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Lieux écotouristiques

Cette page devenant longue, elle est maintenant organisée selon 2 critères : 

par région

Région centrale du pacifique Région nord du pacifique Région sud du pacifique
Région centrale du Nicaragua Région nord du Nicaragua Région atlantique nord
Région Rio San Juan    

par type d'activités

Réserves El Chocoyero   Los Guatuzos Indio Maiz
  Bosawas Réserve Miraflor Réserve Tisey-Estanzuela  
  Puerto Morazan Réserve privée de Rosario Réserve privée Los Centeno
  Réserve privée de Bonanza Réserve privée de Montibelli Réserve privée de Domitila
  Réserve privée El Jaguar La Maquina Réserve Cerro Musun
Volcans Cosigüina San Cristobal Mombacho
  Santiago ( ou Masaya)    Maderas  
Randos Selva negra Lieux de ponte des tortues San Miguel de Guyacan
  Canyon de Somoto Communauté de Miravalle Lagunes du Mombacho
  Lagune de Masaya Lagune de Apoyo Finca El buen pastor
  Sentier de la Pila Chagüitillo  
Divers Les tours opérateurs Puerto Cabezas  
       

La Terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la Terre

L’écotourisme possède des inconvénients et des avantages, comme tout ce qui existe. Cela dépend de notre manière de l’utiliser.

Il est évidemment aisé de dénigrer ces touristes fortunés qui vont écraser avec leurs grosses chaussures les derniers espaces vierges de la planète, alors que leur consommation effrénée détruit ce qui n’est pas protégé. Pourtant, à y regarder de plus près, l’écotourisme détient également de nombreux atouts. Tout d’abord, s’il se déroule dans des espaces protégés, il les justifie et il rentabilise les emplois qui y sont attachés. Il favorise donc des emplois là où ils font cruellement défaut. Ensuite, il fait comprendre aux habitants du pays que leur environnement et sa biodiversité sont des richesses et qu’ils peuvent en vivre sans avoir besoin de les détruire. Lorsqu’on sait les ravages que fait la déforestation, ce n’est pas un luxe.

Pour toutes ces raisons, lorsque vous êtes au Nicaragua ou ailleurs, faites attention, respectez l’environnement et les gens. Ne cueillez aucune plante, ne dérangez aucun animal !

Pour les personnes intéressées par le tourisme durable:

http://www.tourisme-durable.org

http://www.tourismforhelp.org  

www.echoway.org  

www.ecotourisme.info  

Développement éco-touristique au Nicaragua

http://csisher.com/projets/#toc05 

La faune du Nicaragua

www.bio-nica.info (en espagnol) Tout sur les insectes

www.avesnicaragua.org (en espagnol) Tout sur les oiseaux

http://www.vianica.com/sp/nature.php (en espagnol et en anglais) Toutes les réserves naturelles

Aucun développement humain n'est possible sur une planète dévastée. Alors, soyez sensibles à la fragilité des écosystèmes et transmettez ce que vous avez appris dans votre voyage pour leur préservation, car, malgré la richesse que fournissent les forêts, elles sont actuellement détruites à grande vitesse. Les causes pour lesquelles les forêts disparaissent sont :

L'expension de l'agriculture. Au XXe siècle, des milions de petits agriculteurs ont défriché.

L'expension de l'élevage. La manière la plus répandue d'obtenir une rente de la terre avec un bas niveau d'investissement et de technologie.

L'extraction du bois.

Les incendies et brûlis incontrôlés. Ils sont provoqués par des agriculteurs, éleveurs et bûcherons.

La cause principale de tout cela est la misère dans laquelle vivent ces gens et le fait que leur sort n'intéresse pas les puissants de leur pays.

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Les réserves de la biosphères 

Elles ont pour but :

La conservation des paysages, des ecosystèmes, des espèces y de la diversité génétique.

D'organiser un développement humain et économique qui soit écologiquement et culturellement durable.

De bénéficier d'un appui logistique qui comprend une recherche mondiale, une éducation et une formation relatives à la conservation et au développement durable à échelle régionale, nationale et globale.

Les réserves de la biosphère constituent un réseau mondial qui organise la promotion des échanges d'information, expériences et personnels scientifiques afin de faire bénéficier des expériences de tous dans les types d'écosystèmes similaires afin de résoudre les problèmes liés à la conservation et au développement.

De cette manière, le réseau mondial de réserves de la biosphère contribue à atteindre les objectifs de l'accord sur la biodiversité et le Programme 21, qui sont nés de la conférence des Nations Unies sur le milieu ambiant et le développement en 1992.

Il y a deux réserves de la biosphère au Nicaragua : Indio Maiz  et Bosawas Malheureusement, elles sont souvent endommagées à leur périphérie par les agriculteurs, éleveurs et bûcherons (ce que nous décrivons un peu plus haut).

Les réserves publiques et privées du Nicaragua totalisent 26'000 km2, soit environ 20% de la surperficie du pays. Cela représente, par exemple, plus de la moitié de la superficie de l'ensemble du territoire du Costa Rica et plus que la superficie totale du Salvador. Ceci, sans compter les zones tampon qui entourent de nombreuses réserves. Avec les zones tampon, la superficie protégée représente plus de 55'000 km2.

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Les Tours Operateurs

Tous les tours operateurs qui possèdent un site ou une adresse électroniques sont présents sur

http://www.intur.gob.ni/

Choisissez celui qui vous convient!

Région centrale de la côte pacifique

La réserve El Chocoyero

Une petite zone protégée située à une trentaine de kilomètres de Managua. Elle possède un avantage qui est un inconvénient, elle est un peu difficile d’accès. Il vous faut impérativement un véhicule, vous pouvez vous réunir à plusieurs pour diminuer ces frais.

Partez en direction de Masaya et, au kilomètre 14, tournez à droite en direction de Ticuantepe. Arrivés dans cette bourgade, prenez la direction de San Marcos. Au bout de quelques kilomètres, vous verrez sur la droite un restaurant appelé « Borgoña », continuez ! Peu après, la route descend et il y a un petit pont. Après le pont, sur la droite, il y a un petit panneau qui indique « El Chocoyero ». Il y a donc un chemin sur la droite qui descend et qui fait pratiquement 180 degrés avec la route. Prenez-le ! Suivez les panneaux ou demandez aux personnes que vous rencontrerez. Vous avez 8 kilomètres d’un chemin difficile à parcourir.

Arrivés à l’entrée, vous devez vous inscrire et payer une taxe d’entrée (40 Cordobas aux dernières nouvelles). Ce n’est pas la peine de prendre un guide, car il y a trois sentiers qui forment un triangle et il n’est pas trop possible de s’en écarter. Sur une grande pancarte sont indiquées les espèces animales présentes dans la réserve. Sachez que vous les entendrez sûrement, mais il vous sera difficile de les voir à cause de l’épaisseur de la végétation. Les trois sentiers sont entretenus par les guides et, parfois, on se trouve dans un véritable tunnel de verdure.

Allez jusqu’à la cascade « El Brujo », il y a une colonie de perroquets dans la falaise que dévale une petite chute d'eau.

La réserve privée de Montibelli

Cette réserve a été déclarée, en 2004, la meilleure réserve privée du pays. Elle compte 162,5 hectares et se situe entre 360 et 720 mètres d'altitude. Dans un cadre vert et frais (dû à l'altitude) se déroule, durant le mois d'août, le festival des papillons. A cette occasion, des conférences sont données par des entomologues sur le processus de croissances et de transformations de ces insectes. Il est possible de les observer au microscope. Une partie historique vous ensegnera les mites et légendes aztèques au sujet des papillons.

Après la présentation, des visites de la réserve sont organisées. Deux sentiers sont à disposition, El Mirador (le plus court) et los Balcones. En plus de l'observation des papillons, 165 espèces d'oiseaux vivent dans la réserve ainsi que d'autres espèces animales (grenouilles, reptiles, singes, etc.).

Le coût de la visite, qui inclu un repas est de 250 Cordobas par personne (175 pour les enfants).

Il y a un lieu aménagé pour camper dans la réserve. L'ancienne maison de maître est aménagée pour y recevoir des hôtes. La réserve est proche du gros village de Ticuantepe, à 16 km de Managua.

Pour se rendre à la réserve en voiture (combiner cette sortie avec la visite de la réserve de El Chocoyero, située à quelques km seulement et avec la visite du volcan Masaya) : prendre la route Managua - Masaya. Au km 14 prendre à droite pour Ticuantepe. Continuer vers La Concha, au km 19, tourner à droite. Après 2 km 1/2 d'une piste, on arrive à la réserve.

Pour se rendre à la réserve en bus depuis Managua : prendre au marché Huembes un bus pour Ticuantepe (10 km environ). De là, prendre un scooter aménagé (una motoneta) pour le transport de plusieurs passagers. Il y a environ 8 km à faire.

San Miguel de Guayacan

Voici une visite originale et peu fréquentée. Cette visite demande à être équipé pour la randonnée : chaussures de marche, vêtement adaptés à la chaleur, emportez à boire.

