquoi elles ne l'ont pas fait, pendant les trois mois qu'a duré le rapt, ni pourquoi aucune revendication de l'enlèvement n'a été publiquement faite. Enfin, d'autres groupes armés ont été évoqués comme étant responsables de l'enlèvement, comme le groupe de l'"émir" Ammari, alias "Abdelrezak", et le "Mouvement algérien des officiers libres" (MAOL), après avoir accusé le 2 mai les services spéciaux algériens d'avoir eux-mêmes monté toute l'opération, réitère cette version et parle d'une "mise en scène" et d'une "abjecte comédie". Selon l'un des otages, un Autrichien, ses kidnappeurs étaients de "purs terroristes islamistes" qui "priaient tous les jours" et disaient vouloir "instaurer un Etat islamique en Algérie"; le même otage, cependant, admet que ses ravisseurs n'avaient "pas d'exigences politiques" et ne demandaient qu'une "rançon (...) pour acheter des armes". Selon des "sources algériennes et helvétiques autorisées", évoquées par la radio française RFI, les otages libérés ne l'auraient pas été grâce à l'intervention de l'armée par grâce au versement d'une rançon.

Selon plusieurs sources européennes et algériennes, les ravisseurs auraient demandé à négocier directement la libération de leurs otages avec les pays dont ils sont ressortissants, le gouvernement allemand, en tous cas, ayant déclaré qu'il refusait "catégoriquement" ce marchandage. "Il n'y a jamais eu de négociations", a déclaré au "Monde" un responsable (anonyme) algérien. Les gouvernements européens concernnés avaient cependant tous préconisé une négociation avec les ravisseurs, plutôt qu'une opération armée, mais avaient tous également affirmé qu'une éventuelle négociation était du ressort des autorités algériennes, lesquelles se sont félicitées, par la bouche du ministre des Affaires étrangères Abdelaziz Belkhadem, de la collaboration des pays dont sont originaires les otages.

Plusieurs groupes de policiers suisses, autrichiens et allemands ont été envoyés par leurs gouvernements respectifs en Algérie (les policiers suisses ayant trouvé le moyen de se perdre dans le désert...).

13 mai Un membre d'un groupe armé a été abattu dans une embuscade tendue par une patrouille militaire à Tizi, près de Beggas, dans la région de Kadiria (w. Bouira). Le cadavre d'un terroriste entière déchiqueté" après un bombardement aux mortiers a été retrouvé dans la forêt de Beggas. Deux membres du GSPC ont été tués par les forces de sécurité à Oued Larbaâ, en Kabylie.

14 mai Un membre d'un groupe armé a été abattu dans une embuscade tendue par des militaires à Kaous (w. Jijel) Le corps criblé de balles d'un fonctionnaire communale d'Ath Rached (w. Bouira) a été retrouvé dans une forêt. La "piste terroriste" ne serait pas forcément seule retenue. 14-15 mai Une vingtaine de membres de groupes armés du GSPC auraient été tués dans la région de Remka (w. Relizane) dans une vaste opération de ratissage lancée par l'armée. 15 mai Un membre d'un groupe armé a été abattu par les forces de sécurité à Aïn Al Hamra (w. Boumerdès). Un jeune homme de 20 ans a été abattu par des soldats à Aïn El Hamra, près de Bordj Menaïel. Les soldats l'auraient pris pour un "terroriste" après qu'ils ait refusé de s'arrêter. 16-17 mai Huit membre de groupes armés du GSPC ont été tués par les forces de sécurité dans une vaste opération de ratissage du massif forestier de Souk Ebt (w. Relizane). 17 mai Six gardes communaux ont été tués dans une embuscade tendue à leur patrouille à Diar Zineb, près d'Aïn Barbar (Seraïdi), dans l'Eddough (w. Annaba) par un groupe armé dissident des GIA. 20 mai Un membre d'un groupe armé a été abattu à Oran par l'armée. 21-22 mai Deux gardes communaux de Tizi n'Bechar (w. Sétif) ont été abattu dans une embuscade tendue par un groupe armé entre Ouled Mir et Oued Aïd. 23 mai Deux personnes ont été assassinées (un père et sa famille) à Meskiana (w. Constantine), par deux hommes armés. 24 mai Quatre membres d'un groupe armé ont été abattus près d'Aïn El Ansar (w. Relizane) par les forces de sécurité. Deux hommes ont été tués à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à la périphérie de Médéa. Dans la même région, le corps d'un homme décapité et mutilé a été retrouvé. 24-25 mai Sept ou huit personnes, selon les sources, ont été assassinées, dont trois ou quatre éleves d'une zaouia, ainsi qu'une veuve et ses deux enfants, à Aïn Amrane (w. Chlef), par un groupe armé. 26-27 mai Quatorze ou quinze personnes, dont deux enfants de deux et quatre ans et un homme de plus de 70 ans, appartenant à deux ou trois familles d'agriculteurs, ont été massacrées par un groupe armé à Tadjna (w. Chlef). 27 mai Un policier a été abattu par un groupe armé à Chouicha, près de Zemmouri (w. Boumerdès).


