l y a beau temps que les stades ne sont plus des enceintes sportives, mais seulement les accessoires (encombrants et coûteux, certes) de centres commerciaux. Plus aucun stade n'est rentable. Et même pour des manifestations comme l'Eurofoot, les gestionnaires de ces pompes à fric, aspirantes mais pas refoulantes, annoncent qu'ils seront heureux de ne pas perdre trop d'argent. Le football n'est pas une activité rentable en elle-même -ce qui est rentable, c'est tout ce qu'on organise autour. Il faut 14'000 spectateurs par match de l'équipe normale pour rentabiliser le stade de Suisse, à peu près autant pour rentabiliser le stade de Genève . Le stade de Suisse, à Berne, qui a coûté 350 millions, contient des boutiques, une écoles, des salles de conférence, une centrale solaire. Et ac cessoirement un terrain de foot. Le stade de Bâle a coûté 220 millions de francs, le stade de Zurich 130 millions, le stade de Genève 240 millions.Les stades suisses accueillant des matches de l'Euro pèsent, ensemble, 930 millions d'investissements pour leur construction. Loués à l'UEFA pour l'Euro, ils ont dû y être adaptés aux frais des collectivités publiques. La facture s'est montée à dix millions à Zurich, à quinze à Genève.
L'Euro2008 à Genève "est aussi une opération de promotion économique", reconnaît Mark Muller ("Tribune de Genève" du 24 novembre)...
... on aime beaucoup le "aussi"... c'était autre chose ?
Pour Jelmoli, la construction du stade de la Praille avait été le moyen de faire avaler celle de son centre commercial. Mais le groupe zurichois voulait bien maintenant vendre ce stade, avec tout le parc immobilier du groupe (une centaine d'immeubles en Suisse), pour 3 milliards et demi. Jelmoli pensait même avoir trouvé des acquéreurs : un groupe israélien. Et le 31 juillet, Jelmoli Holding annonçait la vente. Pour, deux mois plus tard, annoncer que la transaction était compromise, les acquéreurs contestant la somme convenue (Jelmoli aurait ainsi demandé 300 millions pour le seul centre de la Praille, qui ne lui en acoûté que 140)...
"A bien des égards, les nouveaux stades (comme les nouvelles salles de concert) s'apparentent à des 'paquebots urbains', c'est-à-dire des ensemble construits de grande taille fonctionnant sur le mode autarcique vis-à-vis de leur environnement de proximité. La conception urbanistique des nouvelles enceintes sportives (...) se rapproche ainsi de celle des centres commerciaux (auxquels elles sont souvent adossées, comme à Genève et à Neuchâtel) (...) il s'agit d'objets largement déterritorialisés, dont l'accessibilité est assurée par des réseaux de transports rapides (autoroutes et rocades urbaines)."
(Valérie November, Vincent Kaufmann, "*Le Temps" du 27 mai)
Le bon vieux club genevois de foot Urania Genève Sport (UGS) est résidant du plus beau stade de la République, celui de Frontenex (qui aurait d'ailleurs bien besoin de recevoir quelques miettes de ce qu'on a accordé à l'étron de la Praille). UGS est aussi locataire, par son cercle, de la Ville de Genève, pour son bistrot sis dans l'ancienne Mairie des Eaux-Vives. Or la Ville de Genève veut récupérer ces locaux pour agrandir l'Office de l'état-civil, effectivement très à l'étroit au rez-de-chaussée de la vieille Mairie. Et la Ville envisage donc de résilier le bail du cercle UGS, dont le président, le brave Alain Morisod, a écrit aux chefs des groupes politiques du Conseil municipal pour leur demander leur soutien, et leur annoncer qu'il envisage au minimum une pétition, voire une initiative pour que le bistrot d'UGS ne subisse pas le sort qui menaçait (l'imparfait est optimiste) l'Alhambar et qui a déjà frappé le Cristallina, le Radar et le Relais de l'Entrecôte -ce qui avait d'ailleurs suscité des protestations de la Ville.