Partez tôt le matin de Diriamba pour vous rendre à San Miguel. On prend tout d'abord la route de La Boquita. A quelques kilomètres de Diriamba, on tourne direction San Gregorio. On franchit une dizaine de kilomètres pour arriver à San Gregorio, puis direction San MIguel.

Arrivés à San Miguel, allez au hameau de El Melon (laissez ici votre véhicule) et demandez où se trouve le sentier qui mène aux trois cascades (la Culebra, le Saut du cercueil et le Saut sec). Le mieux est de prendre quelqu'un comme guide car le chemin, accidenté, peut être difficile. Il est possible de se baigner dans les cascades.

Il y a aussi des bus partent de Diriamba pour San Miguel. Demandez au chauffeur où descendre pour aller visiter les cascades. Renseignez-vous bien sur les horaires.

Demandez où se trouve la demeure de doña Maria Gutierrez. Vous pourrez vous y restaurer : café, tortillas chaudes et fromage frais.

Vous reviendrez dormir à Diriamba ou à Jinotepe.

Attention, durant la saison des pluies le chemin est difficilement praticable et se baigner dans les chutes n'est pas recommandé car l'eau est brune à cause des particules de terre emportées par les pluies.

Réserve privée La Maquina

Située à 10 km de l'océan sur la route Diriamba - La Boquita, le Centre Ecotouristique "La Maquina" est une ancienne hacienda de 88 hectares qui possède une forêt tropicale sèche bien conservée. Vous pourrez parcourir cette réserve sur des sentiers balisés, profiter des informations relatives à la flore et  d'une casacade non loin de l'entrée, sur la rivière qui parcourt la réserve. Il est possible d'apercevoir des animaux (mammifères, oiseaux, reptiles). Une grande pierre explique l'histoire géologique des lieux. Un des sentiers mène à un belvédère. A l'entrée, il y a un restaurant et chaque dimanche est organisée une activité culturelle, souvent il s'agit du güegënse ou de ballets folkloriques.

30 Cordobas l'entrée. Il n'y a malheureusement pas de carte du site (et ce serait bien pratique).

Depuis Diriamba prendre un bus pour un des villages de la côte (Casares, Huehuete, La Boquita). La réserve est situér sur la droite.

Finca El buen pastor

Une initiative à saluer. Cette finca, située non loin de Jinotepe (au km 61 de la route Jinotepe-Nandaime), a été voulue par M. Tercero Talavera pour honorer la mémoire de sa première fille. Il a acquis cette finca de 15 hectares au début des année 70. Elle était vouée à l'élevage quand il l'a achetée, et il l'a reconvertie en finca agroécologique. Il a étudié les techniques d'attention et de préservation dans plusieurs pays et les a appliquées chez lui. Il a planté autour de 20'000 arbres de différentes espèces, avec, en plus, 500 arbres fruitiers et constitué une pépinière. Il a donné à sa finca à la fois un rôle productif (agricole, élevage et forestier) et de préservation des espaces naturels.

Lorsqu'on parcours les sentiers on rencontre de nombreux animaux et une flore magnifique.

La réserve du volcan Santiago (ou Masaya)

Vue générale du haut du cratère La bouche du Diable

Cette visite peut se réaliser le même jour que la visite de El Chocoyero. Il s’agit du volcan le plus accessible du Nicaragua. Il faut également avoir une voiture, car le chemin dans le parc est assez long. Si vous y allez en bus, il est possible de trouver quelqu'un qui vous enmène jusqu'au sommet, ce n'est pas très cher.

Partez de Managua en direction de Masaya. Vous ne pourrez rater l’entrée du parc national (au kilomètre 23). Vous devrez également vous acquitter d’une taxe d’entrée (30 Cordobas pour les nationaux, 80 pour les étrangers). Ensuite, vous continuez sur la route. En chemin, un bar bienvenu par temps de chaleur avec un musée très intéressant sur le volcan.

En haut, stationnez votre voiture. La sécurité voudrait que la voiture soit garée dans le sens du départ, en cas d’urgence (c’est arrivé en 2001 pour un groupe de touristes qui a dû fuir, le volcan, dans un hoquet, a lancé plusieurs pierres incandescentes) et grimpez l’escalier jusqu’à la croix. La vue est impressionnante, tant sur les cratères que sur les paysages alentours.

Normalement, une épaisse fumée fortement soufrée sort de la bouche du cratère. Essayez de ne pas être pris dans ses volutes. Si le vent souffle dans la mauvaise direction, allez à pied voir le cratère San Fernando, un cratère éteint de l'autre côté du parking.

Essayez de voir la colonie de perroquets qui vit dans le cratère, sa vie en ces lieux est une énigme. Visitez aussi les grottes de lave, mais là, la présence d’un guide s’avère nécessaire.

Le sentier de La Pila

A 5 kilomètres de Masaya se trouve la commune de Catarina. un hameau de cette commune s'appelle Pacaya. Il y a peu de temps a été inauguré un sentier écoutouristique long d'un peu plus d'un kilomètre qui comprend 6 arrêts permettant d'admirer les lagunes et de connaître la flore de la région (plus de 70 espèces sont répertoriées) ainsi que quelques espèces animales. Il y a également des cours d'eau ainsi qu'une cascade près du cinquième arrêt.

Un guide vous accompagne pour vous donner des explications et le coût est de 6 US $. Cet argent est investit dans le hameau de Pacaya pour faire fonctionner le centre de santé et fournir des médicaments aux enfants qui en ont besoin.

Les personnes intéressées peuvent contacter Mme Kenia Pavon au téléphone cellulaire 6 75 90 90. 15 marcheurs maximum par groupe. Le sentier est circulaire, on revient au point de départ. La montée finale est, paraît-il, ardue.

Les lagunes de Masaya et de Apoyo

Ce sont deux lagunes que l’on peut atteindre à pied, respectivement de Masaya et de Granada. Elle représentent d’agréables balades dans la campagne puis dans la forêt qui borde ces lagunes. on peut y voir des singes hurleurs, des pizotes, des oiseaux, dont le guadabarranca et le oropendola. Il est possible de s’y baigner, mais faites attention aux courants et, si vous êtes avec des enfants, au fait qu'à peu de distance de la côte la lagune peut être très profonde !

La lagune d'Apoyo est une réserve naturelle. Cette lagune  est née il y a 21'000 ans. Les poissons qui y habitent sont étudiés, car ils n'ont plus e de contact avec d'autres lagunes et rivières depuis cette époque et ont suivi leur propore chemin dans l'évolution. C'est un petit paradis sur terre. Si vous pouvez aller du côté du mirador de Catarina (de l'autre côté de la lagune par rapport à Granada, la vue est superbe. Il est possible de louer une maison pour 30 US $ par jour avec salon, salle-de-bains, chambres , cuisine et terrase avec vue sur la lagune. Pour cela, il faut aller à Marisol à 100m de la seule église qui existe dans la lagune. Le telephone est le 8858812 et les mails sont puntadelsol17@hotmail.com  ou peterperro777@yahoo.com.

Des bus partent du marché de Masaya pour la lagune de Apoyo. Pour repartir le matin, il y a normalement un bus entre 05h40 et 06h30 ...

La lagune de Masaya

La forêt sur  les bords de la lagune

 

La lagune de Apoyo

 

Région nord de la côte pacifique

Volcan Cosigüina

Dernier volcan avant le golfe de Fonseca qui sépare le Nicaragua du Salvador.

Il est possible de dormir à Chinandega, mais il y a encore 2 heures de route pour le Cosigüina. Il faudra donc vous lever tôt, car il est mieux de commencer l'ascension le plus tôt possible à cause de la chaleur. L'ascension se déroule dans une forêt tropicale sèche.

Des bus sillonent la route qui mène au Cosigüina. 

Il y a deux endroits simples où il est possible de dormir :

Ramsar Lodge et l'hôtel-resto à Potosí même, à l’entrée à droite, environ 6$/personne.

L'hôtel Hacienda Cosiguina a fermé, bien que son site fonctionne encore Cosigüina.

Le plus commode est de prendre un guide. Savoir où passer exactement sur les pentes d'un volcan n'est pas toujours évident. Cela coûtait 150 Cordobas en 2005. Ces balades peuvent être organisées avec une personne de l'association située à l'entrée de la zone géographique, comprenez une simple maison de bois à un endroit du chemin de terre.

L'arrivée en haut est très agréable. Si la chappe nuageuse a levé l'ancre il est possible d'admirer le glofe de Fonseca et l'enchainement des volcans avec le San Cristobal en tête. Beau spectacle pour une ballade de 6 heures.

Volcan San Cristobal

C'est le plus haut du pays, il est en activité. Son ascension ne peut pas s'improviser.