(AP 27.5, 4.6) Au moins une centaine de personnes ont été tuées en maii dans des violences impliquant des groupes armés, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse ou les autorités.

3-4 juin 12 personnes, âgées de 12 à 60 ans,ont été massacrées près de Boumefadaa (w. Aïn Defla), non loin d'un cantonnement de la gendarmerie et d'un poste de gardes communaux, par un groupe armé (dont selon "La Tribune" les membres portaient des tenues militaires). 4 juin Neuf ou dix policiers ont été tués à Beni Douala (w. Tizi Ouzou) dans une embuscade tendue par un groupe armé, embuscade suivie d'une fusillade entre les forces de sécurité et le groupe armé. 6 juin Deux membres de la milice locale ont été tués par deux hommes en tenues militaire au douar Hadj Ahmed, près de Zemmouri (w. Boumerdès). Trois membres d'un groupe armé ont été tués par l'armée lors d'un ratissage dans le djebel Tarek (w. Relizane). 7-8 juin Deux membres d'un groupe armé ont été tués à El Hachimia, près de Bouira, dans une opération des forces de sécurité. Deux membres d'un groupe armé ont été tués par l'armée dans le djebel Doui, près d'Aïn Defla. 8 juin Le corps d'un homme d'une trentaine d'années a été découvert dans une pinède, entre El Kala et Om Teboul (w. Annaba). Sa mort remonterait à plus de trois jours. 11 juin Un militaire a été abattu à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Guerrouma, près de Lakhdaria. Sept membre d'un groupe armé ont été tués dans un ratissage de la forêt de Djebbahia par les forces de sécurité. Trois personnes, dont un vice-président d'APC (adjoint au Maire) ont été assassinées par un groupe armé à Sidi Ziane, dans la région de Bou Saâda. Huit militaires ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à El-Youssoufia, dans la région de Tissemsilt. 12 juin Six membres d'un groupe armé ont été abattus par l'armée dans la région de Bouira. 12-13 juin Trois personnes, dont une femme, ont été assassinées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à El-Madher (w. Batna). 13 juin Trois membres d'un groupe armé ont été tués par l'armée dans le djebel Aria, près d'Aïn Tarek, dans la région de Relizane. Deux personnes ont été enlevées près de Hammam Salhine (w. Khenchela) par un groupe armé, qui a tendu un "faux barrage". 14-15 juin Une dizaine de membres de groupes armés auraient, selon "Le Matin", été tués dans une opération de ratissage lancée par les forces de sécurité près de Souk El Khemis(w. Bouira). Deux membres d'un groupe armé et un garde communal ont été tués dans un affronmtement au-dessus de Beni Amrane (w. Boumerdès). 15 juin Quatre policiers ont été tués dans l'explosion d'une bombe au passage de leur patrouille, près de Tizi Ntleta (w. Tizi Ouzou). 16 juin Un policier et un membre d'un groupe armé ont été tués dans une embuscade tendue par la police au groupe armé à Tigzirt. 17 juin Un membre d'un groupe armé a été tué dans une opération de ratissage lancée par l'armée dans la forêt de Mizrana. Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe au passage d'une patrouille de l'armée à Kaf Lahcène (w. Bouira). Un gendarme a été tué par un groupe armé à la sortie de Boumerdès. Deux membres d'un groupe armé ont été tués par les forces de sécurité près de Garboussa (w. Relizane) 18-19 juin Quatre personnes ont été assassinées à Nichima, près de Jijel, par un groupe armé. 20 juin Un homme a été tué dans l'explosion d'une mine placée par un groupe armé, entre Theniet El Abed et Bouhmar (w. Batna). 21 juin Un policier a été assassiné à l'arme blanche à Annaba. Il pourrait s'agir d'un "crime crapuleux"). Six membres d'un groupe armé ont été tués par l'armée lors d'un ratissage à Garboussa (w. Relizane). Deux militaires ont été tués dans la même opération. 21-22 juin Cinq personnes, toutes de la même famille, dont trois enfants, ont été massacrées par un groupe armé dans un bidonville à Merdjet El Abed (w. Relizane), à 200 mètres du poste de la Garde communale et non loin de celui de la gendarmerie. Une jeune fille a été enlevée par le groupe armé responsable de l'attaque. Un membre de la milice locale ("patriotes") a été tué par un groupe armé à Djimar, près de Chefka (w. Jijel). 25 juin Deux hommes de 25 et 30 ans ont été retrouvés égorgés à Azine, près d'Oued Sbaâ (w. Sidi Bel Abbès). 25-26 juin Huit personnes (une femme, trois adolescents et quatre enfants), toutes de la même famille, ont été massacrées à l'arme blanche, et une jeune fille enlevée, par un groupe armé dans le douar Beni Belkacem, près de Tablat (w. Medea). Selon des témoins, les membres du groupe armé étaient "tous encagoulés, vêtus de tenues militaires et armés de kalachnikovs". Une personne a été tuée dans l'attaque d'une "mista" (lieu de consommation d'alcool) à Sidi M'cid, près de Constantine. 26 juin Trois membres d'un groupe armé ont été tués dans l'attaque par la gendarmerie d'une maison où s'étaient réfugiés les trois hommes à El Ougla, près de Hassi El Euch (w. Djelfa).