Cela dit, si la Ville cherche des locaux pour son Office de l'Etat Civil, elle peut les trouver à la Praille : y'a là un grand machin généralement inutilisé, ou vide à 90 %, et dont la fonction essentielle reste celle de pompe à fric.
Mais de pompe aspirante, seulement.
Justifiant l'ouverture prolongée des magasins pendant l'Euro, le porte-parole de la Fédération des artisans et commerçants genevois, Eric Markus, la minimisait : "Il s'agit d'un ballon d'essai"...
... Un de plus ? On n'allait tout de même pas devoir se spécialiser dans les appels (au vent, à la grêle, aux bonnes volontés) au dégonflage de ballons à la con...
A Lausanne, un comité de citoyens a lancé et fait aboutir une initiative populaire communale attaquant le plan "Métamorphose" de la municipalité, pour lequel un crédit d'étude de 6,3 millions a été voté par le Conseil communal. et qui implique (du moins dans une de ses trois variantes) la démolition du vieux stade de la Pontaise et l'aménagement sur le site d'un "écoquartier", le réaménagement du stade d'athlétisme de Vidy, le bétonnage d'une partie de la zone de détente de Vidy et la construction d'un nouveau stade (de 12 à 15'000 places), d'un piscine olympique et d'un boulodrome à la Bourdonnette et d'une salle polyvalente sports-cinéma à la Blécherette. Pour les initiants, les stades d'athlétisme et de football de la Pontaise sont un "élément clé de l'identité du nord de la ville" et doivent y rester (pas forcément à la Pontaise, quoiqu'il serait stupide de démolir le stade, comme à Genève, alors qu'il peut être rénové) mais en tous cas dans le nord de la Ville. Les initiants plaident en outre pour la mixité des affectations : "chaque quartier doit avoir des logements, du travail, des équipements publics...". La droite lausannoise, inquiète, demande que la Municipalité organise elle-même, et spontanément (ou presque) un référendum sur le projet "Métamorphose", histoire d'éviter une victoire des initiants, et surtout de faire voter le bon peuple le plus vite (et le mieux) possible. Les Verts lausannois se sont prononcés contre l'initiative, en l'accusant d'être "contraignante" (ce qui est généralement le cas des initiatives formulées), de ne pas respecter le "fonctionnement de nos institutions" (le droit d'initiattive faisant pourtant partie du "fonctionnement de nos institutions") et de "court-circuiter" la démarche "participative" lancvée par les autorités (quoi de plus "participatif", pourtant, qu'une initiative populaire ?)...
A Bienne, le 9 décembre, 70 % des citoyennes et yens ayant consenti à voter (taux d'abstention : 73 %) ont accepté le projet d'un nouveau stade de foot et celui d'une nouelle patinoire. Le financement de ce complexe sportif est supposé être totalement assuré par un partenariat avec le secteur privé.
En Valais, et en janvier, le séminaire intégriste catholique d'Ecône a déposé un recours auprès du gouvernement contre le changement d'affectation des zones, indispensable à la réalisation du projet de stade et de centre commercial (plus éventuellement un téléphérique et une patinoire) présenté par le patron du FC Sion, le promoteur Christian Constantin, qui contrôle déjà 140'000 m2 de terrain (il en est propriétaire ou dispose d'un droit de préemption) Les écônards invoquent les "nuisances", notamment sonores, qu'ils subiraient si le stade se construisait. Y'a pourtant qu'à faire chanter les supporters en grégorien.
A Zurich, le vieux stade du Hardturm a été occupé pendant trois jours, une semaine après la fin de l'Euroboxon, par des militants de la gauche alternative, qui y ont organisé une "Fan zone alternative" pour protester contre "la domination de l'UEFA sur l'espace public" et la "commercialisation du football". Des milliers de personnes ont participé à la fête organisé dans le stade, inutilisé depuis un an.
Voilà une idée qu'elle est bonne. Et importable à Genève, où on a aussi un stade généralement inutilisé...