Pour le visiter, allez à Chinandega, prenez un hôtel et renseignez-vous au sujet de l'association "Fuente Verde". Vous irez en véhicule à 16 km de la ville, entre deux volcans (le San Cristobal et le Chonco), à 700 mètres d'altitude. La montée dure deux heures et demie, plus si vous n'êtes sans expérience. Des paysans de la région, membres de l'association, vous servent de guides (Marcelino Mendez ou Rigoberto Garcia). Les derniers mètres sont difficiles en raison de la cendre dans laquelle on chemine. Si la vue est dégagée à l'intérieur du cratère, on peut voir un lac de lave. On se trouve à plus de 1700 mètres d'altitude.

Du haut du volcan, on peut voir toute la région, la chaîne des volcans, l'estuaire Real, le balnéaire de Campuzano.

En chemin, on traverse la forêt "Las Banderas" qui comporte 171 espèces d'arbres (dont un guanacaste noir de 900 ans) et de nombreuses variétés d'orquidées. En plus, il y a 28 espèces de mammifères et 92 espèces d'oiseaux.

Il y a un projet de construire des cabañas pour y passer la nuit ainsi que des postes d'observation. Pour l'instant, seuls quinze touristes peuvent être hébergés dans trois petites maisons situées dans deux fincas au bas de la forêt.

Puerto Morazan et l'estuaire Real

Sur la route qui va de Managua au golfe de Fonseca (en face du Salvador), on passe par Leon, puis Chinandega. Depuis cette dernière ville, une route non asphaltée de 35 km permet de se rendre à Puerto Morazan. Il y a des bus de temps en temps, mais les 35 kms passent lentement en raison du mauvais état de la route. Si vous êtes plusieurs, cela vaut la peine d'y aller en taxi. Appelez M. Miguel Canales au numéro 897 666 31 (nouveau numéro). Il vous y emmènera et vous ramènera. S'il en a l'opportunité, il prendra un véhicule mieux adapté au chemin. Par ailleurs, il connaît des gens à Puerto Morazan, ce qui peut s'avérer bien utile.

Là, une immense mangrove s'offre à vous dans un dédale de canaux dans lesquels se reflètent les nuages. Toute une faune l'accompagne, tant marine (poissons sauteurs, crabes) qu'aérienne (plusieurs sortes d'oiseaux). N'hésitez pas à visiter un élevage de crevettes. Ils sont nombreux dans cette région.

Ce lieu n'est absolument pas touristique, rien n'est organisé. On a l'impression d'être dans un lieu complètement perdu, au bout du monde, comme si des gens s'étaient installés ici car ils ne pouvaient pas aller plus loin. La rue centrale était jadis occupée par une voie ferrée. Depuis qu'elle n'existe plus, arriver à Puerto Morazan est bien compliqué. Il sera peut-être difficile de trouver à vous loger car il n'y a pas d'hôtel. Essayez donc d'arriver tôt le matin pour pouvoir repartir le soir. 

Plusieurs personnes vous offriront d'aller visiter l'estuaire. Mettez-vous d'accord sur le prix avant de commencer la ballade. Les personnes de la mairie sont sympathiques et nous ont apporté leur aide.

Un site sur l'estuaire : http://www.manfut.org/chinandega/manglares.html 

La réserve de l'île Juan Venado

Galerie de photos de Juan Venado et Las Peñitas

Juan Venado est une troisième plage où plusieurs espèces de tortues viennent pondre, toujours sur le Pacifique, plus au nord  que les plages précédentes. L'île commence en face de la baie de Las Peñitas. Elle a 22 km de long et fait partie d'un grand ensemble de mangroves et de lagunes. Cette réserve mesure environ 500 km2 avec la zone  d'amortissement. En plus des tortues, on y trouve des paresseux et surtout des oiseaux. Une équipe canadienne y a dénombré 242 espèces d'oiseaux (résidentes et migratoires), soit plus qu'en France. Vous pourrez approcher certains oiseaux de très près, surtout dans les colonies dans les lagunes. Si vous avez des jumelles, prenez-les !

Vous pourrez voir les différentes espèces de mangrove, vous apprendrez à comprendre le développement des espèces de poissons et de crustacés, vous apercevrez certainement des iguanes et des crocodiles. Vous pourrez aussi visiter des fermes où sont protégés les oeufs de tortues jusqu'à l'éclosion.

Région sud de la côte pacifique

La réserve du volcan Maderas

Un des deux volcans de l'ile d'Ometepe. Alors que son voisin, le Concepcion en entrant en éruption il y a quelques dizaines d’années a perdu sa forêt sommitale (il est aussi entré en faible éruption en juillet 2005), le Maderas conserve tous ses atours. Pour le gravir, prendre un guide est obligatoire. C'est 5 US$ par personne si on est trois, si on est moins, c'est 15 US $ en tout. Vous pouvez demander à vous arrêter aux chutes au cours de la montée car il est possible de s’y rafraîchir, mais cela dépend de quel côté du volcan votre guide décide d'attaquer la montée. Vous traverserez plusieurs types de forêts : la forêt tropicale sèche, la tropicale humide, enfin la forêt des brouillards. Elle est appelée ainsi à cause des nuages qui enserrent presque continuellement le sommet et présente donc des caractéristiques végétales singulières. En cours de chemin, vous pourrez apercevoir des singes, des perroquets, des papillons et d’autres animaux dont le quetzal et le guarda barranca. Au sommet du Maderas le cratère renferme un lac. Pour gravir le Maderas, comptez 5 heures d' ascension et 2-3 heures de descente mais ça en vaut largement la peine. Attention, demandez bien si le parcours est boueux, cela risque d'être le cas s'il a plu quelque temps avant. Si le sol est très boueux, ça peut être galère.

Au bas des pentes, il y a des haciendas où se cultive du café biologique. Possibilité de visite. Possibilité de se loger également. La finca Magdalena, qui est une ferme équitable et une plantation de café biologique, se situe au pied du volcan. Ce n'est pas la seule qui propose hébergement, visite et guides. Possibilité aussi de louer des chevaux pour aller aux chutes.

Pour se rendre à cette finca, renseignez-vous à Moyogalpa ou Altagracia au sujet de leurs mini-bus. Ce sera plus confortable et plus rapide pour faire les 20 km.

La police à rendu obligatoire les guides pour les volcans. Pour partir avec un guide de confiance, parlez avec la patronne de votre hôtel. Souvent, n’importe qui se présente comme guide. Vous pouvez également vous rendre à la Fundacion Entre Volcanes à Moyogalpa, tél. : 4594118

La réserve du volcan Mombacho

Galerie de photos du Mombacho

De Granada, allez au marché et prenez un bus pour Rivas ou Masatepe. Il y en a un qui part à 09h00. Une demi-heure de trajet avant de vous faire laisser à l'entrée de la petite route qui mène à l'entrée de la réserve, 1 km et demi plus loin (si vous voulez, il y a des rickshows (scooter aménagé en tricycle) qui peuvent vous y amener pour 5 Cordobas.

C'est une visite très intéressante dans les environs immédiats de Granada. Il s'agit là d'une des premières zones protégées du Nicaragua, initiée par une fondation privée sans but lucratif, la Fundación Cocibolca. Haut de 1344 m, le volcan Mombacho abrite la plus grande forêt humide de montagne de la côte Pacifique. Il recèle une incroyable diversité végétale, notamment des mousses, des broméliacées et plus de 100 espèces différentes d'orchidées. Il abrite aussi une importante faune (singes, perroquets, quetzales, pumas). Des sentiers ont été tracés autour des cratères, et un sentier secondaire permet d'accéder aux trous qui laissent échapper de très chauds gaz volcaniques, car le volcan est encore actif. Ne manquez pas le tunnel!

Il faut payer une taxe d'entrée. Si vous voulez monter en camion jusqu'en haut, ce sera 10US $. Il faut se renseigner sur les jours où monte le camion du parc jusqu'au somment, car à pied, c'est vraiment éprouvant et il faut compter plus de 4 heures aller-retour. Au sommet, il y a 3 promenades balisées. La promenade en solo dure environ une heure et demie, sur le sentier long, il faut prendre un guide et cela dure environ quatre heures et demie. pour la troisième promenade (une variante de la deuxième, il faut aussi un guide et elle dure environ trois heures et demie. De simples panneaux explicatifs vous aident à vous orienter tout en vous fournissant divers renseignements sur la forêt. Il s'agit vraiment là d'une randonnée familiale dans une dans une végétation unique et facile d'accès. Un chemin de canopée peut être emprunté par ceux que cela attire. Tyroliennes et parcours au sommet des arbres permettent de voir la forêt d'une autre manière.