(Jeune Indépendant 23.6) Au moins 120 personnes ont été tuées en Algérie dans les trois premières semaines de juin, et au moins 600 depuis le début de l'annés, dans des violences impliquant des groupes armés, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse ou les autorités.

3 juillet Trois membres d'un groupe armé ont été tués dans un accrochage avec les forces de sécurité à H'sasnia. 4 juillet Le député FLN Rabah Radja, un policier un douanier et une quatrième personne ont été assassinés à un "faux barrage" tendu entre Tizi Ouzou et Boghni par un groupe armé, du GSPC selon des "sources sécuritaires". 17 juillet Quatre personnes ont été tuées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé entre Bouchata et El Hadaïq (w. Skikda). courant juillet Les ravisseurs des touristes européens enlevés au début 2003 dans le sud algérien ont fait prisonniers et tué trois douaniers algériens en passant au Mali, en juillet. 31 juillet Les corps d'un homme et d'une femme, en état de décomposition avancé, et qui semblent avoir été tués à coups de barre de fer, ont été retrouvés le 31 juillet à Sétif par la police.

(AFP 2.8 / AFP 3.8) Une quarantaine de personnes ont été tuées en juillet dans des violences impliquant des groupes armés, violences qui ont fait environ 680 victimes depuis le début de l'année, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse ou les autorités. Le mois de juillet 2003 serait ainsi le mois le moins meurtrier depuis 1992, alors que celui de juin avait été marqué par un nombre bien plus important de victimes (plus de cent).