Les supporters des équipes suisses de foot dénoncent les tarifs prohibitifs pratiqués dans les stades du pays, surtout pour les supporters des équipes reçues (c'est moins cher pour ceux des équipes domiciliées). La différence entre le prix du billet pour le supporter de l'équipe locale et celui de l'équipe visiteuse va de 30 % à Zurich à 50 % à Berne. Dans le stade tout neuf du Letzigrund, la place la moins chère est à 35 francs : c'est 50 % de plus qu'à Milan ou Munich. A Neuchâtel et à Berne, les visiteurs payent 10 francs de plus que les hôtes; à Bâle, 11 francs de plus...
La France veut se lancer dans un vaste programme de construction de nouveaux stades, dans la perspective de l'Euro 2016 -qu'elle souhaite se voir attribuer. Les pouvoirs publics français ont mis en place une commission "Grands stades 2016", présidée par l'ancien ministre Philippe Séguin. La France veut présenter sa candidature à l'Euro 2016, et doit le faire en 2010, la désignation du pays organisateur se faisant en 2011. Il se pourrait que l'Eurofoot fasse s'affronter 24 équipes (au lieu de 16 actuellement). Mais pour l'Euro 2012 déjà, l'UEFA impose (car c'est l'UEFA qui impose, pas les collectiités publiques qui décident...) au pays organisateur huit sades d'au moins 30'000 places, dont deux d'au moins 50'000 places. Or la France ne possède que cinq stades de plus de 40'000 places. Mais treize stades vont être rénovés ou construits dans les prochaines années, à Grenoble, Lille, Valenciennes, Lens, Le Mans, Le Havre, Nice, Lyon et Strasbourg.
A Lyon, le futur "grand staded" d'une capacité de 62'000 places pourraît être livré fin 2001.
A Strasbourg, un Eurostadium (forcément) est projeté.
A Lille, c'est un stade de 50'000 places, financé par les collectivités publiques de la communauté urbaine (à hauteur d'au moins 490 millions d'euros), qui est projeté. La Communauté urbaine fournirait en plus, gratuitement, le terrain. Deux autres projets de stades planent sur le nord de la France, à Valenciennes et à Lens, ce qui ferait des chtis les heureux habitants de la région à plus forte concentration de stades payés par des fonds publics, avec trois stades d'au moins 30'000 places à 30 kilomètres les uns des autres.
Lille : la folie du Grand Stade : <http://rezo.net/113736>
Jelmoli a ouvert à Alger fin juin le chantier d'un Centre commercial inspiré de celui de la Praille, à Genève. Ce sera le premier centre commercial algérien, après celui de Riadh el Feth. Il s'étendra sur 32'000 m2, comprendra en sus 17'000 m2 de bureaux, emploiera un millier de personnes et sera situé dans le quartier de Bab Ezzouar, entre Alger et son aéroport. L'ouverture du centre est prévue à l'automne 2008. Le devis du projet atteint 70 millions de francs suisses. Jelmoli espère pouvoir ensuite construire d'autres centres commerciaux à Oran, Annaba, Constantine, et un second centre à Alger. Jelmoli a créé en Algérie une société par actions, de droit algérien, au capital de 10 millions de dinars (en viron 180 millions de francs suisses), détenu à 45 % par Jelmoli et à 55 % par deux sociétés genevoises, Darsi et Valartis. Le partenaire bancaire algérien du projet est le Crédit populaire algérien (CPA), en voie de privatisation, ce qui, déclare le directeur général de Jelmoli, Alain Rolland, a "renforcé notre confiance". Alain Rolland a en outre souligné "les excellentes conditions d'implantation" dont Jelmollah a bénéficié en Algérie, "grâce à une administration efficace et rigoureuse", a affirmé n'avoir jamais rencontré en Algérie "la moindre forme de corruption" et a exprimé sa convictio n qu'on devrait assister en Algérie "à une prompte diversification des ressources du pays et une hausse du pouvoir d'achat de ses habitants".
On est toujours ébahi devant la sincérité et la pertinence des déclarations de Jelmolo.