Non loin du volcan se trouvent les lagunes du Mombacho. Il s'agit d'un ensemble de 5 splendides lagunes qui se situent dans l'ancienne hacienda "Rancho Santa Ana". Le parc occupe environ 500 hectares à l'est du volcan. Leur ancien nom est "Lagunas de Mecatepe", elles se trouvent au kilomètre 71 de la route Nandaime - Rivas, à six kilomètres de la route. Les infrastrucutres sont minimes, mais respectent les normes du Ministère de l'Environnement et des Ressources Naturelles (MARENA). Vous pouvez aller visiter les lagunes à pied ou à cheval (il y a environ 70 chevaux dans la propriété), pour un pris modique. Vous pouvez aussi prendre les serrvices d'un guide pour parcourrir les sentiers de la propriété. Il est possible de pratiquer la "pêche sportive" dans les lagunes. On peut dormir dans la propriété, même si c'est rustique ou apporter de quoi camper.

Un endroit très intéressant non loin du volcan est Santa Margarita. Prendrela route Granada-El guanacaste et prendre la sortie pour la comarca San Juan del Mombacho d'où on part pour la finca Santa Margarita. Cette finca de 350 hectares compte plus de 200 hectares de forêt vierge entre 100 et 800 mètres d'altitude, El Sitio de Conservacion. Des arbres séculaires et énormes. une faunes nombreuses (singes capucins, félins, biches, plusieurs variétés de perroquets, des serpents aussi. Il est posible de louer des maisons très rustiques.

La réserve privée Domitila

Pour se rendre à la réserve de Domitila, prendre la panaméricaine depuis Granada. Il y a 33 kilomètres à parcourir depuis cette ville. Au kilomètre 72,5 (lieu-dit El Manchón) (au Nicaragua, le km 0 se trouve sur la place devant l'ancienne cathédrale de Managua), on continue sur le chemin pendant 10 kilomètres.

Domitila es une réserve naturelle privée en bordure du lac Cocibolca. C'est un des rares endroit où il est possible de visiter  une forêt tropicale sèche. Domitiéla abrite une ample variété d'oiseaux (125 espèces), de mammifères (65 espèces), de reptiles, entre autres. Les visiteurs peuvent parcourir les sentiers de l'aire sylvestre qui varient en longueur et en difficultés. Des tours spéciaux sont organisés pour voir des oiseaux ou des papillons. Des excursions à cheval sont réalisables, ainsi que des tours la nuit. Il est possible de se loger dans la réserve de manière rustique ainsi que se restaurer.

Des tours sont organisés dans les réserves proches : Isla Zapatera et réserve de Mecatepe.

Il est possible de prendre un paquet de plusieurs nuits et différents tours, tarifs spéciaux pour étudiants). L'entrée coûte 5 US $ par personne. Les prix des tours par personne varient de 10 US $ pour les oiseaux à 80 US $ pour l'île Zapatera (qui inclu transport, boissons, guide, etc.). Une nuit coûte 85 US $ par personne.

Communauté de Miravalle

A 7 km de San Juan del Sur, une communauté rurale ouvre ses portes aux touristes sensibles à l'écologie. 

Les habitants de 5 fincas (Santa Rosa, El Yoro, El Carmen, Miravalle et Ojochal) se sont regroupés pour offrir aux touristes visites et séjours. 

Pour 17 US $, il est possible de visiter des lieux naturels sur les bords de la rivière San Juan del Sur, riches en singes et en oiseaux, rester dans les fincas afin d'apprendre à confectionner les tortillas ou les cuajadas, aller à cheval sur les bords de la rivière, participer à la reforestation du bassin de la rivière San Juan del Sur afin de garantir la conservation de la principale source d'eau de la région.

Une occasion trop rare de participer à la vie des paysans, de les aider à se maintenir sur leurs terres, car le lux d'argent lié aux visites leur permet de s'abstenir de devoir vendre leurs terres aux promoteurs.

Les plages où les tortues viennent pondre

Les tortues viennent pondre sur de nombreuses plages du Nicaragua. Ce spectacle est très émouvant, il se poursuit depuis des dizaines de millions d’années. La meilleure période est de fin juillet à décembre, parfois janvier.

Il est préférable d’avoir sa propre voiture pour s’y rendre, surtout si on est à plusieurs. Autrement, prenez un tour operator. A San Juan del Sur, voyez avec l’hôtel Joxi.

Les plages les plus accessibles sont :

Chacocente

Il y a 3 routes pour y accéder. Il est impératif d'avoir un véhicule qui passe. Alors, prenez contact avec la réserve au 25 32 32 93 (nouvau numéro). Vous demanderez aussi si les tortues arrivent. Normalement, elle arrivent vers le premier et le dernier quartier de lune, entre juillet et janvier. Les 3 routes sont :

De  Granada en direction de Rivas, vous passerez sur un grand pont qui franchit le rio Ochomogo. Peu après, tournez à droite en direction de las Salinas de Nagualapa et El Astillero. La route pourrait être en meilleur état. Arrivés à El Astillero, demandez la plage où viennent les tortues. El refugio de vida silvestre del rio Escalante y del Oceano Pacifico (le refuge de vie sylvestre du fleuve Escalante et de l’Océan Pacifique), connu également sous le nom de Chacocente.

La seconde route, de Jinotepe vous prenez la panaméricaine en direction de Nandaime, vous tournez à droite en direction de Santa Teresa, puis La Conquista, puis comunidad El Escalante. Vous êtes presque arrivés.

La troisième, de Diriamba, prenez la route pour la Boquita, arrivés au bord de l'océan, il y a un grand giratoire,. Prenez à gauche et suivez la route de la mer

Les visiteurs ont droit à 2 heures pour observer les tortues. Près de El Astillero, un lodge est ouvert depuis avril 2009 (tenu par un Français) www.lasplumerias.com. Si non, les visiteurs peuvent dormir aussi dans la station, avec les gardes du parc et l'armée qui surveille également les lieux pour éviter le braconnage des oeufs de tortue.

Ce lieu est très peu fréquenté, moins de 300 touristes étrangers sur l'année. Il a été décrit par le journal "The Guardian" comme la 10ème meilleure plage inhabitée de la planète. En plus de la présence des tortues (près de 60'000 tortues pour la saison de ponte juillet 2008-février 2009) dont le tortue toro, la plus grande et celle en plus grand danger d'extintion, cette réserve abrite une forêt tropicale sèche. Elle couvre plus de 450 hectares. Quatre sentiers balisés permettent de visiter la forêt qui comprends plusieurs espèces de singes et de reptiles.

Punta flor

Près de San Juan del Sur, au sud, prenez la direction de El Ostional, Club Remanso. Laissez le club à votre droite et continuez jusqu’à la réserve de vie sylvestre Punta de Flor (Reserva de vida silvestre Punta de Flor). Il y a une photo.

Juan Venado

D'autres plages servent de lieux de ponte aux tortues, comme la réserve de Juan Venado.

Dans tous les deux cas, prenez votre pique-nique, à boire ainsi qu’une lampe de poche. Il n'y a pas d'hôtel, on peut dormir sur la plage ou s'arranger avec une famille qui vit non loin ou bien avec les gardes qui ont une petite maison.

Région centrale du Nicaragua

La réserve Miraflor 

Miraflor est una réserve naturelle unique, située à 30 km d'Esteli. Elkle a une superficie de 206 km2. En plus des zones intactes, elle est aussi habitée. Il y a 9 communautés qui cultivent des céréales et élèvent des bovins.

Prendre le bus de 06h00, demander au chauffeur de vous laisser à cette réserve. Environ une heure de bus pour y arriver. Il y a 3 zones de végétation bien distinctes, forêt humide, forêt entre les deux et la forêt sèche. C'est très peu balisé, mais on peut demander son chemin aux gens qui habitent non loin du chemin. Il est quand même difficile de se tromper. On rejoint La Pita d'où part un bus vers 15h00 pour Esteli.

Vous pouvez passer la nuit dans une communauté. Le logement est d'une grande simplicité (pas d'électricité, eau du puits). C'est simple et rustique, mais cela permet de connaître la vie à la campagne dans cette région.

Dans cette réserve, il y a des cascades, des lagunes, des grottes. Il est possible de la visiter à pied, mais aussi à cheval, ce qui permet d'aller dans des zones plus reculées. C'est un lieu apprécié pour observer les oiseaux. Les oiseaux les plus recherchés par les amateurs sont les quetzals (difficile à rencontrer, mais son chant permet de connaître sa présence) et le Montezuma Oropendola, un oiseau noir à la queue jaune qui produit un chant curieux. Les nids, suspendus, forment des colonies. Il y a aussi des colibris, des toucans, des pics, etc.

La réserve Tisey-Estanzuela 

Très bel environnement dans cette réserve de montagnes (jusqu'à 1550 mètres d'altitude), couvertes de pins et de chênes. Souvent de la brume le matin et le soir. De novembre à janvier, il peut faire assez froid. Il y a de beaux points de vue. 70 espèces végétales et 102 espèces animales connues (félins, biches, oiseaux). 

La réserve est située à 10 km au sud d'Esteli. Il est possible de prendre le bus "La Tejera" qui traverse cette réserve. Bus à 6h30 et à 13h30. 10 Cordobas jusqu'à la chute d'eau, 12 Cordobas jusqu'à l'ecoposada (hébergement). Bus retour depuis l'ecoposada à 8h45 et et 15h45.