31 juillet-1er aout Trois personnes ont été tuées par un groupe armé à El Atba, près d'El Milia (w. Jijel). Selon l'agence officielle APS, les victimes appartiennent toutes à la famille d'un milicien local (GLD), lui-même tué. 1er aout Un homme a été enlevé par un groupe armé dans la forêt de Djebra, près de Kaous (w. Jijel). Deux bergers ont disparu dans les monts de l'Edough (w. Annaba), dans une zone de repli pour les groupes armés. 1er-2 aout Trois personnes (trois hommes) ont été tuées à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Ouled Ben Abdelkader (w. Chlef). 2 aout Le chef septuagénaire de la milice locale (GLD) et son épouse ont été assassinés par un groupe armé au douar Cherchar, à El Marsa, dans la région de Skikda. 5-6 aout Une femme a été assassinée à Oum El-Bouaghi. Premiere semaine d'aout Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe à leur passage à Malâab, dans la région de Tissemsilt, après une opération de ratissage dans la région de Remka. 8 aout Un milicien local (GLD) a été tué à Si Mustapha (est d'Alger). 9 aout Un garde communal a été tué dans l'explosion d'une bombe suivie d'une fusillade au passage de leur patrouille, à Ahnif (w. Bouira). Deux militaires ont été tués par l'explosion d'une bombe au passage de leur patrouille à Remka, dans la région de Relizane. 11 aout Un milicien local (GLD) d'Aïn Tagouraït (w. Tipasa) a abattu un autre milicien local, qui s'était introduit dans sa propriété pour y commettre des vols. 15 aout Un membre d'un groupe armé a été abattu à Meftah (w. Blida) par les forces de sécurité. autour du 15 aout Quatre personnes, dont une femme, ont été tuées dans l'explosion d'une bombe à Dayat Regab, dans la région de Messaâd (w. Djelfa). 21 aout Deux jeunes militaires ont été assassinés (égorgés) par un groupe armé à Beni Oualbène (w. Skikda), alors qu'ils revenaient d'un mariage. Trois membres d'un groupe armé ont été tués à Djebel Hedid, dans la région de Sidi Ben Abbès, lors d'une opération de recherche. 29-30 aout Un membre de la milice locale (GLD), sexagénaire, a été tué à Aïn Dheb (w. Tebessa). 30 aout Un militaire a été tué dans l'explosion d'une bombe, suivie d'une embuscade tendue par un groupe armé (vraisemblablement du GSPC) au passage d'un convoi militaire, dans la forêt de Sid Ali Bounab (w. Tizi Ouzou). 31 aout Un membre de la milice locale (GLD) a été tué par un groupe armé à Beni Zid, dans la région de Skikda.

(AFP 2.9) Une trentaine de personnes ont été tuées pendant le mois d'août, et au moins 700 depuis le début de l'année, dans des violences impliquant des groupes armés, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse ou les autorités.