Un mois après avoir ouvert son chantier algérois, et deux mois après avoir vendu à la Coop la marque Fust, pour 990 millions de FS, Jelmoli (plus précisément sa filiale immobilière) vend à un consortium d'investisseurs israéliens 98 immeubles (et les impôts qui vont avec), plus des options pour le rachat du centre commercial de la Banhofstrasse zurichoise et la Jelmoli Bonus Card. La valeur de ces 98 immeubles (grands magasins, boutiques, bureaux, centre commerciaux, pour une surface totale équivalant à une centaine de terrains de foot) était estimée à 2,7 milliards de francs, et la vente a atteint 3,4 milliards, soit le tiers de toutes les transactions immobilières effectuées en Suisse en 1996 (quand on pense que Jelmoli ne voulait pas payer quelques millières de cette somme pour renflouer le stade de la Praille, que cette modeste entreprise avait réussi à coller aux genevois pour faire passer son centre commercial...). Le portefeuille immobilier de Jelmoli en Russie est exclu de la transaction.
Les biens vendus par Jelmoli comprennent d'ailleurs le centre commercial de la Praille (et celui de Carouge), ainsi que le Globus de Genève (ex-Grand Passage). On n'aurait pas pu en profiter pour fourguer le stade (dont Jelmoli est l'un des principaux actionnaires) au consortium acheteur, pour le franc symbolique qu'il vaut (et encore, on est optimistes) ?
Le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) a décidé d'autoriser sans préalable ("devoir d'autorisation") l'ouverture des commerces (et dont la mise au travail de leurs employés) jusqu'à minuit et le dimanche dans les villes hôtes des matches de l'Euro 2008, du 7 au 28 juin, pendant la compétition, mais également dans les villes qui ont prévu des écrans géants rediffusant les matches (par exemple Lausanne, Nyon, Vevey, Yverdon). Le SECO renonce donne donc une autorisation globale, mais les autorisations définitives resteront de la compétence des autorités locales (municipales ou cantonales, selon les cantons : cantonales à Genève). A Berne, les autorités (municipales) sont très réticentes à autoriser des ouvertures prolongées en semaine. Evidemment, les chtis commerçants (et plus encore les gros) sont enthousiastes, au prétexte d'éviter que "les touristes ne trouvent une ville morte". Evidemment aussi, les syndicats protestent : le Seco (en l'ocurrence sa direction du travail, dirigée par l'ancien syndicaliste USS Serge Gaillard) s'est fondé uniquement sur des critères consuméristes, en occultant totalement les intérêts des travailleurs. En voilà une surprise. L'Etat s'apprête à ouvrir des négociations, les syndicats à organiser des actions de blocage, les commerçants, persuadés que l'Euro2008 aura un effet favorable sur leurs recettes, à produire un "projet commercial global".
Le département cantonal genevois de l'économie et de la santé (celui d'Unger) se dit favorable à une "animation" impliquant l'ouverture prolongée des commerces : "animation" venant, étymologiquement, d'"anima", l'âme, on dira que Genève aura l'âme qu'elle mérite.
Salué dans l'exaltation par la bonne presse locale et régionale, un nouveau-né nous est donné : le futur quartier la Praille-Acacias-Vernets (PAV), "symbole de l'entrée du canton dans le XXIe siècle" selon "La Tribune", avec des gratte-ciel qui sont autant de "cathédrales de vie" (Xavier Comtesse, "Le Matin" du 27 mai). On a les calendriers qu'on peut et les cathédrales qu'on mérite, là où on les mérite. Le futur quartier, s'exalte-t-on, accueillera 40'000 emplois (le double qu'actuellement), neuf gratte-ciel autour de l'Etoile et du stade, allant jusqu'à 175 mètres de hauteur, et 9000 logements (3000 actuellement). Cette "Défense genevoise" (pour qui connaît la sinistre Défense parisienne, c'est tout un programme) aurait un densité d'habitants comparable à celle du quartier des Eaux-Vives, et le Conseiller d'Etat Mark Muller nous promet "un vrai quartier, avec commerces, lieux d'activités" et tout et tout... Le gros bébé (prénommé PAV, pour Praille-Acacias-Genève) a été présenté à la presse enthousiaste (forcément enthousiaste) par ses trois parrains, les Conseillers d'Etat Cramer, Unger et Muller. Le dernier cité a fort justement résumé le principal intérêt du projet : "le nouvel eldorado genevois de l'immobilier". Qui a surtout l'avantage de pouvoir être réalisé dans une zone industrielle à 85 % en mains publiques. Et déjà sinistrée par des centres commerciaux et un stade.