L'ecoposada offre une cuisine succulente à bon prix : 20 Cord. le pti'déj,  45 Cord. les plats, 5 Cord. les jus, 8 Cord. les boissons gazeuses.

Pour dormir, vous avez deux solutions. Soit le dortoir à 50 Cord., toilettes dehors. Soit bungalow pour 2 à 200 Cord. avec douche et toilettes (eau froide). Lit supplémentaire à 50 Cord. Electricité de 19h00 à 21h00 environ.

Les activité sont : visite du jardin biologique, visite de la fromagerie, la responsable est Mme Lucia Rocha, (on peut réserver auprès de Mme Yadira Moreno depuis Esteli au numéro 713 77 85), viste de la cascade. Elle est grandiose et malheureusement mal entretenue. Des tours à la journée sont en préparation.

Les personnes qui s'occuperont de vous sont des montagnards du lieu, une famille de 9 frères et soeurs peu habitués aux voyageurs étrangers, sauf Noelia.

http://www.xolo.com.ni/nicaragua/tisey/ (en espagnol).

 Bungalow de la posada  

Elle possède une belle chute d'eau dans la forêt. Le rio Estanzuela  descend du plateau de Tisey en formant cette chute, puis s'unit au rio La Pintada pour former le rio Esteli qui passe auy abords de la ville. Pour aller à la chute, rendez-vous à l'hôpital, puis 5 kms à pied ou en stop pour y arriver.

La Selva negra

Agrandir la photo

Si vous visitez Matagalpa, ne manquez pas la Selva Negra. Prenez un bus pour Jinotega et demandez à descendre à la Selva Negra. Prenez un taxi si vous êtes nombreux.

Le domaine de la Selva Negra est tenu par une famille d’origine allemande (d’où sont nom de Forêt Noire) qui sont venus s’installer dans la région de Matagalpa lorsque la production de café s’est développée à la fin du XIXème siècle. Il s’agit donc d’une propriété privée qui produit du café biologique. L’intérêt est de pouvoir, à la fois, visiter une hacienda productrice de café, visiter la forêt qui couvre un tiers de l’hacienda, et visiter le petit musée où sont présentées les machines servant à extraire les grains du fruit et les préparer pour l’exportation.

il faut faire le sentier le plus long, 3 heures de marche facile, sans moustiques ! Il y a des agoutis, des singes hurleurs, des écureuils .

Il peut faire frais à la Selva Negra à cause de l’altitude.

SELVA NEGRA Hôtel 2 Etoiles Km. 140 Carretera Matagalpa - Jinotega tél. : 6125713 fax : 6123883 37 chambres

Il y a un bon restaurant et vous pouvez aussi louer un bungalow pour y passer la nuit. Sinon, redescendez à Matagalpa.

Les hôtels

Hotel APANTE, sur la place Dario, très bon rapport qualité-prix, entre 120 et 170 Cordobas (début 2006) si on désire ou non la TV, salle de bains privée avec eau chaude

Hôtel Alvarado, au dessus de la pharmacie Alvarado, à 20 mètres du Parque Dario, est à recommander (15 dollars pour 2 personnes, demander une chambre au deuxième étage avec vue sur les montagnes), très propre, accueil sympa, les propriétaires parlent français

Une autre réserve privée de la région, "la Sombra" propose ses services http://www.lasombraecolodge.com/

La finca Esperanza Verde se situe près du village de San Ramon. Plusieurs sentiers à explorer, riche faune et flore à observer.

Plus loin, près de la ville de Jinotega, une coopérative de producteurs de café qu'il est possible de visiter. http://www.soppexcca.org/ . Dans cette ville a été créée il y a peu la "Route du café". Renseignez-vous à la mairie (alcaldia) pour la suivre. Vous pourrez vous promener entre les plantations de caféiers biologiques et de connaître le processus de transformation de ce fruit jusqu'à son étape finale. Elle vous permettra aussi de visiter le lac Apanas, un lac artificiel dans les montagnes, le village de San Rafael del Norte, qui possède un musée sur le général Sandino avec ses écrits, des photos, etc., la réserve Cerro Musun, Ciudad Dario, lieu de naissance de Ruben Dario, ainsi que d'autres lieux déjà nommé plus haut (Selva Negra, finca Esperanza Verde).

Près de Matagalpa, Chagüitillo est un village intéressant au km 107 de la route vers Matagalpa. Il possède un musée précolombien (museo precolombino de Chaguitillo www.adchchaguitillo.com, mpch05@gmail.com contact Nestor Davila celular : 505/ 8659 7567 (nouveau numéro), 1 US $ l'entrée. Il y a aussi que 2 sentiers de découverte de pétroglyphes, 4 US $, (le premier est facile,  le deuxième demande à être entraîné, on remonte une petite rivière avec parfois de l'eau jusqu'à la taille, donner quelque chose au guide, car un guide est nécessaire). Antimoustiques indispensable.

Les habitants de Chaguitillo se sont organisés pour pouvoir loger une quinzaine de touristes dans de bonnes conditions (essayer d'avoir une des 2 chambres chez Carmen et Vicente qui sont des gens vraiment super (c'est 15 dollars par personne : la nuit et les 3 repas compris).

Pétroglyphe Le musée  
 
  Sur le sentier  

La réserve privée El Jaguar

De Matagalpa, il est possible de prendre un bus pour Jinotega, une petite ville agricole située en altitude (donc le café cultivé dans cette région est excellent).

Arriver à El Jaguar est un peu difficile bien que cette réserve se situe à peine à 30 km de Jinotega (voir la carte sur leur site).

Renseignez-vous à Jinotega pour vous rendre dans cette réserve, car elle offre de nombreuses activités : observation des oiseaux (plus de 200 espèces répertoriées dont les colibris, le jilgueros, les urracas, les oropéndolas, les tangaras et les cenzontles.), observation des mammifères, observation de la végétation, protection de l'environnement. Vous êtes accompagné(e)s de spécialistes. Pour cela, il est impératif de vous annoncer au moins une semaine à l'avance. Cette réserve appartient à George y Liliana Duriaux.

Vous pouvez loger sur place, il y a 2 bungalows et des dortoirs.

Cette réserve vit aussi du café qu'elle produit, un café biologique qui a gagné des prix, dont celui de "La tasse de l'Excellence".

Cette réserve de 80 hectares est composée à 80 % d'une forêt des nuages. Il s'agit d'une forêt où la brume est presque constante, il est recommandé de prendre des chaussures de marche, un pantalon long, un pullover, un anti-insectes, des jumelles (pour observer les oiseaux) et une protection contre la pluie. Leur site web n'est malheureusement qu'en anglais. http://www.jaguarreserve.org/bienvenidos.htm et 2279-9219 ou 8886-1016 ou bien en le courrier electrónico: orion@cablenet.com.ni .

Il y a 4 sentiers, El Jurásico : 45 minutes de marche, El Jaguar : 2 heures, El Puma et Los Manantiales : environ 4 heures chacun.

Lors de ces randonnées, il est possible de voir des orquidées ainsi que de nombreuses autres espèces constituant la flore locale. 

La réserve Cerro Musun

La réserve Cerro Musun (montagne de pluies en langue sumu) est située dans la commune de Rio Blanco, département de Matagalpa, au nord de la ville de Matagalpa. Elle couvre pratiquement 54 km2 et comprend tout le massif montagneux au nord de la ville de Rio Blanco, à partir de la courbe de niveau des 500 mètres au-dessus du niveau de la mer. Il s'agit d'une antique caldera volcanique de l'ère tertiaire. C'est la dernière montagne de la cordillère Dariense. Elle fait frontière avec les plaines des caraïbes et est la source de plusieurs fleuves importants. La température annuelle moyenne est de 25 degrés et les précipitations, de mai à janvier, atteignent 2,4 mètres par année.

La flore de cette forêt tropicale humide est particulièrement impressionnante. C'est une des régions du Nicaragua avec la plus grande richesse en biodiversité (la biodiversité nicaraguayenne est estimée entre 5 et 7% de la biodiversité mondiale). On reporte la présence de :

84 espèces d'oiseaux dont 3 en voie d'extinction et 14 menacées;

51 espèces de mammifères dont 19 menacées. Les espèces principales sont : ; le paresseux à 3 doigts; le fourmilierr; le singe hurleur; le singe capucin; le singe atèle ou araignée. Parmi les carnivores, 12 espèces: jaguar ; leoncillo; ocelot et el puma. On note aussi la présence du tapir; du sanglier; de cervidés, de la guatuza et du guardatinaja (agouti).

Région nord du Nicaragua

La réserve privée de Rosario

Voici une visite intéressante, car un peu difficile. Les routes ne sont pas asphaltées et il n'y a pas d'hôtels dans les environs immédiats.