1er septembre Deux membre d'un groupe armé ont été tués dans une opération de ratissage lancée par l'armée dans la forêt de Begas (w. Bouira), entre Kadiria et Lakhdaria. 2-5 septembre Cinq membres d'un groupe armé du GSPC ont été tués (trois le 2 septembre, deux le 5 septembre) dans les monts de Lalla Moussaâd et de Begas (w. Bouira) dans une opération de ratissage lancée par l'armée. 4 septembre Deux militaires ont été tués à Mizrana (w. Tizi Ouzou)dans l'explosion d'une bombe au passage de leur camion, dans une région où le GSPC est actif. Deux membres d'un groupe armé ont été abattus à Gué de Constantine (Alger) lors d'une opération de contrôle d'identité. 11 septembre Un jeune homme a été tué par balles par un milicien local (GLD) à Dahmouni (w. Tiaret), dans des circonstances obscures. 16 septembre Un milicien local ("patriote") sexagénaire a été tué par un groupe armé le 16 septembre à Chetaïbi, près d'Aïn Barbar (w. Annaba). 17 septembre Neuf militaires ont été tués par balles à Oued Djemaâ (w. Aïn Defla), dans une embuscade tendue par un groupe armé au passage d'une patrouille de l'armée dans le Djebel Louh. L'affrontement entre le groupe armé et les militaires a également fait un mort dans les rangs du groupe armé. 18 septembre Un islamiste armé "repenti" a été assassiné à Omar (w. Bordj Menaïel) 19 septembre Le corps d'un islamiste armé "repenti" enlevé, puis abattu par un groupe armé a été retrouvé le 19 septembre à Oued Larbaâ, près d'Ouled Aïssa (w. Boumerdès). Un membre d'un groupe armé a été abattu dans un ratissage lancé par l'armée dans les Babors (w. Setif), et un autre le même jour à Hamza, près d'El-Aouana (w. Jijel). Un policier en civil a été assassiné (égorgé) par un groupe armé dans le douar El Glamine, près de Sfisef (w. Sidi Bel Abbès). 20 septembre Une personne a été tuée dans l'explosion d'une bombe près du douar Bensouna, à El-Hamdania (w. Medea). 20-24 septembre Une quinzaine de membres d'un groupe armé (du GSPC selon "El Watan") auraient été "éliminés" les 20 et 21 septembre, et quatre autres le 23 ou le 24 septembre, dans une opération de ratissage lancée par l'armée et les milices locales dans les monts Babors, dans la région de Sétif. Selon "El Watan", plus de 10'000 hommes auraient été engagés par l'armée dans cette opération. Les forces de sécurité auraient, selon "El Watan", délivré une trentaines de femmes et d'enfants retenus par le groupe armé, dont les survivants, au nombre d'une soixantaine, seraient encerclés, et retranchés dans un "hôpital" de fortune à Lakhnaket el Hamra. Le bilan de ce ratissage fait l'objet des informations les plus contradictoires, voire les plus invraisemblables. Les quotidiens "El Watan" et "El Youm", citant des sources "proches des militaires", annoncent un bilan de 150 membres de groupes armés du GSPC tués en deux semaines, dont 105 auraient été retrouvés "carbonisés" dans des grottes après des bombardements -ce qui suggère que ceux-ci aient été fait au napalm. D'autres journaux fournissent un bilan considérablement moindre du ratissage : une vingtaine de membres du GSPC tués selon les uns, 80 selon "El Youm" et "La Nouvelle République". Aucun bilan de pertes dans les rangs des forces de sécurité n'a été fourni, "El Watan" ne faisant mention que d'un nombre indéterminé de blessés. 21 septembre Une personne a été tuée dans l'explosion d'une bombe au passage de son véhicule dans la région de Médéa. 22 septembre Trois personnes, l'ancien chef de la section locale du FLN d'Hydra (Alger), sa femme et son beau-frère, ont été assassinées à l'arme blanche à Hydra. 23 septembre Deux membres de groupes armés ont été tués dans le massif de Collo, dans la région de Skikda, l'un à Beni Zid et l'autre à Oum Toub, par les forces de sécurité. Un membre d'un groupe armé a été abattu à Aïn H'djar (w. Bouira). Deux soldats ont été tués, dans une embuscade tendue à Allal (Lallalen), près d'Aït Yahia Moussa (w. Tizi Ouzou), par un groupe armé. 23-24 septembre Trois policiers ont été tués dans une embuscade tendue par un groupe armé à Baghlia (w. Boumerdès), dans une zone où est actif le groupe armé du GSPC dirigé par l'"émir" Abou Bakr Abbas, alias "Selmane". 27 septembre Un membre d'un groupe armé a été tué à Collo, dans la région de Skikda, lors d'un accrochage avec les forces de sécurité. autour du 27 septembre Les cadavres de deux hommes, frères, ont été retrouvés à la frontière libyenne. A El Kerma, près d'Oran, le corps d'un homme d'une cinquantaine d'année, vraisemblablement assassiné, a été retrouvé dans un champ. 30 septembre Le chef de la milice locale de Tikouidjine, selon AP, ou un membre de la milice locale de Mizrana, près de Tigzirt (w. Tizi Ouzou), selon "Le Matin", a été abattu à Bordj Lazaïb dans une embuscade tendue par un groupe armé -du GSPC selon "Le Matin". Huit militaires ont été tués à Montgorno, près de Berrouaghia (w. Médéa), lors d'une embuscade tendue par un groupe armé à leur convoi. 30 septembre-1er octobre Un présumé "terroriste" a été abattu dans la à Merchicha, dans les monts de Bouhneche (w. Jijel), dans une embuscade tendue par les forces de sécurité.