Nous n'avons pas seulement affaire à un projet de stade surdimensionné. Nous avons surtout affaire à un stade qui n'était en réalité que le prétexte d'un autre projet : celui d'un centre commercial. Or si la question de l'utilité publique d'un stade méritait d'être posée (ce qui signifie que cette utilité publique est a priori concevable), celle d'un centre commercial de plus, et d'un centre commercial dans cette zone, ne se pose même pas : un tel projet n'a strictement aucune utilité, sinon celle de remplir les poches de ses promoteurs.
Lorsqu'en 1997 le Grand Conseil se prononce sur le déplacement du stade des Charmilles à la Praille, il n'est nullement question d'un centre commercial, mais uniquement du stade. La loi, acceptée par le Grand Conseil, ouvrant un crédit (subvention cantonale) pour la reconstruction et la rénovation du stade des Charmilles et du centre sportif de Balexert, loi modifiée ensuite pour permettre la construction d'un stade à La Praille, n'implique nullement la construction d'un centre commercial -ce qui, d'une part, exprime clairement le fait que le centre n'est pas indispensable au stade, et d'autre part justifie le fait de n'avoir pas lancé de référendum contre cette loi, puisqu'un tel référendum n'aurait pas porté sur la construction d'un centre commercial mais uniquement sur celle d'un stade (auquel nous n'étions pas, en principe, opposés, pour peu qu'il correspondît réellement aux besoins et à des critères minimums de sécurité).
On ne s'est pas contenté de coller un centre commercial inutile à un stade surdimensionné : on a agrémenté (ou prévu de le faire) le tout d'un " business center " (en américain basique dans le texte, business étant il est vrai le maître mot des promoteurs de la chose...), d'un hôtel trois étoiles (comme si Genève en manquait) et de quelques terrains de jeux à blaireaux (bowling, fitness, piscine, practice, food court), plus une garderie d'enfants pour pouvoir caser le moutard pendant que papa et maman se font suer la graisse et alléger le porte-monnaie, plus un parking (un de plus...). Ne manque que le bordel -les traditions se perdent.
Si le groupe Jelmoli avait certainement envie de se doter d'un centre commercial de plus, la collectivité, elle, n'en avait pas besoin -et surtout pas dans un quartier mal desservi par les transports publics, où la présence de ce nouveau souk ne pouvait qu'avoir pour effet un accroissement de la circulation automobile. Les habitants de la Praille souffraient déjà de l'afflux de circulation généré par le centre Migros : ils ont désormais à subir en plus celles du stade de Canal Plus et celles du centre commercial de Jelmoli
Avec plus de 17'000 trajets automobiles quotidiens supplémentaires, sept jours sur sept (plus de 6 millions de trajets par an...), les habitants de toute la zone d'apport (Lancy, Carouge, Plan-Les-Ouates, Genève rive-gauche), et non seulement ceux du quartier d'implantation, subissent les conséquences d'une augmentation considérable des nuisances (bruit, gaz d'échappements, encombrements etc...), particulièrement la nuit et le dimanche.
Les partisans du projet Jelmoli/Canal+, comme les partisans de tous les projets sortis depuis vingt ans du même tonneau, brandissaient l'argument de la création d'emplois pour justifier l'implantation d'un centre commercial lié au stade, et conditionnant le stade. Ils ne précisaient évidemment pas combien d'emplois dans les commerces de proximité seront supprimés (avec ces commerces) par le centre commercial ; ils ne précisaient pas non plus quels types d'emplois le centre commercial va créer, qui les occupera, pour quel salaire...
Forum de discussion
Nous contacter
Votre adresse e-mail:
Votre URL:
Souhaitez-vous recevoir régulièrement par E-Mail des informations ? Souhaitez-vous adhérer ou soutenir de quelque manière le Comité de citoyens ? Encore quelque chose à dire ?