Allez à Ocotal, la capitale de la Nueva Segovia, à 226 km au nord de Managua. De là, prenez un transport pour Murra, à 94 km au nord-est d'Ocotal. De Murra, allez au village de Rosario. La réserve, de 250 hectares, appartient à M. Juan Moreno Rivera. Il y a plusieurs chutes d'eau magnifiques dans une forêt digne de la jungle la plus épaisse. En plus de la grande richesse végétale, cette réserve compte de nombreux animaux : coyotes, tigrillos (petit jaguar), de nombreux singes, ratons-laveurs, cerfs, paresseux, ainsi que de nombreuses espèces d'oiseaux.

Vous trouverez à vous loger dans une hacienda, chez des particuliers. Essayez donc d'arriver tôt dans la journée avant de partir visiter la réserve.

La réserve privée Los Centeno

Située à 40 kilomètres au nord d'Ocotal, en direction de Jalapa (ou Xalapa) par une route "adoquinada" (en blocs de ciment dont la forme permet des encastrements). La réserve se trouve dans la juridition de San Fernando, au début de la riche vallée de Jalapa. Il s'agit d'une forêt de pins (pinus oocarpa) de 190 hectares dédiée au camping, à l'étude scientifique et au développement durable (la forêt est donc exploitée scientifiquement). Une partie de la réserve (20 hectares) a été reboisée par des pins (pinus caribaea) il y a une quinzaine d'années.  La forêt est parcourue de sentiers qui permettent de découvrir les curiosités des lieux (les tours de sable, curieuses concrétions ciselées par le vent, le rio Horca). Il y a une faune nombreuse, la chasse y est totalement proscrite.

Cette réserve, en plus de produire du bois pour la fabrication de meubles et l'artisanat, est visitée par des professionnels et des étidiants en agronomie forestière du pays et de l'Université du Nouveau-Mexique pour des recherches portant sur la génétique des espèces botaniques et l'étude de productions intégrées (la famille Centeno produit aussi des cultures vivrières ainsi que des poulets).

Vous pouvez apporter votre repas et le cuire sur place.

Les études réalisées dans cette réserve ont permis la régénérescence, dans la région, de 6'500 hectares de forêts dévastées par des insectes ravageurs entre les années 2000 et 2002.

Le canyon de Somoto

A 20 km au nord de Somoto, une petite ville située entre Esteli et Ocotal, le rio Coco passe par un canyon superbe. Vous pouvez le visiter sans risque et sans nécessité d'être entraîné. Plusieurs jeunes de la région vous guideront dans ce canyon, en barque à rames ou avec des chambres à air de camion pour ceux qui apprécient.

Région atlantique nord

Puerto Cabezas

A Puerto Cabezas, chef lieu de la Région Autonome Atlantique Nord, un prt d'où s'exporte de grandes quantités de langoustes, la "Asociacion de Mujeres Indigenas de la Costa Atlantica" (Association des Femmes Indigènes de la Côte Atlantique) organise dans un esprit "écotourisme" des séjours dans des familles locales, email : amica@nicarao.org.ni 

La réserve privée de Bonanza

Bonanza est une ville minière (or principalement) qui a un développement anarchique. C'était un campement minier à ses débuts. Il y a actuellement quelques hôtels dont certains sont en cours de rénovation. Il y a de grands espoirs pour que la réserve de Bosawas (voir plus bas) se convertisse en une source de revenus grâce au tourisme écologique. La ville prend vie à 18h00, car à ce moment, les générateurs électriques de la mine peuvent être utilisés par la ville. Durant la journée, seuls les personnes qui ont un générateur personnel ont du courant.

La 31e réserve privée du pays et première réserve privée de la région est située à 6 km de la ville. Elle a été créée par acclamation du Conseil du la Région Autonome de l'Atlantique Nord le 31 août 2007 afin de permettre la reconstitution des écosystèmes après les dégâts survenus lors de l'ouragan Felix. Elle s'étend sur 130 hectares dans le massif du Mont Muru Asang. Cet endroit a été choisi en raison de l'exceptionnelle exubérance de la végétation, de la biodiversité remarquable et de la beauté du site. Il s'agit d'une forêt humide primaire. Les arbres sont immenses et les sous-bois sont caractéristiques des forêts humides. (fougères arborescentes, herbacées, diveses sortes de palmiers). On est accueilli par le chant de nombreux oiseaux et les cris des singes hurleurs et kukkalas. Il existe déjà des sentiers qui permettent de se promener dans cette forêt où abondent les fleurs et les cascaddes. Une faune nombreuse y réside en dehors des oiseaux : biches, lapins, tatous, serpents, papillons, perroquets (plusieurs variétés), petits félins, etc.

La rivière Pis Pis passe non loin de cette réserve, elle est alimentée en partie par les eaux collectées par ectte forêt. De plus, cette eau sert à alimenter la ville en eau potable.

La réserve Bosawas (réserve de la biosphère)

Galerie de photos Bosawas

Je n'ai jamais été dans cette réserve. Le texte qui suit est une traduction personnelle résumant plusieurs sites en espagnol.

www.marena.gob.ni/

D'autre sites en espagnol:

http://www.humboldt.org.ni/contenido.php?contenido=98&campana=20

http://www.tmx.com.ni/~bosawas/

Cette réserve éloignée, presque inhabitée, isolée, seule connue que de quelques Indiens qui vivent au sein de ces montagnes est la plus grande réserve du Nicaragua. Elle entre également dans la catégorie "Réserve de la biosphère". Avec la zone tampon qui l'entoure, ce sont 20'000 km2 (8'000 km2 de réserve et 12'000 km2 de zone tampon), c'est à dire presque la superficie du Salvador, le plus petit pays d'Amérique centrale. C'est 15% de la superficie du Nicaragua et le poumon de l'Amérique centrale d'autant plus qu'au Honduras la réserve de Tawanka la prolonge. En tout, ce sont environ 50'000 km2 qui sont "protégés". Il s'agit de la plus grande forêt d'Amérique latine après l'Amazonie, avec la forêt du Peten au Guatemala. Les rivières sont très nombreuses. La principale est Bocay et ses affluents Wima, Amaka, Lakus et Waspuk, ce dernier possédant la jolie chute Yahuk. Toutes ces rivières débouchent dans le fleuve Wangki ou Coco (qui sert de frontière avec la Honduras).

Bosawas est très difficile à visiter car il n'y a pas de route d'accès. Il y a deux voies pour s'y rendre. A l'ouest, dans le département de Jinotega, se diriger vers La Dalia, la vallée de Bocaycito et Ayapal, par un chemin de terre. On arrive à la rivière Bocay qu'il est possible de descendre jusqu'au fleuve Coco. L'autre voie passe par la ville minière de Bonanza (où est situé le siège du projet Bosawas). On s'embarque sur la rivière Pis Pis jusqu'à Musawas (8 heures de descente), on continue sur la rivière Waspuk et de là sur le fleuve Wangki.

Chaque fois, c'est une expédition pour se rendre dans la réserve. Il y a plusieurs villages indigènes dans la réserve, car elle est habitée par des Indiens Sumus, Mayangnas et environ 25'000 Miskitos. Tous ces Indiens ont conservé leurs langues et leurs coutumes. Se joindre à un groupe qui se dirige vers un de ces village est peut-être la seule manière de s'y rendre. Porter le matériel lors des passages de rapides, éviter les tronc des arbres tombés dans la rivière, contempler la nature, échanger avec des gens qui ne peuvent pas imaginer d'où vous venez ocupera vos journées ou vous étonnera. Imaginez néanmoins le temps et les moyens nécessaires! Il est impératif d'être équipé, de parler l'espagnol, d'être en bonne santé et d'avoir une pharmacie. Pensez à un mal de dent aigu à 3 jours de transport du prochain dentiste! Il est aussi possible que le moteur de la pirogue tombe en panne, il faut alors dormir au bord du fleuve en attendant de l'aide.

Cette réserve est caractérisée par une très grande diversité de flore et de faune. Le jaguar, l'ocelot, le tapir, le sanglier, le fourmilier et d'autres mammifères de moindre taille. Entre les oiseaux se trouve l'aigle arpia (Harpia harpyja), apellée "mange-singe" à cause de ses habitudes alimentaires. Les  aligators et les tortues dans les rivières. Dans les zones de forêts des nuages se trouve le quetzal. Cette réserve a pour but de protéger la plus grande forêt tropicale humide d'Amérique centrale, d'arrêter l'avance continuelle de la frontière agricole et de permettre le développement des communautés indigènes qui y vivent.

Bosawas est une des dernières frontières. Dans ses nombreuses rivières, on y pêche encore avec des arcs et des flèches; il n'y a pas d'électricité et dans ses épiceries, les produits s'achètent souvent avec de l'or en poudre car il n'y a pas de circulation de monnaie. L'Etat central est peu présent et il lui est difficile de protéger la réserve des dépradations forestières et minières. Celles-ci sont réalisables dans la zone tampon, mais uniquement sous forme d'un développement durable qui protège les ressources renouvelables.