(AP 30.9) Au moins 60 personnes ont été tuées en Algérie en septembre, dans des violences impliquant des groupes armés, selon un bilan partiel établi à partir des informations rendues publiques par la presse ou les autorités.

Ce bilan ne tient pas compte de celui du ratissage lancé par les forces de sécurité dans la région des Babors, ratissage pour lequel les bilans les plus contradictoires, voire les plus invraisemblables (de 20 à 150 tués dans les rangs des groupes armés encerclés) ont été produits.

3 octobre Un garde communal a été tué dans l'explosion d'une bombe lors d'une opération de ratissage à Khenchela. Un membre d'un groupe armé a été abattu dans un affrontement ayant opposé leur groupe (du GSPC selon "Le Matin") à l'armée, à Souanine, près de Dellys. 3-4 octobre Un membre d'un groupe armé (du GSPC selon "Le Matin") a été abattu à Thala Guilef (w. Tizi Ouzou) par l'armée. 4 octobre Un garde communal a été tué par un groupe armé à Helaïm, près de Beni Bouattab (w.Chlef). Trois membres d'un groupe armé du GSPC auraient été "éliminés" lors du ratissage lancé par les forces de sécurité dans les monts des Babors.

(AP 9.10 / AP 11.10 / El Watan 12.10 / Corr.) Un mois après son déclenchement, le bilan de la vaste opération de ratissage lancée par l'armée dans la région des Babors, opération qui mobilise 3000 militaires selon les responsables militaires, 11'000 selon "El Watan", et fait usage d'hélicoptères et de blindés, reste toujours aussi contradictoire, selon les sources. Après que "El Watan" ait annoncé fin septembre déjà un bilan de plus de 160 "terroristes" tués, en s'appuyant sur des sources "proches des combats", le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni a annoncé le 8 octobre un bilan considérablement moindre, d'une trentaine de tués au sein du ou des groupes armés encerclés, ce qu'"El Watan", qui a maintenu son propre bilan de "plus de 160 terroristes tués dont plusieurs émirs, 48 autres capturés, 47 femmes délivrées et 35 enfants libérés", a pris comme une désinformation venant d'un ministre "beaucoup plus préoccupé par la réelection de son président-candidat que par une opération de lutte antiterroriste dont les résultats viendraient contredire les bienfaits de la Concorde" en indiquant que le nombre de "terroristes" encore en activité et en armes serait bien plus important que celui (quelques centaines) reconnu officiellement.

Le 10 octobre, le général Fodhil Bey, chef de la première région militaire algérienne, et responsable de l'opération dans les Babors, révisait encore à la baisse le bilan avancé par le ministre de l'Intérieur, et ne faisait plus état que d'une dizaine d'islamistes armés tués et de 28 autres capturés "après avoir épuisé leurs munitions", ainsi que 26 femmes et 88 enfants libérés. Selon "El Watan", la différence entre le bilan donné par l'armée et celui donné par la presse s'explique par le fait que l'armée "ne peut (...) comptabiliser les corps restés coincés dans plus de 100 refuges détruits". De source militaire, on a également fait un inventaire des armes récupérées sur les groupes armés, inventaire qui frappe par sa modestie (ce qui laisse supposer que le nombre de "terroristes" encerclés est bien moins important que ce qu'une partie de la presse annonçait) : deux fusils mitrailleurs, six fusils d'assaut kalachnikovs, quatre Seminov et 7 kg de TNT. "El Watan" n'en annonce pas moins que "la katibat Essouna, constituée de 17 à 30 éléments, est totalement décimée, celle d'El Feth l'est partiellement".

Par ailleurs, le seul bilan fourni des pertes dans les rangs des forces de sécurité est de deux militaires tués et onze blessés.

9 octobre Un policier a été tué (égorgé) à un "faux barrage" tendu par un groupe armé à Seriana (w. Batna). Un membre d'un groupe armé a été tué par l'armée à Dellys (w. Boumerdès). Un membre d'un groupe armé a ét&