Malheureusement, les activités économiques au Nicaragua ont souvent été destructrices et le demeurent. Les protections de la zone tampon restent au niveau des "bonnes intentions", car dans la pratique la coupe des arbres continue et des permis d'extraction minières ont été encore accordés. Dans les deux dernières années, ces pratiques ont cessé. Légalement, aucun arbre ne peut être sorti de la zone Bosawas, mais les contrôles sont difficiles. Il y a des problèmes de pots de vin et de corruption qui sont difficiles à erradiquer.

Un deuxième trait intéressant de cette réserve, c'est qu'elle reconnaît, pour la première fois dans l'histoire du Nicaragua, les territoires indigènes. Ces derniers ont participé à la définitions des cartes et celles-ci incluent les définitions de leurs aires traditionnelles de pêche, chasse et cultures. Si la Constitution reconnaît aux indigènes la propriété ancestrale, ils n'ont actuellement aucun titre légal. Un avant-projet de loi est à l'étude, et, grâce à la cartographie de Bosawas, cette région sera la première dans laquelle les communautés indigènes recevront des titres de propriété sur leurs terres. Il y a 26 communautés miskito sur le Wangki (Coco).

Certains ont peur de cette loi et estiment que : "c'est beaucoup de terres pour peu d'Indiens". Ils ont peur surtout que cette loi soit un "mauvais exemple" et que d'autres communautés réclament des titres de propriété sur leurs terres ancestrales. C'est le cas pour les Miskitos, l'ethnie la plus nombreuse. Sur le rio Bocay vivent les Indiens Sumu. Quelques informations sur eux :

http://portal.unesco.org/science/fr/ev.php-URL_ID=4573&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html

http://www.envio.org.ni/articulo/483 

http://www.geocities.com/Athens/Pantheon/4255/indicad.htm 

Au  niveau environnemental, il est bon de remarquer plusieurs points.

Tout d'abord, la terre des forêts ne se prête pas beaucoup à l'agriculture, c'est généralement une terre pauvre et peu épaisse (quelques centimètres).

Ensuite, la forêt a un caractère régulateur sur les autres régions du Nicaragua. Les vents humides qui viennent des Caraïbes choquent contre cette forêt de montagne (entre 500 et 2000 mètres d'altitude). Cela régule les débit des rivières et assure une certaine humidité générale dans les régions fertiles du pays, au centre et au nord. Si Bosawas disparaissait, de grandes régions pourraient se convertir en désert.

Enfin, remarquons que les Indiens ont su préserver leur environnement pendant des milliers d'années et ils savent utiliser les animaux, les plantes alimentaires et médicinales ainsi qu'un peu d'agriculture. Il est donc bienvenu que la préservation de cette région leur soit confiée.

Un voyageur, Serge Mang, a traversé cette réserve. Voilà ses recommandations et quelques remarques :

De Jinotega, dans la zone du café, au nord de Matagalpa, se diriger vers Wiwili. Il y a quelques hôtels miteux et un seul téléphone par satellite. Attendre un bateau pour San Andrés, qui est une communauté Miskito à un jour de navigation, en aval sur le fleuve Coco. De là, rejoindre Raiti. A partir de ce village, le fleuve sert de frontière entre le Honduras et le Nicaragua. Les communautés Miskito sont surtout du côté nicaraguayen car la rive droite du fleuve est la plus élevée, on risque donc moins les inondations. Plus en aval sur le fleuve, il y a Sixayari avant Waspan d'où il est possible de prendre un bus pour Puerto Cabezas ou un avion pour Managua.

Raphael et Ophélie sont allés à Bosawas au début 2009. Voici les indications qu'ils m'ont fournies : 

"Je déconseille la visite à des personnes qui n’ont pas déjà l’expérience d’aventure au bout du monde et de la visite de groupes indigènes isolés. Il faut comprendre les modes de fonctionnement par l’observation et le décalage entre leur conception de la réalité et la nôtre par exemple : on nous a demandé avec quel bois on construisait nos maison en France !!! Quel est la valeur des biens que l’on avait : sac, appareil photo etc… Nos guides ont appris l’existence de gens plus foncé qu’eux. Ils ne connaisaient pas l'existence des Noirs, etc… Il faut aussi pouvoir faire les bons choix et s’adapter à tout type de situation. Il faut parler l’espagnol. ... J’insisterai sur ce point, cette aventure est à déconseiller à des néophytes, on ne débute pas l’alpinisme en commençant par le Mont Blanc !

Dans la réserve, il n'y a pas de piste, pas de route, pas de terrain d’aviation. On est vraiment loin de tout. Il faut aussi disposer de temps. On ne part pas 15 jours au Nicaragua avec l'intention de visiter cette réserve. Il se peut qu'un bateau n'arrive pas et alors on peut rester coincé dans une communauté et attendre plusieurs jours, voire une semaine, qu'un bateau arrive et parte dans la même direction que nous.

Veillez à votre matériel, il est responsable du bon déroulement de cette aventure

En plus de la pharmacie recommandée, et du matériel mentionné, veillez à emporter :

Un anti histaminique, même si on n’a pas d’allergie connue, on sera forcement piqué par des bestioles inconnues de notre corps et on mangera de nouvelles denrées alimentaires

Si vous avez des notions médicales, prévoir un stock de médicaments pour les gens sur place, vous rencontrerez forcement des malades, notamment des infections (urinaires) et des plaies mal soignées

Un analgésique puissant type Diantalvic ou codeine (ne serait-ce que pour pouvoir dormir lorsqu'on souffre)

Un hamac avec une moustiquaire intégrée  (beaucoup de moustiques). Hamac en plastique, pas de toile, plus léger et encore cette satané humidité !!!

Un duvet, il peut faire froid la nuit, ça peut descendre entre 10 et 15 degrés (en janvier) et avec l’humidité…

Des bottes en caoutchouc

Une lampe torche par personne et des piles de rechange car il n’y a pas d’électricité (encore mieux, une lampe sans pile qui se charge avec une manivelle ou par pression)

Il n'y a pas de papier hygiénique en vente, pas de crayon, pas de stylo, ...

Une grande bâche imperméable pour envelopper les sacs, se protéger de la pluie et des vagues dans les rapides

Un imperméable, même pour la saison sèche, type pancho pour couvrir le sac également. Prévoir plusieurs grand sac poubelle pour les sacs de voyage, attention il n’existe aps de plastique supérieur a 80/100 L à Wiwilis, impossible d’y mettre des sacs à dos, minimum 200 litres

Des sachets plastiques type ziploc pour l’appareil photo, les papiers importants. Tout le sac sera humide en quelques heures et pas moyen de faire sécher quoi que ce soit !!!

Une réserve de cordobas en petites coupures car il n'y a ni banque, ni change, ni distributeur.

Quelques conseils de Raphaël et Ophélie

Les gens :

Ils sont accueillants et demanderont systématiquement quel travail nous sommes venus faire, les seul gringos qui viennent dans ces contrées sont des humanitaires, des scientifiques ou des évangélistes.

Il est nécessaire d’avoir une expérience de ce type d’aventure car il va falloir s’adapter et surtout comprendre la culture des gens qui nous accueillent,  aller dans leur sens. Ainsi si on voyage en couple, la fille discutera avec les gosses, elle aura prévu des bijoux de pacotille à offrir, elle ira dans la cuisine en s’intéressant à la préparation des repas par la femme en proposant un coup de main (qui sera refusé !), elle aura prévu une carte du monde pour expliquer d’où on vient et des photos de notre pays. Le mec, quand a lui, ira s’asseoir avec les hommes ! il aura prévu des clopes, fera un effort pour en fumer une s’il n’est pas fumeur et proposera généreusement des clopes aux mecs de la famille. Il aura prévu d’amener une bouteille de Rhum avec lui ou mieux un whisky de chez nous (un peu difficile à trimballer quand même !), il en offrira un verre au chef de famille… et il tapera le carton.

Les petits plus : 

On sera invité chez l’habitant, toute rémunération sera certainement refusée, il faut prévoir des cadeaux : Prenez des bougies, les pauvres n'en ont pas ! Raphaël préconise les lampes frobtales à piles AA (il n'y a pas de piles AAA) ou des lampes à diodes (moins efficace mais consomme moins) car ils n’en ont pas et c'est bien utile pour que les femmes puissent cuisiner dans le noir. Ces lampes ne coûtent que quelques euros ça pour les modèles de base, en avoir 3 ou 4 fera des heureux. Pourtant, nous recommandons plutôt les lampes sans pile (qui se chargent avec une petite manivelle ou avec des pressions), car évidemment, rien n'est prévu pour la récupération des piles et ces dernières polluent énormément !

Autre petit plus : les cartes ! ça tape le carton le soir, on aura un jeu et on présentera un ou deux tours de magie, succès garanti. Ensuite ils vous expliqueront leurs jeux de cartes (faciles à comprendre) et vous pourrez faire une partie avec eux, bonne ambiance garantie.

Le budget pour 2 personnes :

Voyage aller/retour (Wiwli / San Andres), prix local : aller : 1000 Cordobas (bateau spécial); retour 600 Cordobas. . Si vous prenez un bateau privé, prévoir 4 000 Cordobas, il faut 35 galons de gaz (100C/gallon) pour rejoindre San Andres)

Sur place : location d’un bateau pour une excursion : 100 Cordobas et achat de 3 gallons de gaz : 400 CCordobas en tout.

Nourriture pour deux jours de treck : 300 Cordobas.

Un guide demandera 200 Cordobas par jour, 300 Cordobas avec un généreux pourboire.

Nourriture sur place à 30 Cordobas le repas.

Hébergement : 0 Cordobas !!! Soit chez  l’habitant, soit à l’office !!!

En tout, environ 3 500 Cordobas à deux pour une semaine !!! Qui a dit que la visite du Bosawas, est chère ?

Pour terminer, quelques mots de Serge 

Tous ces paysages sont magnifiques, et nous avons le sentiment d’être maintenant dans un lieu très reculé de la planète, à tous les niveaux. Ici, les gens n’ont rien, et ne savent rien. Ils ne font montre d’absolument aucun esprit d’initiative, d’organisation, ou d’anticipation. Pour eux, nous sommes des Américains, car c’est le seul pays de gringos dont ils ont entendu parler un jour, et par conséquent, ne nous sourient pas. Il n’y a que deux mondes. Celui où on parle anglais et où les dollars coulent dans les fontaines, le nôtre. Et celui où la vie est dure, mais n’est heureusement qu’un rapide passage sur Terre, avant le paradis, où on fait des enfants dès l’age de treize ans, où on coupe les arbres à tout va, pour un oui ou pour un non, où on tue les serpents sans les achever, comme ce matin, dans l’herbe qui bordait le comedor où nous avons enfin pris notre petit déjeuner, où on jette tout dans la rivière, où on vit dans des maisons insalubres, avec les cochons et les poules dans la chambre et dans ce qui sert de salle de bains, où on écoute la radio en boucle toute la journée, passant la même chanson stupide, et ce, même si on ne capte pas bien, ce qui donne un son insupportable, où on mange à chaque repas la même chose, où on se lave dans la rivière polluée, où on brûle les plastiques dans le feu de la cuisine, où on ne connaît même pas son propre territoire, où le salaire moyen est de trente cordobas (soit un euro cinquante) par jour, leur monde, le monde des Misquitos [...] La jungle est magnifique, toute peuplée d’oiseaux de toutes les tailles, de toutes les sortes, de toutes les couleurs, volant seuls, en couple, ou en patrouille. Parfois, un crocodile sèche sur un rocher de la même couleur que lui. Les arrivées dans les communautés à la pleine lune, comme avant-hier, et surtout hier, sont des moments uniques. Les rapides sont de grandes aventures, où la rivière accélère soudain entre de durs rochers noirs, dans un bouillonnement inquiétant d’eau boueuse. Certaines vagues viennent nous mouiller les fesses, et finissent au fond de la pirogue, où l’eau se mélange allègrement à l’huile et à l’essence. Nous fûmes inspirés d’acheter une grande bâche à Wiwili, avant de partir, pour emballer les deux sacs à dos chaque matin, en embarquant, de manière à les protéger.

La communauté de Raiti se trouve  sur le cours moyen, donc au centre du fleuve Wanki, sur le territoire  Kipla Sait Tasbaika (territoire des rapides). C'est un des territoires autonomes del arégion caribéenne du Nicaragua, située au milieu d'une des rares forêts primaires de l'Amérique Centrale. Au milieu d'une richesse géographique de plaines, montagnes, rivières, pinèdes et forêts se trouve également une richesse humaine, culturelle, médicale relativement préservée de l'istme centraméricain.

Si vous vous y rendez, soyez attentif, car vous entrez dans un monde marqué par le manque de confiance de la part des indigènes envers tout ce qui vient de la côte pacifique. L'habitude a régulièrement été et continue ^'être, de la part des métisses de la côte pacifique, de vouloir exploiter des richesses de cette partie du territoire sans fournir aucune contrepartie aux populations locales.

Région du Rio San Juan

La réserve Los Guatuzos

Galerie de photos de Los Guatuzos

Le site de la réserve (en espagnol)

Une autre page de ce site

Cette réserve est située entre le lac Cocibolca et la frontière avec le Costa Rica. Le mieux est partir de San Carlos ou de Solentiname. Il faut absolument un guide avec un bateau. Voyez avec un tour operator ou l’hôtel Hacienda San Pancho. Cette réserve est très riche en faune, surtout des oiseaux. 

Il y a un lodge très joli, mais rudimentaire, dans le sens qu'il y a un générateur électrique durant la journée, mais pas la nuit, et que les douches et toilettes sont communes. C'est l'occasion de passer une nuit en forêt puisque le lodge en est entouré. Vous serez certainement réveillé le matin par les singes hurleurs et les oiseaux. Ce lodge est situé à environ 4 kilomètres en amont du lac sur la rivière Papaturro. Préparez vous appareils photos, c'est splendide! Même les tours operator du Costa Rica viennent ici avec leurs touristes!

Pour manger, vous irez chez l'habitant, à 500 mètrres du lodge. Si le sol est trop boueux, on vous prêtera des bottes en caoutchouc.

On vous proposera un tour de nuit sur la rivière Papaturro. N'hésitez pas, prenez-le! La faune est impressionnante. Des chauves-souris pêcheuses qui rasent la surface de la rivière et, avec leurs longues pattes, attrapent des poissons. Des alligators en grand nombre, et toutes sortes d'oiseaux, d'iguanes, de tortues, de grenouilles, etc.

Visitez aussi le centre de reproduction et de repeuplement des tortues, non loin du lodge.

La réserve Indio Maiz (réserve de la biosphère)

Galerie de photos d'Indio Maiz

Un site sur la réserve (en espagnol)

Cette réserve a comme frontière la côte Caraïbe à l’est, la rivière Bartola à l'ouest et le fleuve San Juan au sud. C’est une des plus grandes réserves du Nicaragua, elle est composée de 2 parties, la zone appelée "Réserve de la biosphère" qui a une superficie de 2700 kilomètres carrés et une zone tampon qui l'entoure dans laquelle les activités humaines sont tolérées, mais sévèrement contrôlées. En tout, ces deux zones couvrent environ 7000 kilomètres carrés. La réserve est traversée par les fleuves Maiz et Indio, dont elle tire son nom. Elle peut se visiter à partir de Bluefields, mais le mieux est de partir de San Carlos, puis descendre le rio San Juan, visiter El Castillo et continuer vers la réserve. Il faut absolument un guide, c’est la jungle. (Notre guide était une jeune fille compétente qui a étudié pour être guide, et cela se voyait: elle s'appelle Seyla Obregon). Prévoyez plusieurs jours pour y aller, visiter et revenir. Voyez avec un tour operator ou l’hôtel Hacienda San Pancho à San Carlos.

Si vous êtes à El Castillo, lorsque votre guide viendra vous chercher à votre hôtel, demandez une paire de bottes, car en zone tropicale humide le sol est boueux (et il pleut par intermitence 9 mois par année). Si votre hôtel n'a plus de bottes ou qu'elles ne sont pas à votre mesure, allez en louer au bord du fleuve à la petite maison "Informacion turistica". 

Ensuite, vous descendrez le fleuve pendant une demi-heure et vous arriverez au refuge Bartola qui se trouve au bord de la rivière du même nom. Vous réserverez ici votre repas de midi. Avec un peu de chance, vous aurez droit aux succulents écrevisses du fleuve, gros comme des langoustes. 

Vous traverserez ensuite la Bartola pour aller vous inscrire sur le registre que tient le Ministère de l'environnement. Après, vous partirez visiter la réserve. Il y a un sentier de  2 kilomètres que vous parcourerez en deux heures environ. Vous comprendrez très vite pourquoi les bottes de caoutchouc sont nécessaires. Oiseaux, singes, papillons, grenouilles rouges (toutes petites, que les autochtones faisaient bouillir pour en retirer un poison dont ils enduisaient leurs flèches),  huatusas (un gros rongeur), etc., ainsi que la flore : orchidées par exemple, près de 100 espèces! Il faut avoir beaucoup de chance pour apercevoir un lamantin (manati en espagnol) ou un jaguar.

Souvent, il est possible de faire un tour en canoë sur la Bartola, une rivière peu profonde, superbe, bordée par la forêt. S'il a trop plu et que le courant est fort, demandez à la visiter avec le bateau qui vous a amené.

Alors qu'au Costa Rica voisin, les cohortes de touristes ont piétiné les sentiers, fait fuir les animaux, mais attiré les singes, ici, vous vous en êtes rendus compte en vous inscrivant sur le registre du Ministère de l'environnement, ce n'est pas la foule. Les animaux sont là, la nature est intacte, le sentier à peine visible. Dépêchez-vous donc d'y aller, dès que ce sera connu, ce sera la marabunta!

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